Cellule Guy Moquet: Combattons les licenciements sur le bassin de Lacq !

Hier PECHINAY, CELANESE, TEPF (Total). Aujourd’hui, c’est le tour de Yara (85 emplois directs menacés), un plan social chez SOBEGI (47 postes), du chômage technique chez TORAY, REXAM… Des sous-traitants menacés de fermetures ou de réduction des effectifs avec le dumping social pratiqué par les patrons en utilisant des travailleurs détachés.

Rien ne va plus sur le bassin de Lacq d’où l’importance de combattre les plans de licenciement et de fermeture d’usine.

Comme d’habitude, les travailleurs sont sacrifiés sur l’autel des profits de ces grandes entreprises avec la complicité des gouvernements de droite et de gauche. Des entreprises comme YARA ont touché de l’argent public ou des crédits d’impôts par le CICE. Le pipeline de vapeur reliant YARA à SOBEGI a été payé par les « collectivités locales », c’est-à-dire la population locale du bassin !

Nous sommes aux côtés de tous les salariés menacés de perdre leur emploi. Nous ne pouvons pas accepter le fatalisme des licenciements d’autant plus que le bassin de Lacq fournira de moins en moins de travail aux salariés, et aux jeunes de la région !

Il est donc important qu’aujourd’hui, tous les salariés, les jeunes, les retraités, se mobilisent ENSEMBLE, par la grève politique et solidaire, pour défendre le maintien des activités sur le bassin de Lacq.

         La lutte pour défendre l’outil de travail sur le bassin de Lacq est plus que jamais d’actualité. Seule l’instauration d’un rapport de force de tous les travailleurs du bassin et de la région de Pau, d’Orthez pourra faire reculer les plans néfastes des patrons !

SOLIDARITE, UNITE ET LUTTE

FACE AUX PATRONS

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Le sommaire de la VDC N°19

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Voici le sommaire du n°19 à retrouver en ligne ici.

SOMMAIRE

Page 2: Editorial, Les travailleurs n’ont rien à espérer des partis intégrés aux institutions démocratiques bourgeoises

 

Page 3: Barbarie policière à Aulnay-Sous-Bois, la vraie nature de l’Etat bourgeois

 

Pages 4-5: Les élections de 2017. Un moment important pour la bourgeoisie. Déclaration commune Présidentielles.

 

Pages 6-7: Le revenu universel, une entourloupe au service du capitalisme

 

Pages 8-9 : Jeunesse. Exploitation et précarité dans la jeunesse populaire.  La jeunesse en quête du communisme.

 

Pages 10-11:  Lutte de classe. Grève victorieuse sur le chantier Vinci RATP. La mobilisation a payé

 

Pages 12-13: Le protectionnisme. Le protectionnisme de Trump, défendre l’oligarchie US.  Et en France?

 

Pages 14-15: Célébrer le centenaire de la révolution d’octobre, c’est appliquer ses enseignements

 

Page 16: Grève générale en Guyane contre l’Etat français

Halte à l’escalade de la guerre en Syrie

Le vendredi 7 avril 2017, à la stupeur générale, on apprenait que l’armée américaine venait de frapper massivement (plus de 50 missiles tirés) une base de l’armée syrienne.

Cet évènement constitue un grave danger pour l’ensemble des travailleurs de la planète car il peut être le déclencheur d’un conflit qui embrasserait l’ensemble du Moyen-Orient voire le monde entier du fait des blocs d’alliance et du nombre de pays engagés dans la guerre en Syrie. En effet depuis près de 6 ans ce pays est devenu le théâtre d’un affrontement inter-impérialiste entre d’un côté les forces occidentales (USA, Europe) et leurs alliés Turc, Israélien, Saoudien opposés aux forces du camp russe (Iran, régime de Bachar al Assad, Chine…). Des dizaines de milliers de mercenaires et fanatiques ont été envoyés en Syrie par les puissances occidentales et les pétro-monarchies réactionnaires du Golfe pour renverser le régime syrien, allié de la Russie. En réponse cette dernière est intervenue directement dans le conflit pour conserver ses intérêts dans la région et notamment ses bases militaires.

