Manifestation contre l’état d’urgence samedi 12 mars à Paris

Le ROCML participera à la manifestation contre l’état d’urgence. Plus que jamais, il est temps de repousser l’offensive idéologique, politique, économique, répressive de la bourgeoisie.

 

 » Avec son arsenal répressif et sa pression idéologique contre le camp des travailleurs, le gouvernement espère avoir les mains libres pour mener ses guerres à l’extérieur et pour imposer ses conditions d’exploitation capitaliste à l’intérieur » (Editorial du dernier journal VDC N°13)

 

A L’OFFENSIVE DU CAPITAL, IMPOSONS NOS INTERETS DE CLASSE !

Retrait de l’état d’urgence et des guerres impérialistes, retrait des contre réformes El Khomri, Macron, ANI, Rabsamen !

 

Communiqué du collectif Stop Etat d’Urgence

Appel 12 mars 10e et paris A5

L’Etat d’urgence : Une arme au service de la répression des mouvements populaires

L’Etat d’urgence se retourne contre le peuple. L’interdiction des manifestations du mouvement révolutionnaire et progressiste jusqu’au 30 novembre le montre. Les mobilisations des travailleurs à Paris comme en partout en France ont fait l’objet de répression et d’arrestations. Le gouvernement dit interdire les manifestations publiques pour « notre » sécurité. Pourtant, toutes les manifestations sportives, culturelles, religieuses ont lieu. Les meetings de tous les partis politiques bourgeois se présentant aux élections sont d’ailleurs autorisés.Seules les manifestations politiques, marquant une opposition de classe avec le gouvernement sont interdites et réprimées.

Le gouvernement utilise l’état d’urgence pour réprimer les manifestations populaires ayant des revendications légitimes : sur les migrants pour la liberté de circulation des travailleurs, et sur l’environnement, pour les revendications démocratiques et anticapitalistes dénonçant la mascarade de la COP21.

A chaque fois, le gouvernement PS instrumentalise ces évènements, utilise son appareil politique pour dresser l’opinion contre les organisations progressistes et criminaliser ceux qui manifestent :

  • Sur les migrants, les médias ont inventé des reportages qui voulaient montrer que certains terroristes étaient des migrants. Ceci est faux. Les migrants fuient justement l’Irak, la Syrie dévastés par les groupes réactionnaires du type DAESH et les terroristes sont français ou belges. De plus, DAESH a d’autres moyens, grâce à certains pays alliés des impérialismes occidentaux comme la Turquie et les Etats arabes réactionnaires pour acheminer ses terroristes plutôt que de les envoyer dans des embarcations de fortune se transformant très souvent en cimetières flottants. En réalité, les attaques idéologiques des médias visaent à diviser les travailleurs entre français et étrangers. Pourtant un travailleur syrien et un travailleur français ont plus d’intérêts en commun qu’un travailleur français et un patron français.
  • Lors de la COP21, les médias ont manipulé l’opinion avec l’agitation de « casseurs » qui auraient lancé des bougies et des pots de fleurs pris sur le, mémorial de la Place de la République, à Paris. L’objectif du gouvernement était de marginaliser, de criminaliser les manifestants. Pourtant de nombreuses vidéos montrent la police en train de piétiner ce lieu de recueillement. Il s’agissait pour le gouvernement de faire croire que les moyens de l’état d’urgence sont utilisés pour sécuriser l’espace public. La vérité c’est qu’ils n’ont d’autre but que de réprimer le mouvement révolutionnaire et progressiste. 317 gardes à vues à cette occasion. L’écrasante majorité a été mise hors de cause. Cela montre une fois de plus la tentative d’instaurer un climat de terreur sociale pour les mobilisations du mouvement ouvrier et révolutionnaire.

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Partant de ces réalités, le ROCML

  • Condamne la politique répressive du mouvement ouvrier et progressiste sous prétexte de combattre le terrorisme,

 

  • