Rapport du ROCML, Analyse de la situation politique après les élections

Les élections présidentielles dans la république démocratique bourgeoise sont un événement nécessaire et capital pour maintenir la domination politique de la bourgeoisie sur les autres classes de la société et principalement sur le prolétariat. Elles portent au pouvoir des gérants loyaux du capitalisme.

        Le système d’alternance droite gauche qui jusqu’à présent permettait à la bourgeoisie d’assurer « démocratiquement » sa domination a été mis à mal par le développement des contradictions internes à la bourgeoisie (les affaires et la corruption) et par la lutte de classe (lutte contre la loi travail). Les discordances sur la politique à mener se sont multipliées et accentuées au sein même des partis de gouvernement à droite comme à gauche.

L’opération Macron a été la réponse de la bourgeoisie pour surmonter cette situation. Elle a réussi momentanément à éviter la crise politique. Macron mis en avant par la bourgeoise monopoliste (fraction dominante de la bourgeoise) est devenu le candidat de toute la classe bourgeoise et a été élu. La bourgeoise en tant que classe a réussi à préserver sa domination politique.

Il ne pouvait en être autrement. Sans une classe ouvrière organisée, politiquement consciente c’est toujours la réaction qui est victorieuse. Tant que sa domination ne sera pas remise en cause par le prolétariat, la bourgeoisie se prêtera au jeu démocratique.

        Sous la VIème république la tendance est au renforcement du pouvoir exécutif, le parlement est réduit à une simple chambre d’enregistrement. L’aggravation de la crise et le développement des tensions impérialistes poussent à un pouvoir exécutif fort, autoritaire. L’État impérialiste a besoin d’un dirigeant fort, qui mène des guerres, impulse un programme offensif contre les travailleurs.

L’abstention massive a montré que seules les couches dominantes de la société croient encore au système politique actuel. Mais cette abstention des couches populaires et de la classe ouvrière est d’une manière générale révélatrice d’une passivité et d’un désintérêt pour la politique en général. Par contre pour une minorité de la classe ouvrière, l’abstention est révélatrice d’un début de prise de conscience politique qui s’est traduit par le refus d’aller voter dès le premier tour, pour un quelconque candidat, refusant de céder un chantage du danger d’extrême droite. Elle n’attendait rien du jeu politique bourgeois. Mais la prise de conscience sur la nécessité d’un changement politique radical anti capitaliste n’existe pas et les illusions réformistes sur la possibilité d’aménager le capitaliste sont encore fortes.

        Enfin le score de Macron et la victoire de la République En Marche aux législatives montrent la mobilisation de certaines couches sociales dominantes (bourgeoisie, cadres supérieurs) autour du programme des monopoles soutenu par Macron. La majorité des travailleurs n’a pas voté pour Macron.

Le FN et Marine Le Pen, représentant la frange réactionnaire de la bourgeoisie, capte par sa politique de haine réactionnaire et sa démagogie sociale les éléments les plus arriérés de la société, ceux qui sont les plus éloignés de la politique.

La bourgeoisie monopoliste fraction dominante de la bourgeoisie ne voulait pas porter au pouvoir de Marine Le Pen. Elle a simplement servi d’épouvantail pour permettre la victoire de Macron. Le pourcentage de voix élevé qu’a obtenu le FN montre cependant que les idées réactionnaires et chauvines sont puissantes aujourd’hui dans la société. Depuis le 2e tour des présidentielles, le FN est secoué par des contradictions internes sur la question de l’Union Européenne et de l’euro qui peuvent conduire à une crise au sein de ce Parti.

            La division des forces réformistes entre le PCF et la FI a entraîné leurs faiblesses même s’ils réalisent un nombre de députés plus important que lors des législatures précédentes. La FI a la volonté de remplacer le Parti socialiste, d’être hégémonique et d’être le pôle de la gauche réformiste face au PCF. Des illusions existent sur la nature de la France Insoumise chez les éléments avancés. Les dirigeants de la FI sont tous issus de courants de la gauche du PS, acteurs de la vie institutionnelle bourgeoise (Voir le parcours de Mélenchon depuis Mitterrand, Corbières, Coquerel, Simmonet qui étaient tous au PS… Mélenchon avec un discours plus radical tente d’apparaître comme la seule force réformiste sur la scène politique. La FI et le PCF ont utilisé les luttes sociales mais n’ont pas cherché à les développer durant les élections. Au contraire, ils ont appelé le mouvement ouvrier à faire élire leurs députés. Ils ne remettent pas en cause le système capitaliste. Ils suivent le mouvement plus qu’ils ne cherchent à l’amener à affronter le capitalisme en tant que système.

        En vérité, l’assemblée nationale ne peut pas être le lieu du combat contre le capital. Elle peut être tout au plus un reflet déformé de la lutte des classes. La majorité des députés FI ou PCF élus sont des éléments insérés dans la vie institutionnelle, habitués à cogérer avec la bourgeoisie et à participer au « dialogue social ». Ces députés ne sont pas d’authentiques dirigeants de la classe pour défendre dans l’assemblée les aspirations des secteurs les plus engagés de la classe ouvrière et montrer que cette assemblée est la chambre d’enregistrement et de gestion des intérêts de la bourgeoisie. Au contraire La FI et le PCF vont utiliser le mouvement ouvrier et leurs luttes pour les dévoyer et servir leurs intérêts parlementaires et réformistes.

