Après Bruxelles, plus que jamais : Sortir de la guerre

Position du collectif Ni guerre, ni état de guerre, que dont le ROCML est membre et soutient la position:

Après Bruxelles, plus que jamais :

sortir de la guerre !

Le Collectif Ni guerres ni état de guerre s’associe à la douleur des proches des victimes des attentats de Bruxelles, ainsi que des morts des bombardements à Raqqa, Mossoul, Alep et tant d’autres villes. Il condamne fermement ces attentats et ces bombardements.

Les attentats de Bruxelles viennent nous rappeler douloureusement que la guerre qu’ont initiée nos gouvernants continue. Par leur politique de guerre en Irak et en Syrie, ils portent une responsabilité écrasante envers chacune des victimes de cette guerre.

Ces attentats témoignent que la militarisation de la société, le quadrillage policier et militaire ne protègent en rien les populations. En Côte d’Ivoire comme à Bamako, les attentats récents ont montré que la présence militaire française expose les populations civiles.

Depuis le 23 septembre 2014, la coalition occidentale a effectué 11 086 bombardements (7 431 en Irak et 3 655 en Syrie), déversant 39 715 bombes et missiles qui ont causé plus de 1 000 morts civils en Irak et en Syrie[1]. 298 de ces bombardements ont été le fait de l’aviation belge. L’aviation française a commis plus de 680 bombardements.

Comme l’indique la plate-forme du Collectif Ni guerres ni état de guerre rédigée après les attentats du 13 novembre dernier: « L’État qui mène ces guerres, en pompier pyromane, nous entraîne dans une spirale infernale ayant pour effet de renforcer la haine qui débouchera sur d’autres attentats. Les Rafales tuent des civils aussi innocents que ceux du Bataclan. Ces bombardements sont des bombes à retardement. »

Face aux instrumentalisations indignes visant à désigner les musulmans à la vindicte, le Collectif appelle à l’unité face à ceux qui répandent la haine et la guerre.

Seule une politique de paix peut mettre fin à l’hécatombe.

Le Collectif Ni guerres ni état de guerre appelle à l’arrêt immédiat des bombardements français en Irak et en Syrie, et à la fin de l’ingérence française.

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[1] Source : collectif de journalistes http://airwars.org/

A propos de la destruction d’un chasseur-bombardier russe par la Turquie

 

A propos de la destruction d’un chasseur-bombardier russe par la Turquie

Mardi 24 Novembre L’armée de l’air turque a abattu un chasseur-bombardier russe Soukhoï SU-24 tuant l’un de ses deux pilotes. L’intervention militaire héliportée de l’armée russe pour tenter d’extraire le second a occasionné la mort d’un second soldat russe.

Nous attirons  l’attention  des travailleurs sur le risque d’une accélération de ce genre de provocations, qui peuvent in fine, aboutir à des conflits inter-impérialistes de grande envergure. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient français, russes ou turcs n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde.

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre de la Turquie, marionnette de l’OTAN au Proche-Orient. Il est d’ailleurs probable que cette action ait reçu le feu vert de cette organisation belliciste, bras armé des impérialistes occidentaux. En effet nous savons tous  que la Russie, l’Iran et  la Syrie sont alliés et s’opposent au  bloc occidental. L’intervention militaire de l’impérialisme Russe au Moyen-Orient est  un révélateur de l’échec  de la politique menée jusqu’à présent par les pays impérialistes occidentaux  en  Syrie.

La  violation de l’espace aérien de la Turquie est un prétexte. L’aviation russe intervient dans une zone de la Syrie occupée par Al Nosra (branche d’Al Qaïda) et d’autres groupes soutenus par la Turquie. Le but de Poutine est d’y rétablir l’autorité de Damas  et ainsi de pérenniser la présence des bases navales russes  sur les côtes syriennes de la Méditerranée. La Turquie et l’OTAN veulent au contraire faire de cette zone une zone « tampon » pour déstabiliser ensuite toute la façade méditerranéenne de la Syrie qui est un bastion de Bachar El Assad.L’autre objectif  est antikurde : Il s’agit de maintenir la coupure en deux du kurdistan.

La France prend part aussi à cet affrontement pour ses propres intérêts géopolitiques. Elle n’hésite pas  à financer et à armer des groupes terroristes islamistes en Syrie sous prétexte qu’ils combattent DAESH. Elle soutient  la Turquie qui   bombarde, emprisonner et torture les progressistes kurdes qui sont  les seuls à mener sur le terrain une guerre juste contre les terroristes de DAESH !

Dans les conditions actuelles si demain Daech est vaincu, la Russie verra son influence croître au Moyen-Orient au détriment des puissances occidentales.

Mais nous ne devons pas entretenir de quelconques illusions  sur la Russie, nous assistons là à un affrontement entre pays impérialistes pour le repartage du monde avec le risque d’entraîner le monde dans une nouvelle guerre mondiale.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre, la terreur, les déplacements de population.

Les peuples doivent prendre leur destin en main pour abattre ce système  inhumain. Le prolétariat a un rôle important à jouer dans cette lutte en en prenant la direction. Aucune autre force ne peut le faire à sa place.

A BAS L’IMPERIALISME SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES IMPERIALISTES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LE PROGRES DE L’HUMANITE

VIVE LA LUTTE POPULAIRE DES KURDES CONTRE DAESH ET L’IMPERIALISME

ROCML

25 Novembre 2015

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS D’AIR FRANCE LICENCIES

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS
D’AIR FRANCE LICENCIES

A Air France, quatre camarades sont licenciés sans aucune indemnité, envoyés au chômage, un autre mis à pied. Cinq travailleurs victimes de la vengeance patronale qui ne peut tolérer que l’on résiste aux attaques de celui-ci contre nos conditions de vie et de travail. Il s’agit pour les capitalistes de faire comprendre aux travailleurs qui sont les véritables maitres de la société. Dans le même temps l’instauration de l’Etat d’urgence conduit de fait à interdire aux travailleurs toute manifestation syndicale prévue dans les jours ou semaines qui suivent et l’extension de la surveillance de militants syndicalistes.

Les travailleurs, les syndicalistes conséquents ne doivent pas se laisser intimider et réduit au silence au nom de « l’unité nationale contre le terrorisme » et s’interdire de manifester leur soutien aux travailleurs licenciés. Interpelons nos syndicats, confédération, fédérations pour organiser une riposte nationale, faisons voter dans nos syndicats des motions de soutien. Dénonçons la « double peine » infligée à ces travailleurs d’Air France jugés, le 2 décembre 2015, pour de prétendues « violences volontaires en réunion ».

Retrouvons-nous devant le tribunal de Grande Instance de Bobigny pour manifester notre colère et notre solidarité  aux cinq inculpés !

ROCML

Le 15 novembre 2015

NON A L’UNITE NATIONALE ! UNITE POPULAIRE FACE AU TERRORISME ET AU CAPITALISME !

NON A L’UNITE NATIONALE

UNITE POPULAIRE FACE AU TERRORISME ET AU CAPITALISME

Ce vendredi 13 novembre 2015 dans la soirée, des individus armés ont semé la terreur par des explosifs et des tirs à différents endroits de Paris faisant à l’heure où nous écrivons 132 morts et 349 blessés. Le nombre de morts dépasse de loin ce qu’a pu connaitre la France depuis de très nombreuses années. Le Roc-ml partage la douleur qui touche les familles des disparu(e)s dans ces attentats tragiques. Il est terriblement pénible de perdre des proches de manière si brutale pour des raisons qui peuvent paraitre obscures ou qui nous semblent étrangères.

Malgré cela les masses populaires en France ne doivent pas céder aux alarmes mises en place par les forces politiques de la bourgeoisie, qui se servent de cet évènement à des fins de domination politique sur la classe laborieuse.

Ils se servent, comme à leur habitude, de la division, en alimentant des haines « raciales », le rejet de l’autre, pour au final acculer chaque individu au repli sur soi. Les réactionnaires de tous bords se sont directement mis en action en dégradant des mosquées et des boucheries hallal. On nous montre le « migrant » comme un terroriste infiltré. Les migrants fuient justement cette guerre barbare au Moyen-Orient. Au contraire, les terroristes sont recrutés directement en France ou dans les pays occidentaux et ne sont pas des migrants. Les propos sur les migrants sont une manipulation des forces réactionnaires. Le capitalisme se sert de cet outil politique pour créer des chimères d’identités nationales et religieuses et ainsi semer la division entre nous. Nous avons pourtant plus de points communs avec un travailleur syrien migrant qu’avec un patron français.

Les travailleurs, qui sont aujourd’hui dans l’émotion, après cette atrocité, doivent se relever et cibler non seulement les réactionnaires DAESH comme ennemi, mais cerner aussi le rôle de l’Etat français et de sa bourgeoisie comme principal fossoyeur de la paix dans le Monde.

Ne soyons pas dupes, quand Valls annonce que la France est en guerre depuis vendredi, il oublie que l’entrée en guerre de la France remonte à plusieurs années en arrière. Le gouvernement français et ses troupes sont intervenus en Centrafrique, au Mali, en Libye, en Syrie,… en amenant systématiquement la mort, la destruction et la déstabilisation de régions entières : tout cela dans un contexte mondial de nouveau partage des zones d’influences par les grandes puissances impérialistes de la Terre. La France n’est donc pas en guerre depuis le vendredi 13 novembre 2015. Le fait nouveau est que des actes de guerre se produisent maintenant à l’intérieur des frontières de la métropole.

Les communistes se sont, dans toute leur histoire, battus pour la paix. La guerre, conséquence du système impérialiste, fait toujours ses victimes dans les rangs des prolétaires. Pourtant la classe ouvrière ne trouve d’intérêt dans aucun conflit impérialiste.

Le ROC-ml appelle les travailleurs à s’unir pour combattre tout obscurantisme religieux en son sein ainsi que toutes les divisions qui sont créées par les partis politiques de la bourgeoisie. Il faut s’unir aussi pour combattre toutes les lois que met en place le gouvernement, des lois qui seront liberticides pour le prolétariat en France. Effectivement, ces mesures de guerre utilisées par l’Etat français ont pour conséquence de vouloir museler les travailleurs dans leur lutte contre la bourgeoisie. Au nom de l’unité nationale, ils n’auraient pas le droit instaurer de rapport de force et devrait subir les attaques du capital. La bourgeoisie, elle, n’arrête pas ses attaques en temps de guerre, elle n’a pas lancé de trêve sociale, les organisations des travailleurs doivent donc poursuivre leur lutte de classe (la CGT a déjà lancé des appels en ce sens, voir p. 3).

