Les politiques économiques des gouvernements n’ont pas pour objectif le bien-être des populations !

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Au sein de l’économie mondiale, les sources de conflits vont s’accentuant, ce qui implique forcement des dissensions sur le plan politique. Selon l’angle de vision propre à chacun des représentants de la classe capitaliste, les appréciations qu’ils formulent varient.

Abstraitement parlant, le rôle des organismes supranationaux tels que le FMI ou l’OMC, est d’œuvrer dans la mesure du possible en faveur d’une gestion collective du système capitaliste à l’échelle mondiale, de façon à porter la création de plus-value et l’accumulation des capitaux, dans leur totalité, à une dimension maximum. De fait, leur action consiste à jouer les médiateurs dans le but de désamorcer les facteurs de crise provoqués par la concurrence entre les multiples pôles d’accumulation du capital. Ainsi, dernièrement, ces institutions se montrent préoccupées. Par exemple, à l’occasion de l’assemblée commune entre le FMI et la Banque mondiale tenue en avril dernier, Christine Lagarde, directrice générale du FMI a déclaré: « Il ne faut pas mettre en péril le moteur du commerce, qui a alimenté la croissance et qui est un élément crucial de la productivité » (AFP, 20/4/2017). Ces recommandations sont motivées par la multiplication de prises de positions, de la part de responsables politiques tels que Marine Le Pen ou Donald Trump, en faveur de mesures protectionnistes.

Le terme protectionnisme désigne l’application d’un ensemble de mesures visant à protéger l’économie d’un pays contre la concurrence étrangère au niveau du commerce extérieur. Il s’agit ainsi de restrictions apportées au principe du libre-échange. En élargissant le champ d’actions concerné, les partisans du protectionnisme préconisent aussi des mesures censées stimuler activement le développement de l’économie nationale. Cependant, les protagonistes du libre-échange, eux non plus, ne se soucient nullement de développer un commerce mondial équilibré, bénéfique pour l’ensemble de la population du globe. Au sein du monde capitaliste, n’existe aucune harmonie collective.

Aujourd’hui l’économie mondiale est régie par les rapports de production capitalistes tels qu’ils se sont établis à travers un développement à partir de leur essor au 19e siècle, en passant par l’époque des empires coloniaux, et ayant atteint le stade de l’impérialisme capitaliste caractérisé par la formation de groupements industriels et financiers en situation de monopole ou oligopole. Dans ce cadre, les relations entre les états nationaux et les centres d’accumulation de capitaux sont devenues complexes. Il n’y a plus de lien mutuel direct entre un état donné et un ensemble délimité de capitalistes que l’on pourrait désigner comme « sa » classe capitaliste au même titre que l’on parle de « sa » population. Ces centres d’accumulation de capitaux ne sont pas pour autant devenus des entités pouvant régner sur le monde en s’affranchissant totalement des états nationaux et de leurs gouvernements. Dans chaque état, le rôle des institutions qui forment ce que l’on appelle l’appareil d’état, consiste toujours à assurer la domination de la classe capitaliste exploiteuse sur la classe ouvrière exploitée et sur l’ensemble de la population. Mais à l’époque des empires coloniaux, le système économique mondial était compartimenté selon des démarcations affirmées formellement, tandis que maintenant la complexité des connexions économiques croisées, multiformes, aux délimitations mouvantes, s’est fortement accentuée. Les différents aspects des politiques protectionnistes s’inscrivent dans ce contexte.

Ce qui compte en premier lieu du point de vue d’un gouvernement dans sa fonction territoriale, ce sont: sur le plan économique, la balance des paiements (qui inclut la balance commerciale) ainsi que le budget (c’est-à-dire les impôts et les taxes), et sur le plan politique, sa capacité de maintenir intacte la domination de la bourgeoisie au sens générique. Les divers discours propagandistes concernent en grande partie ce dernier domaine (Chirac et la fracture sociale, Le Pen et les immigrés, Hollande et l’union nationale contre le terrorisme, etc.). Les dilemmes économiques proviennent de la nécessaire conciliation entre le fonctionnement générale de l’économie « nationale » et les intérêts des capitalistes dont les investissements sont liés d’une façon ou d’une autre avec le pays.

Le Front national, en France

 

