70 ans après le combat des Palestiniens pour leurs droits nationaux !

70 ans après le combat des Palestiniens pour leurs droits nationaux est toujours d’actualité !

Il y a 70 ans le peuple palestinien était expulsé par la violence de ses terres (la Nakba) pour donner naissance à l’État d’Israël. Depuis 1948 ce peuple subi une colonisation, une oppression et même une négation de son existence de la part des forces sionistes occupantes. En dépit des massacres, des humiliations, des défaites, rien n’a pu éteindre le feu de la révolte chez le peuple de Palestine.

Depuis 1 mois et demi les habitants de Gaza, soumis à un blocus inhumain depuis plusieurs années, manifestent à la frontière avec Israël pour réclamer leur droit au retour. Ils ont payé le prix fort, les soldats de Tsahal n’hésitant pas à tirer à balles réelles sur des manifestants désarmés. Le 14 mai 2018, près de 37 Palestiniens ont trouvé la mort alors que dans le même temps le bourreau Netanyahu célébrait en grande pompe le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et les 70 ans de l’État sioniste d’Israël.

Israël est un pays colonialiste, impérialiste, qui pratique l’apartheid et un véritable fauteur de guerre au Moyen-Orient. Il est le principal bras armé de l’impérialisme US dans cette région, dans la lutte de celui-ci pour contrecarrer l’influence grandissante de l’Iran allié de la Russie.

Tant qu’il ne sera pas vaincu et remplacé par un État démocratique et laïc sur le territoire historique de la Palestine il n’y aura pas de paix durable au Moyen-Orient.

La lutte nationale du peuple palestinien est une lutte légitime toute comme sa résistance à l’oppression !

Sa lutte est aussi la nôtre contre l’impérialisme et la guerre !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

ROCML
14 mai 2018

Voix des Communistes spécial premier mai

Le Premier Mai
journée internationale de lutte
des travailleurs

C’est la IIème Internationale qui décida, le 20 juillet 1889, de faire de chaque 1er mai une journée de manifestations et de luttes avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures. Depuis, cette journée marquée par de nombreux évènements dramatiques, reste gravée fortement dans l’esprit et la chair du prolétariat. En 1891 par exemple, à Fourmies, dans le Nord de la France, la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts. Et tant que le capitalisme ne sera pas renversé, cette journée illustrera la lutte irréconciliable entre le capital et le travail.

Ce premier mai 2018 est l’occasion, en France, de manifester notre soutien actif à la grève des cheminots qui se poursuit depuis le 3 avril ainsi qu’à toutes les luttes en cours (travailleurs de la santé, carrefour, étudiants …). La grève des cheminots est un évènement qui a une portée politique nationale, caractéristique de l’affrontement entre deux classes aux intérêts antagonistes, prolétariat et bourgeoisie.

La remise en cause du statut des cheminots, si elle aboutit, accélèrera les attaques contre les statuts de tous les salariés, qu’ils soient dans le secteur public ou privé. Déjà, dans le silence médiatique, certains secteurs en subissent les effets : Par exemple dans le bâtiment, où le patronat a révisé les conventions collectives en sa faveur sur le travail de nuit, posté, le weekend et le dimanche, pour prolonger la journée de travail dans la semaine. Plus de 120 ans après la proclamation du 1er mai, la journée de 8 heures n’est toujours pas atteinte dans de nombreux pays et en France l’allongement de la journée de travail est posé !

Le capitalisme n’a pas changé !

Normal pourrait-on dire, puisque ce qui le fait vivre c’est réaliser des profits et encore plus de profits ! Et il ne peut atteindre ce but qu’en faisant travailler plus et en payant des salaires les plus bas possibles. Toutes les attaques du capital et de ses représentants, État et gouvernement, contre les travailleurs vont dans ce sens. Cela provoque leur réaction. Les luttes économiques et sectorielles sont la conséquence de ces agressions du capital. Ces luttes se heurtent au pouvoir politique et deviennent de fait des luttes politiques. Prenons par exemple le statut des cheminots, ce n’est pas le patron de la SNCF qui décide. Les lois Macron, El Khomri, Rebsamen, c’est le gouvernement et l’État qui dirigent l’attaque contre les travailleurs.

Voilà pourquoi tous les travailleurs et couches de la population touchées par ces attaques feront de ce premier mai une journée de lutte contre le capitalisme et son gouvernement !

Cela Macron le sait, et pour éviter la « convergence des mécontentements » il essaie d’étouffer les luttes dans l’œuf en utilisant la violence. Cette politique mise en place depuis les manifestations contre la loi El Khomri (en 2016) a été étendue aujourd’hui contre le mouvement des étudiants et de la ZAD de Notre Dame des Landes. Dans le cadre de la république bourgeoise tout cela est « normal » et légal, le gouvernement agit au nom de la légitimité acquise lors d’élections « démocratiques ». Il reçoit dans cette tâche l’appui de l’extrême droite et d’éléments fascistes organisés paramilitairement comme contre les étudiants à Montpellier ou dans la chasse aux immigrants dans les cols des Alpes. La question qu’il faut poser ce n’est pas le caractère antidémocratique de l’action du gouvernement mais comprendre que ce qui est légal ou démocratique dans cette société capitaliste s’oppose à nos intérêts vitaux de classe.

Le mouvement ouvrier, en France depuis plusieurs décennies (sous Chirac, Sarkozy, Hollande), a eu pour conséquence de retarder les projets de la grande bourgeoisie française qui ont été déjà mis en application par ses concurrentes étrangères (Allemagne, Angleterre…) Voilà pourquoi aujourd’hui la lutte des classes n’a pas disparu, mais devient plus âpre. Elle s’impose autant aux travailleurs qu’à la bourgeoisie.

La force du prolétariat ne grandira que dans les luttes. Elles permettent à son avant-garde, à ses éléments les plus conscients de tirer les leçons des erreurs et des défaites passées. Toute lutte qui se prolonge dans le temps, qui prend un caractère de masse inquiète la bourgeoisie. Voilà ce qui explique la répression ouverte de l’appareil d’Etat pour briser toute lutte. Toute justification de cette politique est à combattre et à démasquer.

L’unité des travailleurs face aux attaques de la bourgeoisie n’est réalisable que s’ils se mobilisent avec une perspective claire anticapitaliste et anti-impérialiste. Et aujourd’hui cela reste un objectif à atteindre tant sur le plan national qu’international. Le prolétariat n’est en effet pas unifié ni dans un seul syndicat, ni dans un seul parti autour d’une idéologie et d’une politique internationaliste.

Dans cette situation, pour gagner dans la lutte de classe actuelle, nous n’avons pas d’autre choix que de nous mobiliser, de mobiliser nos camarades de travail pour repousser les attaques du gouvernement Macron. Il est important de gagner cette lutte. Si les cheminots sont défaits, il sera plus difficile de se remobiliser contre les prochaines attaques du gouvernement. C’est l’objectif que la bourgeoisie compte bien atteindre. Tous les moyens seront bons pour le gouvernement pour casser la lutte contre les grévistes et les étudiants.

Mais même si la bourgeoisie arrive à atteindre ses objectifs, la lutte de classe ne cessera pas ! La lutte ne se résume pas à désigner un vainqueur et un perdant, et d’autres luttes viendront. Les travailleurs doivent profiter des luttes actuelles pour élever leur niveau politique et leurs capacités organisationnelles et même si la lutte actuelle est victorieuse, elle ne sera pas suffisante, comme c’était pas non plus le cas en 1981, 1995 etc. Le gouvernement Juppé a été renversé, on a obtenu la réduction de la journée de travail à 8 heures/jour, et même 7 heures dans certains secteurs. Mais la bourgeoisie a conservé le pouvoir et continue de s’attaquer aux travailleurs. Tant que ceux-ci ne seront pas organisés politiquement dans un parti indépendant de la bourgeoisie, qu’ils ne lui auront pas arraché le pouvoir, les droits obtenus resteront limités et seront repris un jour ou l’autre par la bourgeoisie. La lutte actuelle des cheminots pour conserver leur statut en est l’illustration vivante.

La politique internationale de la bourgeoisie

Mais l’attaque contre les travailleurs ne s’arrête pas au niveau national.

L’exploitation des prolétaires et des peuples est une nécessité vitale pour chaque bourgeoisie. Les efforts de Macron pour faire de la France une grande puissance impérialiste sont clairs. Les conflits inter-impérialistes pour la redistribution des zones d’influence, le pillage des matières premières et l’exploitation du prolétariat mondial s’exacerbent. Ces conflits ont dépassé le stade des polémiques verbales comme le prouvent les conflits en Syrie, au Yémen, en Ukraine, et en Asie. Selon leurs intérêts du moment deux poids deux mesures sont utilisés par les impérialistes : d’un côté on laisse se perpétuer massacre et déplacement des peuples palestinien et kurde, et de l’autre côté on bombarde la Syrie au prétexte de défendre le peuple syrien contre l’utilisation des armes chimiques. Cette récente réaction des impérialistes occidentaux (dont celle de la France) est révélatrice de leur défaite, mais ils n’ont pas perdu l’espoir d’une victoire politique dans une région géostratégique importante pour eux.

Dans ces guerres on néglige souvent la lutte des peuples. La lutte des peuples kurde, palestinien, d’Argentine, d’Inde, de Tunisie, d’Iran en décembre 2017, du Maroc l’année dernière ont montré que les pays impérialistes ne sont pas tout-puissants ne sont à même de faire tout ce qu’ils veulent. Au contraire des fatalistes, nous sommes confiants en l’avenir. Les peuples et le prolétariat sauront tôt ou tard vaincre les impérialistes et la réaction et construire un avenir débarrassé des guerres impérialistes.

Quelle voie suivre ?

Il n’y a pas de solution miracle, une autoroute qui permettrait sans efforts aux travailleurs et aux peuples de lutter contre la bourgeoisie et toutes les forces réactionnaires en France et dans le monde. Pour y arriver, il nous faut réunir un certain nombre de conditions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

La plus importante, c’est l’existence du parti du prolétariat. Pour atteindre ce but, le ROCML engage les communistes et les travailleurs conscients à entreprendre l’édification de leur organisation politique de classe. Et pour commencer, à travailler pour unir les travailleurs au sein des syndicats, et à mener la lutte pour l’unité syndicale en s’appuyant sur la CGT, syndicat à la pointe de la lutte aujourd’hui.

Pour avancer vers cet objectif, nous appelons les jeunes à se placer sous le drapeau du communisme, à prendre leur place dans la lutte des travailleurs, à utiliser leur énergie pour éradiquer le capitalisme !

Nous appelons les femmes travailleuses à s’organiser avec et dans les organisations du prolétariat pour lutter contre le capitalisme dont la domination sur la société ne permet pas une véritable émancipation de la femme !

Nous appelons les immigrés, en tant que partie intégrante de la classe ouvrière à s’organiser avec les travailleurs français. Même patron, même combat !

Le capitalisme c’est la guerre, la misère, le chômage, le racisme, les inégalités sociales. Pour éradiquer toutes ces tares, la lutte contre le pouvoir de la bourgeoisie est inévitable.

Les communistes marxistes léninistes sont conscients que la lutte sera longue et dure. Mais le capitalisme est historiquement dépassé, il n’apporte rien de positif ni pour le prolétariat, ni pour l’humanité. La bourgeoisie n’est plus qu’une poignée de parasites et d’exploiteurs, qui détruit toujours plus chaque jour le monde (surexploitation des ressources naturelles et des travailleurs, désastres environnementaux, guerres, famines…). La seule force capable de changer le monde et qui représente l’avenir de l’humanité est le prolétariat !

Une seule alternative :

Mettre fin au capitalisme !

Instaurer le socialisme !

Prolétaires du monde entier unissons-nous !

Combattons les guerres impérialistes !

Développons notre soutien aux peuples
qui se battent pour
leurs droits démocratiques et nationaux !

 

[Tract cellule de Pau] LA SOLUTION AUX ATTAQUES DE L’ÉTAT ET DES PATRONS PASSE PAR LA LUTTE POLITIQUE RÉVOLUTIONNAIRE DES TRAVAILLEURS

Tract à retrouver en PDF sur le lien : tract pau 19 avril

Ces dernières années les différents gouvernements n’ont pas hésité à détricoter toutes les conquêtes sociales du mouvement ouvrier. Ces conquêtes offrent quelques miettes de protection collective (CDI, statut des cheminots, code du travail, conventions collectives, etc.) dans un système qui est organisé sur l’exploitation d’une immense majorité pour le profit d’une infime minorité. C’est bien le sens de la politique de Macron. Ce dernier enlève l’ISF au bénéfice des plus riches, il fait payer la CSG aux retraités pour soi-disant aider les travailleurs. Dans le même temps, il demande une journée de travail de solidarité non payée pour « aider » les retraités ! Comprendra qui voudra. La vérité est que les efforts demandés à chacun par ce gouvernement servent à enrichir toujours plus une infime minorité : la bourgeoisie.

Les réponses à apporter pour riposter

 

Le CPE, la réforme des retraites, l’ANI, la loi Macron, les lois travail en 2016 et 2017 ainsi que d’autres réformes touchant le milieu scolaire et universitaire ont donné lieu à de grandes luttes sociales menées par les syndicats et rassemblant des millions de travailleurs. Pourtant, aucune de ces luttes n’a été totalement victorieuse.

C’est une question qui traverse les têtes de nombreux travailleurs et tout le monde y va de son analyse pour expliquer l’échec : les journées saute-mouton, le syndicalisme rassemblé, l’absence de grève générale, etc.

Face à cela, voici plusieurs pistes que les marxistes-léninistes proposent et impulsent pour qu’elles se concrétisent.

  • Il est essentiel de participer aux mobilisations en cours sur son lieu de travail, dans son quartier, de mobiliser aussi sur ses propres revendications, d’apporter la solidarité de classe en développant les caisses de grève des cheminots, en multipliant les initiatives pour élargir et populariser le mouvement auprès des autres travailleurs.
  • Le gouvernement est une organisation de choc du capital pour attaquer les travailleurs. Il utilise la police, les forces de l’ordre, l’appareil idéologique. Il n’y a donc rien à attendre de lui. L’Etat ne volera pas au secours des travailleurs. Les négociations gouvernementales ne sont qu’une farce. Seul le rapport de force pourra faire reculer ce gouvernement antisocial.
  • Cette lutte peut déboucher sur un grand mouvement d’ampleur qui peut gagner sur des revendications syndicales. Se battre contre l’offensive actuelle du capital est juste. Cela apportera de l’unité et de la combativité à la classe ouvrière pour pouvoir s’acheminer vers la prise de conscience révolutionnaire, vers une lutte politique et révolutionnaire de la classe ouvrière.
  • Pour cela, les travailleurs en lutte ne doivent pas laisser la lutte politique aux seuls partis bourgeois. Il est important de mettre en place des espaces de débats et de discussions, des cercles de réflexions autour des débats qui traversent le mouvement. C’est en faisant de la politique révolutionnaire que la classe ouvrière pourra débarrasser l’Humanité du capitalisme qui détruit la vie de millions de travailleurs. Il n’y a que deux alternatives : socialisme ou barbarie !

 

RETRAIT DES LOIS ANTISOCIALES !

RETRAIT DES REFORMES MACRON : SNCF, LOI ORE, PARCOURS-SUP, ORDONNANCES !

SEULE UNE POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE PEUT STOPPER L’OFFENSIVE DU CAPITAL !

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Etats-Unis, Royaume Uni et France s’en vont en guerre en Syrie !

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USA, R-U et France s’en vont en guerre en Syrie !

Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018 les forces combinées des puissances impérialistes occidentales (Royaume-Uni, France et USA) ont frappé massivement des cibles de l’armée syrienne à Damas et à Homs grâce à des avions de combat, des missiles de croisières et des navires de guerre postés en méditerranée. Cette attaque est présentée comme une réponse à l’attaque chimique supposément menée par les forces syriennes dans la ville de Douma, dans la ghouta orientale (banlieue de Damas) quelques jours auparavant. Sans même attendre que les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ne se mettent au travail, sans apporter de preuves tangibles, les forces autoproclamées du « bien » viennent de donner leur vision de la « justice » ! Elles viennent encore une fois de plus de prouver qu’elles se comportent en « gendarmes » du monde et qu’elles s’autorisent tous les droits. Et ce n’est pas un mandat de l’ONU qui aurait changé quoi que ce soit à la nature de cette opération. Un acte de guerre reste un acte de guerre.

Que l’on ne s’y trompe pas. Les grandes puissances n’ont que faire du sort des populations civiles de Syrie. Pour preuve, elles ont laissé les kurdes se faire massacrer à Afrin par les forces fascistes d’Erdogan et ces milices islamistes dans l’indifférence générale. Au Yémen l’Arabie Saoudite pratique une guerre barbare contre les populations civiles avec le concours de ces mêmes puissances sans que cela ne débouche sur une indignation générale. La raison de ces frappes est à rechercher ailleurs, dans le conflit inter-impérialiste qui déchire la Syrie depuis 2011 et qui voit deux alliances impérialistes rivales s’affronter pour la domination au Moyen-Orient. C’est dans ce cadre que de multiples pays sont venus s’ingérer dans les affaires de la Syrie et sont intervenus militairement comme la Turquie qui occupe une partie du territoire mais aussi Israël, l’Iran, la Russie…etc.

C’est une nouvelle péripétie dans les tentatives de la part des gouvernements français, anglais et américains de renverser Bachar-Al-Assad. Depuis 2011, profitant d’un mouvement de mécontentement contre le régime syrien, ils ont armé, financé et soutenu de vastes formations de mercenaires djihadistes qui ont répandu chaos, désolation et obscurantisme dans la zone. Ces forces ont subi des défaites décisives infligées par les alliés du régime syrien (Hezbollah libanais, Iran, Russie) et par les kurdes du Rojava. Mais les « vieux » impérialistes ne veulent pas reconnaître leur défaite et cherchent par tous les moyens, y compris par des provocations militaires, à renverser le cours de la guerre. France, Royaume-Uni et Etats-Unis cherchent à intimider la Russie et l’Iran, et par la même prennent le risque de déclencher une troisième guerre mondiale !

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit majeur. La propagande militariste qui vise à justifier une intervention militaire en Syrie en se servant d’un prétexte « humanitaire » est un stratagème ancien et usé. Rappelons qu’en 2003, les USA avaient justifié leur invasion de l’Irak par la présence d’armes de destruction massive imaginaires ! Que la France en 2011 est intervenue en Lybie sous le prétexte chimérique de massacres à l’arme lourde des opposants de Kadhafi ! Quel a été le résultat de ces interventions pour les populations locales ? Le pillage de leurs ressources naturelles, les bombardements massifs et le développement du fondamentalisme islamiste. La même logique est à l’œuvre en Syrie.

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui cherchent à préparer l’opinion dans l’éventualité de l’extension d’un conflit pour les intérêts de l’impérialisme français.

Plus que jamais le combat contre les fauteurs de guerre et pour la paix est d’actualité.

Stop à l’escalade militaire en Syrie ! Mobilisons-nous contre la politique guerrière de Macron et manifestons notre opposition dans la rue !

Hors de Syrie les impérialistes !

Soutien aux peuples de Syrie dans leur lutte pour leurs droits nationaux et démocratiques !

Seul le socialisme pourra apporter un monde débarrassé du fléau de la guerre !

ROCML – 16 avril 2017

Ça bouge contre Macron à l’Université de Pau (UPPA)

30594350_10216543778846104_4710483048058060800_oLes premières lueurs du jour font leur apparition. Une bonne centaine d’étudiants et personnels s’active déjà devant les grilles fermées de la fac de Lettres pour tenir le piquet de grève, décidé la veille en Assemblée Générale. Durant la nuit, confie un membre des JC, une équipe s’est occupée de mettre en œuvre le blocus et les banderoles appelant au rassemblement en fin de matinée.

Ils n’ont pas renoncé les étudiants de l’UPPA. Malgré les intimidations policières de la veille sur le campus de Nanterre, malgré les coups d’éclats de milices d’extrême droite, ils sont là, motivés, devant les grilles fermées à renfort de poubelles de la fac de lettres.

 

Ces étudiants mobilisés n’en sont pas d’ailleurs à leur premier coup d’essai. Depuis, le mois de février, c’est environ 200 étudiants conscients des dangers du plan étudiant et de parcours-sup qui vivent au rythme des AG, des diffusions de tracts, des blocages partiels, et des manifs. Ils ont même obtenu que le CA de l’université vote une motion majoritaire contre la sélection mise en place par le gouvernement. Et même si le mouvement a du mal à faire la bascule, remarque Bastien de Solidaires-étudiants, il est très populaire. La preuve, les grévistes reçoivent en amphi de droit un accueil chaleureux dans un UFR plutôt réticent à toute agitation sociale. Pour autant, ici, la parole des étudiants mobilisés est bien reçue, les étudiants de 1ère année applaudissent. Il n’y a plus que Gabriel Attal, rapporteur LREM du projet de loi sur la réforme de l’université pour dire « Je ne vois pas de mouvement d’ampleur ». Comme le dit le célèbre adage, « au pays des aveugles, les borgnes sont rois ». Macron et son gouvernement ont, il est vrai, bien du souci à se faire. Partout, les mouvements s’amplifient. Les étudiants réfléchissent à des moyens de soutenir les cheminots. Il ne manque que le contact regrette Bastien. La volonté est clairement là. Elle devrait pouvoir se traduire en actes le 19 avril, lors de la prochaine action du tous ensemble pour résister au bulldozer capitaliste.