            La victoire de Macron révèle la crise des partis institutionnels bourgeois qui se partageaient auparavant le pouvoir : le PS et LR. Mais le pouvoir de Macron et la cohésion de son groupe est fragile. C’est une solution provisoire trouvée par la bourgeoisie pour maintenir dans l’urgence son jeu démocratique. Une recomposition à sa droite comme à sa gauche est en cours et donc la possibilité de retrouver lors des élections futures une nouvelle alternance droite gauche. Cette crise du système institutionnel bourgeois (les réformes du capital ne vont pas assez vite, sont trop limitées, ou ne parvenant pas aux résultats escomptés) a laminé les anciens partis institutionnels.

        Le PS a essuyé une défaite cinglante lors des présidentielles. Une grande partie de son électorat s’est portée sur d’autres candidats. Cela est le résultat de cinq années de pouvoir où il a fait une politique ouvertement contre les travailleurs. Le PS n’est pas parvenu à relever la tête aux législatives malgré son maillage important sur le territoire français. Il est clair que cette faillite politique a accéléré les départs vers LREM et peut conduire à une recomposition de la gauche bourgeoise autour de la France Insoumise.

Nous sommes à une de ces périodes de crise politique de la bourgeoisie où le rapport entre les forces politiques se renouvelle. C’est aussi une période d’instabilité, d’incertitude pour la bourgeoisie et ou les travailleurs se méfient du système de représentation politique, ils peuvent cherchent des solutions hors du jeu politique traditionnel.

            Les Républicains quant à eux ont subi une défaite importante aux législatives. Face au radicalisme catholique et sociétal du discours de Fillon et aux affaires de corruption, beaucoup de courants de droite ont cédé aux sirènes de LREM (notamment les courants juppéistes, centristes) et approuvent la formation d’un gouvernement d’union nationale qui est censé mettre fin aux affrontements qui ont secoué le personnel politique bourgeois.

Un gouvernement d’offensive pour le capital

 

            . Le nouveau gouvernement avec Edouard Philippe à sa tête traduit la volonté de la bourgeoisie d’accentuer et d’accélérer son offensive contre les travailleurs. Macron tente de rebâtir un personnel politique sur des bases neuves pour trouver des solutions à la crise politique interne de la bourgeoisie. Cependant, comme les précédents, ce régime est corrompu jusqu’à la moelle. Les affaires de scandales et de corruption battent leurs pleins (affaire de l’argent du ministère de l’économie pour Macron, l’affaire du MODEM, l’affaire Ferrand,…), les polémiques au sein même du gouvernement continuent d’exister (Bayrou-Philippe, Hulot-Travert). En effet La corruption n’est pas liée qu’au « banquier Macron » mais est un aspect du fonctionnement du système capitaliste lui-même, voir les affaires FN, PS, LR.

Le nouveau personnel institutionnel renouvelé applique les vieilles méthodes et rabâche les mêmes idées. La « société civile » a soi-disant remplacé la vieille classe politique mais ces dirigeants politiques sont qui sont au gouvernement sont des représentants directs des monopoles : (Perricaud au travail, M. Blanquer à l’EN, A. Buzyn à la santé, Frédérique Vidal à l’enseignement supérieur,). N’oublions pas que des postes clefs sont détenus par des représentants de la « vieille classe politique », B. Lemaire à l’économie et le porte-parole de l’impérialisme français, Le Drian. Quant à G. Colomb à l’intérieur, il a testé à Lyon la répression du mouvement ouvrier et populaire lors du mouvement contre la loi travail et durant l’état d’urgence en interdisant rassemblements et manifestations. Ce gouvernement est entièrement au service des intérêts des grands monopoles capitalistes et sert l’ensemble de la bourgeoisie. Il tente de redonner une position centrale à l’impérialisme français dans le monde en soutenant le développement de son complexe militaro-industriel, en fortifiant les bases impérialistes en Afrique, en se posant comme arbitre entre Trump et Poutine.

Voilà donc un gouvernement de combat prêt à mener une offensive pour :

  • Accentuer l’exploitation des travailleurs pour améliorer les profits face à la concurrence internationale.
  • Développer le positionnement de l’impérialisme français dans le monde, face à la montée des tensions entre grandes puissances, à l’exacerbation de la concurrence entre monopoles.
  • Réprimer les résistances qui s’opposent à cette intensification de l’exploitation et aux menées de l’impérialisme.

