Face au coup de force US et sioniste, rassemblons nous à Pau !

Le Collectif Palois pour une Paix Juste et Durable pour les Palestiniens et les Israéliens
Nous dénonçons, avec la plus grande force, la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale unifiée d’Israël en y transférant l’ambassade des Etats-Unis.
Faut-il rappeler qu’Israël n’existe que par la résolution 181 de l’ONU et que celle-ci exigeait que Jérusalem soit protégée par une zone internationale. Ce n’est que par la force armée qu’Israël s’est approprié la partie Ouest en 1948, puis en 1967 Jérusalem-Est.
Trump ainsi, à la suite de Netanyahu piétine l’ONU et le droit international, notamment la résolution 2334 du 23 décembre 2016 qui dénonce la colonisation.
La décision de Trump à la suite du gouvernement israélien enterre donc définitivement toutes les solutions de paix au Proche-Orient.
Dans leurs revendications pour vivre en paix, les Palestiniens veulent que leur pays soit Gaza et la Cisjordanie, toute la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est comme capitale.
Les Etats Unis ne sont donc plus qualifiés pour mener un quelconque processus de paix. C’est à la France et à l’Europe qu’il reviendra de le faire.
Nous dénonçons le coup de force américain et nous demandons à la France et à l’Europe de prendre le relai, ce qu’ils auraient pu faire depuis longtemps :
Le mercredi 13 décembre à 18 heures devant la Préfecture de Pau.
Le Collectif Palois. Premiers signataires : MRAP, LDH, UJFP, AFPS, Libertat, Emmaüs Lescar-Pau, Rassemblement Organisé des Communistes M-L, PCF section de Pau-A

UJFP, Le CRIF ne représente pas les Juifs de France. Il nous mène à la catastrophe.

Le ROCML partage ce communiqué analyse de l’UJFP et appelle tous les militants marxistes-léninistes, progressistes à s’associer aux mobilisations en faveur du peuple palestinien. Les communistes seront toujours du côté des peuples opprimés face aux menées de l’impérialisme. C’est pour cela que nous soutenons la lutte du peuple palestinien face au colonisateur sioniste, que nous soutenons aussi la lutte du peuple kurde pour le droit à son autodétermination. 

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L’UJFP s’adresse solennellement aux Juifs de France.

Donald Trump vient de violer un peu plus le droit international en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et en mettant fin pour longtemps à toute perspective de paix fondée sur l’égalité des droits et la justice au Proche-Orient.

Il confirme son alignement complet sur les Chrétiens sionistes américains (qui sont des antisémites) et sur un gouvernement israélien d’extrême droite qui a totalement libéré la parole raciste ou la déshumanisation de « l’Autre ».

La dernière déclaration du CRIF demandant que la France imite Trump est ahurissante.

Le CRIF est issu de la résistance. Il a été fondé avec le souci de représenter les Juifs de France dans toute leur diversité après le génocide nazi. Cette diversité était encore perceptible quand Théo Klein en était le président (1983-89). Théo Klein a rompu avec le CRIF en 2012.

Le CRIF est devenu, à l’image de l’AIPAC aux Etats-Unis, une officine totalement inféodée à l’extrême droite israélienne. En 2001, l’ancien président Bush avait déclaré « la guerre du bien contre le mal », le mal étant les Arabes, les musulmans, le Tiers-monde. Le CRIF essaie d’enrôler les Juifs de France dans ce camp-là, ce qui est une rupture complète avec leur histoire. L’histoire des Juifs de France, c’est la lutte pour l’émancipation. Elle est marquée par l’acquisition de la citoyenneté pendant la Révolution Française, par l’Affaire Dreyfus pendant laquelle les Juifs ont reçu le soutien de la partie progressiste de la société française, par la résistance juive au nazisme, par l’engagement massif de Juifs dans des combats pour l’égalité et la justice sociale.

Faut-il énumérer les actes les plus scandaleux et les déclarations racistes du CRIF ?
En 2002, l’ancien président du CRIF Cukierman a déclaré que le score de Le Pen était « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». Le 31 décembre 2016, William-Gilles Goldnadel, par ailleurs avocat de Florian Philippot et Patrick Buisson (qui a dirigé pendant des années le torchon antisémite « Minute ») explique que : « des colonies de peuplement, contre l’avis des autochtones, il y en a en Seine Saint-Denis. Un Juif est moins étranger en Judée ».