En France, le programme de Marine Le Pen comporte des mesures relevant du protectionnisme. Il prétend favoriser les entreprises qui produisent sur le territoire national, dans le but affiché de développer l’emploi. De façon ciblée, il prévoit une taxe pénalisant les entreprises considérées comme françaises mais qui vendent en France des produits importés par le biais d’une filiale à l’étranger. Les formulations à ce sujet varient. En 2012, Marine Le Pen déclare: « Un signal très clair sera donné: vous vendez en France, alors vous produisez en France! C’est pourquoi il faudra taxer à hauteur de 35% l’industrie automobile qui ne réalise pas au moins la moitié de sa production sur le sol français. »(1) En 2017: « Chaque produit qui sortira d’une usine délocalisée afin d’être revendu sur le marché français sera taxé à hauteur de 35%. »(2) Elle inclut d’ailleurs les prestations de services: «Mon projet pénalisera financièrement par une taxe de 35% également les délocalisations de prestations de services dont abusent tant de grandes entreprises françaises. »(3) Une « contribution sociale » serait prélevée sur l’ensemble des biens et des services importés, d’un montant de 3%. Cette mesure, étant en elle-même protectionniste, servirait à financer une « prime de pouvoir d’achat » versée aux salariés et retraités qui touchent moins de 1500 euros par mois(4). Cela s’apparente à une subvention au bénéfice des employeurs, de façon similaire au principe du « revenu universel », mais en l’occurrence non « universel ». Il faut souligner que Marine Le Pen s’est prononcée contre un relèvement du salaire minimum, au motif que « cela entraine une charge supplémentaire pour les entreprises, qui sont déjà dans une très grande fragilité dans notre pays »(5).

Au-delà de ces taxations définies explicitement, le programme du FN adopte le protectionnisme comme principe général, tout en prévoyant des mesures différenciées. Selon Marine Le Pen: « cela ne fait aucun sens de taxer indifféremment tous les produits provenant de tous les pays. […] Et il n’y a pas de raison de taxer certains pays de l’Union européenne. Nous taxerons surtout les pays qui font du dumping fiscal et social. ». Bernard Monot, conseiller de Marine Le Pen sur les questions économiques, indique comme cibles potentielles « les pays hors UE avec lesquels notre balance commerciale est très déficitaire » (Les Echos).

Trump et le Parti républicain aux USA

 

Durant sa campagne électorale et depuis qu’il a été élu, Trump a annoncé l’instauration d’une « énorme taxe aux frontières » (« big border tax »)(6). Au départ cela était censé signifier des tarifs douaniers à l’importation. Cependant les membres républicains de la Chambre des représentants projettent un autre dispositif, élaboré antérieurement à la désignation de Trump comme candidat de leur parti. Ce projet (dit « border adjustment tax ») vise à instaurer  – comme le nom l’indique – un impôt sur les sociétés comportant un ajustement à la frontière dont le mécanisme passe par la détermination de l’assiette pour l’impôt sur les sociétés. Le montant de cet impôt, au lieu d’être basé sur les bénéfices tels qu’ils sont pris en compte normalement (total des revenus moins le total des couts), ne prendrait pas en compte les importations dans les couts ni les exportations dans les revenus. Le taux serait en outre baissé de 35% à 20%. Le fait est que dans ce domaine, comme dans certains autres, Trump tente à assumer des choix propres qui diffèrent des positions du Parti républicain. Selon la vision de Trump, les taxes à l’importation devraient être ajustées pays par pays, selon un principe de réciprocité, en fonction du taux que le pays concerné fait supporter aux exportations venant des USA (reuters, 12/4/17).

Il est certain qu’au sujet des mesures protectionnistes, les appréciations de la part des secteurs de l’économie national des USA varient.

Les entreprises qui produisent de l’acier sont demandeurs à cet égard. La branche se trouve dans une situation difficile. En 2015, selon un classement au niveau mondial selon la quantité produite, la plus grande société US, Nucor Corp, vient en 14e place avec 19,62 millions de tonnes, puis U.S. Steel vient en 21e place avec 14,52 millions de tonnes (par comparaison, en 1re place ArcelorMittal avec 97,14 millions de tonnes)(7). Ces sociétés sont presqu’exclusivement confinées au territoire national US. En 2014, la production mondiale d’acier a réalisé le plus haut niveau jamais atteint, avec 1,66 milliards de tonnes, les prix au niveau international ont fortement baissé, les importations vers les USA ont augmenté considérablement en conséquence(8). En 2016, les producteurs US d’acier ont obtenu l’instauration d’une taxe de 266% sur l’importation d’acier laminé à froid, utilisé pour la fabrication de voitures ainsi que de multiples équipements, en provenance de sept pays dont la Chine. Les fabricants de voiture, ayant évidemment un point de vue opposé, ont réagi, comme par exemple Ford qui s’est adressé à la Commission du commerce international US (International Trade Commission, USITC). Trump, en prenant sa fonction, avait eu recours à Dan DiMicco, ex-PDG du groupe Nucor mentionné ci-dessus, comme conseiller. Mais dans ce cas aussi, il se heurte à des divergences avec le Parti républicain. Il annonce que tout projet d’infrastructure publique devra utiliser de l’acier produit dans le pays. Cependant dans le passé, les législateurs républicains ne se sont pas montrés favorables à l’idée d’une croissance stimulée par des engagements publics alourdissant les déficits budgétaires. Concrètement, dans le cadre d’une stimulation générale du secteur de l’énergie non renouvelable, Trump soutient la construction de l’oléoduc Keystone XL qui devrait renforcer le réseau d’oléoducs Keystone existant reliant des puits au Canada notamment à des terminaux sur la côte du Texas. Or, à ce sujet, l’année dernière, les républicains ont bloqué un amendement exigeant qu’uniquement de l’acier US devrait être utilisé pour le pipeline(9).