 

Ce que le gouvernement ne voit pas venir, c’est que ce mouvement cristallise de plus en plus d’attentes sociales et politiques. Les étudiants et personnels en lutte ont profité de leur lieu d’étude ou de travail pour s’organiser et réfléchir, se former ensemble. C’est pour beaucoup une première expérience de l’organisation démocratique de la lutte. L’université devient sous l’impulsion de ceux qui luttent, un lieu critique, de discussion politique, d’éducation populaire où étudiants et personnels se forment collectivement. Ici un étudiant décortique les lois, là on débat d’un problème de société ; ailleurs des secrétaires deviennent enseignantes et expliquent pourquoi les réformes les touchent…

C’est lorsque les étudiants et personnels reprennent en main leur avenir que l’université devient populaire. C’est d’ailleurs ce qui pousse le gouvernement à asphyxier toute tentative de transformation des universités en espace démocratique pour mener la lutte.

Clairement, le mouvement étudiant est de retour. Le quinquennat Hollande l’avait assommé de ses faux-semblants, de son hypocrisie. Même la lutte contre la loi El Khomri avait fait un flop sur le campus malgré la motivation des quelques syndicalistes étudiants. Ils avaient tenté d’alerter les étudiants du danger… En vain. Mais le temps perdu peut se rattraper rapidement. En moins d’un an de pouvoir, les contre-réformes de Macron soufflent les braises de la colère étudiante qui était latente depuis le coup des APL. Depuis le début de la mobilisation, les petites troupes de Solidaires étudiants se sont d’ailleurs renforcées de 10 nouvelles cartes.

 

A l’UPPA comme ailleurs, les étudiants, les salariés, lancent un cri d’alerte en même temps qu’un cri de guerre. Cri d’alerte car ils entendent préserver collectivement leur avenir. Cri de guerre car ils ne laisseront pas les Macron, Vidal et autres commis du capital et du dégraissage des services publics casser l’accès à l’éducation.

N’en doutons pas, ce qui se passe ici se reproduit à l’identique dans des dizaines, des centaines, des milliers d’autres lieux. C’est ce que craint le pouvoir. Et il a raison car c’est de ces étincelles que peut jaillir la flamme toujours vivante de la révolution.

 

Correspondant Voix des Communistes – Pau.

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Hors des facultés les forces du désordre et les milices à la solde de la bourgeoisie !

Alors que depuis plusieurs semaines les étudiants se mobilisent contre le plan étudiant et l’introduction de la sélection à l’université, le pouvoir bourgeois de Macron ne recule devant aucune brutalité pour étouffer la contestation et éviter que la révolte ne s’étende à l’ensemble du pays.

Dans la soirée du 6 mars à Bordeaux, les CRS évacuent sans ménagement un groupe d’étudiants tenant une assemblée générale et font pleuvoir sur eux coups de matraques et insultes racistes. Le 22 mars les CRS (encore eux) interviennent de façon musclée sur le campus de Grenoble pour mettre fin à un colloque sur le thème de la répression à l’encontre des migrants. Preuve que la liberté d’expression n’est qu’un vain mot en pays capitaliste et que tout débat remettant en cause la politique de la bourgeoisie, même sans portée révolutionnaire, court le risque d’être interdit.

Mais la soldatesque n’est pas seule mobilisée dans cette entreprise de terreur. Dans la nuit du 22 au 23 mars à l’université de Montpellier, c’est carrément un gang de fascistes et de gros bras à la solde du doyen de la faculté de Droit (qui s’est félicité de l’opération sans aucune honte) qui a agressé à coups de bâtons et de taser les étudiants qui occupaient les lieux, avec la complicité des agents de sécurité de l’université qui ont laissé faire.

Ces actes sont la preuve que le gouvernement de Macron a peur de la contestation sociale qui monte dans ce pays en réponse à la politique de destruction des conquêtes sociales (Sécurité sociale, droit du travail, services publics… etc.). Pour détruire toute opposition il utilise tous les moyens de l’État policier et cherche à criminaliser toute tentative de résistance : Ne le laissons pas faire !

Soutien aux camarades et militants agressés lâchement

par les fascistes et les forces du désordre !

 

Hors des facultés les suppôts de Macron et de la bourgeoisie !

 

Vive la lutte des étudiants contre le plan Vidal !

 

Étudiants, travailleurs, précaires et chômeurs doivent se fédérer

contre leur ennemi commun, le gouvernement Macron !

 

Ensemble mettons en échec la casse des conquêtes sociales

issues de décennies de luttes !

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L’évacuation des étudiants à Bordeaux

Notre communiqué à diffuser en PDF en dessous: 

communiqué violences contre étudiants (1)

Le 22 mars Travailleurs et travailleuses, jeunes, retraités mobilisons-nous contre les « réformes » du gouvernement Macron.

Travailleurs et travailleuses, jeunes, retraités mobilisons-nous
contre les « réformes » du gouvernement Macron.

Le gouvernement Macron mène de front au pas de charge de nombreuses « réformes » conduisant à l’aggravation des conditions de vie et de travail, à l’appauvrissement des travailleurs. Quelles en sont les raisons profondes ?

La grande crise du système capitaliste de 2008 a conduit à l’aggravation de la concurrence entre les grands groupes et pays capitalistes dans la chasse au profit. Dans tous les pays les gouvernements bourgeois quelle que soit leur couleur politique ont été conduits à prendre les seules mesures qui consistent à faciliter l’accumulation reproduction du capital avec profit. Ces mesures conduisent toutes d’un côté à s’en prendre aux travailleurs, à supprimer les conquêtes historiques, à réduire le salaire direct ou indirect (à abaisser les « couts salariaux » comme ils disent), à réduire les « frais d’entretien »de ces mêmes travailleurs (santé, transports, alimentation, hébergement, éducation réforme scolaire et universitaire, du statut du BAC.), gel des salaires des fonctionnaires, suppression de certains droits des chômeurs etc. Et de l’autre côté à rendre le capital plus « productif », et à concentrer les capitaux entre les mains d’une poignée de monopoles de dimension internationale.

Le moyen pour y arriver : contrecarrer la perspective que les travailleurs puissent s’unir pour combattre cette politique. C’est à cela que vise par exemple la mise en avant des prétendus « privilèges » des uns par rapport aux autres.

Un seul but : augmenter la masse des profits par la baisse des salaires.

L’attaque contre les cheminots ne peut être comprise que dans cette optique. Le statut de cheminots est rendu responsable des difficultés de trésorerie du système ferroviaire. La question de fond est de toute façon ailleurs : Le service de transport devrait être gratuit pour tous les travailleurs. Car les travailleurs ne font pas que produire mais aussi payent des impôts. Toutes les cotisations sociales des travailleurs, devraient être utilisées pour la vie quotidienne de ceux-ci (transports, santé…), pour aider les nombreux retraités qui ont du mal à vivre avec leurs maigres retraites.

Au contraire elles servent à alimenter les cadeaux fiscaux, les avantages en tout genre pour les capitalistes, à entretenir une armée d’intervention impérialiste.

Les « réformes » Macron nous conduisent à comprendre que dans la société capitaliste les acquis sociaux n’existent pas. Il n’y a de conquête sociale possible pour les travailleurs que s’ils ont la conscience d’exister en tant que classe antagoniste avec la classe dominante au pouvoir, et que s’ils ont construit un degré élevé d’organisation pour affronter la bourgeoisie.

On le voit les intérêts des travailleurs et ceux de la bourgeoisie défendus par le gouvernement et l’État sont antagonistes, irréconciliables. Face à cette situation tous les travailleurs et les couches populaires, n’ont pas d’autre choix que de se mobiliser contre ce système capitaliste qui les opprime.