Faut-il rappeler les campagnes haineuses contre Jean Ferrat (dont le père a été assassiné à Auschwitz) accusé d’avoir écrit une chanson antisémite (Nuits et Brouillard !) ? Ou la campagne contre Charles Enderlin accusé d’avoir « trafiqué » les images sur la mort du petit Mohammed al-Dura à Gaza en 2000 ?

Faut-il rappeler ces « dîners du CRIF » où les responsables politiques qui le souhaitent s’y rendent, mais se doivent de faire allégeance et où les rares autres responsables qui osent émettre le moindre doute sur la politique israélienne se font instantanément traiter d’antisémites ?

Non seulement le CRIF soutient une politique raciste contre les Arabes et criminelle contre les Palestiniens, mais cette politique est totalement suicidaire pour les Juifs que le CRIF met sciemment en danger. Cette politique tourne délibérément le dos à la demande légitime de sécurité à laquelle elle prétend répondre.

Quand Nétanyahou explique aux Juifs de France que leur pays, c’est Israël et qu’ils doivent partir, on est ahuri du silence d’approbation du CRIF : aucun antisémite depuis Vichy n’avait osé dire aux Juifs qu’ils n’étaient pas chez eux en France. Est-ce la position du CRIF ? Le CRIF soutient-il la loi qui va être présentée à la Knesset faisant d’Israël l’Etat-Nation du peuple juif, excluant les Palestiniens et transformant les Juifs de France en étrangers dans leur propre pays ?

Quand Nétanyahou fait une déclaration totalement négationniste (21 octobre 2015) à savoir qu’Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs et que c’est le grand Mufti qui lui aurait soufflé cette solution, on est stupéfait par le silence du CRIF, qui prétend pourtant défendre la mémoire du génocide.

L’UJFP s’adresse aux Juifs de France : vous avez une histoire, une mémoire, des identités multiples. Votre place n’est pas au côté d’une officine raciste qui soutient inconditionnellement l’occupation et la destruction de la Palestine. Officine qui essaie de vous séparer des victimes du racisme quotidien.

Si vous n’êtes pas persuadés que la politique du CRIF est immorale et tourne le dos à toutes les valeurs juives, soyez persuadés qu’elle vous met sciemment en danger.

La place des Juifs de France, c’est d’être au côté de toutes les victimes du racisme ou du colonialisme, c’est d’être pour le « vivre ensemble » et l’égalité des droits. En France et au Proche-Orient.

Le Bureau national de l’UJFP le 8 décembre 2017

Source : http://www.ujfp.org/spip.php?article6053

Dossier sur l’URSS

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1917 – 2017    LE COMMUNISME

RESTE L’AVENIR DE L’HUMANITE

L’année 2017 rime avec centenaire de la révolution d’octobre. Un événement qui ébranla le monde tant il remit en cause la toute puisse de l’impérialisme et du capitalisme. Cent ans après, le projet de la révolution d’octobre reste bien vivant. Il est une alternative au capitalisme et à toutes ses oppressions.

Au-delà des critiques, au-delà des erreurs qu’il est nécessaire de comprendre et de retirer, il est primordial en ce centenaire de montrer le véritable visage du communisme. Et quel travailleur, quel militant pourra dire, après avoir lu cet article que tout un siècle de combat communiste est à jeter aux orties ?

 

LES APPORTS DU SOCIALISME POUR LE MONDE  DU TRAVAIL

 

Les mesures socialistes issues de la révolution d’Octobre sont rapidement popularisées dans le monde et séduisent le mouvement ouvrier mais aussi une partie des intellectuels des pays impérialistes et colonisés. L’intensification du rapport de force en faveur du mouvement révolutionnaire pousse les bourgeoisies à adopter des mesures réformistes en faveur de la classe ouvrière, notamment dans les pays impérialistes : sécurité sociale, instruction gratuite, congés payés… Bien entendu, l’origine soviétique de ces acquis est cachée. Parmi ces mesures, on peut citer la gratuité de l’enseignement à tous les degrés (cela peut faire pâlir la France même un siècle après la révolution d’Octobre !), l’entrée gratuite aux maisons de culture, la gratuité des soins, des médicaments, du dentiste (dans quel pays a-t-on tout cela mis en place ?). La journée de travail est aussi réduite (7h avant la 2nde GM, 8h après).