L’industrie US de l’aéronautique, exportatrice, est favorable au système envisagé de « l’ajustement à la frontière »(6).L’inverse est le cas du point de vue de l’UE (Les Echos). Les USA représentent 23% des exportations du groupe Airbus. Celui-ci est certes implanté aux USA mais près de 90% des pièces assemblées dans ce pays viennent de l’étranger. Toute la filière serait touchée, car les sous-traitants, eux aussi, font fabriquer des pièces élémentaires au Mexique ou en Chine.

La position du secteur de l’agriculture des USA est caractéristique en ce qui concerne les implications indirectes des politiques protectionnistes. Les états fédéraux où se trouvent les grandes exploitations agricoles ont massivement favorisé Trump à l’occasion des élections. Le secteur est largement exportateur, notamment en direction du Mexique. Or les milieux d’affaires concernés voient déjà des signes annonciateurs de répercussions négatives; l’expérience a montré qu’une guerre commerciale engagée par les USA entraine souvent des ripostes visant l’agriculture US(10).

l’impérialisme capitaliste combine défense, agression, domination

 

Le fond de la question des mesures protectionnistes réside dans ces connexions multiples entre d’une part, les responsables politiques et d’autre part, les représentants directs sur le plan économique, de différentes fractions de la classe capitaliste.

Du point de vue général, les interprétations pseudo-théoriques relèvent, au gré des inclinaisons prédéterminées ou des humeurs du jour, de deux catégories; elles considèrent que le résultat du protectionnisme, « au bout du compte » est – bénéfique aux yeux des uns, – néfaste aux yeux des autres. Dans les deux cas prévalent l’approximation et l’exagération de discours essentiellement propagandistes. Par exemple, au sujet de la taxe d’ajustement aux frontières, ses promoteurs prétendent que l’effet à l’export et à l’import s’équilibre, soit par une réévaluation induite de la monnaie nationale, soit par une augmentation induite des prix et des salaires intérieurs. Il y a néanmoins des commentaires exprimant une vision plus nuancée: « Personne sait avec certitude ce qui arriverait en réalité. Si l’économie ne réussit pas à s’ajuster, les importateurs payeront beaucoup plus de taxes, et les exportateurs obtiendraient une aubaine. Tout ajustement serait douloureux. »(6)

Quant à Marine Le Pen, elle ne trouve guère de soutiens du côté du grand capital au sujet de son programme économique protectionniste, voire isolationniste, bien que ses discours nationalistes bénéficient d’accointances considérables. Jusqu’à nouvel ordre, la bourgeoisie française ne fait pas le choix d’une stratégie impérialiste nationale séparée; elle maintient son association avec les autres pays d’Europe, notamment l’Allemagne, à travers le cadre de l’UE. La partie économique du programme du FN reste un annexe subordonné à la vision purement idéologique nationaliste, xénophobe, résumé par exemple ainsi: « Nous sommes David contre Goliath, c’est avec notre amour pour notre pays, que nous terrasserons la soumission, l’abandon, la capitulation, la trahison que l’on cherche à imposer à notre peuple. » (La Dépêche 27/4/17) Par comparaison, la politique impulsée par Donald Trump pour les USA articule de façon effective conjointement les deux aspects que sont protectionnisme et agressivité impérialiste.

Il faut noter ici que les mesures protectionnistes enfreignent le principe du libéralisme, défini comme « doctrine économique qui privilégie l’individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l’intérêt général ». Ce fait met en lumière le caractère erroné des orientations politiques qui prétendent attaquer les maux engendrés par le capitalisme en dénonçant le « néolibéralisme » comme source de tous les malheurs. Par ailleurs, un aspect significatif impliqué par le principe de « l’ajustement à la frontière » dépasse la sphère purement commerciale. L’application de cette taxation pourrait inciter des sociétés étrangères ayant une large clientèle aux USA à racheter des sociétés implantées dans ce pays. C’est une indication claire du fait que la bourgeoisie, au niveau d’un pays impérialiste donné, ne se soucie pas de savoir si telle entreprise ou grand groupe est authentiquement « de souche » : elle tient surtout à être membre, d’une façon ou d’une autre, des cercles dominants sur place, politiquement et économiquement. L’objectif primordial est de maintenir autant que possible à l’état concerné un statut de grande puissance pouvant rivaliser avec les autres impérialismes.

 

(1) Marine Le Pen, Discours à l’occasion de la galette présidentielle organisée à Saint-Denis, 9/1/2012.

(2) https://www.marine2017.fr/carnets/whirlpool-amiens-ne-fermera/

(3) Marine Le Pen, Discours …, 9/1/2012.

(4) Marine Le Pen, Assises présidentielles de Lyon, 5/2/2017.

(5) Marine Le Pen, Invitée de la matinale d’Europe 1, 25/1/2017.

