Non à l’OTAN, non à la guerre

Pour écrire au collectif français
« Non à l’OTAN, non à la guerre » :
otan_non@orange.fr

Rappelons d’abord que l’OTAN a été créée en 1949 et le pacte de Varsovie en 1955. Cette organisation a dans ses objectifs la conservation des intérêts politiques et économiques des pays capitalistes occidentaux, son objectif essentiel étant militaire. À ce titre il contrevient aux termes de la Charte des Nations Unies qui réserve au seul Conseil de Sécurité le recours à la force dans les relations internationales. Tout aussi illégale, et pour les mêmes raisons, pourrait être une Europe de la Défense.

Les dépenses militaires des pays de l’Otan

En août 2007, le nouvellement élu Président N. Sarkozy annonçait devant le Congrès étasunien le retour de la France dans les organes du commandement intégré de l’OTAN et en 2008, il décidait le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan. Il s’engageait par la même occasion à renforcer les liens entre l’UE et l’OTAN.

C’est dans ce contexte que le collectif « OTAN-Afghanistan, non à la guerre, non à l’OTAN ; paix – liberté – démocratie » s’est constitué en 2008 pour mobiliser l’opinion publique et sensibiliser les forces sociales et politiques sur les dangers de cette politique. Composé d’environ cinquante organisations, ce collectif a participé à la mobilisation internationale  lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg et Kehl (Allemagne) en avril 2009. Il fait partie de la coalition internationale « No to War, No to NATO » qui a organisé les contre-sommets de l’OTAN de Lisbonne, Cardiff et Varsovie.

Le Président F. Hollande a suivi la même orientation que son prédécesseur en matière de participation aux opérations militaires de l’OTAN, de soutien à sa stratégie de la tension en Europe et d’augmentation des budgets consacrés à l’armement et aux guerres. L’objectif de consacrer 2% du PIB à ce budget, sans cesse répété et exigé par les dirigeants de l’OTAN, est programmé pour la France. Cela représenterait une augmentation de 30% du budget de la Défense au moment où les budgets sociaux sont à la baisse, que la pauvreté s’étend et que les inégalités se creusent.

Si pour l’essentiel les troupes françaises engagées en Afghanistan ont été retirées, le nombre des OPEX, « opérations extérieures », n’a cessé d’augmenter, aussi bien en Afrique qu’au Moyen Orient.

web_201437_otan_russie

Les forces de l’OTAN

L’échec de l’intervention internationale en Afghanistan est patent, ce pays en sort ravagé, dévasté et divisé. Il en est de même de tous les pays dans lesquels l’OTAN est intervenue, directement ou indirectement. La volonté de l’OTAN de se déployer en Afrique et de développer des « partenariats », partout dans le monde, contribue à la montée des tensions et des dangers de guerre.

La « guerre contre le terrorisme » est une des justifications de la poursuite de cette politique, elle s’accompagne du soutien aux régimes réactionnaires du Moyen Orient qui l’utilisent pour asseoir leur statut de puissances régionales. Toutes les guerres menées sous cette bannière ont échoué et elles n’ont fait que créer les conditions pour le développement des groupes qui se réclament d’un  « Islam radical ».

Les bombardements font des milliers de victimes civiles et poussent des dizaines de milliers de personnes sur les routes de l’exil, ces réfugiés qui se heurtent aux murs et aux barbelés, aux patrouilles navales de l’OTAN qui croisent en Méditerranée. Celle-ci a l’impudence de prétendre aider ces migrants, alors qu’elle ne fait que dresser une barrière supplémentaire.

À cela, s’ajoute aujourd’hui en Europe même, une politique de tension et de provocations constantes à l’égard de la Russie.

Les pays membres de l’OTAN

Pour preuves, le déploiement du « bouclier anti missile » sous le contrôle exclusif des dirigeants étasuniens, l’envoi de troupes internationales « tournantes », toujours plus nombreuses, au plus près des frontières de la Russie, la relance de la politique de la terreur nucléaire.
L’emploi de bombes atomiques est de plus en plus considéré comme une « option possible » au mépris du caractère criminel de cette arme, tel que rappelé par la résolution de 1961 de l’A.G. de l’ONU. C’est le retour à l’antagonisme entre blocs qui pourrait faire de l’Europe le premier terrain d’affrontement. La Pologne a accueilli en 2016 les manœuvres militaires les plus importantes en Europe depuis 50 ans.