Et cette conscience de classe ne grandira et ne se fortifiera qu’au travers de la lutte classe contre classe. Les communistes marxistes léninistes s’y investissent sans retenue et s’engagent partout où elle peut être menée : lieu de travail, fac, quartier…etc.

Aujourd’hui le degré d’organisation des travailleurs est faible, en particulier sur le plan politique. La tâche politique essentielle et urgente pour les travailleurs les plus conscients et pour les communistes marxistes léninistes est de redonner à la classe ouvrière un parti communiste digne de ce nom. Cette tâche ne s’accomplira pas en un seul acte mais dans le développement continu de la lutte contre la bourgeoisie. Voilà pourquoi il faut être présent dans la lutte quotidienne, syndicale, dans les luttes populaires contre le racisme, la guerre etc. Seule cette organisation politique de la classe ouvrière peut fédérer dans un même combat les luttes de tous les travailleurs.

La bourgeoisie a toujours eu comme but de détruire le syndicalisme de lutte de classe. Toutes les mesures et les lois anti-ouvrières (Rebsamen, El-Khomri et Macron) participent de cet objectif, ainsi que les mesures répressives (il y a plus de 800 militants syndicalistes poursuivis devant les tribunaux).

Les communistes savent qui est l’ennemi à combattre, ils se battent pour défendre les droits syndicaux et militent dans les syndicats qui mènent la lutte, comme aujourd’hui dans la CGT.

Mais cette lutte conduit nécessairement à combattre les illusions réformistes et utopistes qui la détournent de ses objectifs. Il n’y aura pas de solution durable dans la société capitaliste. Il n’y a pas de solution applicable du jour au lendemain par la seule volonté d’un groupe aussi motivé soit-il. Tant que la classe ouvrière n’a pas créé son parti regroupant les éléments les plus conscients de la classe, toute accumulation de force pour abattre ce régime exploiteur sera impossible.

Dans l’immédiat le but des communistes et des travailleurs les plus conscients : mobiliser les travailleurs, faire reculer le gouvernement.

Le but principal des communistes Marxistes Léninistes : construire le parti prolétarien, renverser la bourgeoisie, et instaurer le pouvoir du prolétariat.

Il n’y a pas de solution miracle. Toutes les travailleuses et tous les travailleurs doivent répondre massivement à l’initiative du 22 mars lancée par la CGT pour :

Défendre et élargir nos conquêtes sociales et nos droits démocratiques.

Obtenir l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières.

Le retrait de toutes les « réformes » Macron.

A bas le pouvoir de la bourgeoisie !

Les travailleurs doivent diriger la société !

le tract en format PDF : télécharger 

LUTTE CONTRE LES LICENCIEMENTS CONSTRUIRE UN PUISSANT RAPPORT DE FORCE

Issu du dernier journal de la VDC: ICI

Depuis sa victoire lors de la bataille sur la réforme des retraites de 2010, la bourgeoisie n’a de cesse d’imposer des contre-réformes qui facilitent les licenciements. L’ANI, la loi Rebsamen, la loi El Khomri, les récentes ordonnances. Macron donne un pouvoir plus étendu au patronat pour mettre à la rue des milliers de salariés. Dans le même temps, ces contre-réformes amoindrissent les possibilités des salariés de se défendre. Les premiers effets de ces lois anti-ouvrières pointent déjà le bout de leur nez dans beaucoup d’entreprises (PSA, Pinky, Carrefour…), pour beaucoup de salariés.

 

Des droits qu’il faut imposer par la lutte 

 

Jamais les gouvernements bourgeois n’ont donné de droits aux salariés pour s’opposer aux licenciements. La classe ouvrière a dû se battre, mener des grèves, des mouvements durs pour imposer certains droits. Et puis le rapport de force aidant, la bourgeoisie a cédé quelques droits pour acheter la paix sociale. C’est notamment des recours devant les tribunaux afin de contester les licenciements et leurs motifs. Cependant, si un rapport de force de classe n’est pas constitué en amont, cette justice avantage toujours le capital, et n’a jamais réussi à faire reculer la sacro-sainte propriété bourgeoise. Tout au plus, a-t-elle permis de défendre les droits minimums des salariés, donner des contreparties plus ou moins avantageuses. Aujourd’hui pourtant, même la possibilité de recours en justice est devenue un frein aux plans de la bourgeoisie. C’est en partie à cela que s’attaquent les dernières lois anti-ouvrières. Pour ces raisons, le syndicalisme de conciliation, d’accompagnement avec le capital condamne les salariés à la défaite et à accepter des mesures qui vont accroitre l’exploitation capitaliste. Le devoir de tout militant est de rompre avec le syndicalisme « de dialogue social » et construire partout un syndicalisme qui lutte classe contre classe.

 

Une lutte quotidienne qui renforce l’unité et les solidarités de classe

 

Malgré les échecs successifs sur le terrain national, les luttes n’ont pas cessé et même se développent localement face aux fermetures d’entreprises. Le cas le plus emblématique de cette dernière période est la lutte des salariés de GM&S, qui depuis plus d’un an, luttent sans relâche pour préserver leurs emplois. Et ces salariés qui ne baissent pas les bras et ne se laissent pas berner par les discours des patrons et des politiques bourgeois ont raison. Ils refusent d’accepter que la bourgeoisie détruise leur vie, et les divise par de mauvaises solutions de reprises. Si leur lutte a pu durer aussi longtemps, si les salariés ont pu aussi préserver au moins une année de plus leurs emplois, c’est grâce au bras de fer engagé par les salariés de GM&S qui ont su faire de leur lutte un symbole national du combat contre les licenciements.

Pour pouvoir contester les licenciements dans la durée, il est important de contester la logique du système capitaliste qui sacrifie les salariés sur l’autel des profits. Avoir un rapport de force nécessite d’avoir un syndicat d’entreprise puissant, qui fonctionne et organise les revendications des salariés, sache les mobiliser. C’est une lutte quotidienne de plusieurs années mais la condition préalable pour résister aux plans de licenciements des patrons. La conscience de classe et de lutte des salariés de GM&S leur a permis de contester les motifs de fermeture de l’usine et mobiliser leurs collègues. Pour s’opposer aux plans de licenciements, la première tâche est de chercher les motifs véritables de la fermeture car les équipes patronales masquent les véritables causes. Il est donc possible de créer une commission élue en assemblée générale qui enquête et rende publiques ses conclusions. La seconde tâche est de constituer un rapport de force basé sur la revendication du refus de la fermeture et pour le maintien des emplois. Les salariés qui acceptent la logique du plan de licenciement en acceptant la négociation de primes comme revendication de leur rapport de force se placent sur le terrain de la défaite. Dans tous les cas, ils obtiennent moins que s’ils se battent pour le maintien des emplois.

 

Organiser la lutte de manière autonome face aux partis bourgeois et réformistes

 

Une condition importante pour faire reculer le patronat est l’autonomie de la lutte face au pouvoir politique bourgeois et aux élus. S’il peut être nécessaire d’interpeler les élus municipaux ou nationaux, il est essentiel de garder une autonomie de classe dans la revendication du maintien des emplois. Ce qui importe dans la lutte, est l’organisation de la solidarité au sein des entreprises voisines, la mobilisation de soutiens locaux et régionaux en faisant appel à la population. C’est la construction de ce front de lutte qui renforcera avant tout la lutte contre les licenciements.