Face à la déconfiture de leurs vassaux islamistes les puissances occidentales ont déjà essayé par le passé de manipuler l’opinion pour justifier une intervention militaire au sol et déclencher une guerre totale. Cette agression du vendredi 7 avril a été justifié comme des représailles à une attaque au gaz sarin menée par les troupes de Damas contre un fief djihadiste dans la province d’Idleb quelques jours auparavant. Rappelons-nous qu’en 2013 le va-t’en-guerre Hollande voulait déjà frapper le régime syrien en « punition » d’une attaque au gaz dans la banlieue de Damas. De nouveau les responsables politiques français (Hollande, Macron, Hamon…) ont donné dans le bellicisme outrancier en saluant la décision de Donald Trump, alors qu’il y a peu encore ils le traitaient d’instable ou de fou ! Le président américain a démontré qu’il était un loyal représentant des intérêts de la bourgeoisie américaine et non un dirigeant « antisystème » en rupture avec la politique impérialiste des USA au Proche-Orient.

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit de grande ampleur. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient américains, français, russes ou syriens n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde. Les atrocités de la guerre en Syrie et la présentation qui en est faite par nos médias ne doivent pas nous laisser dupe sur la finalité de cette campagne de désinformation. Pour le parti de la guerre, il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des civils mais de justifier une intervention impérialiste qui n’apportera aucune solution au peuple de Syrie et au contraire accentuera son malheur et sa souffrance. Comment les Américains, qui ont détruit plus de vies que n’importe quel autre pays dans la région, pourraient se présenter comme les défenseurs des civils opprimés et gazés ?

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre des Américains et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui, en cette campagne présidentielle, cherchent à conditionner l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre et la barbarie !

A BAS LES ETATS IMPERIALISTES SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LEURS DROITS DEMOCRATIQUES ET NATIONAUX

 

Le 8 avril 2017

ROCML

Roc.ml@laposte.net

www.rocml.org

 

Retrouvez le communiqué en format PDF: communiqué frappes américaines Syrie (005)

La bourgeoisie prépare l’accentuation de son offensive Il faut s’organiser et lui opposer une résistance de classe !

Le quinquennat de François Hollande arrive à son terme. Lui et ses hommes auront été entièrement dévoués au capital, du pacte de responsabilité de 2012 en faveur du patronat jusqu’à la très décriée loi dite « Travail » de 2015. Ce gouvernement restera synonyme de régression sociale pour les travailleurs. Il restera attaché à la guerre, à l’agressivité de la France par la vente d’armes et les interventions militaires répétées. Il symbolisera le recul des libertés pour le peuple par un ordre social intérieur sécuritaire et répressif : état d’urgence permanent, offensive contre les organisations de travailleurs, etc. Ce gouvernement a été du début à la fin au service de la bourgeoisie. Il n’avait pas comme certains ont pu le dire, pour tromper le peuple, une oreille à gauche !

Les raisons de l’offensive de la bourgeoisie

Les contextes économique, politique et international favorisent la mise en place de politiques réactionnaires d’offensive du capital contre les travailleurs.

Premièrement, le capital n’est toujours pas parvenu à surmonter la crise économique et ses effets. Ainsi, les conséquences des surcapacités de production se font ressentir sur l’activité. Les risques d’un nouvel emballement de la crise sont toujours présents. Les menaces pèsent aujourd’hui sur plusieurs pays tels que l’Italie par exemple.

Deuxièmement, la concurrence est ardue entre les monopoles pour obtenir des profits maxima. Ainsi les Etats rivalisent entre eux pour baisser le coût de leur main d’œuvre afin que ces grands monopoles s’installent chez eux : baisse des impôts sur les sociétés, diminution des « charges sociales » ou des salaires …

Troisièmement, les tensions entre grandes puissances impérialistes (France, USA, Russie, Chine…) s’aiguisent aussi pour le contrôle des ressources et des routes stratégiques de marchandises. Le Moyen-Orient et l’Asie Pacifique deviennent des zones de guerre ou de préparation à la guerre qui créent un climat de militarisation dans beaucoup de pays du monde, dont la France.