Dans ce contexte dangereux et grave pour tous les peuples, il est important que les forces démocratiques, les forces qui luttent pour la paix entre les peuples, contre les guerres de redistribution des espaces réservés entre les grandes puissances, pour la solidarité internationale, agissent ensemble, fassent entendre ce cri de ralliement « non à l’OTAN, non à la guerre », pour y gagner le plus grand nombre.

Plateforme d’action

Tirant le bilan de ces années de travail, des mobilisations qu’il a permis de développer, des liens qui se sont tissés en France et au niveau international, et surtout, devant les défis qui nous sont lancés par la politique de guerre, par la militarisation des relations internationales, par l’explosion des ventes d’armes, nous proposons à toutes les organisations qui ont participé au collectif « OTAN-Afghanistan », et à toutes celles qui sont intéressées par ce combat, de continuer et d’amplifier la mobilisation.

  • Le collectif propose de s’appeler dorénavant le Collectif « Non à l’OTAN, Non à la guerre » ;
  • Nous proposons qu’il se fixe comme objectif de mener un travail sur les thèmes suivants, qui peuvent constituer le corps de sa plate-forme :
    • 51

      L’OTAN, de 1949 à 2006…

      Faire grandir l’opposition à l’appartenance de la France à l’OTAN, sous le mot d’ordre : « que la France sorte de l’OTAN et qu’avec nos partenaires internationaux, tous se mobilisent pour la dissolution de cette organisation de mort » ;

    • Mener un travail d’information, d’explication et de mobilisation sur le thème : « non au budget de guerre » et, immédiatement, contre son augmentation de 30 % que le Gouvernement français annonce ;
    • Dénoncer les guerres par procuration et exiger l’arrêt effectif et contrôlé des ventes d’armes aux États, aux groupes armés et aux régimes qui les utilisent contre leur peuple et/ou pour faire la guerre aux autres peuples ;
    • Mener un travail d’explication sur les dangers de la militarisation de l’économie, qui engloutit des sommes considérables d’argent public au détriment de la satisfaction des besoins sociaux, de l’éducation et de la santé ;
    • Dénoncer la relance de la politique en matière d’armement nucléaire qui ne fait que développer l’insécurité ;
    • Militer pour le retrait des troupes françaises des terrains de guerre, pour le retrait des troupes françaises d’Afrique et la fermeture des bases militaires qui servent aussi à l’OTAN.

Et dans les mois qui viennent, créer les conditions d’une mobilisation populaire extrêmement forte pour la tenue du contre-sommet de l’OTAN qui est prévu en mai 2017, à Bruxelles.

Paris, le 17 octobre 2016


Les membres du Collectif :

Américains contre la guerre (AAW) – Anciens Appelés en Algérie et leurs amis contre la Guerre (4ACG) – Abolition Armes Nucléaires – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Maison de Vigilance – Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) – Collectif Faty Koumba: Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Conseil Démocratique Kurde de France (CDK-F) – Droit Solidarité – Enseignants pour la Paix (EPP) – EELV – Femmes Égalité – Femmes Solidaires – Iraniens contre la guerre – Le Mouvement de la Paix – Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) – Mouvement de l’Objection de Conscience, MOC Nancy – Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF) – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) – Collectif Ni Guerre ni État de Guerre – Parti de la Démondialisation (ParDem) – Parti communiste français (PCF) – Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) – Sortir du colonialisme – UD CGT 75 – Union pacifiste de France (UPF) – Union Syndicale Solidaires.

L’ESSOR DU MOUVEMENT OUVRIER EN CHINE

Le nombre de mouvements sociaux a quasiment doublé en un an. Avec les fermetures d’usines et les relocalisations en réponse à une hausse des salaires, de nombreux travailleurs se retrouvent avec des mois de salaires impayés.