Les Etats impérialistes ne peuvent être la solution. Comment peuvent-ils arrêter la terreur alors qu’ils fonctionnent eux-mêmes par la terreur. L’Arabie Saoudite ou la Turquie utilisent des procédés de ce type contre leur peuple. De même, comment peut-on lutter contre DAECH et en même temps combattre le PKK comme le fait la Turquie. Le PKK est pourtant une force progressiste de résistance à DAESH !

Alors quelle alternative ?

Les travailleurs doivent comprendre que leurs intérêts immédiats ne sont pas dans l’union nationale aux côtés de leur propre impérialisme (la France) face à DAESH. Ils doivent compter sur leur propre force.  Nous soutenons toutes les forces populaires qui combattent Daesh et les autres groupes djihadistes sur le terrain. Notre soutien va en priorité aux combattants et aux combattantes héroïques kurdes de ROJAVA qui sont en première ligne de ce combat. . Les peuples du Moyen-Orient sont la clé du problème. Le peuple syrien peut trouver la solution à DAESH sans que les puissances impérialistes s’en mêlent, elles qui n’ont fait jusqu’à présent que déstabiliser cette zone.

Le ROC-ml se ralliera à tous les appels à la paix et au retrait des troupes impérialistes françaises des pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

En même temps, le ROCML soutiendra les travailleurs dans la poursuite et l’amplification de leurs luttes, à ne pas céder à l’émotion et accepter une union inacceptable. L’Etat peut bien prendre toutes les mesures de sécurité qu’il souhaite. Il est lui-même responsable par son action rapace et militaire au Moyen Orient et en Afrique de l’insécurité qui règne aujourd’hui jusque dans notre pays. Les travailleurs doivent avoir confiance en eux. La résistance kurde à DAESH montre que l’organisation de classe des travailleurs, des opprimés peut être une alternative réelle et une solution viable au système impérialiste

 

Les travailleurs doivent rejeter le piège de l’unité nationale

Vive l’unité populaire contre DAESH, le capitalisme et l’impérialisme !

 

Le ROCML, 18 novembre 2015

 

ETAT D’URGENCE, C’EST-A-DIRE ?

 

« Cet état restreint fortement les libertés publiques. Sont rendues possibles : l’instauration d’un couvre-feu, la réglementation de la circulation ou du séjour par les préfets, l’assignation à résidence par décision ministérielle, la fermeture de salles, de bars, l’interdiction de réunions, les perquisitions de jour comme de nuit sans passer par un juge, le contrôle de la presse et de la radio… » (Le Monde, 16/11/15)

Même si l’opération policière/militaire à Saint Denis se fait dans le cadre de l’Etat d’Urgence, comment peut-on être sûr que cela ne soit pas étendu aux manifestations ouvrières, aux réunions de révolutionnaires, qui, selon le choix arbitraire de l’Etat pourraient être considérées comme trouble à l’ordre public ?

Comment certifier que cet Etat d’Urgence ne se retournera pas contre le peuple ? Comment s’assurer que tous les lois liberticides adoptées en ce moment par l’Etat ne vont pas instaurer une situation de guerre contre la contestation sociale, les mouvements ouvriers et de ses organisations qui les représentent ?

 

 

Nous publions ci-dessous une déclaration de l’UD CGT de Paris avec laquelle nous sommes en grande partie d’accord, notamment sur les mesures intérieures prises par le gouvernement. Nous incitons les syndicats à prendre ce type d’initiatives :

 

Extrait de la déclaration de l’Union Départementale CGT de Paris

La CGT ne renoncera pas au droit de lutter, de se rassembler et de manifester !

L’UD CGT de Paris est pleinement consciente des dangers et des risques que font courir ces criminels. Elle s’inscrit dans une pratique syndicale responsable, particulièrement dans cette période, de la sécurité des salariés et des populations.

L’UD CGT de Paris tient, cependant, à mettre en garde contre le peu d’efficacité de l’état d’urgence et des dangers graves qu’ils comportent contre les libertés publiques, notamment la liberté syndicale, dans un contexte déjà marqué par une forte répression antisyndicale.

Il y a, en effet, peu de chances qu’un terroriste kamikaze prêt à se transformer en bombe humaine puisse être dissuadé de commettre son crime par la perspective de perdre la nationalité française.

Et réformer, dans l’urgence, la Constitution, qui est la loi « des temps longs », nous paraît un contresens dangereux, qui réduit le temps de débat démocratique et la nécessaire sérénité qui doivent présider à ce type de réforme.

(…)

Pour la CGT Paris, il ne peut être question d’accepter qu’un des fondements de notre démocratie, la liberté syndicale, puisse être affaibli au nom… de la démocratie ! Il ne peut, également, être question de brider la contestation des politiques antisociales, que le gouvernement continuerait de mener comme si de rien n’était, au nom de la lutte contre le terrorisme ; ce d’autant plus que la précarité et l’exclusion sociale en sont le terreau.