Enfin, ces contextes économique et géopolitique participent à un renforcement de gouvernements bourgeois autoritaires et militaristes utilisant la démagogie et le chauvinisme pour se hisser au pouvoir ou pour prendre des mesures antipopulaires contre les travailleurs : en France avec l’état d’urgence ou encore les propositions de certains candidats de gouverner par ordonnance ; en Italie avec la tentative avortée de Mateo Renzi d’augmenter les pouvoirs de l’Exécutif ; aux Etats Unis avec notamment l’arrivée de Donald Trump sous le slogan « America First », la présence de nombreux généraux aux postes stratégiques du gouvernement, etc.

La poursuite de l’offensive

du capital en 2017

 

Les élections de 2017 en France approchent dans ce contexte tendu. Tous les candidats du capital s’organisent pour enfoncer le clou et mener l’offensive contre les travailleurs.

La primaire de la droite dans son ensemble ainsi que la victoire de François Fillon montrent clairement les intentions de la bourgeoise d’intensifier les attaques contre les travailleurs. La guerre sociale sera élevée d’un cran puisque F. Fillon entend gouverner par ordonnance dès le mois de juillet s’il est élu Président de la République. Il se présente clairement comme l’ennemi des travailleurs.

Le pôle PS tente quant à lui de se redonner bonne figure en présentant la « gauche » du PS à ses primaires: A. Montebourg ou B. Hamon, … Cependant, les travailleurs ne s’y tromperont pas. Ce parti a, durant 5 ans, participé à précariser nos vies, à faire des cadeaux aux patrons. Rien de bon pour les travailleurs ne peut venir du PS !

Le FN porte quant à lui un projet chauvin et impérialiste, qui veut diviser les travailleurs. Marine Le Pen n’a pas peur d’utiliser la démagogie la plus grossière pour faire croire qu’elle voudrait défendre les travailleurs. Elle doit être dénoncée comme une ennemie des travailleurs. Ce parti s’est attaqué à de multiples reprises aux syndicats qui ont mené le combat contre la loi El Khomri. Dans cette lutte, les travailleurs français et immigrés étaient réunis pour un combat commun. Le FN a pour seul but d’affaiblir les travailleurs au profit de la bourgeoisie nationale et chauvine.

Tous ces candidats, s’ils sont élus, amplifieront la politique anti-ouvrière et antidémocratique menée depuis une décennie. Ils doivent être combattus. Cela nécessite d’entretenir et de consolider les liens et les solidarités de classe établis durant le combat contre la loi « Travail ».

Quant à Jean-Luc Mélenchon et à la gauche de la gauche, ils distillent leurs illusions réformistes en laissant espérer qu’une fois arrivés au pouvoir ils pourront mener une politique favorable aux travailleurs. On sait ce qu’il en est advenu avec Syrisa en Grèce !

Non seulement ils ont été à la remorque des derniers mouvements de la classe, mais ils ont en plus participé à diminuer leur ampleur en donnant de faux espoirs aux travailleurs au début du quinquennat de F. Hollande.

Les travailleurs ont besoin de forces politiques qui osent résister aux mesures capitalistes, qui assument une politique de classe claire ! Nous faisons le constat que ces forces ne sont pas organisées politiquement. C’est pour cela que, partant de l’analyse de la situation politique, le ROCML n’appellera pas à voter pour un candidat lors de cette élection. Cependant, les militants marxistes-léninistes comptent bien profiter de ces élections pour mener campagne en 2017 visant à renforcer la nécessité d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme et à organiser les travailleurs qui luttent véritablement.

 

Quel rôle pour les communistes ?

Faire campagne en 2017 !

 

Le développement de l’esprit de lutte présent depuis la loi El Khomri doit déboucher politiquement. C’est pour cela que les militants du ROCML lancent l’idée d’une campagne communiste pour rompre avec les jeux politiques bourgeois.