(6) How America’s border-adjusted corporate tax would work », The Economist, 13/2/2017.

(7)  https://www.worldsteel.org/en/dam/jcr:1568363d-f735-4c2c-a1da-e5172d8341dd/orld+Steel+in+Figures+2016.pdf

(8) Mark J. Perry: « US steel tariffs: A case study in protectionism, economic losses on net, and ‘legal plunder’ », 2/6/2016.

(9) Mark O’Hara: « Weighing Trump’s Mettle: Will He Be a Game Changer for US Steel? », 10/11/2016.

(10)Jessica Holzer: « Wary of Protectionism, U.S. Agriculture Wages Charm Offensive to Save Mexican Exports », Foreign Policy, 23/3/2017.

 

MACRON, L’ECONOMIE ET LE COMMUNISME

 

         Le 12 mars dernier, Emmanuel Macron était l’invité de « Des paroles et des actes », sur France 2. A cette occasion, le ministre de l’économie a défendu la politique de la bourgeoisie française. Face à un JP Martinez trop peu revendicatif, il a pu défendre, sans contestation aucune, les idées du capital.

Macron intimide la CGT

 

                Tout d’abord, le ministre a lancé la suspicion sur la CGT lors de l’arrivée sur le plateau de son dirigeant, affirmant que ce syndicat rencontrait souvent le gouvernement et travaillait bien avec lui.

Le but pour lui était d’éloigner des syndicats les téléspectateurs révoltés en disant : regardez les syndicats sont contre nous mais ils cogèrent avec nous.

                Faut-il donc repousser les syndicats ? Non aujourd’hui encore, même si la CGT est engluée dans le réformisme, et donc dans la conciliation de classe, elle reste un instrument vers lequel les travailleurs peuvent et doivent s’organiser pour se défendre au quotidien contre le patronat et les réformes du gouvernement. Le syndicat est la base même de l’organisation des travailleurs. Sans eux, aucune chance de s’opposer aux réformes d’austérité. Macron le sait, la collaboration de classe des dirigeants de la CGT ne le dérange pas. Ce qui le dérange davantage, c’est que les travailleurs trouvent dans les syndicats une arme pour résoudre leurs problèmes et améliorer leurs conditions de vie.

La politique : ce n’est pas pour les pauvres

 

                Macron est un éminent représentant de la bourgeoisie française. Contrairement, à la plupart des politiciens professionnels, il n’est pas très à l’aise avec la langue de bois et dit tout haut ce que les dirigeants des partis bourgeois pensent tout bas. Après s’en être pris à l’ « illettrisme » des ouvrières de GAD, il s’en est pris aux chômeurs affirmant que :

« Si j’étais chômeur, à mon avis, je ne me poserais même pas la question de savoir ce qu’il s’était passé hier. (…) Je m’occuperais d’abord de mon quotidien ».

Et Pujadas, récemment décoré journaliste le plus servile de France[1], d’acquiescer : la politique commence donc d’abord par soi ! Ainsi, pour notre élite bourgeoise, les chômeurs, ceux qui ont des problèmes sociaux et économiques dans leur quotidien comme l’ensemble de la classe prolétarienne (active ou au chômage) devrait d’abord s’occuper d’elle avant de faire de la politique. Bien sûr, les chômeurs et les travailleurs ne doivent pas comprendre les causes du chômage, que celui-ci est inscrit dans l’ADN du capitalisme. Bien sûr ils ne doivent pas comprendre que dans ce système, les partis politiques bourgeois ne peuvent pas résoudre ce problème.

Le capitalisme ne demande qu’une chose aux travailleurs, leur force de travail, afin d’accroitre ses profits. Occupez-vous d’abord de vous et de vos basses affaires dit le bourgeois. Nous, nous gérons les grandes affaires du pays, pour votre « bien ».

                Bien entendu, les communistes ont un discours opposé à ce paternalisme bourgeois. Les travailleurs peuvent prendre en main leur avenir politique. Les prolétaires unis ont milles yeux et compétences acquises par l’expérience pour gérer les problèmes et la société.  Débarrassés des entraves du capitalisme qui freinent l’émancipation scientifique et intellectuelle de la société, les travailleurs pourront bâtir une société où chacun aura sa place.

Le « fétichisme de l’argent »

 

Si on relie Marx dit le ministre, « le problème c’est ceux qui prennent l’argent comme un fétiche d’or (…). Avec l’argent (…), il ne faut pas l’adorer, ni le détester ». Donc pour lui, ça n’est pas un crime de gagner de l’argent. Il est vrai que Marx affirme que l’argent (au sens de la monnaie) en tant que tel ne vaut rien. Il est seulement un moyen d’échange des marchandises entre elles[2]. Les travailleurs reçoivent du capitaliste un salaire qui leur permet de se procurer des marchandises. Mais les travailleurs en échange de la possibilité d’acquérir des marchandises ont vendu une autre marchandise au capitaliste : leur force de travail. L’argent, sous forme de salaire, est le moyen de permettre cet échange. Il n’y a donc pas lieu de l’aduler. C’est le travail, un acte créateur de valeurs nouvelles qui créé la richesse. L’argent ne créé par l’argent.  Le capitaliste ne peut s’enrichir qu’en participant à des rapports sociaux créant de la richesse, qu’en exploitant et pillant le travail de l’ouvrier.