Pourquoi faut-il se méfier des partis politiques du capital et des réformistes ? Parce qu’en général, ils sont impuissants face aux lois du capitalisme. Surtout, dans leur politique générale, ils sont de fervents soutiens de ce système. S’ils font mine de soutenir les salariés (même en donnant de l’argent ou en interpelant les patrons ou le gouvernement), ils finissent par se ranger contre eux dès que les travailleurs veulent aller plus loin, ou ne pas accepter les compromis que proposent les patrons. C’est le cas des GM&S qui critiquant l’offre de reprise ont subi des attaques et des pressions du pouvoir politique pour qu’ils cessent leur lutte. Le porte-parole actuel du gouvernement, Benjamin Griveaux, estimait que les syndicalistes de GM&S « ne sont pas dans un travail de coopération (…) Ils mettent en péril la reprise de l’entreprise » (Europe 1, 6/10/17).

Les salariés ne peuvent compter que sur leurs propres luttes pour résister aux exigences patronales. Bien entendu, lutter politiquement contre les licenciements est essentiel : les luttes ouvrières ont besoin d’un parti politique anticapitaliste, un parti communiste qui défende les intérêts politiques immédiats et à long terme des travailleurs. Mais cela nécessité d’écarter tout soutien aux formations politiques pro-capitalistes et anti-ouvrières.

 

L’Etat bourgeois est au service des licenciements

 

L’appareil d’Etat n’est pas un allié dans la lutte contre les licenciements. L’Etat, sous le capitalisme, aide en permanence les patrons. Le cas des GM&S est emblématique et révélateur du rôle que tient l’Etat. Premièrement, il lance des attaques idéologiques en marginalisant les salariés. Tout le monde a en tête les propos de Macron à l’encontre de la lutte des GM&S. Mais il n’est pas le seul, avant lui Jospin avait dit qu’ « il ne faut pas tout attendre de l’Etat », ce qui signifie que l’Etat dans ce système est incapable de répondre aux besoins des salariés. Politiquement, et que les gouvernements soient de droite ou de gauche, l’Etat a mis en place des contre-réformes politiques allant toutes à l’encontre des intérêts des salariés. Depuis plus de 30 ans, aucune mesure n’améliore la condition des salariés dans l’entreprise. Au niveau économique, le fardeau de l’effort pour sortir de la crise repose sur les salariés. Le capital avec l’Etat font peser tout le poids de la crise sur les salariés en facilitant les licenciements et en aidant le patronat à se restructurer avec des simulateurs permettant aux patrons de prévoir combien leur coûtera une restructuration (1). Enfin, l’arme de la répression est utilisée par l’Etat sur les ouvriers en lutte. Souvenez-vous des CRS chargeant le cortège des GM&S.

Enfin, certains prétendus amis de la classe ouvrière peuvent devenir des ennemis. C’est le cas de Syriza en Grèce avec son gouvernement de « gauche radicale »  qui s’attaque au droit de grève. Voici ce qu’en dit le Parti communiste grec (KKE) : « avec ce nouveau paquet de mesures, le gouvernement, entre autre, a l’intention de porter un coup au droit des travailleurs de déclarer une grève. Selon le nouveau projet de loi, pour qu’un syndicat de base puisse déclarer une grève, 50% des membres inscrits devraient être d’accord avec cela. En effet, le gouvernement tente d’adopter cela sous prétexte de «démocratie», alors que dans les lieux de travail domine le terrorisme des employeurs, le risque de licenciement pour participation aux luttes, surtout dans des conditions où le taux de chômage est particulièrement élevé »(2).

 

La solution définitive au problème des licenciements est la sortie du capitalisme

 

La production, dans le système actuel, se réalise en fonction des profits qu’obtiennent ceux qui possèdent les entreprises, c’est-à-dire les capitalistes. Dans le cadre de la concurrence mondiale, les entreprises cherchent à baisser leurs coûts de production. Elles investissent leurs capitaux en fonction du profit qu’elles escomptent obtenir. Si les profits escomptés ne sont pas au niveau de la concurrence, les entreprises délocalisent, restructurent leur production. Ainsi, les plans sociaux, les licenciements sont à l’ordre du jour. L’ouverture ou la fermeture d’entreprise n’a pas pour raison la volonté de répondre aux besoins humains, mais la recherche égoïste du profit. La majorité de la société est à la merci du chômage pour qu’une petite minorité puisse s’enrichir. Ainsi, le capitalisme n’est pas en capacité d’offrir un avenir sans peur du lendemain aux salariés. Il a d’ailleurs de plus en plus tendance à n’offrir que la peur du lendemain. Il faut donc sortir de ce système.

 

Développer la lutte anticapitaliste contre les plans sociaux

 

L’obtention de victoires face au calvaire des licenciements et des restructurations est politique et nationale. Il s’agit de remettre en cause un système d’ensemble, à la fois économique et politique, qui n’a d’autre objectif que l’enrichissement d’un pôle de la société au détriment d’un autre. Après l’application des ordonnances, la bataille de classe prend des allures plus locales où les salariés empêchent l’application des mesures anti-ouvrières entreprise par entreprise. La lutte n’est pas terminée et ne va pas s’arrêter demain. D’ores et déjà, des syndicalistes en lutte nouent des liens de solidarité entre eux. C’est par ce type de développements de la lutte que le mouvement sera en passe de préparer une nouvelle bataille, une nouvelle offensive cette fois nationale, qui devra aussi avoir une portée politique de remise en cause du système que défend le gouvernement.

Durant les luttes dures comme celles des GM&S, les salariés gagnent une expérience précieuse. Ils constatent que ce sont eux qui sont au cœur de la production. Cette expérience démontre un haut degré de conscience et de lutte de la part de certains secteurs. En l’absence d’un mouvement révolutionnaire organisé, ces expériences locales formant une avant-garde syndicale, démontrent concrètement la nécessité d’un dépassement du capitalisme, mais restent malheureusement impuissantes à transformer la situation politique nationale. Elles sont néanmoins un point d’appui essentiel au futur développement d’un parti révolutionnaire en France.

 

(1) Simulateurs sur des sites officiels des ministères et de l’Etat : https://www.service-public.fr/simulateur/calcul/bareme-indemnites-prudhomales    https://www.telerc.travail.gouv.fr/RuptureConventionnellePortailPublic/jsp/site/Portal.jsp?page_id=14

(2) KKE, http://fr.kke.gr/fr/articles/Activite-militante-multiforme-des-syndicats-contre-la-politique-antipopulaire/

Pour s’informer sur la politique syndicale des communistes dans les années 1920-1930,

l’ouvrage de Losovsky, Le programme d’action de l’Internationale Syndicale Rouge offre un condensé des moyens à mettre en œuvre pour vaincre le capital. Un livre que tout syndicaliste devrait avoir sur sa table de chevet.

 

S’OPPOSER A L’OFFENSIVE SUR LA SANTE GRATUITE DES SOINS POUR LES CLASSES POPULAIRES

« 30 % des dépenses de santé ne sont pas pertinentes ». Voilà la petite phrase prononcée par la ministre de la santé Agnès Buzyn en octobre dernier. D’après elle, la santé doit entrer dans le bal de l’austérité et des économies. Ce n’est pas  quelque chose de nouveau puisque depuis des années, la santé, les hôpitaux subissent des restructurations allant à l’encontre des intérêts de la majorité du peuple mais aussi des personnels salariés de la santé.