Nous refusons de renoncer au droit de défendre les intérêts des salariés. Nous savons apprécier par nous-mêmes les circonstances dans lesquelles nous pouvons appeler ou non à manifester ou se rassembler et nous entendons continuer à procéder de la sorte.

Communiqué du ROCML sur les attentats meurtriers en Turquie

Communiqué du ROCML sur les attentats meurtriers en Turquie

En Turquie, le 10 octobre 2015 un carnage a été perpétré contre un rassemblement pour  la paix.

Déjà selon l’information fournie par  HDP (Parti Démocratique des peuples),  on dénombre 128 morts,  des centaines de blessés et des  dizaines de blessés graves.

Nous  présentons notre solidarité et nous partageons la douleur des familles et des peuples de Turquie.

Ce double attentat à la bombe qui a couté plus de cent vies, n’est pas le premier :

Rappelons  la tragédie de Suruç (en face de Kobané)  qui a fait 33 morts, le double attentat à la bombe à Diyarbakir (capitale du Kurdistan coté Turquie), encore une fois dans un meeting de HDP, sans oublier les attaques policières permanentes contre les manifestants d’Istanbul et Hakkâri (à l’extrémité du  Kurdistan).

Depuis le 7 juin 2015, AKP a perdu la majorité absolue au parlement, le pouvoir a accentué la pression contre les mouvements progressistes, communistes et Kurdes. Depuis des mois que le peuple kurde réclame l’autogestion de son territoire, des centaines d’arrestations ont eu lieu, y compris parmi les élus comme les maires ou conseillers municipaux du Kurdistan.

Aussi la condamnation des actes « terroristes » par les medias occidentaux, des hommes politiques occidentaux ne saurait occulter  les actes terroristes du pouvoir. L’identité véritable des responsables de cet attentat est secondaire face à la responsabilité flagrante des forces dirigeantes réactionnaires au pouvoir en Turquie :

-La bourgeoisie turque, n’a pas digéré la victoire de HDP le  7 juin (81 députés au parlement), une première  dans l’histoire de la Turquie pour les représentants d’une large alliance des peuples Turc et Kurde. Cela est passé sous silence en occident.

La bourgeoisie turque qui n’a pas été capable de consolider un gouvernement à son service, utilise la terreur pour faire reculer le mouvement populaire qui s’est amplifié  depuis les événements de Gezi (Taksim) à Istanbul. Ce n’est pas nouveau dans l’histoire de la Turquie : le massacre du 1 mai 1977(32 morts), de Maras (des centaines de morts), de  Sivas (37 intellectuels, acteurs et actrices brûlés vif en témoignent …..et la liste est longue.

Ne tenant pas compte du cessez le feu décidé par le PKK, l’Etat Turc a mis la fin à la période de négociations et repris la lutte armée contre le peuple Kurde sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Combien d’activistes de l’EI la Turquie a-t-elle mis hors d’état de nuire ou arrêté 0000000,00 et  encore 0!

Combien de militants progressistes, communiste et Kurdes l’Etat Turc a-t-il emprisonné et tués: Plusieurs centaines, y compris des victimes de Suruç et même des députés communistes Turcs.

Les choses sont claires! Les actes terroristes sont du côté du pouvoir réactionnaire turc et les attentats terroristes sont des actes qui renforcent sa politique de répression contre les peuples de Turquie.

L’Etat Turc est seul responsable de ce massacre! Quels qu’en soient ses sous-traitants comme l’EI ou ses agents à l’intérieur du pays.

Ce n’est pas à l’Etat Turc qu’il faut  envoyer les  condoléances, mais aux peuples de Turquie et en particulier  au HDP.

Vive le la lutte des peuples en Turquie !

Vive la lutte pour la démocratie et le socialisme en Turquie !

Vive la lutte de peuple Kurde et son choix!

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes (France)

Le 11 Octobre 2015

LES FAUTEURS DE GUERRE AU MOYEN ORIENT CE SONT LES FORCES IMPERIALISTES

Le 22 juillet 2015, 33 militants communistes et révolutionnaires ont été tués dans un attentat perpétré par  Daech à   Suruç, en Turquie. Le même jour un accord a été conclu entre les Etats Unis et l’Etat turc pour l’utilisation de la base  militaire d’Incirlik2. Dans la même période certaines forces se disant en opposition avec le régime syrien ont abandonné leur base en Syrie proche de la frontière turque aux forces turques ou à des milices proches de l’armée Turque.     Contrairement à la propagande mensongère propagée par les médias occidentaux, tous les groupes dits « islamistes » en Syrie sont soutenus par les pays impérialistes et les forces réactionnaires régionales, en particulier  par les USA, la France, la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Dans les circonstances présentes on nous dit maintenant que la lutte contre Daech  a été renforcée par le rapprochement avec la Turquie. Mais en réalité depuis cet événement, à part la publication de quelques photos de militants de Daech, l’Etat turc n’a rien entrepris contre Daech. Bien au contraire il a  déclaré la guerre au peuple kurde qui lutte en première ligne contre Daech et qui ne réclame même pas l’auto-détermination3.

Sur le terrain l’impérialisme et les forces réactionnaires locales manipulent l’opinion en montant  les minorités les unes contre les autres, notamment en opposant le peuple Yézidi aux Kurdes en diffusant la rumeur selon laquelle « les musulmans exterminent le peuple Yézidi». Mais beaucoup de Yézidis sont Kurdes et ont été  sauvés des griffes de Daech par les Kurdes (dont la majorité est musulmane).