Les travailleurs les plus exposés au travail physique ou dangereux ont des journées réduites à 6 heures de temps (mines, industries chimiques…).

Le monde du travail a accès aux congés payés et aux maisons de repos. Ces mesures socialistes ont influencé le monde entier. La classe ouvrière internationale s’en est emparée dans ses revendications, se battant pour l’accès à la santé, à l’école. En France par exemple, les acquis obtenus en 1945 comme la sécurité sociale sont le fait des communistes. Leur place dans la résistance et au sein du mouvement ouvrier et populaire a permis d’imposer des réformes en faveur des travailleurs. La sécurité sociale s’inspire explicitement du modèle socialiste soviétique. Elle est mise en place par un ministre communiste Ambroise Croizat. Bien entendu, cette partie de l’histoire est masquée par la bourgeoisie qui diffuse sa version officielle de l’histoire. Ce serait De Gaulle l’auteur à lui tout seul de la sécurité sociale et du Conseil National de la Résistance.

 

Au XXe siècle, la révolution d’octobre sonne le début des révolutions sociales et socialistes. Tous les mouvements révolutionnaires et progressistes qui ont traversé le XXème siècle se sont inspirés, d’une façon ou d’une autre de cette révolution fondatrice. Cependant, l’échec des révolutions à la fin du XXème siècle, instrumentalisé par la bourgeoisie a conduit le mouvement ouvrier à végéter dans le réformisme, et dans le cadre du capitalisme et a oublié les enseignements de deux siècles de lutte et d’expériences. Aujourd’hui il en paie le prix cher car la bourgeoisie fait face à un mouvement ouvrier et populaire désarmé.

 

LE SOCIALISME ET LE DROIT DES FEMMES

 

La révolution d’Octobre participe aussi à développer la lutte pour le droit des femmes et leur émancipation sociale et politique dans la société socialiste. Comme le remarque l’Internationale Communiste, « L’égalité non formelle, mais réelle de la femme n’est possible que sous un régime où la femme de la classe ouvrière sera la maitresse de ses instruments de production et de répartition, prenant part à leur administration et portant l’obligation du travail dans les mêmes conditions que tous les membres de la société travailleuse ».

Sous le capitalisme, la question des femmes est réglée de manière bourgeoise. Leur émancipation à la maison se fait de façon individuelle, en fonction de la fortune. Dans les familles bourgeoises l’éducation, les tâches ménagères sont prises en main de manière individuelle et privée par des salariés domestiques. Un tel modèle ne pourrait se développer à l’échelle de toute la société. Quant à la prétendue accession des femmes aux fonctions capitalistes, elles ne se libèrent de leur oppression familiale et domestique que pour exploiter la classe ouvrière, hommes et femmes confondus. La masse des femmes travailleuses quant à elle continue à être victime de la concurrence capitaliste en touchant comme en France, en moyenne 20 % de moins de salaire qu’un travailleur masculin. Comme le remarque Clara Zetkin, « l’émancipation de la femme comme celle de tout le genre humain ne deviendra réalité que le jour où le travail s’émancipera du capital ».

La Russie soviétique a été un modèle pour les militants du monde entier car les mesures prises étaient très avancées politiquement. Pour Lénine, ce sont « les masses qui prennent en main la politique, (…) l’édification de la société nouvelle », les femmes ont donc une part aussi active que les hommes dans cette société nouvelle. Pour permettre l’émancipation des femmes, le mouvement communiste organise chaque année depuis 1921 la journée internationale des travailleuses. Aujourd’hui encore, cette manifestation issue du mouvement communiste existe même si ces mots d’ordres sont dévoyés, détournés par la bourgeoisie. C’est le rôle de tout communiste ou militant de faire de cette journée, comme auparavant, une journée de lutte pour les revendications des femmes, de propagande pour le socialisme, seul système pouvant réellement émanciper les femmes jusqu’au bout.