Que dit Macron ? Qu’il ne faut pas lui en vouloir car il gagne beaucoup d’argent, et que les jeunes doivent devenir milliardaire[3]. Mais comment font-ils pour accumuler autant de richesses ? Est-ce par leur travail productif ? Non, il est clair que Macron laisse toute explication réelle de côté. Il ne pourrait jamais expliquer rationnellement, à moins de révéler la nature exploiteuse du capitalisme, comment lui-même ou les magnats du capital font pour être 1.000 fois plus productifs que l’ouvrier

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D’où vient leur accumulation de richesse alors ? Elle provient du fait que sous le capitalisme, n’en déplaise aux réformistes, la répartition de la richesse se fait en fonction de la propriété des moyens de production. C’est parce que le bourgeois dispose des moyens de production (usines, machines…) qu’il peut s’enrichir alors que le travailleur salarié dépend du bourgeois qui ne lui verse qu’un salaire ne lui permettant jamais de devenir à son tour propriétaire des moyens de production. C’est pourquoi, la société actuelle est divisée en deux pôles essentiels : ceux qui jouissent de tout, dans le luxe et l’excédent (une minorité), et ceux qui chaque jour doivent travailler pour un salaire qui se réduit de jour en jour (la majorité).

Facteurs de la richesse et marxisme

 

                Nous en arrivons au dernier point de notre analyse, la polémique entre Macron et Martinez autour des facteurs de la richesse et du coût du capital. Malgré leur opposition dans ce débat, Macron et Martinez ont un point en commun : ils reconnaissent la théorie des facteurs qui affirme que capital et salaires sont les facteurs essentiels de la création de richesse. JP Martinez par exemple ne souhaite pas abolir le capital et les profits mais seulement obtenir un repartage de la rémunération des facteurs principaux (capital/travail). Non seulement cette théorie des facteurs est fausse mais de plus, la solution du « coût du capital » est une fausse alternative pour les travailleurs comme nous l’avons déjà évoqué dans notre journal (VDC n°10).

                Macron reconnait que le travail est essentiel pour la création de richesse mais nécessite avant tout un investissement afin d’acheter les machines et la main d’œuvre qui les fait fonctionner : le capital. Comment marche l’économie ? « En mettant du capital » répond-il. Il est donc normal pour lui que ceux qui prêtent du capital en soient rémunérés (que le capital injecté au départ soit supérieur à la fin du processus). Pourquoi ? Parce que le capitaliste aurait pris des risques en prêtant son argent : l’entreprise peut faire faillite car ne vendant plus ses produits ou n’étant pas assez compétitive dans le cadre de la concurrence. Très bien. Mais ce que ne dit pas notre magicien, c’est d’où vient le capital de celui qui investit ?

Il ne peut venir en réalité que de l’exploitation du travail salarié antérieur. Si le capitaliste dispose d’une somme d’argent pour investir, c’est parce que dans le cycle économique précédant, il a exploité des travailleurs, ce qui lui a permis de s’enrichir et d’investir à nouveau. Sous le capitalisme, la reproduction élargie du capital est le seul but en soi. Bien entendu, Macron, en bon représentant bourgeois ne dira jamais que le capital est en fait le fruit de l’exploitation de la classe ouvrière par les capitalistes. Ce qui est plus inquiétant, c’est que le dirigeant de la CGT, qui fut jadis un grand syndicat de classe, ne lui réponde rien du tout sur ce terrain et lui ressorte la théorie inconséquente du coût du capital… Qui reconnait au capital sa légitimité.

Le seul risque auquel s’expose le capitaliste lorsqu’il investit est de développer objectivement le prolétariat dans le monde entier. Ce risque se transforme au fil de l’histoire en lutte à mort entre d’une part ce capitaliste qui souhaite exploiter davantage le prolétariat mondial et celui-ci, toujours plus nombreux et toujours privé de l’abondance, qui se lève pour réclamer justice.

Face à Macron qui unit derrière lui le capital pour mener son offensive, le prolétariat doit répondre par la mobilisation et la lutte classe contre classe. Les revendications prolétariennes doivent se faire entendre partout. La lutte contre Macron et le capital doit devenir politique. Ce ne sont pas seulement les mesures du PS ou de Macron, c’est le capitalisme qui nous impose le retour au XIXème siècle.

[1] Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=O8i5oYvbTfg

[2] Voir Marx, Contribution à l’économie politique.