 

Quelles perspectives pour les communistes
dans cette situation politique

Les mobilisations se multiplient à la CGT. Il est important de surveiller toutes les initiatives qui permettent de développer la lutte de classe. Il faut être attentif à l’évolution et soutenir l’envie de combattre. Les travailleurs doivent s’organiser pour résister. Les initiatives de solidarité avec les luttes des travailleurs doivent être soutenues et encouragées (GM et S, GOODYEAR, TORAY…. Nous sommes dans une situation nouvelle : le syndicalisme dominé par le réformiste et la collaboration de classe est ébranlé. Face à l’offensive actuelle du capital, il n’a plus rien à proposer aux travailleurs que d’accompagner la régression sociale.

Les communistes doivent œuvrer pour donner à la lutte revendicative un caractère plus offensif et favoriser la prise de conscience anticapitaliste. Mais cette conscience ne peut se développer et se consolider qu’à travers la construction du parti d’avant-garde de la classe ouvrière, et cela if faut le répéter même si cela peut paraître rébarbatif ou dogmatique pour certains.

Au vu de la réalité du rapport des forces, donner au syndicalisme une perspective anticapitaliste et combattre les illusions parlementaristes est une lutte de longue haleine que doivent mener les communistes marxistes léninistes patiemment et avec un esprit unitaire.

Communiqué Guyane

 

Grève générale en Guyane contre l’Etat français

 

Depuis plusieurs jours la Guyane connaît un mouvement social d’ampleur qui se traduit par la paralysie totale du pays. Les syndicats, soutenus par la majorité de la population et divers collectifs citoyens, réunis au sein de l’Union des Travailleurs Guyanais (UTG) ont voté samedi à l’unanimité la grève générale, à compter de lundi en Guyane.

 

Quel est la cause de ce mouvement et quelles sont les revendications des travailleurs et des couches populaires de Guyane ?

 

Principalement c’est un ras le bol généralisé face à une situation économique, sociale et sanitaire désastreuse qui a poussé la Guyane à la révolte. C’est en effet un des départements les plus pauvres de France (taux de chômage de plus de 22% contre 10 en métropole) qui souffre d’un manque chronique en infrastructures de transports, en hôpitaux, en écoles et qui est structurellement sous-industrialisé et sous-développé du fait des politiques coloniales menées depuis des siècles par l’Etat français. C’est justement l’inquiétude sur l’avenir du centre médico-chirurgical de Kourou (vendus pour un euro symbolique) qui a été l’élément déclencheur des grèves et des barrages routiers. Face aux revendications légitimes de la population, à savoir plus de services publics, l’amélioration des conditions de vie et des salaires (pour seulement rejoindre les « standards » métropolitains), l’Etat colon n’a répondu que par le mépris en envoyant une simple délégation de hauts fonctionnaires pour négocier avec les syndicats. Aucun ministre n’a daigné se déplacer, preuve de leur indifférence à l’égard de la situation pourtant dramatique des populations locales. Il a fallu attendre la grève générale entamé lundi pour que le gouvernement annonce l’arrivée de ministres en urgence.

 

Les grévistes ont fait preuve de clairvoyance et de détermination en refusant de participer à un tel simulacre de négociations. Ils montrent que c’est par la seule lutte et l’unité que les revendications des travailleurs ont une chance d’aboutir et de faire plier le gouvernement à la solde du capital.

 

Solidarité avec les travailleurs de Guyane dans leur combat ! Seule la lutte paie !

 

Pour des conditions de vie dignes et à la hauteur des besoins en Guyane !

 

A bas la politique coloniale de la France en Guyane !

 

C’est au peuple guyanais à décider de son destin !

 

ROCML, le 29 mars 2017

ELECTIONS PRESIDENTIELLES

DÉCLARATION COMMUNE

SUR LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES

 

Aux travailleurs qui subissent les conséquences de la crise du système capitaliste, aux syndicalistes qui se sont battus contre la loi El Khomri, à tous les communistes qui aspirent à une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, à tous les progressistes :

 

Nous, communistes marxistes-léninistes organisés dans le Collectif DÉFENSE et le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes-Léninistes, vous invitons fraternellement à participer à une réunion publique sur le thème :

 

LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES

QUEL ENJEU POUR LES TRAVAILLEURS ?

 

Le vendredi 7 avril 2017 à 18h30 – à l’ACTIT Association, 54 rue d’Hauteville

75010 PARIS (Métro Bonne nouvelle ou Château d’eau).

Les organisations ci-dessus soumettent à votre réflexion

la résolution qu’elles ont adoptée.

 

RÉSOLUTION

Les élections sont, dans la République bourgeoise, un moyen essentiel pour maintenir les travailleurs sous la domination politique de la classe exploiteuse.

Le régime bourgeois se présente comme un régime démocratique et donne l’illusion aux travailleurs et aux citoyens, quelle que soit leur classe sociale, qu’ils élisent le représentant de leur choix. Le système électoral a été perfectionné au long des années de domination de la bourgeoisie sur la vie politique de la société. Tout est fait pour qu’en définitive seuls des représentants garants du système capitaliste soient en mesure de diriger l’État, garant et organisateur de la domination politique et économique de la classe bourgeoise. L’élection présidentielle est organisée pour écarter ou marginaliser tout autre candidat : nécessité d’obtenir un certain nombre de signatures d’élus déjà en place, discrimination par l’argent, difficultés d’obtenir des salles de réunions, contrôle des médias etc. Les travailleurs sont ainsi appelés à « décider périodiquement, pour un certain nombre d’années, quel membre de la classe dirigeante foulera aux pieds, écrasera le peuple au Parlement, telle est l’essence véritable du parlementarisme bourgeois, non seulement dans les monarchies constitutionnelles parlementaires, mais encore dans les républiques les plus démocratiques[1] L’État est le garant et l’organisateur de la domination politique, économique et idéologique de la classe dominante.