Ce discours en faveur de l’égalité homme-femmes et de leur émancipation n’est pas simplement resté sur le papier. Sous le socialisme, l’Etat a pris en charge des fonctions autrefois dévolues aux femmes comme l’alimentation grâce aux cantines collectives et souvent gratuites, le développement des crèches collectives, des écoles, des logements communautaires. Cela a permis de limiter les tâches domestiques souvent dévolues aux femmes et de favoriser les « habitudes collectives » des enfants. Comme l’affirme Alexandra Kollontaï, « D’une part, la république des travailleurs fait participer la femme au travail production, et d’autre part, elle s’efforce d’organiser la vie quotidienne sur les bases nouvelles qui assoiront les fondements du communisme, elle inculque aux gens des habitudes, des points de vue et des conceptions collectivistes ».

 

L’Etat soviétique favorise une législation très progressiste en faveur des travailleurs, et de l’égalité hommes-femmes, cassant l’emprise de la religion et des régimes réactionnaires antérieurs sur les citoyens soviétiques. Dès 1917, le mariage est laïcisé, le divorce instauré. En 1920, l’avortement est légalisé. En 1927, les concubins obtiennent les mêmes droits que les mariés. Cependant, dans les années 1930, l’Etat soviétique revient en arrière sur l’avortement.

 

LA REVOLUTION D’OCTOBRE  ET LA QUESTION COLONIALE

La révolution d’Octobre a influencé les peuples du monde entier. Les communistes ont dénoncé devant le monde entier la domination impérialiste sur les colonies et ont soutenu les luttes anticoloniales, autant du côté des peuples colonisés que de l’intérieur des puissances impérialistes. La révolution d’Octobre lie l’émancipation de la classe ouvrière à la libération des colonies et des peuples opprimés. Le IIè congrès de l’Internationale Communiste s’exprime ainsi :

« Dans la question des colonies et des nationalités opprimées, les Partis des pays dont la bourgeoisie possède des colonies ou opprime des nations, doivent avoir une ligne de conduite particulièrement claire et nette ». Voyant ainsi dans les communistes un authentique défenseur de leurs intérêts, les mouvements anti-impérialistes et de libération nationale vont se lier au mouvement communiste international. La révolution d’Octobre devient donc un phare d’espérance pour les peuples du monde entier. Les sympathies affluent vers l’Union Soviétique. Le communisme a joué un rôle essentiel dans la grande décolonisation des années 1950-1960. Les dirigeants révolutionnaires anticolonialistes comme Ho Chi Minh, Castro, Nasser reconnaissent le rôle révolutionnaire  joué par l’URSS pour mettre à mal le système colonial. Le mouvement communiste se positionne comme la seule force politique qui soutient réellement le combat des colonisés dans les métropoles capitalistes-impérialistes, qui voit dans le mouvement des peuples coloniaux un allié du prolétariat pour vaincre l’impérialisme. Les socialistes de la IIème Internationale ont fait entièrement faillite et ont soutenu toutes les sales guerres coloniales.

Comme le remarque Lénine, « Les masses laborieuses des pays coloniaux et semi-coloniaux, qui forment l’immense majorité de la population du globe, ont été éveillées à la vie politique dès le début du XXème siècle, notamment par les révolutions de Russie, de Turquie, de Perse et de Chine. La guerre impérialiste de 1914-1918 et le pouvoir soviétique en Russie font définitivement de ces masses un facteur actif de la politique mondiale et de la destruction révolutionnaire de l’impérialisme, bien que la petite bourgeoisie instruite d’Europe et d’Amérique, y compris les chefs de la IIe Internationale et de l’Internationale II½, s’obstinent à ne pas le remarquer.»

 

LE MOUVEMENT COMMUNISTE ET LA LUTTE CONTRE LE RACISME

Le mouvement communiste a eu un rôle essentiel dans la lutte contre le racisme et la xénophobie. Dans un monde où l’antisémitisme se développe en Europe et aux Etats-Unis, où les peuples d’Asie et d’Afrique sont considérés comme des êtres inférieurs, le mouvement communiste combat radicalement cette idée. Le communisme incite les travailleurs à s’unir contre le racisme. Celui-ci est combattu comme un instrument de division des travailleurs. La lutte antiraciste revêt un caractère de classe et se relie à la lutte contre la bourgeoisie capitaliste et coloniale. Le 4e congrès de l’IC en 1922 estime que « c’est avec une grande joie que l’IC voit les ouvriers nègres exploités résister aux attaques des exploiteurs, car l’ennemi de la race nègre est aussi celui des travailleurs blancs ». « L’Internationale communiste (…) n’est pas seulement l’organisation des ouvriers blancs d’Europe et d’Amérique, mais aussi celle des peuples de couleur opprimés du monde entier ».

