NEXHMIJE HOXHA
UNE GRANDE COMBATTANTE DU COMMUNISME
N’EST PLUS

Nexmije HOXHA est décédée le 26 février 2020, à plus de 99ans.

Avec elle disparait l’une des grandes figures de l’Histoire de l’Albanie, dans la lutte contre le fascisme italien et allemand dans les années 1940 puis, après la libération, dans la construction du socialisme. Comme dirigeante communiste, compagne et collaboratrice d’Enver Hoxha, elle a été de tous les combats pour la liberté de l’Albanie, pour l’émancipation de sa classe ouvrière et de son peuple
L’engagement politique de Nexmije Hoxha a débuté dès sa jeunesse. Jeune institutrice à Tirana, dans le contexte de la création du Parti Communiste d’Albanie, elle prit part à la réunion fondatrice de la jeunasse communiste d’Albanie les 22 et 23 octobre 1941. Elle entra dans la clandestinité.et s’engagea dans la lutte armée antifasciste de libération nationale. Elle participa à la première conférence de l’Armée Nationale de Libération à Pezë en 1942, à la conférence de Labinot en 1943, et au Congrès antifasciste de Libération Nationale en 1944. Au 1er Congrès de l’Union des jeunes Antifascistes d’Albanie en 1944, elle fut élue secrétaire de l’organisation. Elle devint députée de l’Assemblée Populaire d’Albanie depuis sa 1ére législature en 1945. Elle fut Présidente de l’Union des femmes antifascistes d’Albanie puis plus tard, en 1988, présidente du Front Démocratique d’Albanie. Membre du Comité Central du Parti du Travail d’Albanie à son 1er Congrès en 1948, elle occupa la grande fonction de directrice de l’Institut des Etudes Marxistes léninistes qui réalisa des analyses magistrales sur les plans idéologiques, économiques, politiques, sociaux, artistiques… dans le but de développer le marxisme léninisme dans tous les domaines et de combattre les déviations révisionnistes.
Après le renversement du pouvoir populaire, en décembre 1992, la camarade Nexhmije Hoxha alors âgée de 70 ans fut condamnée à 9 ans d’emprisonnement, dans des conditions matérielles et morales ignobles, pour le seul motif (parce qu’il n’y en avait pas d’autre !) d’avoir servi 4000 cafés à des visiteurs (officiels !) sur une période de 5 ans !!! Elle a affronté cette épreuve avec un courage et une dignité admirable.
Dès sa libération, en 1998, elle reprit son combat pour défendre les 45 années de construction du socialisme et l’œuvre d’Enver Hoxha, son compagnon de vie, et dirigeant éclairé de la politique intérieure et extérieure de l’Albanie. Elle a entretenu des liens de camaraderie et d’amitié avec ses nombreux amis d’Albanie, du Kosovo et de plusieurs pays d’Europe (Italie, Belgique, France). Elle les a reçus dans son modeste logement de Tirana et malgré son âge elle leur a rendu visite dans leur pays.
Comme l’a décrite notre camarade Muharrem Xhafa, dirigeant du Parti du Travail d’Albanie, « Cette noble femme nous a quitté après avoir accompli toutes ses tâches, après avoir défié toute la boue déversée sans arrêt sur Enver Hoxha, y compris par « ceux qui avaient trempé les doigts dans les marmites du Blok »[1]. Jusqu’à sa mort, avec sa part indéniable dans les mérites et les écarts du système communiste, Nexhmije Hoxha n’a jamais changé ses orientations politiques, en gardant comme boussole les intérêts de la nation. »
Les communistes marxistes léninistes du ROCML s’inclinent avec respect devant la camarade Nexhmije Hoxha. Ils s’engagent à défendre sa mémoire en même temps que celle du camarade Enver Hoxha.
Le blok est un quartier près du centre de Tirana où résidaient les dirigeants du Parti et de l’Etat, et aussi tous les fonctionnaires affectés au fonctionnement des institutions centrales. ↑

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