 

Des candidats au service du capital

 

L’élection présidentielle de 2017 voit s’affronter une multitude de candidats au poste de premier représentant de la bourgeoisie monopoliste au pouvoir. La classe possédante et exploiteuse, qui dirige l’État, a besoin d’un Exécutif capable de mener à leur terme les contre-réformes engagées par les gouvernements successifs, qu’ils soient de « gauche » ou de « droite », (destruction du Code du Travail, privatisation-liquidation des services publics, démantèlement de la Sécurité Sociale, restriction des libertés démocratiques…), d’organiser la société au bénéfice exclusif du capital et de ses représentants. La politique du gouvernement PS a prolongé celle de Sarkozy au service du capital.

Les candidats du capital veulent tous restaurer la compétitivité (c’est à dire le profit) des entreprises sur le marché mondial, faire baisser le « coût du travail » et les dépenses publiques. Fillon, qui avait emporté la primaire à droite, avait les préférences du MEDEF, mais sa campagne est décrédibilisée suite aux révélations sur les rémunérations scandaleuses de son entourage qui contrastent avec le programme d’austérité qu’il réservait aux travailleurs. La bourgeoisie mise donc sur Macron qui annonce 60 milliards d’économies qui porteront bien sûr essentiellement sur les dépenses sociales, les salaires, les services publics: allégement des cotisations salariales pour la branche maladie et chômage, compensées par l’augmentation de la CSG d’1,75 point, ce qui revient à faire payer par les travailleurs (via l’impôt que constitue la CSG) la partie indirecte du salaire qu’il prétend leur rendre, transformation du CICE en allégement durable des «charges»… La déréglementation du travail, façon El Khomri, est bien sûr maintenue, avec la primauté des accords d’entreprise sur la loi, plus de flexibilité… Macron a un large soutien venant de la droite, de l’aile (majoritaire) social-libérale du PS, de Bayrou, d’écologistes… Quant à la fille Le Pen, son programme correspond à un capitalisme national-protectionniste. Sa candidature, son discours démagogique, constituent une diversion face au dégoût devant la politique (le « tous pourris ») ressenti par la population travailleuse. Son rôle est de servir de repoussoir en faveur des candidats du « système » grâce au fameux « front républicain ». La social-démocratie, dont le rôle est d’accompagner les contre-réformes avec un discours de gauche sur une soi-disant autre politique possible en faveur du monde du travail, est incarnée par Mélenchon, avec ses propositions keynésiennes, par les soi-disant frondeurs du PS, par Hamon. Leurs programmes n’ont rien de révolutionnaire et ne sont pas de nature à soulager le sort de la majorité de la population. Par exemple, la mesure phare proposée, le REVENU UNIVERSEL, qu’il soit porté par Hamon ou tel autre, est une attaque contre les garanties sociales puisqu’il vise à se substituer aux allocations existantes, à encourager l’auto-entrepreneuriat qui laisse le travailleur, soi-disant libre, à la merci de grands monopoles qui lui imposent leurs conditions, et qui a déjà entraîné des milliers de faillites personnelles. C’est une remise en cause du salaire, de la protection sociale. Inscrite dans la durée, cette mesure révèle, de la part de ses partisans, leur acceptation d’un volant permanent de chômage.

La République bourgeoise est une démocratie pour une classe.

      Le système bourgeois ne pratique point la démocratie populaire. Les électeurs n’ont aucun moyen de destituer un élu s’il ne respecte pas ses promesses sociales. Quand sa domination est en danger, la bourgeoisie n’hésite pas à violer ses propres règles « démocratiques ». Des expériences historiques dramatiques nous le rappellent, au Chili d’Allende, en Indonésie en 1965 où une répression sanglante a couté de la vie de plusieurs milliers de communistes. Plus récemment, le diktat de l’Europe sur la Grèce avec la complicité de SYRIZA sont d’autres exemples de la dictature de la bourgeoisie. Par ailleurs, on se souvient des dernières utilisations du 49.3 pour passer outre l’opposition d’une majorité de la population. La démocratie ne doit plus se restreindre à un élitisme électoral de classe ; c’est pourquoi nous rejetons le présidentialisme qui conforte le crétinisme électoral et parlementaire. Dans tous les pays dits « démocratiques », quand les luttes deviennent une menace pour sa domination, l’Etat réagit par la répression : chasse aux communistes aux USA en 1930, en France interdiction de certaines organisations révolutionnaires en 1968, aujourd’hui répression dans plusieurs pays de l’U.E., en Ukraine, en Turquie, … Nous rejetons aussi la «6e République » prônée par Hamon et Mélenchon qui offrent des institutions nouvelles au capitalisme. Il faut une révolution socialiste, seul moyen pour les travailleurs d’avoir le pouvoir dans une société socialiste dirigée par les organisations du prolétariat, et où l’Assemblée ne peut ni ne doit décider sans celles-ci.