À l’occasion de cette campagne, le ROCML propose de porter les leçons de la lutte de classe et de les mettre en avant :

– le combat contre le PS, le social-libéralisme et ses liens avec le capitalisme-impérialiste ;

– le combat contre la répression d’Etat qui sert les intérêts du capital  ;

– Le développement de l’esprit de lutte et de la solidarité de classe (ex : Goodyear, Air France) ;

– Entrainer les militants et syndicalistes combatifs pour les amener vers la lutte politique et la constitution d’un parti politique révolutionnaire.

Partout où ils sont, les communistes doivent mener le travail politique d’éclaircissement sur la nature de l’Etat, le rôle des partis politiques comme le PS, et relier ces explications avec le système capitaliste. En même temps, ils participeront à toutes les initiatives (meetings, manifestations, actions, débats) qui peuvent favoriser la résistance à l’offensive du capital et y porteront les idées d’une rupture radicale avec le système capitaliste.

Face aux attaques du capital, à un système en difficulté, l’unité politique des communistes est plus que jamais nécessaire. Tous les grands problèmes posés par l’actualité conduisent à un ce bilan : la nécessité de renforcer nos organisations politiques et de classe. Pour faire de la politique, il faut une force, un parti politique qui organise le combat. Personne aujourd’hui chez les communistes et organisations qui se réclament du communisme ne peut se targuer d’organiser une telle force. Mais ils peuvent unir leurs efforts pour renforcer la lutte contre le capitalisme. C’est tout le sens de l’initiative que le ROCML lance à l’occasion de ces élections présidentielles. L’élection présidentielle ne se jouera ni au 1er ni au 2nd tour. Elle se jouera au 3ème tour, dans la rue ! Que 2017 soit l’année où une dynamique populaire anticapitaliste se développe au sein du mouvement ouvrier.

ROCML, 1er janvier 2017

LES 32 HEURES PAR SEMAINE : UNE REVENDICATION A LIER A LA LUTTE ANTICAPITALISTE

« Seule la réduction du temps de travail a créé des emplois » a annoncé Philippe Martinez au journal l’Humanité(1). Les 32 heures par semaine, voilà donc le nouveau cheval de bataille de la direction confédérale CGT. Les communistes sont favorables à la lutte pour la diminution du temps de travail car elle diminue le temps durant lequel le travailleur est exploité(2) et surtout augmente les temps de loisirs et de libertés pour les travailleurs. Cependant, la direction de la CGT met en avant des arguments différents. Par cette mesure, les économistes de la CGT estiment en partie résorber le chômage dans le cadre du capitalisme. Cet argument est en fait issu de forces politiques réformistes (gauche du PS, PCF,NPA…) qui influencent idéologiquement les dirigeants de la CGT

Qu’en est-il réellement ? Est-ce possible de supprimer le chômage dans le système capitaliste ? Qu’est-ce que les travailleurs doivent revendiquer ?

 

SANS ROMPRE AVEC LES IDEES REFORMISTES DE LA GAUCHE PLURIELLE

ON REPRODUIRA LES MEMES ERREURS

L’argument mis en avant pour le passage aux 32 heures est que cette mesure sauverait et créerait 4 millions d’emplois. Cette diminution du temps de travail permettrait ainsi de faire face à la « révolution numérique », qui par l’automatisation, la robotisation des machines… menacerait de détruire d’ici les années 2025 des milliers voire des millions d’emplois. Dans leur analyse, les économistes n’ont pas pris en compte la loi fondamentale du capitalisme : la recherche du profit maximum. Tant que ce système existera, les emplois ne seront créés que parce qu’ils sont utiles pour valoriser les profits des capitalistes. Si le cas contraire se présente, les capitalistes licencient et suppriment des emplois pour rester profitables. Voilà le B-A-BA de l’économie politique. Le chômage est permanent sous le capitalisme car le développement technologique de la production, « le développement accéléré du capital social lui permet de se passer d’une partie plus ou moins considérable de ses manœuvriers » et amène donc à une « surpopulation relative »(3). Cette surpopulation est relative car elle n’existe que par rapport aux besoins de profits des capitalistes.