La bourgeoisie dirait qu’il ne s’agit là que de paroles ou que dans le monde capitaliste, l’antiracisme est une des valeurs essentielles aujourd’hui. Cependant, il ne faut pas oublier que dans les années 1960, aux Etats-Unis, les populations noires sont victimes de racisme quotidien et d’une politique de ségrégation. Là, les historiens sérieux reconnaissent le rôle primordial des communistes. D’après Howard Zinn, les noirs restaient invisibles dans la société US des années 30. « Seuls les radicaux tentèrent de renverser les barrières de race : les socialistes, les trotskistes et les communistes surtout. Le CIO, sous l’influence des communistes, mobilisait les Noirs dans les industries de production de masse. (…) Il existait désormais des tentatives d’unir les travailleurs blancs et noirs dans la lutte contre l’ennemi commun ».

En Union Soviétique, le racisme est combattu. Pendant que beaucoup de dirigeants US et européens sympathisent avec les thèses racistes et antisémites des nazis, l’URSS a fait beaucoup pour sauver les juifs persécutés. Les juifs purent s’intégrer pleinement sous le régime soviétique. Les dirigeants soviétiques avaient fait leur l’idée de Lénine que « les ennemis des travailleurs, ce ne sont pas les juifs. Ce sont les capitalistes de tous les pays ».  Seul l’Etat socialiste soviétique accueillit les juifs persécutés d’Europe de l’Est. L’historien US Arno Mayer explique qu’à partir de l’été 1940, les Soviétiques évacuent vers l’intérieur de leur territoire un grand nombre de juifs de Pologne et des frontières allemandes pour qu’ils travaillent dans les industries de guerre soviétique. Contrairement à la France, le « pays des droits de l’Homme », La citoyenneté soviétique fut offerte à ces juifs « à une époque où la plupart des autres nations refoulaient ces réfugiés ou les internaient en tant que citoyen d’un pays ennemi, comme apatrides ou immigrants sans visa ». L’URSS a sauvé ces populations persécutées et participé en première ligne au combat contre l’antisémitisme avec la naissance du mouvement de la paix et de mouvements contre l’antiracisme et l’antisémitisme après 1945.

 

LES RÉUSSITES DU SOCIALISME  DANS LA QUESTION NATIONALE

 

La révolution d’Octobre mené par les bolcheviks met à mal la prison des peuples tsariste qui favorisait le nationalisme grand-russe et opprimait les nationalités périphériques (baltes, ukrainiens, géorgiens…). Pour la première fois de l’Histoire, il n’y a plus de peuple supérieur aux autres, plus de peuples opprimés.

           L’URSS, sous la direction de Lénine et Staline a favorisé le développement politique et culturel des nationalités. Les peuples opprimés sont libérés des privations nationales qu’ils subissaient par le nationalisme grand-russe. L’auto-détermination est laissée à chaque peuple de l’URSS. L’URSS est regroupement fédéral de nationalités qui ont librement choisies de s’associer. L’historien Marc Ferro, qu’on ne peut pas soupçonner de « pro-stalinisme » le montre bien. Staline, commissaire du peuple aux nationalités, a un rôle essentiel car il a construit la politique de l’URSS sur les nationalités. Pour Ferro, l’URSS a réalisé une véritable « dé-russification des instances chargés de décider de ces territoires non-russes ». Le parti bolchevik a mis en place une « régénération des cultures nationales (…). De la sorte, il était mis fin à toutes les frustrations collectives réelles ou latentes. En ce sens, aucun régime n’a autant fait pour les « cultures minoritaires » les utilisant dans l’intérêt même de l’Etat ».

De même, l’URSS a créé les conditions pour que les anciens peuples opprimés prennent en main la direction de leur territoire fédéral ou autonome. « L’injection d’un nombre croissant de cadres non-russes dans le système institutionnel fédéral, à l’échelon pan soviétique, fut une politique constante ».