S’organiser pour lutter

      La lutte de classe se mène par de multiples moyens : de la pétition à la grève générale, et, moyen suprême, la révolution qui permet d’arracher le pouvoir à la classe exploiteuse. Nous n’avons aucune illusion sur la possibilité de satisfaire les revendications par la voie parlementaire. Par contre les communistes révolutionnaires n’hésitent pas à utiliser tous les moyens de lutte possibles, y compris la lutte parlementaire, pour renforcer celles des travailleurs. Mais le communiste insiste : la nécessité de conquérir l’indépendance politique du prolétariat est à l’ordre du jour. C’est dans cette esprit que différentes forces communistes entendent agir ensemble et poser les fondements pour que le prolétariat ait son propre parti. Nous agissons pour que la classe ouvrière et les couches populaires comptent sur leurs propres forces et s’organisent politiquement pour mener la lutte pour leur objectif stratégique (arracher le pouvoir à la bourgeoisie) et les objectifs de lutte immédiats comme :

-L’Abrogation des lois réactionnaires (lois Rebsamen, Macron, El Khomri…)

-Le droit de vote pour les populations dites immigrées, la protection des réfugiés, la solidarité internationale. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

-Pour que tous les droits démocratiques et syndicaux qui ont été bafoués soient rétablis. Les militants syndicaux et progressistes poursuivis doivent être relaxés et libérés sans condition ! Libération de tous les prisonniers politiques !

-Contre les discriminations et la violence contre la jeunesse des quartiers populaires.

-Pour la retraite à 60 ans pour tous !

-Non aux guerres et aux interventions impérialistes de la France.

Pour s’opposer au racisme, à la xénophobie, au chauvinisme, il faut combattre toutes les politiques protectionnistes, souverainistes, qui nient le caractère impérialiste de la France, qu’elles soient portées par le FN ou tout autre parti. Il faut lutter contre la dépolitisation des travailleurs, pour qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie. N’oublions pas que tant que le capitalisme ne sera pas renversé, aucune revendication des travailleurs ne peut être acquise définitivement.

Le capitalisme est incapable d’assurer les besoins élémentaires de la population en matière de logement, d’éducation, de santé, de fournir un travail à chacun. Seule une société socialiste, basée sur la propriété collective des grandes entreprises, le pouvoir des travailleurs et de ses alliés, la planification démocratique tenant compte de la préservation de la nature, peut satisfaire les revendications. La Commune de Paris en 1871 et la Révolution d’Octobre 1917, dont on fête cette année le 100e anniversaire, la construction du socialisme en URSS, ont démontré qu’une autre société est possible et nécessite, pour être édifiée, le renversement du capitalisme par la révolution.

[1] Lénine « l’Etat et la Révolution »

 

Organisons-nous dans un véritable parti communiste !

Vive le socialisme !

À bas le capitalisme !

Contact :  Collectif Défense : Collectifdefense@gmail.com

ROCML : roc.ml@laposte.net

Ne pas jeter sur la voie publique            Imprimé par nos soins

Appel pour une campagne unitaire communiste: Elections 2017

Le ROCML lance cet appel de travail unitaire a tous les militants communistes, les organisations communistes, les sympathisants pour mener une campagne politique commune sur la base des intérêts de classe des travailleurs . Nous incitons toutes les organisations et militants intéressés par cette initiative à nous contacter pour  organiser une première réunion  destinée à jeter les bases  d’un travail commun

 

L’année 2016 a été marquée par la longue lutte  contre la loi Travail. Si elle n’a pas réussi à l’abroger, elle a conduit des travailleurs et en particulier des militants syndicalistes à comprendre que les politiciens de gauche sont tout autant des gérants loyaux des intérêts des « puissants » que ceux de droite et certains syndicalistes s’apprêtent à ne voter pour aucun candidat à la magistrature suprême en 2017. Dans ces conditions, la campagne des élections présidentielles est un moment important pour la bourgeoisie pour faire régresser cette prise de conscience et pour continuer à propager l’illusion qu’en République démocratique bourgeoise les travailleurs peuvent démocratiquement choisir un candidat qui s’il arrive au pouvoir  soutiendra  leurs revendications  .

Les communistes savent depuis longtemps et l’expérience historique l’a confirmé que   « La bourgeoisie, depuis l’établissement de la grande industrie et du marché mondial, s’est finalement emparé de la souveraineté politique. Le gouvernement moderne n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise toute entière »- Marx le Manifeste du Parti Communiste  .

Mais ils peuvent utiliser la période électorale, moment d’intense médiatisation politique pour se faire les portes paroles des travailleurs, mettre en avant leurs revendications économique et politique propres et comment se battre pour les réaliser. Pour combattre les illusions réformistes propagées par les candidats de la gauche et de la gauche de la gauche, qui n’ont comme seule conséquence de consolider la domination de la bourgeoisie sur la société.