Réfléchissons un petit peu : depuis le XIXème siècle, le temps de travail a diminué : en 1936, la semaine des 40 h, en 2000, les 35 heures, le chômage a-t-il pour autant disparu grâce à la diminution du temps de travail ?

A cette question, l’argumentaire de la CGT répond que la gauche plurielle (1997-2002) qui a mis en place les 35 heures a permis la création de 350 000 emplois et la mise en place d’un « dialogue social inégalé ». Non seulement, cette analyse falsifie le bilan de la gauche plurielle (gouvernement ayant le plus privatisé dans l’histoire !) mais en plus ne prend pas en compte l’ensemble du contexte. Les 35 heures, sans un rapport de force anticapitaliste de la classe ouvrière, ont été retournées contre les travailleurs par le patronat et les différents gouvernements qui se sont succédés. Le gouvernement PS-PC a diminué les charges sur les bas salaires à hauteur de 22 milliards d’euros pour permettre l’embauche(4). Depuis 2002, de nombreux assouplissements ont été appliqués (augmentation des heures sup, défiscalisation des heures sup, diminution de la majoration des heures sup notamment avec la loi Khomri).

Au final, les patrons ont repris bien plus qu’ils ne cédaient grâce à l’augmentation de la productivité (augmentation de l’intensité de l’exploitation des travailleurs). Ce que le patronat a donné d’une main, il l’a repris d’une autre. Voilà le bilan des 35 heures. D’autant plus qu’au même moment, la gauche plurielle a créé ces « emplois jeunes » sous-payés et précaires pour 300 000 jeunes, que l’intérim a doublé durant la durée de ce gouvernement augmentant de 350 000. D’ailleurs, c’est le nombre d’emplois « créés » par les 35 heures.

Le passage aux 35 heures a surtout été un moyen de flexibiliser l’organisation du temps de travail, d’avoir recours à des contrats précaires.

 

La revendication de la diminution du temps de travail à 32 heures sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail est une mesure d’urgence pour le mouvement ouvrier. Il faut être clair, sous le capitalisme, sans rapport de force du mouvement ouvrier, toute mesure progressiste sera récupérée par la bourgeoisie au pouvoir et détournée au détriment des travailleurs. C’est la leçon essentielle du passage aux 35 heures. La diminution du temps de travail a entrainé une aliénation supplémentaire des travailleurs aux nouvelles formes des rapports de production capitalistes (flexibilité, précarité…).

Il ne faut pas non plus rêver de changer le système capitaliste par la réforme. Ce système porte le chômage en lui. Des dirigeants de la CGT croient guérir ce système mieux que les capitalistes eux-mêmes affirmant régler ce problème du chômage par les 32 heures. Rappelons l’aveu de faiblesse de Mitterrand qui disait que « dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé ». Oui le chômage ne peut être supprimé sous le capitalisme.

Pour diminuer réellement le temps de travail et supprimer le chômage, il n’y a qu’une solution possible, détruire la source du chômage, c’est-à-dire le capitalisme. Il est donc nécessaire de lier la diminution du temps de travail avec la rupture de ce système d’exploitation qu’est le capitalisme. Il faut donc rejeter toutes ces idées réformistes qui font croire que l’intérêt des travailleurs pourrait être en harmonie avec le bon fonctionnement du capitalisme et l’intérêt des patrons !

 

32 heures OUI !

Dans l’intérêt des travailleurs, sans diminution de salaire et aggravation des conditions de travail !

 

(1) L’Humanité, 23/09/2015

(2) L’exploitation passe par l’extorsion de la plus-value, c’est-à-dire que le temps durant lequel le capital s’approprie la valeur créé supplémentaire au salaire (le salaire qui est le temps nécessaire à la reproduction de la force de travail du prolétaire). Cette plus-value peut être absolue (en allongeant le temps de travail) ou relative (en intensifiant la productivité durant un temps de travail donné).

(3) Marx K., Le Capital, p. 1146, in Marx K., Œuvres, Economie, tome 1, Editions Gallimard, Paris, 1965, 1822 p.

(4) Eric Hayer, « Le (bon) bilan des 35 heures », Alternatives économiques, Hors série, n°092, février 2012.