Quelle logique pousse la ministre de la santé à tenir de tels propos ? Cette logique est la même que celle qui pousse les patrons à augmenter l’exploitation des salariés du privé.  Dans la société capitaliste, la santé de la majorité de la population se heurte à la nécessité de faire du profit. Seule la perspective de dégager des profits pousse à préserver et développer l’activité économique. Il se trouve que soigner les salariés, développer des services de santé pour tous à long terme n’obéit pas à cette logique de profit. Bien soigner le peuple est en contradiction avec la logique du capital même si pourtant la bourgeoisie a besoin de salariés en bonne santé. Il faut donc « rationaliser », « responsabiliser », détruire finalement les services publics de santé pour les rendre rentables, « efficients ». La protection sociale n’est pas tombée du ciel. Imposée par le mouvement ouvrier qui occupait une position importante dans la Résistance face à l’occupant nazi, la protection sociale est justement le fruit d’une lutte aigue de la classe ouvrière face à la bourgeoisie. Depuis, le capital n’a eu de cesse de revenir sur cette grande conquête sociale au détriment des salariés(1). Il devient de plus en plus clair que ce ne sont pas des gouvernements bourgeois qui amélioreront la santé pour la majorité du peuple mais seulement la prise en main par les travailleurs des affaires publiques.

Capitalisme et accès à la santé :

Une contradiction de plus en plus aigüe

Entre les idéaux libéraux de « bien commun » et la cynique réalité de la société capitaliste, la santé des travailleurs est régulièrement mise de côté, passée par pertes et profits. Aujourd’hui, le capitalisme subit une crise chronique et donc la santé attaquée par les différents gouvernements. En effet, le chômage est très élevé, l’Etat dépense des milliards pour faire repartir l’investissement des entreprises en faisant des cadeaux aux patrons (CICE, exonérations massives de cotisation sociales…). Il cherche donc à réduire les dépenses qui sont pour lui « improductives » et ne permettront pas de faire repartir la machine économique. La santé appartient à ces domaines « improductifs » car il n’y a de productifs pour le capital que les secteurs économiques qui produisent de la plus-value. Comme le remarque Karl Marx : « Le capital industriel est le seul mode d’existence du capital où sa fonction ne consiste pas en appropriation mais également [surtout !] en création de plus-value, autrement dit de surprofits »(2). Le capitalisme en contrepartie se heurte à la nécessité de reproduire une force de travail élargie, qui puisse être apte à venir travailler le plus longtemps possible, en bonne santé, avec un minimum de formation intellectuelle et culturelle.

Les gouvernants du capital ont fait un choix de classe. Pour résoudre leur crise, ils recourent à une augmentation de la plus-value, de l’exploitation des salariés. Ils augmentent la durée de travail des salariés, l’intensité du travail, font appel à la flexibilité des horaires et à la sous-traitance. L’ensemble des salariés est mis sous la coupe d’une exploitation plus importante ce qui entraine des risques plus importants sur la santé : stress, épuisement au travail (burn-out), fatigue générale, non-recours aux arrêts de travail pour cause de pression,…Plus d’un salarié sur deux estime subir du stress au travail. 28 % des salariés et 26 % des managers déclarent que leur travail leur a déjà causé des « problèmes psychologiques graves »(3). Cette situation est largement imputable aux nouvelles méthodes de management mises en place par les directions d’entreprises, basées sur l’individualisation, l’isolement, les objectifs, mais aussi au risque de chômage.

L’état de santé est différent, « selon la classe sociale »(4). Un ouvrier masculin sur 4 meurt avant 65 ans. La mort du cancer est plus élevée chez les ouvriers que chez les cadres(5). Mais ce qui n’est pas dit, c’est que ce sont les conditions de vie de ce système qui sont la cause principale(6) des problèmes de santé de la classe ouvrière.

 Prenons deux exemples :

En mai 2012, la CGT s’est mobilisée pour demander la restauration du droit au départ à la retraite à 50 ans pour les salariés des égouts et des assainissements. Les salariés de ce secteur sont soumis à des conditions de travail déplorables et indignes. Ils touchent des salaires de misères et leur espérance de vie est de 13 ans inférieure par rapport aux cadres supérieurs (7). Ils meurent en général d’infections et de cancers dus à leur travail dans les égouts.

En 2012 toujours, les salariés sous-traitants du nucléaire étaient en grève pour dénoncer leur situation. Ces salariés du nucléaire sont utilisés dans les centrales pour faire les opérations les plus dangereuses et les plus exposées aux rejets radioactifs : ils « ont en charge la logistique dans la centrale, ce qui recouvre de très nombreuses activités de maintenance : décontamination, tri, évacuation des déchets »(8). Ces salariés « encaissent la quasi-totalité de  la dose annuelle de radiations reçue dans les 19 centrales nucléaires françaises. C’est le prix à payer pour les près de 30 000 sous-traitants d’EDF. Eux-mêmes se qualifient de « viande à rems », ancienne unité de mesure de la radioactivité »(9). Ils reçoivent 80 % des doses radioactive, ce qui montre bien que le capitalisme transforme certaines couches de salariés en travailleurs sacrifiables.

Est-ce que les différents gouvernements qui se sont succédés depuis se sont souciés des conditions de vie de ces salariés ? Non bien au contraire. L’offensive de la bourgeoisie à l’encontre des travailleurs a amplifié les risques sur la santé au travail, est une cause de la détérioration de la santé des salariés. En effet, la loi El Khomri a supprimé la visite médicale d’embauche sauf pour les « métiers à risque ». Surtout, la visite d’information et de prévention est passée de 2 à 5 ans pour les salariés et à 4 ans pour les « métiers à risque ». Il devient difficile de déceler le stress et l’épuisement au travail avec de tels délais(10). Quant aux ordonnances Macron, en démantelant les CHSCT, elles vont permettre de freiner la lutte des salariés pour améliorer leur santé et leurs conditions de travail. En effet, dans le cadre de la délégation unique, les salariés auront moins d’heures de délégation et de moyens(11) pour lancer des alertes sur leurs conditions de travail. Il s’agissait là d’une instance importante pour les salariés car en général, les entreprises réduisent leurs coûts de production au détriment de la santé et de la sécurité de son personnel.  C’est pourquoi les marxistes-léninistes réclament l’abrogation des lois anti-ouvrières qui participent à dégrader la santé des travailleurs et réclament un suivi médical sérieux pour les salariés.

Le capitalisme nuit à la santé des salariés et ne peut réduire les inégalités de santé. « L’écart entre l’espérance de vie d’un cadre et d’un ouvrier est le même depuis… 1976 ». De plus, il y a 6 ans d’écart d’espérance de vie entre un ouvrier et un cadre(12). Et les statistiques n’indiquent pas la différence d’espérance de vie en bonne santé entre un cadre et un ouvrier. Ces différences sociales sont dues aux conditions de travail, au mode de vie mais aussi à l’inégalité d’accès aux soins et notamment à leur coût. En effet, dans l’ensemble des soins, l’Observatoire des Inégalités relève « le poids de l’origine sociale » et ce, dès le plus jeune âge(13). C’est pourquoi ce problème ne peut se résoudre que par le développement d’une médecine préventive et d’une éducation à la santé, gratuite et publique, au sein des établissements scolaires. Cela nécessite de rompre entièrement avec les politiques d’austérité mises en place depuis 30 ans. Pour l’accès à la santé en général, les inégalités se creusent au détriment des classes populaires car l’Etat diminue ses dépenses. Exit les maternités et services hospitaliers de proximités, adieu le repos nécessaire et le suivi à l’hôpital après une hospitalisation. Bonjour  dépassements d’honoraires et partie non remboursée. Ce désengagement de l’Etat a développé un « marché de la santé » avec une offre de soin à deux vitesses qui accroit les inégalités sociales (14).