C’est sur cette base que nous vous proposons de vous rencontrer pour discuter de l’opportunité d’unir nos efforts pour  mener une campagne  en représentants  politiques authentiques des travailleurs

En l’attente d’une réponse que nous espérons positive veuillez recevoir notre salut militant.

APRES LE MASSACRE DE NICE

L’ETAT IMPERIALISTE DIRIGE AUJOURD’HUI PAR LE PS

RESTE L’ENNEMI DES TRAVAILLEURS

 

Le gouvernement nous empêche de réfléchir et nous divise

            Tout travailleur conscient ne peut que condamner le massacre perpétré à Nice qui a tué 84 personnes et fait de nombreux blessés. Mais l’émotion ne doit pas nous empêcher de réfléchir. D’après les premiers éléments de l’enquête, cet acte semble être l’œuvre d’un déséquilibré. Le fait que DAESH revendique ces attaques montre les liens très lâches de cette organisation qui fait feu de tout bois, en utilisant les actes d’un homme sans lien, pour le moment, avec les réseaux islamistes. En même temps, les appels au crime de ce groupe moyenâgeux et arriéré, DAESH, incite des individus isolés, fragiles psychologiquement, atomisés par les conséquences du capitalisme à commettre des meurtres de masse. Avant même de connaitre les résultats de l’enquête, le gouvernement a mis en avant un acte islamiste réalisé par un « individu radicalisé ». Et d’aller plus loin en disant que le niveau de sécurité n’est pas assez fort, qu’il faut prolonger l’état d’urgence de 6 mois. Le gouvernement entretient un climat de peur et de division dans la population. En effet, une partie des travailleurs, immigrés, ou de confession musulmane est de plus en plus victime de stigmatisations et discriminations.

 

 

L’état d’urgence sert la répression du mouvement social et la militarisation de la société

 

L’état d’urgence n’est-il déjà pas en place ? A-t-il empêché ces meurtres de masse ? La ville de Nice n’est-elle pas la ville où la police municipale est la plus nombreuse où il y a une multitude de caméras qui surveillent la population ?

 

L’état d’urgence et toutes les mesures de sécurité sont impuissants face aux actes d’un forcené criminel, surtout s’il s’agit d’une attaque sans liens avec des réseaux islamistes. Plus grave encore, l’état d’urgence a été utilisé pour réprimer le mouvement contre la loi El Khomri, arrêter des militants, déployer un dispositif policier impressionnant avec des fouilles et palpations de tous les manifestants. La liberté de circuler sur les lieux de manifestations a été entravée. Il faut être conscient que si le mouvement contre la loi El Khomri repart en septembre, les mesures de l’état d’urgence seront utilisées pour faire pression sur la mobilisation des travailleurs. Aussi, l’état d’urgence met en place un climat de tension dans la société. Avec le service civique, l’appel des réservistes, le gouvernement tente de mettre en place un esprit de caserne et de guerre auprès de la jeunesse.

 

 

 

Les puissances impérialistes et les groupes réactionnaires sèment le chaos au Moyen-Orient

 

            « On est en guerre » dit le gouvernement. Oui cela fait 15 années que la France intervient au Moyen-Orient, massacrant des civils et pillant les richesses pour ses intérêts impérialistes. La guerre est en réalité une cause de ces attentats plutôt qu’une conséquence. Y a-t-il eu un débat, des explications sur le rôle de la France en Afghanistan, en Syrie, au Moyen Orient depuis 15 ans ? A-t-on expliqué les raisons de la présence de la France dans cette zone ? Que se passe-t-il en Irak et en Syrie ? Les ingérences des puissances impérialistes, et notamment occidentales ont provoqué la mort de plus d’un million de personnes. En a-t-on parlé ? C’est sur ce terreau de mort, de misère et de chaos que des groupes réactionnaires et barbares peuvent prospérer. Mais ces groupes ne se sont pas développés seulement sans financements afin de déstabiliser la Syrie et la Libye. Ils sont financés par des Etats alliés aux Occidentaux : le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie d’Erdogan. Pourquoi la France leur vend-elle des armes ? Des entreprises françaises comme le cimentier Lafarge ont financé DAESH mais n’ont pas été condamnées. Pourquoi ? Laurent Fabius, ancien Ministre des Affaires Etrangères et membre du PS, a soutenu le front Al Nosra, filiale d’Al Qaeda, contre le gouvernement syrien. Est-il condamné ?

 

            Les personnes assassinées par DAESH paient le prix fort de la politique internationale de l’impérialisme français, qui défend les intérêts géostratégiques des entreprises françaises et détruit les peuples. Ce n’est pas en militarisant nos sociétés et en prônant le tout sécuritaire que la paix et la sécurité seront assurées. L’insécurité vient des guerres menées par l’impérialisme.