Editorial VDC Juin: Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

Retrouver le journal complet ICI

Il y a des moments où l’histoire s’accélère sous les coups de boutoir d’une lutte de classe qui se développe à cause de l’aggravation des contractions internes du système de production que le capital n’est plus à même de maîtriser.

           L’ancien équilibre capitaliste impérialiste mondial est remis en cause, l’hégémonie des anciennes nations impérialistes, US en tête est contesté par de nouvelles puissances dites « émergentes » (Chine, Brésil, Inde).

La concurrence sur le marché des capitaux et du travail s’aggrave, les bourgeoisies de la vieille Europe n’ont pas d’autres choix(1) que de faire peser sur le prolétariat et tous les travailleurs le poids de cette concurrence. Et elles le font sur le « coût du travail » c’est-à-dire le coût de reproduction de la force de travail, en dégradant la protection sociale, les salaires directs et indirects, les retraites, en augmentant le prix à payer pour l’éducation des jeunes, futurs travailleurs. Ce processus est déjà largement avancé dans les pays comme l’Angleterre ou l’Allemagne cité en exemple par nos « experts » bourgeois en économie, avec leurs boulots « flexibles », les salaires à 4 euros de l’heure et 10 heures de travail par jour. Cette offensive est menée quel que soit le personnel politique à la direction des affaires de l’État : droite bourgeoisie, social-démocratie, ou la cogestion des deux comme en Allemagne et même gauche de la gauche ou radicale comme récemment en Grèce. Tout parti politique qui ne porte pas clairement la perspective de la destruction du capitalisme et son remplacement par un mode de production supérieur que nous appelons socialisme est toujours amené à prendre de telles mesures. La France a pris un certain retard sur cette voie et c’est au PS et au gouvernement Hollande de se charger du sale boulot.

En 2013 la voix des communistes titrait « la droite en rêvait, la gauche le fait », depuis les attaques contre les travailleurs se sont succédées (ANI, loi Macron.). Le mouvement social, qui continue, au moment où nous écrivons ces lignes, en est la conséquence inévitable. Et il ne sera pas le dernier. Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons d’un tel mouvement. Mais plus que les précédents il aura porté au grand jour les intérêts de classe antagonistes de la société. D’un côté le prolétariat et tous les travailleurs de l’autre la bourgeoisie capitaliste et toutes ses forces politiques, médiatiques et répressives. Pour la première fois cette révolte des travailleurs se produit sous un pouvoir de « gauche » il a mis à mal les illusions sur la gauche réformiste censée défendre les intérêts des travailleurs. Le PS apparaît plus clairement que jamais comme un Parti de gouvernement capable de satisfaire les besoins du capital. L’accueil qui a été réservé à sa délégation au dernier congrès de la CGT démontre une certaine prise de conscience de ce fait. Mais dans ce mouvement aussi les partis de l’ex front de gauche sont particulièrement inactifs politiquement et pratiquement.

Ce mouvement démontre aussi que le dialogue social, la concertation entre « partenaires sociaux » sont des mensonges dans une société où une minorité détient les moyens de productions et d’échanges, politiques et financiers et où la majorité ne dispose que de sa force de travail pour vivre et survivre .

Dès à présent et cela ne peut que s’amplifier à l’avenir, on remarque une certaine radicalisation de syndicalistes et militants politiques et des jeunes. L’opportunité est donnée aux communistes de faire progresser cette radicalisation vers une prise de conscience de l’échec de la voie réformiste et de la nécessité d’abattre le capitalisme afin de mettre fin à l’exploitation de plus en plus brutale de leur force de travail. Dans cet affrontement classe contre classe le prolétariat n’a jamais été aussi fort que quand il disposait d’un parti politique indépendant de la bourgeoisie concentrant et décuplant ses forces, capable d’unifier la lutte des travailleurs des différents pays et entraînant le prolétariat vers l’objectif de renversement du pouvoir de la bourgeoisie.

(1) Ce sont les lois du mode de production capitaliste qui s’imposent aux agents du capital.           .