Protection sociale pour tous les salariés :

gratuité des soins

« Le droit à la santé a toujours été une conquête de la classe ouvrière sur le capital »(15). Il est donc nécessaire de combattre par le rapport de force les menaces que porte Macron sur la protection sociale. La bourgeoisie s’organise toujours mieux pour faire payer les travailleurs, à nous de résister à cette offensive. En effet, la part du patronat dans le financement de la sécurité sociale se réduit. En 2016, les exonérations de cotisations sociales ont représenté 27,8 milliards d’euros(16), soit plus de la moitié du budget de l’éducation pour 2018 !! De plus avec le CICE, les charges patronales vont encore baisser de 24,8 milliards d’euros en 2019(17). Encore un cadeau de plus aux riches. Quant à la baisse des cotisations maladies et chômage, elle est compensée par l’augmentation de la CSG qui repose sur l’ensemble des salariés et de la population et n’ouvre aucun droit. Ainsi, on passe de plus en plus d’un système d’assurance où tout le monde participait, à un système d’assistance qui risque de devenir un plafond minimum de soins gratuits avec, en complément pour ceux qui le peuvent, le recours à des assurances privées toujours plus chères.

Pour les communistes, une société aussi industrialisée et riche que la nôtre devrait développer l’accès gratuit aux soins, la prise en charge gratuite de tout individu. Cependant, la réalité montre que le capitalisme n’a jamais été capable d’assurer à tous de quoi vivre et se soigner dignement, il l’est encore moins actuellement, en pleine phase de décomposition. Ainsi, pour « Mettre définitivement l’homme à l’abri du besoin, en finir avec la souffrance et les angoisses du lendemain » comme le disait Ambroize Croizat(18), ministre communiste qui a créé la sécurité sociale (avec de nombreux militants cégétistes), il est plus que nécessaire de combattre tout un système et sa logique qui ne peut satisfaire, à long terme, un besoin social aussi essentiel pour des millions (des milliards à l’échelle de la planète) d’êtres humains. C’est pourquoi l’accès à une santé gratuite, pour tous peut être un des points de rupture avec le capitalisme, un des points sur lequel les communistes peuvent faire grandir l’alternative pour un système où l’accès à la santé serait, au même titre que d’autres aspects fondamentaux, au centre de la société : le socialisme.

(1) Voir : CGT, Bref historique d’une conquête ouvrière, 30/07/2012.

(2) Karl Marx, cité in Thomas T., Démanteler le capital ou être broyés, des alternatives que révèle la crise, Editions page Deux, Lausanne, 2011, 122 p.

(3) Thomas T., Idem, p. 35. De même, ce minimum qu’accorde la bourgeoisie pour rémunérer sa force de travail se différencie selon le développement économique du pays, sa lutte des classes…

(4) Le télégramme, « stress au travail, un mal persistant », 7/12/2017.

(5) « Une médecine de classe ? Inégalités sociales, système de santé et pratique de soins », in Revue Agone, n°58, 2016.

(6) Idem.

(7) Il y a des causes secondaires qui sont reliées par mille fils aux conséquences du capitalisme : mauvaise éducation à la santé, alimentation de moindre qualité….

(8) Les Echos, « Egoutier, un métier dangereux à long terme », 22/06/2016.

(9) Républicain Lorrain, « Le ras-le-bol de « la viande à rem » », 18/04/2012.

(10) Médiacités, « Grâce à la sous-traitance, EDF perpétue le mythe du nucléaire sans risque », 22/11/2017.

(11)http://www.ugict.cgt.fr/articles/actus/decret-reculer-prevention-risques-travail

(12) https://cgt.fr/IMG/pdf/fiche_no13_suppression_du_chsct.pdf

(13) https://www.latribune.fr/economie/france/l-ecart-entre-l-esperance-de-vie-d-un-cadre-et-d-un-ouvrier-est-le-meme-depuis-1976-551827.html

(14) Observatoire des inégalités, « Santé bucco-dentaire des jeunes : le poids de l’origine sociale », 13/07/2017, et « L’obésité chez les jeunes, le poids du milieu social », 4/07/2017.

(15) « Une médecine de classe ? Inégalités sociales, système de santé et pratique de soins », in Revue Agone, n°58, 2016.

(16) S. Barbas, « Droit à la santé, l’actualité de l’analyse critique de Marx face aux inégalités, in Humanité, 4/01/2018.

(17) http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/securite-sociale-les-exonerations-de-cotisations-ont-progresse-en-2016-1337637.html

(18) https://www.ouest-france.fr/sante/securite-sociale/ce-qui-change-dans-le-nouveau-budget-de-la-securite-sociale-5351858

 

15 mars 2018 : Journée nationale d’action

Le Rassemblement Organisé des Communistes (ML) s’associe à cette journée d’action des personnels de santé.
rdv à Pau devant la préfecture
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15 mars 2018 : Journée nationale d’action
Les services à domicile et établissements (EHPA, EHPAD, USLD, hôpitaux gériatriques) personnes âgées : Les professionnels restent mobilisés !
18 février 2018 / Fédération Santé Action socialeIntersyndicale
L’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD, UFAS et UNSA, soutenues par l’AD-PA et rejointes depuis par la FSU et FA-FP à décidé ce 15 février d’appeler à la grève le 15 mars prochain.
Aujourd’hui, partout en France, les salarié.e.s (de toutes catégories, y compris de direction), les associations d’usagers, les familles … dénoncent l’inexcusable, l’incompréhensible et volontaire abandon dans lequel le gouvernement laisse les personnes âgées vulnérables parce qu’en perte d’autonomie en établissement comme à domicile.
Partout, l’ampleur des mobilisations du 30 janvier ont rassemblé des personnels du privé, du public de l’associatif (aides à domicile…), de la plus petite à la plus grosse structure montrent la détermination et l’exaspération des professionnels et des usagers.
Cette journée n’était qu’une étape dans le mouvement qui dénonce un gouvernement sourd et empreint de mépris envers des professionnel.le.s.
OBJECTIF : 15 mars 2018
il est temps que l’Etat entende la nécessité de :
  • Mettre en place un financement pérenne et solidaire de l’aide à l’autonomie.
  • Pérenniser le financement de l’aide à domicile, abroger les dispositions législatives baissant les dotations des établissements et maintenir de tous les effectifs
  • Augmenter le temps passé auprès des personnes âgées à domicile et appliquer le ratio d’un personnel pour une personne accompagnée en établissement (prévu par le Plan Solidarité Grand Age de 2006)
  • Revaloriser les salaires, améliorer les carrières et les conditions de travail des personnels à domicile et en établissement dans le cadre du statut et des Conventions Collectives Nationales.
La CGT prendra toute sa place dans les prochaines mobilisations tant que les justes revendications des personnels ne seront pas entendues par le gouvernement…

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