Article issu de la VDC de décembre à retrouver ICI

Après les attentats de Paris, les députés du FDG ont voté l’état d’urgence et sa prolongation, ils ont chanté la Marseillaise au Congrès national en compagnie des partis bourgeois : le PS, Les Républicains-UDI et le FN. Les dirigeants du FDG et du PCF qui prétendent toujours être « responsables » ont par ce vote irresponsable appuyé la politique répressive des mobilisations de travailleurs. Pire encore, André Chasseigne, député du PCF et porteur de la position du FDG s’est félicité de « donner à notre Etat (…) les moyens de remplir ses missions régaliennes sans lesquelles nous sommes condamnés à l’échec. Comment vaincre sans une police et une armée forte ? ». Dans la même veine, le FDG et le PCF se sont félicités de la fin de l’austérité sur la sécurité (L’Humanité, 20/11). Nous aurait-on caché que l’ANI, la loi Macron, les réformes des retraites de l’éducation ont été abrogées ? Les syndicalistes, les militants arrêtés lors des manifestations interdites ont surement approuvé la fin de l’austérité dans la police. Les moyens supplémentaires de l’état d’urgence ont bien été augmentés… mais pour s’en prendre aux manifestants

Pourtant, le mouvement ouvrier ne s’y est pas trompé, et a compris très rapidement les dangers de cet état d’urgence que les dirigeants du FDG ont voté. La CGT a pris une position courageuse en disant : « Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social » (CCN CGT 18/11). De nombreuses sections syndicales (UD 75-77…) ont pris position pour refuser le piège de l’union nationale et de l’état d’urgence. Les événements ont montré que le gouvernement a instrumentalisé ces attentats pour mener une politique de terreur sociale sur les manifestations pour les migrants ou durant la COP21. Pierre Laurent peut toujours venir pleurnicher le 2 décembre, devant les travailleurs d’Air France, sur l’utilisation de l’état d’urgence pour faire taire les mobilisations sociales, il n’en reste pas moins que les députés FDG sont aussi responsables de cette situation.

 

L’expérience dans des événements aussi complexes a montré que les dirigeants réformistes du FDG lâchent les intérêts des travailleurs à la moindre pression. Il est temps de repousser ces parlementaristes qui se mobilisent davantage dans des machinations au sein de l’appareil d’Etat bourgeois, plus que pour mobiliser la classe ouvrière. Il est temps de construire nos mobilisations et nos organisations de classe.