TOUS DANS LA RUE LE 14 JUIN BLOQUONS LE PAYS POUR LE RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL

Depuis 3 mois, les travailleurs se mobilisent et ont mené l’action contre la loi El Khomri. Les travailleurs ont montré leur force en contrôlant leur outil de travail et développant des actions collectives, de classe : manifestations, grèves et blocages. En face d’eux, le gouvernement, les partis politiques bourgeois et réactionnaires (LR, PS, FN…), les grands médias, ont combattu le mouvement par tous les moyens. La police et la gendarmerie ont été utilisées à de nombreuses reprises pour gazer, interrompre, encercler les manifestations. Aujourd’hui encore, un journaliste se trouve dans le coma, 11 collégiens ont été gazés devant leur collège, des syndicalistes sont traqués comme de vulgaires terroristes.

LA HAINE DE CLASSE DOIT NOUS INCITER A DEVELOPPER NOS ACTIONS

 

Le mouvement a pris de l’ampleur en atteignant les secteurs vitaux : les raffineries, les transports, la SNCF, les centrales nucléaires (EDF), Air France… Il ne s’agit pas là de casseurs pourtant le gouvernement continu à envoyer ses chiens de garde.

La force de l’organisation CGT (mais ce n’est pas la seule) est un atout de taille dans le mouvement. C’est elle qui organise de la manière la plus déterminée la lutte. C’est pour cette raison que toutes les forces réactionnaires s’emploient à isoler la CGT, par une campagne abjecte de haine de classe. Hollande estime que la CGT « prend le pays en otage », Le Foll, porte-parole du gouvernement accuse la CGT d’être responsable de l’augmentation du chômage, Gattaz du MEDEF, estime que la CGT se comporte « comme des voyous, comme des terroristes », Collard du FN, la CGT a un « comportement absolument antidémocratique »… etc.

 

CES PARTIS DEFENDENT LES INTERETS DU CAPITAL

CE SONT LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS

 

         Toute la « bonne société » capitaliste est unanime pour condamner ce mouvement. Ils n’ont pour objectif que de garantir les profits des grands groupes transnationaux. Cette loi et celles qui ont été adoptées avant (Macron, Rebsamen…) ont pour objectif de répondre aux besoins du capital dans le cadre de la concurrence internationale. Tous les grands groupes français qui sont parmi les 500 premiers au niveau mondial, défendent cette loi. Pour les travailleurs et le peuple laborieux, cette loi n’entrainera que misère, misère et misère !

 

IL FAUT SE MOBILISER, S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS

FAIRE NAITRE LA NECESSITE DU PARTI COMMUNISTE

 

  • Nous devons poursuivre notre mobilisation, multiplier les actions dans les entreprises, mobiliser largement pour le 14 juin
  • Nous devons défendre les organisations de la classe ouvrière et notamment la CGT qui est attaquée par Gattaz, le gouvernement et les partis réactionnaires. La réponse des travailleurs doit être d’adhérer en masse à la CGT et d’y défendre une stratégie classe contre classe.
  • Tous ceux qui sont conscients que le système capitaliste ne peut plus amener le progrès, qu’il est justement la cause des reculs sociaux doivent s’organiser politiquement pour renverser ce système et instaurer une société socialiste.

CE GOUVERNEMENT A PERDU SA LEGITIMITE : IL DOIT DEMISSIONNER !

 

ARRET DES POURSUITES CONTRE TOUS LES SYNDICALISTES ET MILITANTS !

LES BLESSES DOIVENT ETRE INDEMNISES PAR L’ETAT

 

RETRAIT RETRAIT RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

La VDC de Juin en vente: Une et sommaire

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Sommaire:

– Editorial:  Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

– Les premiers enseignements de la lutte contre la loi travail

– Le congrès de la CGT: un congrès plein d’espoirs pour l’avenir

– Les 32 heures: une revendication à lier à la lutte anticapitaliste

– Le congrès du PCF: Quelles perspectives pour ce parti? Quelles tâches pour les communistes?