 

            Face aux manipulations organisées par le gouvernement et tous les partis qui sont d’accord dans le fond, à l’absence d’information, de débat sur les guerres et la situation internationale, les travailleurs doivent s’organiser pour reprendre la politique, leur rôle historique en main. Les guerres impérialistes au Moyen Orient se font en notre nom. Mais ce ne sont pas nos guerres.

 

            Nous appelons tous les militants, les communistes, les travailleurs qui refusent cette offensive sécuritaire et l’intensification des guerres au Moyen Orient, à nous contacter et à nous rejoindre. Aujourd’hui, le développement du collectif « ni guerre, ni état de guerre » est plus que jamais d’actualité.

 

A BAS LA POLITIQUE DE GUERRE IMPERIALISTE

ET LES MONSTRES REACTIONNAIRES COMME DAESH QU’ELLE CREE

télécharger la version « Voix des communistes »

Réunion publique du ROCML à Paris

LES PREMIERS ENSEIGNEMENTS

DE LA LUTTE CONTRE LA LOI TRAVAIL

Camarades, militants syndicalistes et travailleurs mobilisés contre la loi travail, Les militants du ROCML Paris  vous invitent  à une réunion sur le mouvement d’ampleur nationale contre la loi travail.

MERCREDI 29 JUIN 18H30

ACTIT 54 RUE DE HAUTEVILLE PARIS

 DIFFERENCES AVEC LES AUTRES MOUVEMENTS ?

QUELLES PERSPECTIVES POLITIQUES ET SYNDICALES ?

 OU EN EST LA CONSCIENCE DE CLASSE ?

QUELS DEFAUTS ET FAIBLESSES DU MOUVEMENT ?

COMMENT VAINCRE LE CAPITAL ?

télécharger  l’affiche :    reunion_publque

Pour maîtriser la dérive climatique il faut changer de société !

Pour maîtriser la dérive climatique il faut changer de société !

 

Ce mois de décembre, la France a accueilli la conférence sur le climat de l’ONU (COP21). Cette conférence a été précédée d’une intense campagne médiatique et idéologique. Les dirigeants politiques et les classes dirigeantes ne peuvent plus gouverner sans tenir compte de l’inquiétude grandissante qui affecte de larges couches et classes de la société concernant les dérèglements écologiques à l’échelle de la planète qui mettent en danger l’existence même de l’humanité à plus ou moins long terme. Ils ne cachent plus la gravité du problème et même savent se montrer alarmistes. Nous serions dans le même bateau, tous responsables, nous devrions tous faire des efforts, prendre des mesures au niveau de chaque individu, oublier la lutte de classe, la lutte des travailleurs contre les remises en cause de leur conditions de vie et de travail, car il y aurait plus grave à régler…

Au cours des dernières décennies se sont organisées de nouvelles forces politiques, les « verts », mettant la défense de l’environnement comme prioritaire, reléguant au second plan les problèmes sociaux. Mais dans les pays où ils ont participé au pouvoir en particulier en France et en Allemagne, respectueux de l’ordre établi, leur influence a été quasi nulle sur les questions environnementales. Certains écologistes « plus radicaux » désignent clairement le capitalisme comme étant à l’origine des dérèglements environnementaux. Mais ils ne vont pas jusqu’au bout de leur raisonnement, ils n’envisagent pas la seule solution possible : abattre ce système économique qui entraîne l’humanité dans la barbarie sur tous les plans. Leur propositions morales, sont inapplicables, inacceptables pour le capital, ou alors le capitalisme n’est plus le capitalisme !

Le mode de production capitaliste porte fondamentalement en lui (dans son ADN pourrait-t-on dire) les causes de la destruction du milieu naturel qui abrite l’humanité. Dans sa quête sans trêve de son auto expansion pour toujours plus de profits, le capital, aiguillonné par la concurrence, pour le contrôle des marchés doit produire toujours plus à grande échelle, donc gaspiller d’énormes quantités de ressources naturelles, polluer les sols, les océans et l’atmosphère. Et avec comme autre conséquence inévitable de jeter dans la pauvreté de plus en plus d’êtres humains.

C’est pour tenter de résoudre la quadrature du cercle : sauver le capitalisme tout en préservant l’environnement que les dirigeants de la planète se réunissent régulièrement en conférences internationales. La COP 21 est la dernière en date mais ne sera sûrement pas la dernière. Pour les dirigeants de la planète qui se sont réunis à Paris il s’agit en fait de trouver un accord qui ne remette pas en cause le capitalisme.

Le rêve d’un « capitalisme vert » hante les grands de ce monde. Ils seront inventifs à trouver une solution pour utiliser « l’écologie » à des fins mercantiles, pour faire de l’argent ! Rappelons l’accord de Kyoto qui visait à la réduction de 5% de la concentration de gaz à effet de serre en 2012, or depuis 1990 année de référence de l’accord il a augmenté de 45% selon le GIEC. Et il ne pouvait en être autrement car le mécanisme de taxe carbone mis en place permet aux monopoles et aux pays pollueurs d’acheter sur le marché le droit à polluer. Ainsi, la spéculation sur ce marché de la taxe carbone peut rapporter des milliards de dollars. Ce principe du commerce d’émissions permet de produire plus de CO2 dans sa propre entreprise en rachetant des droits d’émissions à une autre entreprise ou encore en mettant en place un « projet écologique » dans les pays sous-développés. L’auteure (1) du livre « Le mythe de l’économie verte » cite l’exemple de la société Camco, spécialisée dans la production de biogaz à partir des déchets de plantations de palmiers en Asie du sud-est – plantations entre autre responsables d’une déforestation énorme- « qui a obtenu tellement de droits d’émission qu’elle les revend en bourse en engrangeant ainsi de très gros bénéfices ».