[3] Le Parisien, 7/01/2015, http://www.leparisien.fr/economie/macron-et-les-jeunes-milliardaires-la-phrase-qui-consterne-la-gauche-07-01-2015-4425649.php

LA LOI MACRON UNE NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LES TRAVAILLEURS

En pleine actualité « favorable » à la bourgeoisie, le Ministre des finances fait passer un projet de loi actuellement débattu au Parlement qui vient casser toute sécurité de l’emploi et fait revenir les conditions de travail à un autre temps.

Alors que la CGT connait actuellement une crise en son sein, telle que les déboires du secrétaire général poussé vers la sortie, l’unique syndicat en capacité à mobiliser les travailleurs contre cette loi est paralysé. En preuve, la très faible mobilisation du 26 janvier contre le projet Macron où la confédération de la CGT était plus occupée à remplacer le secrétaire démissionnaire qu’à organiser un mouvement.

La population quant à elle est plus préoccupée par la prétendue « islamisation » de la France, de son « invasion » probable par les musulmans suite au traumatisme qu’a créé l’attentat du 7 janvier plutôt que par les incessantes attaques du capital sur nos conditions de travail et de vie.

La loi Macron, une loi avant tout contre les travailleurs

Un an et demi après la loi dite de “sécurisation” de l’emploi, qui avait déjà largement facilité les licenciements économiques et permettait aux patrons d’outre passer la direction du travail et ses inspecteurs pour conclure des PSE par des accords d’entreprise (prenant le dessus sur le code du travail), Macron vient avec une loi bradant toujours plus les salariés et les livrant à un degré supérieur de précarité.

Ainsi, le patronat aura la quasi liberté de licencier qui il veut quand il veut et ce sans motif. Ce faitpourrait ainsi faire retourner les travailleurs à un autre temps où l’ouvrier syndicaliste, même simplement contestataire, se faisait licencier et inscrire sur une liste noire par le patronat et vivait alors dans la pauvreté et le chômage. C’est un coup dur pour l’ensemble des travailleurs et particulièrement pour les syndicats d’entreprises qui doivent absolument se battre pour barrer la route à ce projet.

Il faut prendre conscience qu’une telle loi aura réellement des conséquences sur nos vies dans nos entreprises. Sans un mouvement d’ampleur et d’une large masse de travailleurs pour abroger cette loi et toutes les réformes prises par les différents gouvernements qui vont à l’encontre de nos intérêts, le Capital continuera à détruire les acquis que gagnés par nos ainés. Nous créons l’ensemble des richesses de la société, se battre pour une vie décente n’est pas du vol ou de la mendicité mais bien un acte légitime pour récupérer les fruits de notre travail.

ABROGATIONS DE TOUTES LES REFORMES PASSEES ET PRESENTES QUI AFFAIBLISSENT LE PROLETARIAT

MENONS LA LUTTE POUR ABROGER CES REFORMES REACTIONNAIRES AFIN DE RENFORCER LE PROLETARIAT

TOUS DANS LA RUE LE 9 AVRIL

loi_macron

Crise de la Dette

Extrait de la VDC N°5

CRISE DE LA DETTE
Manifestation de l’aggravation des contradictions
du mode de production capitaliste

Toutes les places boursières s’affolent. La bourse est à la baisse jusqu’à entrevoir un nouveau krach boursier. La note attribuée à la dette américaine a été abaissée d’un cran (de AAA, meilleure note, à AA+) par l’agence Standard and Poor’s, une première. Cela signifie que cette agence de notation (la première à avoir, il y a deux ans, dévalué la note grecque) considère que les Etats-Unis présentent des risques quant à leur capacité à honorer leur dette, provoquant une perte de confiance des milieux financiers et les réactions erratiques du marché financier : c’est l’aspect visible d’une crise plus profonde qui affecte le monde capitaliste mondialisé.
En 2008 déjà, la crise frappait. La crise de la dette n’est que l’aspect superficiel de cette crise. Non pas que la situation soit inédite, elle est aujourd’hui a un niveau de gravité supérieure: les contradictions inhérentes au capitalisme font leur œuvre: le cancer se généralise, après la Grèce, l’ensemble des pays d’Europe et d’Amérique sont touchés.
Ce n’est pas du côté de la bourgeoisie que nous aurons une explication claire et scientifique des évènements en cours. La bourgeoisie n’a pas intérêt à dévoiler les conséquences du système qui est le sien. Elle tente d’en rester à une fixation de l’attention des masses sur les cours de bourse et les problèmes financiers, comme si le fond du problème était la hausse ou la baisse, et que cette hausse ou baisse, venant d’on ne sait où, était la clé des problèmes économiques.
Or pour comprendre ce qu’est la crise et la place qu’occupe la dette publique dans ses mécanismes il faut comprendre d’où vient cette crise, qu’elle en est la source fondamentale.

De la crise de surproduction à la crise financière et boursière.