La révolution d’Octobre n’était pas une simple proclamation. Ses dirigeants ont créé par l’économie, le développement d’une industrie nationale, l’éducation à la fois nationale et soviétique les moyens d’émanciper des peuples qui étaient condamnés à l’arriération et à la dépendance des intérêts du capitalisme grand-russe et tsariste. La politique socialiste consiste donc à donner et à mettre en place l’égalité des droits entre les peuples, droit qui est nié par l’impérialisme et ne peut aboutir qu’avec l’alliance entre peuples opprimés et le mouvement ouvrier et communiste.

 

LE PARTI, ELEMENT ESSENTIEL POUR LA VICTOIRE REVOLUTIONNAIRE

 

« C’est, d’abord, la conscience de l’avant-garde prolétarienne et son dévouement à la révolution, sa fermeté, son esprit de sacrifice, son héroïsme. C’est, ensuite, son aptitude à se lier, à se rapprocher et, si vous voulez, à se fondre jusqu’à un certain point avec la masse la plus large des travailleurs, au premier chef avec la masse prolétarienne, mais aussi la masse des travailleurs non prolétarienne. Troisièmement, c’est la justesse de la direction politique réalisée par cette avant-garde, la justesse de sa stratégie et de sa tactique politiques, à condition que les plus grandes masses se convainquent de cette justesse par leur propre expérience. A défaut de ces conditions, dans un parti révolutionnaire réellement capable d’être le parti de la classe d’avant-garde appelée à renverser la bourgeoisie et à transformer la société, la discipline est irréalisable. Ces conditions faisant défaut, toute tentative de créer cette discipline se réduit inéluctablement à des phrases creuses, à des mots, à des simagrées. Mais, d’autre part, ces conditions ne peuvent pas surgir d’emblée. Elles ne s’élaborent qu’au prix d’un long travail, d’une dure expérience; leur élaboration est facilitée par une théorie révolutionnaire juste qui n’est pas un dogme, et qui ne se forme définitivement qu’en liaison étroite avec la pratique d’un mouvement réellement massif et réellement révolutionnaire. »

Extrait: Lénine, La maladie infantile du communisme, le gauchisme.

 

Communiqué ROCML après le deuxième tour des élections présidentielles 2017

 

Résultats du 2nd tour de l’élection présidentielle :

Le candidat du grand capital est au pouvoir !

 Avec 66,1 % des suffrages exprimés, Emmanuel Macron devient le nouveau président de la République face à Marine Le Pen. Cependant, contrairement à 2002, aucun front républicain ne s’est mis en place dans la rue pour contrer le FN. En effet, ni le front des millionnaires autour de Macron, ni le front de la haine raciste ne pouvaient représenter une alternative pour les travailleurs. Et ceux qui criaient au loup fasciste ont finalement été balayés par la réalité. La réalité, c’est que Marine Le Pen a eu le rôle d’épouvantail réactionnaire et xénophobe pour servir de repoussoir et faire élire le candidat préféré du capital, Macron. La réalité, c’est que c’est cette politique d’offensive du capital qui fait monter le FN depuis 20 ans. On a bien vu que les fronts républicains derrière la bourgeoisie ne sont pas un moyen d’empêcher la montée du FN. Ils hurlent 15 jours contre le FN et appliquent des politiques régressives contre les travailleurs, durant 5 autres années. La solution on la connaît pourtant. On a vu durant les différents mouvements sociaux que seule la lutte massive des travailleurs permettait de faire disparaître le FN de la scène publique.

Cette victoire de Macron montre la capacité de la bourgeoisie à s’organiser pour imposer ses intérêts aux masses populaires. L’élection de Macron n’est pas la victoire d’un parti ou d’une aventure individuelle. C’est la capacité du système capitaliste mis à mal par la crise économique à surmonter provisoirement la crise du système institutionnel. Les partis traditionnels de gouvernement (PS et LR) ont été laminés. Le capital recherche un renouvellement car ces partis ne sont pas parvenus à répondre à ses exigences. L’affrontement de classe lors de la lutte contre la loi El Khomri a aiguisé les contradictions au sein du PS et contribué à l’ébranler.