Effervescence dans le monde ouvrier en Chine. Entre janvier et novembre, on dénombre 2.354 grèves ou mouvement de protestations de travailleurs. Elles ont quasiment doublé comparativement à celles recensées en 2014 (1.207), a indiqué le China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong.

Et novembre a été le mois le plus agité, assure l’ONG. Durant cette période, 301 grèves et incidents ont été dénombrés. Plus qu’en janvier, alors que traditionnellement, ce mois précédant le nouvel an chinois. connait un pic traditionnellement, note le China Labour Bulletin. Dans le détail, le mois dernier, les secteurs où les mouvements de travailleurs ont été les plus nombreux sont la construction avec 133 mouvements observés, devant l’industrie manufacturière (91).

Source : Reuters

Grève dans une usine de Fuzhou

Plusieurs milliers de travailleurs se sont mis en grève pour protester contre la décision du groupe Qing Lu Group , entreprise de Taïwan,  de résilier les contrats de travail et diminuer les salaires.

Le groupe Qing Gushan  fondé en 1969 à Taïwan est sépcialisé dans la sous-traitance pour les groupes Adidas, FootJoy, Mizuno, Nike,  Reebook, etc, et possède plusieurs usines en Chine continentale. C’est la 2eme plus grande entreprise du monde de fabrication de chaussures.

Chengdu

Le patron de l’usine de chaussures ne verse plus les salaires depuis 3 mois. AG, Grève et manifestations pour le versement des salaires.

1965-2015 : 50 années de silence sur un massacre …

Le ROCML s’associe et participera à cette initiative en mémoire aux communistes indonésiens massacrés par la bourgeoisie. Il incite ses membres, sympathisants, les communistes, progressistes et syndicalistes à se joindre à cette initiative.

Indonésie 1965 pour la mémoire, la Justice et les réparations

Il y a 50 ans, le 30 septembre 1965 un massacre politique débutait en Indonésie. Plus d’un million de membres ou sympathisants du Parti Communiste Indonésien étaient assassinés, jetés dans des fosses communes, torturés, violées et plusieurs dizaines de milliers emprisonnés sans jugement dans des camps de concentration. Les conséquences des massacres de 1965 et 1966 ont engendré des blessures pour plusieurs générations. Les disparitions, les enlèvements, la torture, l’ostracisme envers des familles entières, ont été les méthodes de gouvernement d’un régime qui a ensuite pillé les ressources nationales au profit de compagnies étrangères.

Ce massacre, qui se déroule au moment même où commence l’intervention américaine au Vietnam, a été commandité par la CIA et exécuté par les militaires indonésiens et des religieux dont les propriétés étaient menacées par la mise en œuvre d’une véritable réforme agraire impulsée par le PCI qui, fort de ses 3 millions de membres et des 16,6% aux dernières élections était entré dans le gouvernement de Soekarno initiateur du mouvement des « Non Alignés » lors de la conférence de Bandung en 1955. Aujourd’hui, 50 ans après il est grand temps de demander justice et réparation. Car de même que l’on tua des gens parce qu’ils étaient arméniens, juifs ou tutsis, on tua en Indonésie pour la seule raison d’être membre ou sympathisant d’un parti politique ou d’une organisation qui lui est liée.

Il est temps de faire la lumière sur un des pires massacres de l’histoire du XXème siècle passé sous silence par les médias et de rendre justice aux victimes de ce crime contre l’humanité. Pour commémorer le souvenir de ce massacre et en hommage aux victimes de ce génocide, le Réseau Indonésie et le réseau Sortir du Colonialisme appellent à un grand rassemblement le 30 septembre à 18 h 30 à la Fontaine des Innocents, Métro Les Halles ou Châtelet

Premiers signataires : Réseau Indonésie, Réseau Sortir du colonialisme, MRAP, AFASPA, ACCA, Cedetim, collectif Fathi Koumba, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), La Maison du Tamil Eelam, CDISCOM (Comores) NPA, Pôle de Renaissance communiste de France, Parti Révolutionnaire « Communistes », ROC ML