La crise, qui frappe également à des degrés divers les pays en Europe et aux Etats-Unis, est avant tout une crise de surproduction. Le capitalisme est agité par des contradictions insolubles. D’une part, il faut produire toujours plus de marchandises, avec des coûts de production (dont les salaires) toujours plus faibles que ses concurrents pour générer un profit plus important. Or cette baisse des coûts de production se traduit par une baisse des salaires et par conséquent, une baisse du niveau de vie des masses. Ce qui a pour conséquence de freiner l’écoulement des marchandises produites, que les masses ne peuvent pas acheter et qui s’entassent dans les entrepôts. A l’échelle de la société cela se traduit par des faillites en chaîne et par la montée du chômage.. Nous avons donc cette situation absurde avec d’un côté une masse de marchandises produites et de l’autre des masses qui ne peuvent se les procurer et qui manquent de tout. « La logique du profit capitaliste conduit immanquablement à la crise de surproduction, à cette contradiction scandaleuse de la capacité matérielle de produire des biens d’usage qui permettraient aux masses de vivre aisément, et de l’autre, de l’impossibilité de ces masses d’acheter et de consommer ces biens dont elles ont besoin. »

Dans la production, le recours au crédit est indispensable pour les capitalistes: pour écouler les produits, de même que pour continuer à produire alors que la production précédente n’est pas encore écoulée. Avec la baisse de la production consécutive au ralentissement de la consommation, les crédits deviennent de plus en plus vitaux pour maintenir la production de plus-value2. Or, la récession, conséquence logique de la mévente des marchandises et de la baisse de la production qui s’en suit, creuse le fossé entre les besoins de crédit du capital et ses capacités à en rembourser les intérêts. Quand se manifeste l’écroulement de productions financées à crédit, les établissements qui font commerce du crédit (les banques) voient leurs créances fondre comme neige au soleil, entrainant leurs propres difficultés. Les banques qui ont prêté de l’argent, suite à la banqueroute de leurs créanciers, voient fondre leurs réserves. La crise de surproduction prend alors la forme de crise financière. L’interdépendance des capitaux entrainant une réaction en chaîne, la faillite des uns provoquant celle des autres. Les Etats, acteurs politiques de domination du capital sur les travailleurs mais également acteurs économiques, se chargent de supporter une grosse partie de la crise, en épongeant les dettes privées et en ayant recours au crédit pour éviter l’implosion sociale et de la société: les charges de l’Etat augmentent pendant que les ressources stagnent ou diminuent (la masse des impôts diminue), aboutissant sur une situation où l’Etat lui-même ne peut plus satisfaire le remboursement des intérêts de la dette qu’il a contracté, est menacé de faillite comme en Grèce, fragilisant considérablement les pays et banques créditrices et entrainant des mouvements imprévisibles d’affolement des bourses.
Il arrive une situation où l’Etat n’a plus, du fait de la crise profonde du capital, les moyens de « payer » les intérêts de la dette en cours – il est en situation de « faillite », d’où la méfiance des « marchés » , des investisseurs qui demandent des taux d’intérêts plus élevés pour tout nouvel emprunt (c’est ce qui est arrivé à la Grèce) et provoque le sauve qui peut du capital financier et des bourses. La crise de la dette est une partie du problème de la faillite du système capitaliste, de sa nature sénile, de son incapacité à diriger la société et l’entrainant à sa perte.
La crise boursière est donc une manifestation d’une crise déjà présente. Les baisses des cours d’une société signifient qu’un nombre plus important de porteurs vendent leurs actions (c’est à dire des part dans le capital de la société), du fait de la situation de difficulté économique de l’entreprise (soit immédiate: l’entreprise a diminué son profit, soit anticipée: on anticipe une perte de profit dans l’avenir proche). Quand la surproduction est générale alors les cours s’effondrent jusqu’au krach boursier.
Notons que cette surproduction ne reste que relative car cette surproduction existe par rapport aux possibilités de valorisation du capital (c’est à dire de sa possibilité de s’investir pour croître avec un profit), mais n’est pas surproduction par rapport aux besoins de consommation des masses, qui par millions n’ont pas les ressources pour se procurer des moyens de subsistance et sont frappées par le dénuement et la famine qui en résulte.
La crise et les étapes qu’elle traverse, ne sont pas la conséquence d’une mauvaise gestion, de l’incapacité de tel ou tel dirigeant, mais la conséquence inévitable des contradictions du mode de production capitaliste.

Le rôle de la dette dans l’économie.