Le plus gros danger au Moyen Orient n’est pas  Daech mais l’impérialisme. L’Irak, la Syrie, la Libye et le Yémen ont été plongés dans le chaos et la guerre. Par qui et pour quels intérêts ?

Nous avons déjà dans notre journal4 montré le lien qui unit l’impérialisme et l’EI.  Il n’y a aucun doute pour nous : l’EI est une force réactionnaire et fasciste. Le conflit qui oppose l’EI et les impérialistes n’est pas un conflit entre l’obscurantisme et les forces de progrès mais un conflit entre forces réactionnaires.

Les médias français parlent d’un échec face à Daech. S’il ne s’agissait que d’une question militaire le problème aurait été réglé depuis longtemps. Mais Daech sert les intérêts géopolitiques des impérialistes occidentaux.

Le problème fondamental, n’est pas Daech, le problème fondamental est : qui contrôle et comment contrôler le moyen orient ?

De ce point de vue l’utilisation de bases militaires en Turquie par les USA participe au processus d’éradication de la présence russe au Moyen Orient. Il s’agit soit de  renverser le régime Syrien soit tout au moins de l’affaiblir et le laisser « mort entre deux eaux » : c’est une vieille tactique éprouvée. L’accord avec l’Iran, les menaces de guerre entre la Russie et d’autres forces impérialistes dénotent un  conflit essentiellement de caractère inter-impérialiste. Que ce soit au Yémen, en Irak, en Syrie, en Libye, aucune organisation n’est indépendante des forces impérialistes.

Daech profite d’une certaine manière des conflits inter-impérialistes. Il vend du pétrole, achète des armes et de la nourriture sans problème. Il n’y a qu’à voir le flot de camions qui circulent entre le territoire tenu par Daech et la  Turquie ou l’Irak.

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Les Kurdes de Turquie ou de Rojava :
une épine dans le pied de l’impérialisme

 

A  Kobané (Rojava), les kurdes ont fait reculer Daech par leurs propres forces. Les bombardements américains ont  même atteint par « erreur » des positions kurdes ou des zones en partie contrôlées par le régime Syrien.

Et ce n’est pas  tout, quand la Turquie bombarde les bases  Kurdes (PKK), et des populations et villages en Turquie même, y-a-t-il eu un  seul pays qui ait condamné la Turquie? La Turquie de longue date ne s’est jamais engagée militairement contre Daech. Les USA ont obtenu la base militaire en Turquie en contrepartie pour l’Etat Turc de pouvoir mener en toute impunité des actions militaires contre les Kurdes tout en déclarant avec hypocrisie qu’elle cherche la paix avec le peuple kurde. Elle a même obtenu le soutien  de Barzani, dirigeant kurde d’Irak,  dans son intervention armée contre les Kurdes de Turquie (notamment contre le PKK).

Ce qui dérange les pays impérialistes et les forces réactionnaires locales chez les Kurdes de Turquie ou de Rojava, c’est qu’ils ne font pas confiance à l’impérialisme et aux forces réactionnaires. Par leur propre organisation politique et  militaire ils ont pris le chemin de l’auto-défense.  Cela a conduit à une mobilisation massive dans tout le Kurdistan, et au  niveau international au soutien des révolutionnaires et communistes  de divers pays, dont certains  ont versé leur sang en se battant aux côtés du peuple Kurde. L’expérience de Rojava montre que, en profitant des conflits inter-impérialistes, les peuples peuvent prendre leur destin en main et se battre pour leurs intérêts propres. Evidemment il faut créer un rapport de force, avoir un soutien large parmi les peuples, la sympathie d’autres forces progressistes dans le monde. C’est ce que les USA et d’autres forces impérialistes n’ont pas apprécié.

A Rojava un peuple opprimé montre que la lutte pour l’indépendance ou l’auto-détermination peut être menée en s’appuyant sur ses propres forces5. Malgré tout, certaines organisations kurdes n’ont pas perdu leurs illusions d’obtenir des concessions grâce à la pression des pays impérialistes sur la Turquie et sur les autres pays qui divisent le Kurdistan. Pourtant toute histoire de la lutte du peuple kurde montre le contraire.

C’est ce qu’illustre aujourd’hui Rojava. Les forces réactionnaires et les pays impérialistes ont parié sur le règlement du « problème kurde »  par Daech. Mais la résistance kurde a bousculé  leurs plans. C’est cela qui a décidé l’Etat Turc de s’en prendre militairement au peuple kurde en effectuant des bombardements et des massacres de civils et autres actes qui relèvent  de crimes contre l’humanité.

Mais cette situation a entrainé la formation d’une alliance en Turquie entre le peuple Kurde et d’autres minorités et notamment avec le mouvement révolutionnaire. Aux élections du 7 juin 2015 cette alliance a recueilli 6 millions de voix et obtenu 81 députés. Jamais dans l’histoire de la Turquie des communistes, des progressistes et des représentants du peuple Kurde n’ont été élu par le peuple avec une telle ampleur. Ce fut un coup très dur pour le Gouvernement islamiste qui dirige sans partage la Turquie depuis une décennie.

