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Interdiction de la manifestation pour les migrants
par la Préfecture

Alors que les attaques du capital continuent de pleuvoir sur les travailleurs, le gouvernement utilise les dramatiques attentats de Paris pour interdire les manifestations. L’état d’urgence est un prétexte à l’interdiction des mobilisations du mouvement ouvrier.

Le ROCML avait prévenu sur l’utilisation de l’état d’urgence par l’État capitaliste afin d’interdire les mobilisations des travailleurs.

Plus que jamais, les travailleurs doivent refuser l’unité nationale, se rassembler afin de construire l’unité populaire contre le capitalisme et le terrorisme!

Les travailleurs ne doivent pas renoncer à participer aux luttes de classe sous prétexte de l’état d’urgence!

Construisons l’unité populaire
contre le terrorisme et le capitalisme

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Nos analyses sur les évènements de Paris dans LA VOIX DES COMMUNISTES, novembre 2015 :

Éditorial 

Non à l’unité nationale – Unité populaire face au terrorisme et au capitalisme 

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Pour information : Communiqué de l’UD CGT de Paris

La Préfecture de Police de Paris interdit la manifestation en soutien des migrants, des réfugiés et des travailleurs sans papier du dimanche 22 novembre.

Le 18 novembre, dans le cadre de l’état d’urgence, la préfecture de police de Paris a prorogé l’interdiction de manifester sur la voie publique.

La situation dramatique vécue par la population, suite à ces attentats, devient un prétexte pour interdire l’expression démocratique sur la voie publique, notamment pour celles et ceux qui contestent la politique antisociale, sécuritaire et guerrière de Hollande, de son gouvernement et de toutes celles et tous ceux qui, au nom de l’unité nationale, enfilent les rangers et expriment leur haine des étrangers.

Cette interdiction est un nouveau coup porté à l’expression démocratique.

L’Union départementale CGT de Paris est prête à braver cette interdiction inique. Elle a néanmoins fait le constat que les forces progressistes et démocratiques à Paris avaient encore besoin de réfléchir sur cet enjeu.

Un rapport de force progressiste d’un tout autre niveau est en effet nécessaire pour défendre les libertés démocratiques de ce pays.

Malgré cette interdiction, l’UD CGT de Paris ne lâchera rien sur ses revendications légitimes pour imposer un véritable pacte de progrès social, démocratique et écologiste dans ce pays.

La CGT à Paris reste disponible pour agir avec d’autres dans l’intérêt général.

Depuis 120 ans, la CGT a toujours assumé ses responsabilités et notamment dans les heures les plus noires de l’histoire du pays.

Paris, le 20 novembre 2015
Le Secrétariat de l’UD