L’argent de la dette sert, avec les impôts, et l’émission de titres (par exemple les bons du trésor aux Etats Unis) à alimenter le budget de l’Etat. Ce budget que Marx considérait déjà comme « un budget de la bourgeoisie » sert à aider directement les capitalistes notamment par des subventions, exonérations d’impôts, marchés publics, mais aussi indirectement, en jouant le rôle de « capitaliste collectif » en intervenant dans l’économie, en aménageant le territoire, en créant des infrastructures utiles à la production et au commerce, en entretenant des forces de répression et de maintien de la domination de classe, en entretenant la force de travail (aide à l’embauche, retraites, hôpitaux, sécurité sociale, transports ….). D’ailleurs c’est sur ce dernier aspect que se nourrit l’illusion de « l’Etat providence » entretenue par le personnel politique pour culpabiliser les travailleurs en les désignant comme responsables de la dette, s’attachant à masquer la nature de classe de l’Etat, le présentant comme au service de tous. Or, l’Etat, dans toute société de classe n’est autre qu’un appareil de domination de la classe qui dirige, la classe dominante. Dans toutes ses actions, l’Etat sert soit directement soit indirectement les intérêts du capital, car c’est précisément la fonction de l’Etat dans une société capitaliste.
La dette n’est pas seulement une conséquence de la nécessité d’emprunter. Elle joue aussi un rôle essentiel pour le capital financier par l’intermédiaire de l’Etat pour extorquer la plus-value. L’argent servant à payer les intérêts de la dette provient en effet des impôts, qui sont en définitive une partie des revenus des travailleurs, qui est prélevée chaque année et à chaque achat (notamment par la TVA). En somme, les capitalistes qui se sont déjà servi une fois en plus-value lors de la réalisation des marchandises, se servent une deuxième fois, par l’intermédiaire de l’Etat, grâce au mécanisme de la dette.
La dette renforce également la dépendance des pays empruntant vis à vis des préteurs. Les grands groupes impérialistes en prêtant de l’argent resserrent leur domination et le contrôle sur les pays et ses matières premières- auxquels ils prêtent.

La réaction de la bourgeoisie à la crise: le plan d’austérité

L’Etat ne peut maitriser l’accroissement de la dette publique, qui augmente inexorablement au fur et à mesure de l’accumulation du capital. Et il doit absolument l’entretenir pour éviter l’écroulement. Les discours la main sur le cœur, tendant à rééquilibrer les finances publiques ne doivent pas nous tromper. En réalité, la dette est nécessaire au fonctionnement du système.
Aussi l’ objectif des plans d’austérité prenant prétexte de la dette vise en réalité à « réamorcer » la pompe à profits en réduisant les frais « improductifs » destinés à la reproduction de la force de travail et donc à baisser son « coût » pour le capital: gel et baisse des salaires dans le public comme dans le privé, plan de privatisations massifs, recul de l’âge de la retraite, hausse des taxes et des impôts directs, etc. Voilà la réponse sur le plan intérieur. Sur le plan extérieur, la réponse de la bourgeoisie est la fuite en avant dans les rivalités inter-impérialistes pour la lutte contre les concurrents, la conquête de marchés et des matières premières, pour diminuer le coût de fabrication des produits et tenter de les écouler. Ces rivalités se manifestent tant dans la lutte économique – la lutte « pacifique » pour la domination économique que dans la guerre déclarée, guerre à laquelle ne peuvent que nécessairement aboutir les rivalités entre impérialismes. La guerre est une solution pour détruire les forces productives en surplus et résorber la crise, relancer la machine productive, relancer les profits. A ce titre, l’impérialisme français compte bien faire valoir ses intérêts sur le pétrole libyen et la reconstruction du pays suite à l’agression de ce pays et la mise en place, par la guerre, d’un régime politique plus avantageux pour l’impérialisme français.

La lutte des prolétaires contre la crise et les politiques de la bourgeoisie

Les prolétaires grecs, les premiers, ont répondu avec une force et une détermination que nous ne pouvons que saluer et encourager. Depuis un an et demi, de nombreuses journées de grève avec un caractère massif et très combatives ont eu lieu pour refuser de payer les pots cassés de la crise du capital. Des mots d’ordre anticapitalistes, dénonçant le capitalisme comme système, sont apparus et ont été repris dans les cortèges de grévistes et de manifestants.
L’intervention de L’UE sur le prétendu « plan de sauvetage de la Grèce » n’est rien d’autre qu’un plan de soutien aux investisseurs en Grèce, et notamment de grandes banques françaises, affolées de perdre une partie de leurs créances. La déclaration de Nicolas Sarkozy « ce que nous ferons pour la Grèce, nous ne le ferons pour aucun autre pays. » montre la peur des gouvernants d’une contagion de la contestation du prolétariat dans d’autres pays que la Grèce ainsi que la faiblesse avouée de la bourgeoisie qui montre son incapacité à maitriser la situation économique internationale.
Tous les prolétaires dans les autres pays frappés également par la crise économique ont intérêt à soutenir le combat des travailleurs de Grèce, et ont, eux-mêmes pour leur propre situation à se préparer à la lutte.
Les travailleurs n’ont aucun intérêt à sauver le capitalisme en crise, mais à l’abattre !

Voir la brochure du ROC ML expliquant les mécanismes de la crise: «ELEMENTS GENERAUX D’ANALYSE POUR COMPRENDRE LA CRISE ACTUELLE ET OUVRIR UNE PERSPECTIVE
1 Terme scientifique somme de tous les profits réalisés (du capitaliste production,du financier, du grossiste, distributeur final…)