En Turquie une nouvelle dynamique révolutionnaire depuis le mouvement de Gezi en 2013, bouleverse et traverse toutes les forces politiques. La bourgeoisie n’a pas pu créer un gouvernement après l’élection de 7 juin. Un pilier important pour l’impérialisme comme la Turquie qui s’enfoncerait dans une crise politique serait déstabilisatrice pour sa domination. N’oublions pas qu’après Israël, au Moyen Orient, les deux pays les plus importants pour le camp impérialiste occidental sont la Turquie et l’Egypte.

Tant que les peuples n’auront pas abattu l’impérialisme
il n’y aura, ni paix, ni stabilité
au Moyen Orient

 

Depuis début du XXème siècle l’impérialisme a toujours cherché à dominer le Moyen Orient. Depuis les accords de Sykes-Picot6, l’intervention des impérialistes n’a pas cessé jusqu’au aujourd’hui. Citons : La création d’Israël et l’occupation des territoires des pays arabes par Israël, la création du CENTO7 pour contrer l’influence de URSS, la ceinture verte contre le communisme, la lutte contre la bourgeoisie nationale indépendantiste (comme le BAAS dirigé par Nasser), la guerre Iran-Irak, la première, deuxième et troisième guerre du golfe, la liste est longue…

Ce n’est pas une question de manque d’information ou la complexité de la situation au moyen orient qui empêche de comprendre ce qui se passe au Moyen Orient. Pour se positionner et agir de manière juste et efficace, il faut avoir une analyse anticapitaliste et anti-impérialiste claire.

Mais pour cela, et ce serait l’objet d’une autre débat : sans organisation indépendante de la bourgeoisie aucune lutte anti-impérialiste ne peut s’achever correctement dans l’intérêt des peuples opprimés et du prolétariat. La construction d’une telle organisation c’est la tâche qui s’impose aujourd’hui à tous les communistes.

ROCML 6 septembre 2015

 

[1]L’ ETAT ISLAMIQUE en français.

2 Appelée aussi  Adana, une ville situé au sud de la Turquie.

3Le mouvement Kurde, actuellement, ne demande même pas l’auto détermination, mais plutôt l’autonomie.

4la Voix des communistes n°12 sur notre site   www.rocml.org

5Rojava n’est pas un Etat des soviets, ni ne représente une forme nouvelle d’organisation  anticapitaliste. C’est un bel exemple que le peuple peut prendre son destin en main et construire son avenir, mais aujourd’hui la composition de classe et la conjoncture au Moyen-Orient  ne permettent pas de dire que Rojava peut évoluer vers le socialisme. Nous soutenons l’organisation démocratique à Rojava, le rôle important de la femme dans l’armée kurde, dans l’organisation civile et la lutte, c’est une étape de révolution bourgeoise. Mais le contenu  de leur programme est très loin de la démocratie prolétarienne.

6Le 16 mai 1916, faisant suite à un travail préparatoire épistolaire de plusieurs mois entre Paul Cambon, ambassadeur de France à Londres, et Sir Edward Grey, secrétaire d’État au Foreign Office, l’accord Sykes-Picot est conclu entre la France et le Royaume-Uni à Downing Street entre Sir Mark Sykes, et François Georges-Picot. Il prévoit à terme un découpage du Proche-Orient, c’est-à-dire l’espace compris entre la mer Noire, la mer Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien et la mer Caspienne, alors partie intégrante de l’Empire ottoman. La Russie tsariste participe aux délibérations et donne son accord, comme l’Italie, aux termes du traité secret.

7Créé en 1955 avec  l’Irak et La Turquie, puis l’Iran, le Pakistan et bientôt rejoint par l’Angleterre.

SOUTIEN SANS CONDITION A LA LUTTE D’EMANCIPATION NATIONALE, POLITIQUE ET SOCIALE DU PEUPLE KURDE !

GLOIRE A SES COMBATTANTS ET A SES MARTYRS !

VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE !

Un attentat monstrueux a été commis à SURUC (Turquie), le 20 juillet 2015, au cours d’une conférence de presse rassemblant plusieurs centaines de jeunes de la SGDS, la fédération des associations des jeunes socialistes. Cette activité avait pour objet l’engagement de ces jeunes militants turco-kurdes pour se rendre au Kurdistan syrien pour aider à reconstruire la ville de Kobané mise en ruines lors des combats pour sa libération. Plus de 30 d’entre eux ont été tués et une centaine blessés.

Les gouvernants de l’Etat fasciste turc ont immédiatement désigné DAESH comme  auteur de cette tuerie.  Par cette manœuvre,  ils voudraient se disculper en désignant leurs amis de l’Etat Islamique (IS), masquer leur rôle de complices actifs de ces barbares, et faire croire qu’ils participent à la coalition anti-terroriste. Seuls les naïfs et les boutefeux impérialistes internationaux apporteront ou feront semblant d’accorder du crédit aux discours hypocrites d’Erdogan ou de Davotuglu.

Cet acte terroriste  contre ce type de rassemblement montre aussi leur peur que se développe et grandisse  la solidarité internationale  en faveur de la lutte du peuple Kurde.