La course aux profits implique l’augmentation de la productivité qui conduit à produire toujours plus et donc à utiliser sans limite toutes les ressources humaines et de la nature. Le capitalisme ne peut exister que par la destruction systématique de l’environnement.

Faut-il se résigner à ce que le capitalisme décadent entraîne l’humanité dans une course accélérée vers sa fin ?

Ce sont les ouvriers, les prolétaires qui détiennent la solution. Seuls les travailleurs, à cause de leur position économique spécifique au sein du capitalisme, ont le pouvoir de changer le monde. Dans le contexte du changement climatique, ce sont seulement eux qui, en s’engageant dans leur lutte pour un monde nouveau, socialiste, débarrassé de la course au profit, ont le pouvoir de sauver notre planète et notre avenir. Les communistes mettent toute leur énergie pour que le socialisme s’impose sur la planète avant que l’irréversible se produise, la destruction de l’humanité.

(1)Anneleen Kenis. De mythe van de groene économie. 2012 éditions EPA en Néerlandais.

DEUXIEME TOUR DES REGIONALES

 

LES OUVRIERS ET LES TRAVAILLEURS EXPLOITES N’ONT AUCUNE RAISON DE CHOISIR TEL OU TEL PARTI DE LA BOURGEOISIE.

ENTRE LA PESTE ET LE CHOLERA, ON NE CHOISIT PAS !

 

Le 6 décembre, au premier tour des élections régionales, le PS et la droite LR, UDI ont subi un important revers électoral. Ces partis gouvernent en alternance depuis des dizaines d’années et les gens du peuple ont fait leur expérience : celle des promesses non tenues et celle de l’aggravation générale de leurs conditions de vie et de travail. La débâcle de ces charlatans serviteurs du capital est une bonne chose !

Principal bénéficiaire de cet effondrement mérité du LR PS, et en absence d’un autre choix crédible,  c’est le Front National qui a remporté ce premier tour. Beaucoup d’électeurs écœurés par le PS et  l’ex-UMP  ont voulu leur donner une leçon. Ils ont cédé aux discours populistes  de Marine Le Pen. Ce succès du Front National, promu 1er parti de France, n’est pas une bonne chose ! C’est celui du Parti qui propage le plus ouvertement les positions les plus réactionnaires de la bourgeoisie française.

En fait, le premier parti de France, c’est celui des abstentionnistes. Un électeur inscrit sur deux n’est pas allé aux urnes. Une partie d’entre eux, relégués dans des banlieues pourries parce qu’ils sont pauvres, chômeurs, sans perspective, ou d’origine émigrée ne se sentent  en rien concernés par les jeux politiques électoraux.  Une autre partie, dégoutée par l’escroquerie politique des partis qui n’ont cessé de leur mentir  s’abstient volontairement, consciemment sans pour autant se détourner de la réflexion politique. Ces abstentionnistes seront de plus en plus nombreux.

 

Le 13  décembre aura lieu le second tour. Alors qu’ils ont créé eux-mêmes les conditions du succès du Front National  le PS et la droite « républicaine »  vont battre le tambour pour tenter de sauver ce qu’ils peuvent encore espérer sauver. Ils vont être aidés pour cela par « la gauche de la gauche » qui va tout faire pour entraîner les travailleurs les plus engagés dans la lutte anticapitaliste et qui s’opposent à la politique  anti populaire de la gauche et de la droite à voter pour l’un de ces partis. Ils vont agiter comme jamais l’épouvantail  FN pour faire élire une liste PS ou LR.

Le ROCML ne souhaite pas la victoire électorale du FN. Mais il appelle les ouvriers et les travailleurs à ne pas tomber dans le piège de voter pour un ennemi de classe pour battre un autre ennemi de classe. Leurs querelles ne sont pas les nôtres.

Aucun de ces trois grands partis ne s’oppose aux mesures d’austérité et ne met en cause le  véritable responsable de la crise : le capitalisme. Les travailleurs qu’ils soient  « français » ou immigrés  ne peuvent compter que sur eux-mêmes, leurs capacités à lutter, à s’organiser pour construire leur expression politique indépendante, un véritable parti communiste.  Ils pourront ainsi combattre les manœuvres politiques  du FN, du PS et des Républicains et s’opposer à la dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

 

Dans ces élections personne ne défend les intérêts de la  classe ouvrière. En conséquence, nous appelons les travailleurs à ne pas se rendre aux urnes. Entre la peste et le choléra, on ne choisit pas !

ROCML
9 Décembre 2015

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