– Les illusions sur la nature de l’Etat

– La réforme électorale de la bourgeoisie

 

Ce numéro est disponible auprès de nos militants, à la librairie du Point du Jour à Paris. Commandez la à rocml@laposte.net ou lisez là sur Internet ICI

Réunion publique à Paris

APPEL

Trois mois de contestation, de grèves, de manifestations et de débats de société contre la Loi El Khomri. La classe ouvrière montre sa détermination. Le mouvement d’opposition large ne faiblit pas malgré la dure répression. Cette opposition arrive dans une phase décisive. Qu›est-ce qui va changer pour les travailleurs immigrés avec cette loi ?
L’ACTIT, ROC-ML (Paris) et d’autres marxistes-léninistes invitent à une

réunion – débat :
Le mouvement sociale contre la loi
El Khomri – son importance, les conditions de sa victoire, ses perspectives.
Samedi 11 juin à 16 h
dans les locaux de l’ACTIT
54, rue d’Hauteville. 75010 Paris (1er étage)

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VAINCRE LE GOUVERNEMENT PS, UNE NECESSITE DE CLASSE

Le tract en PDF ICI

Le mouvement El Khomri est dans une phase importante : la construction de la grève reconductible et l’amplification de la lutte. Pour retirer la « loi travail », tout le monde a conscience que la solution ne peut venir que de nous, de notre mouvement et de notre capacité à imposer un rapport de force radical, de classe, à ce gouvernement du patronat.

 

CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE DE CLASSE

 

TRAVAILLEURS,

 

  • Nous devons continuer de mobiliser à la base, convaincre que cette loi est un retour au XIXème siècle. Pour cela, nous devons lier les revendications d’entreprise et locales à celles contre la loi Khonnerie.
  • Nous sommes la force qui peut faire céder le gouvernement. Pour cela, nous devons construire la grève reconductible, toucher le capital et l’Etat à son service en plein cœur en bloquant économiquement le pays.
  • Nous devons aussi protéger les jeunes qui font face, comme nous, à la répression dans les manifestations. Montrons leur que les syndicats sont avec eux car le gouvernement essaye de nous diviser !

 

ETUDIANTS, LYCEENS,

  • Nous avons été touchés par la répression. Nous avons pris conscience que la police est au service de l’Etat qui défend les intérêts de la bourgeoisie. Notre force de mobilisation et notre radicalité ne peut être que dans la liaison avec les travailleurs qui organisent la reconduction de la grève et le blocage économique.
  • Certains n’ont que le mot « grève générale » à la bouche et s’en prennent aux syndicats Même si les syndicats ne sont pas révolutionnaires, ce sont les seules organisations de masse à mettre massivement les travailleurs dans l’action. La CGT a toujours affirmé le rejet de la loi Khomri, que la violence venait de la police. La reconduction de la grève ne peut que se construire grâce aux syndicats. La division « jeunes » « syndicat » est une arme du gouvernement.
  • Nous ne serons forts que si nous restons unis avec les travailleurs. Pour cela, organisons des caisses de grève en faveurs des secteurs et des boites qui se mobilisent puissamment et dans la durée. Faisons des collectes d’argent sur nos lieux d’études, de travail, dans les quartiers. Allons sur les actions de blocages, aidons les travailleurs à bloquer l’économie, apportons y notre solidarité, invitons les dans les facs et à Nuit Debout.

 

LUTTONS, ORGANISONS NOUS ET BLOQUONS LE PAYS JUSQU’AU RETRAIT

LA SOLUTION POLITIQUE 

N’EST PAS EN 2017

 

Les « pseudo frondeurs » ont montré leur vrai visage lors du vote de la censure au gouvernement. Ils ne sont pas crédibles. Les réformistes, c’est-à-dire les anciennes organisations composant le Front de Gauche, estiment que seule « une majorité législative » peut modifier la donne. Leurs organisations sont tournées vers les élections, non vers la lutte. Ils prétendent possible une autre politique dans le cadre de ce système !

 

Le problème c’est le capitalisme : il faut l’abattre ! Nous devons construire un Parti qui défende les intérêts politiques des travailleurs de manière permanente, qui liera les luttes pour les revendications immédiates à la perspective révolutionnaire du renversement du capitalisme !

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