Devant cet évènement dramatique innommable dont DAECH est coutumier, le ROCML tient à exprimer ses condoléances et son soutien aux familles des victimes, à leurs camarades de lutte, à leurs amis et à tout le peuple kurde et ses combattants.  Il dénonce les auteurs directs ou indirects de ce massacre (DAECH, les partis et le gouvernement fascistes d’Erdogan, qui travaillent la main dans la main contre les peuples de la région).

Il assure le SGDF et l’ensemble des forces révolutionnaires turques et kurdes de sa solidarité internationaliste totale.

Il appelle les ouvriers  de France et tous les anti-impérialistes et progressistes à manifester massivement avec leurs camarades kurdes et turcs le 25 JUILLET 2015, A PARIS, A 14 HEURES, PLACE DE LA REPUBLIQUE.

 

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE KURDE POUR SES DROITS NATIONAUX ET POUR UNE SOCIETE LIBEREE DE L’EXPLOITATION ET DE TOUTES FORMES D’OPPRESSION !

ROCML  (RASSEMBLEMENT ORGANISE DES COMMUNISTES MARXISTES LENINISTES)

 

Le 21 juillet 2015

Solidarité avec les victimes du massacre de Suruc

Un nouvel attentat barbare a été perpétré aujourd’hui  à SURUC (Turquie) , face à Kobanê, faisant des dizaines de morts, essentiellement des jeunes de la Fédération de  l’Association des Jeunes Socialistes ( SGDF)  qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Suite à la défaite cuisante  infligée aux forces barbares de DAESH à Shengal (Sindjar), Kobanê, Girê Spî, par les  YPG (Unités de Défense du Peuple), le gouvernement  de l’AKP et ERDOGAN ont  coordonné  un nouveau massacre dans la ville de Suruc ( Pirsus). Alors que  plus de  trois cent jeunes,   en très grande majorité des jeunes Socialistes du SGDF,  étaient rassemblés au Centre Culturel   d’Amara pour une conférence de presse, une bombe (ou kamikaze) a explosé, faisant des dizaines  de morts et  des centaines des blessés.

Il  est évident que l’objectif de ce nouvel acte barbare est de briser la détermination du peuple kurde, des jeunes socialistes du SGDF et des forces solidaires avec la lutte légitime du peuple kurde. Ces attaques visent à anéantir les acquis du peuple kurde,  obtenus au prix d’immenses sacrifices  humains. La victoire de Shengal, de Kobane et de Girê Spî a infligé une défaite  sans  précédent   aux obscurantistes et  aux barbares de DAESH et à ses alliés.

Cet acte barbare a été commis  par DAESH, mais il ne fait aucun doute que  les  commanditaires     sont l’AKP, Recep Tayyip Erdogan et  l’Etat  Turc.

Suite  à  la  victoire aux élections du 07 juin  2015  du HDP (Parti Démocratique des Peuples)  et cela malgré le barrage de 10 %, l’AKP et Erdogan  ont  essuyé   une défaite sans précédent.  Après la victoire des kurdes à Rojava,   et celle aux élections du  HDP, Erdogan et son parti ont tenu des propos haineux,  extrêmement dangereux  préparant de cette façon,  le terrain à  un tel massacre.  Les barbares  qui ont commis cet acte pour le compte de l’AKP, ont plusieurs bases d’entrainements   à Akcakale, Kilis, Hatay et Suruc.  Ils sont formés par les gradés et les militaires turcs. Ces camps ont été de nombreuses fois filmés et photographiés par les médias internationaux.

Il y’a environ un an,  des centaines de poids lourds  chargés d’armes et de munitions étaient   envoyés par la Turquie à DAESH, alors qu’à ce jour,  la Turquie forme directement les militants  sur son sol.  Il  y a quelque jours,   Barak Obama,  le président des Etat unis, un des pays de la  coalition de lutte anti DAESH a déclaré «    la Turquie   doit cesser   de soutenir  DAESH ».  Cette déclaration est  une preuve de plus du soutien actif de la Turquie aux Barbares. Nous, les  Kurdes,  les socialistes Turcs, le parti communiste français et  tous ceux qui soutiennent  la lutte légitime du peuple kurde en particulier la victoire de Kobane, nous dénonçons ce nouvel acte barbare et  nous déclarons encore une fois que rien ne nous empêchera de poursuivre notre lutte  légitime  et   protéger nos acquis.

 Signataires :

ACTIT  SKB, Conseil démocratique kurde en France (CDKF),  YS ( Young Struggle)  Coordination  Démocratique Kurde en Europe, Mouvement des femmes Kurde en Europe Association de solidarité France Kurdistan, FEDA.

Appel à mobilisation urgente pour condamner l’attentat de Suruc en Turquie !

Des jeunes pleins d’espoir avaient pris la route pour participer, durant 6 jours, à la reconstruction de Kobané…

Une conférence de presse tenue par un groupe de 300 membres de la SGDF (Sosyalist Gençlik Dernekleri Federasyonu / Fédération des associations des jeunes socialistes) pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobané, ville Syrienne devenue le symbole de la résistance kurde face à DAESH, a été la cible d’une explosion sanglante dans la ville de Suruc, près de la frontière Syrienne, en Turquie. Le premier bilan du drame fait état d’une trentaine de morts et de plus d’une centaine de blessés.
Malgré une campagne active menée depuis plusieurs semaines et largement diffusée par la SGDF annonçant leur départ d’Istanbul pour la reconstruction de Kobanê, aucune mesure de sécurité particulière n’a été prise par les forces de sécurité turques.
Ce massacre vise à briser la solidarité internationale grandissante entre les peuples. Ce massacre vise notre liberté. Ce massacre vise notre humanité.
C’est pourquoi, nous lançons un appel massif à la presse et à l’opinion publique à condamner fermement ce massacre et d’exhorter l’Etat turc à ce que lumière et justice soient faites.

