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Le 23 avril 2017, le premier tour de l’élection présidentielle a mis en tête Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Les candidats des deux « grands » partis traditionnels qui gouvernent depuis plus de 40 ans ont été éliminés sèchement. Le PS a payé ses cinq années de politique anti-ouvrière.

 La lutte contre les lois El khomri a donné des résultats. Holland, Valls ont été éjectés suite à la force de la lutte tandis que Fillon (LR) s’est enfoncé dans des affaires de corruption. Une recomposition du jeu politique bourgeois sans précédent est à l’œuvre.

Emmanuel Macron, en tête au soir du 1er tour a reçu un soutien massif des milieux économiques et les médias à la solde des grands magnats du capital n’ont cessé de chanter ses louanges. Il représente un parti du capital. Une fraction de la bourgeoisie a pris le risque de soutenir Macron dès le départ. Pourquoi un tel risque ? Parce que la bourgeoisie est dans l’obligation de changer ses représentants politiques car les anciens ne sont plus en mesure de réaliser le programme néolibéral, réactionnaire. Macron a justement été soutenu par le MEDEF pour cette raison, pour appliquer ce programme.

La candidate arrivée en deuxième position, Marine le Pen, représente la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie. Elle rêve de réaliser les buts de l’ancienne France colonialiste qui partait en guerre seule pour ses intérêts. Mobilisant sur les thèmes traditionnels de l’Extrême-droite (immigration, islamisation, Europe) et profitant du climat anxiogène de l’Etat d’urgence et de « lutte contre le terrorisme » elle a su attirer à elle de vastes couches de commerçants, artisans et salariés menacés par le déclassement et la paupérisation. Cependant à part son populisme, elle ne constitue pas une alternative au « système » et ne fait que diffuser le poison du racisme et de la xénophobie en divisant les travailleurs sur des questions d’origines et de religion. Elle est en permanence contre les organisations des travailleurs et de lutte. Ce n’est pas un hasard.

Entre la peste blonde et le choléra libéral il n’y a pas à choisir !

Nous n’appelons pas à voter Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Rappelons-nous, en 2012, il fallait voter pour le « moins pire », Hollande, pour quel résultat ?  Il ne peut y avoir d’union nationale ou de front républicain derrière un candidat qui défend l’intérêt de la grande bourgeoisie, qui a le soutien du MEDEF et de tous les grands centres financiers d’Europe.  Il ne peut y avoir d’unité nationale autour d’un candidat qui a fait tant de mal à la classe ouvrière et qui veut démanteler les derniers acquis sociaux conquis de hautes luttes par les générations précédentes.

Que ce soit Le Pen ou Macron, il ne faut pas rêver, aucun des deux ne défendra nos intérêts ! Dans les deux cas, il y aura une dégradation des acquis, des tentatives de division des travailleurs, une accentuation de l’exploitation, de la précarité, des pressions guerrières et sécuritaires. Si nous voulons gagner, préparons la lutte. Mobilisons-nous sur le lieu de travail, les quartiers, l’école et descendons dans la rue pour hisser le drapeau du prolétariat !

Tout progrès pour les travailleurs, sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

Nous appelons les travailleurs à prendre leur destin en main. Les élections dans la société n’ont jamais apporté le bonheur pour les travailleurs et les couches opprimées. La seule issue est de s’organiser indépendamment de la bourgeoisie, prendre des forces qui viennent de la production et se mobiliser dans une perspective anti capitaliste, pour construire notre avenir. Un magnifique exemple a été donné en cette période électorale, où trop souvent les luttes s’éteignent, par les travailleurs de Guyane qui pendant plusieurs semaines ont bloqué l’économie pour obtenir une victoire importante sur le patronat et l’Etat colonial. Ils ont démontré que les victoires ne pouvaient venir que des travailleurs eux-mêmes et non dans le soutien à tel ou tel politicien institutionnel qui ne fera que fouler aux pieds les aspirations légitimes du prolétariat à un monde débarrassé de l’exploitation et du fléau de la guerre impérialiste.

Ainsi, le 1er mai n’est pas la fête du muguet, ou la « fête du travail », c’est une journée de combat contre la bourgeoisie et ses représentants. Elle ne doit pas non plus être un prétexte pour tromper les travailleurs et les trahir en appelant à voter pour un candidat ouvertement soutenu par le capital. Elle doit être le rendez-vous des opprimés qui luttent contre la société capitaliste et des travailleurs de tous les pays. C’est pourquoi tous les travailleurs de France, immigrés ou non doivent bénéficier des mêmes droits.

FAISONS DU 1ER MAI UNE JOURNEE DE LUTTE REVOLUTIONNAIRE CONTRE LE CAPITALISME !

AUCUN SOUTIEN AUX CANDIDATS ET PARTIS QUI SONT CONTRE LES TRAVAILLEURS !

C’EST LA CLASSE OUVRIÈREAFFICHE jcml QUI DOIT PRENDRE SON DESTIN EN MAIN ET SE BATTRE POUR SES INTÉRÊTS PROPRES !