Cette élection a montré le visage antidémocratique de la république bourgeoise. Macron est élu par seulement 43 % des inscrits. Il y a eu 34 % d’abstentionnistes et de votes blancs et nuls au 2nd tour. 40 % des 25-35 ans n’ont pas voté, ainsi que 32 % des ouvriers. N’oublions pas aussi que la masse des travailleurs immigrés n’a pas le droit de vote. Les travailleurs, les jeunes ont bien compris que le programme de Macron est celui des monopoles et du capital.

 

Comme nous l’avons déjà affirmé avant le premier tour, les travailleurs n’avaient rien à gagner du résultat final de cette élection. Toute la machine institutionnelle était « en marche » pour faire gagner un programme qui s’attaque aux droits des travailleurs, qui défend l’offensive de l’impérialisme français dans le monde et qui défend les monopoles. Il est donc du devoir de tous les communistes, syndicalistes, travailleurs de mettre en avant la nécessité de lutter pour repousser les assauts à venir. Les législatives n’empêcheront pas Macron de mettre en place sa politique. Aujourd’hui aucune politique réformiste ne peut répondre aux besoins des travailleurs. C’est en s’organisant pour lutter qu’ils pourront repousser les assauts du capital contre leur intérêts fondamentaux.

 

            Les luttes locales et nationales doivent converger, se coordonner pour aller vers une grande mobilisation politique et syndicale nationale contre le pouvoir bourgeois, contre le capitalisme !

            Les communistes ont pour tâche d’unir tous ceux qui pensent que le capitalisme a fait son temps et que seul le socialisme peut répondre aux besoins essentiels des travailleurs, des jeunes, des femmes.

 

CONTRE LES ATTAQUES DU FRONT DES MILLIONNAIRES AVEC A SA TETE MACRON

PREPARONS LA RIPOSTE DES TRAVAILLEURS

Les députés du Front de Gauche votent l’état d’urgence !

Article issu de la VDC de décembre à retrouver ICI

Après les attentats de Paris, les députés du FDG ont voté l’état d’urgence et sa prolongation, ils ont chanté la Marseillaise au Congrès national en compagnie des partis bourgeois : le PS, Les Républicains-UDI et le FN. Les dirigeants du FDG et du PCF qui prétendent toujours être « responsables » ont par ce vote irresponsable appuyé la politique répressive des mobilisations de travailleurs. Pire encore, André Chasseigne, député du PCF et porteur de la position du FDG s’est félicité de « donner à notre Etat (…) les moyens de remplir ses missions régaliennes sans lesquelles nous sommes condamnés à l’échec. Comment vaincre sans une police et une armée forte ? ». Dans la même veine, le FDG et le PCF se sont félicités de la fin de l’austérité sur la sécurité (L’Humanité, 20/11). Nous aurait-on caché que l’ANI, la loi Macron, les réformes des retraites de l’éducation ont été abrogées ? Les syndicalistes, les militants arrêtés lors des manifestations interdites ont surement approuvé la fin de l’austérité dans la police. Les moyens supplémentaires de l’état d’urgence ont bien été augmentés… mais pour s’en prendre aux manifestants

Pourtant, le mouvement ouvrier ne s’y est pas trompé, et a compris très rapidement les dangers de cet état d’urgence que les dirigeants du FDG ont voté. La CGT a pris une position courageuse en disant : « Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social » (CCN CGT 18/11). De nombreuses sections syndicales (UD 75-77…) ont pris position pour refuser le piège de l’union nationale et de l’état d’urgence. Les événements ont montré que le gouvernement a instrumentalisé ces attentats pour mener une politique de terreur sociale sur les manifestations pour les migrants ou durant la COP21. Pierre Laurent peut toujours venir pleurnicher le 2 décembre, devant les travailleurs d’Air France, sur l’utilisation de l’état d’urgence pour faire taire les mobilisations sociales, il n’en reste pas moins que les députés FDG sont aussi responsables de cette situation.

 

L’expérience dans des événements aussi complexes a montré que les dirigeants réformistes du FDG lâchent les intérêts des travailleurs à la moindre pression. Il est temps de repousser ces parlementaristes qui se mobilisent davantage dans des machinations au sein de l’appareil d’Etat bourgeois, plus que pour mobiliser la classe ouvrière. Il est temps de construire nos mobilisations et nos organisations de classe.

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