 

Manifestation le Samedi 25 Juillet 2015
Place de la République
à 14h
ACTIT
Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie

SALUT AUX COMBATTANTES ET COMBATTANTS HEROÏQUES DE KOBANE!

RASSEMBLEMENT ORGANISE DES COMMUNISTES MARXISTES-LENINISTES

 

SALUT AUX COMBATTANTES ET

COMBATTANTS HEROÏQUES DE KOBANE!

 

Le 26 janvier, après quatre mois de siège, de destructions et de crimes menés par les troupes mercenaires terroristes de l’ISIS (  Etat Islamiste en Irak et au Levant -DAESH-EI ) contre la ville Kurde de Kobané, l’héroïque résistance populaire armée de cette cité, les YPG  et autres patriotes kurdes et turcs (  PKK, MLKP et autres composantes progressistes et révolutionnaires ) ont mis en déroute les agresseurs fascistes. Poursuivant cette victoire, les combattants libèrent les uns après les autres les villages de la région.

Le ROCML salue cette victoire emblématique qui marque un tournant dans la guerre menée contre le peuple kurde par les forces réactionnaires de la région.

La libération de Kobané, c’est en effet la victoire d’une révolution populaire nationale exemplaire par son contenu politique et humain. La révolution ROJAVA, c’est son nom, est en effet l’affirmation, sur une partie du territoire national kurde, du pouvoir populaire construit sur les valeurs progressistes du peuple kurde, en particulier l’égalité femme-homme à tous les niveaux de la société, la défense de toutes les identités ethniques, culturelles, et la démocratie exercée directement, à la base, par le peuple.

Le ROCML publie ci-après le communiqué du MLKP ( Parti Communiste Marxiste Léniniste de Turquie/Kudistan du nord ). Ce communiqué insiste sur la nécessité d’un soutien internationaliste accru à la Révolution Rojava car cette révolution est toujours entourée d’ennemis de la nation kurde et du caractère révolutionnaire de son contenu politique et social. Sans aucun doute, ces ennemis ne resteront pas inactifs. Les peuples de la région, et en particulier les peuples turc et syrien doivent être aux premiers rangs du soutien internationaliste à ROJAVA. Les communistes et les anti-impérialistes de France ont le devoir de participer à ce soutien et de combattre la politique directe et d’alliances criminelles que l’Etat impérialiste français pratique dans cette partie du monde.

DECLARATION DU MLKP

La rupture du siège de Kobané par l’ISIS ( EI-DAECH ), la marche en avant de la révolution ROJAVA et la libération de la ville par les forces du peuple révolutionnaire représentent le plus beau présent offert à nos martyrs immortels.

Le drapeau qui flotte sur la colline Mistenur projette un sourire sur les visages de Paramaz, Cudi, Algan, Diyar, Arin, Kader, Tekosin et Sarya, qui ont versé leur sang sur la terre de Kobané.

La révolution ROJAVA, qui a gagné en force et en moral, continue. Mais elle est encore sous l’encerclement de l’EI fasciste, des Etats colonialistes locaux, sous la pression des pouvoirs bourgeois et impérialistes, de tous ceux qui rêvent de liquider le choix démocratique du peuple. La lutte entre le front du peuple travailleur et le front de ses ennemis continue et continuera encore.

Le devoir de tous les travailleurs, des femmes, de la jeunesse, des pauvres et des opprimés qui aspirent à la justice et à l’égalité, de tous ceux qui ont soutenu la lutte pour la révolution ROJAVA, la libération de Shengal ( Sinjar ) et la reconnaissance du droit à l’autodétermination des Yézidis, ce devoir est toujours actuel. Nous sommes convaincus que la solidarité des opprimés atteindra de nouvelles dimensions, que la victoire de Kobané s’étendra pas à pas, que les peuples de la région qui ont soif de liberté et luttent pour une vie digne, en premier lieu le peuple palestinien, atteindront leurs objectifs révolutionnaires.

                Ce jour est le jour où la population de Kobané condamnée à l’exil va pouvoir rentrer chez elle, à Kobané.

Ce jour est le jour où les révolutionnaires, les partis antifascistes et les organisations démocratiques de masses en Turquie et dans le Kurdistan du Nord vont accroître leur solidarité avec la défense et la construction de la Révolution ROJAVA et la résistance de Shengal ( Sinjar ).

GLOIRE AUX FILS ET AUX FILLES QUI SONT DEVENUS IMMORTELS A KOBANE !

GLOIRE AUX COMBATTANTS QUI ONT LIBERE KOBANE !

VIVE KOBANE LIBRE !  VIVE LA REVOLUTION ROJAVA !

Comité Central du Parti Communiste Marxiste Léniniste de Turquie/Kurdistan du Nord.

26     janvier 2015

Kobane-Fighters-in-Kobane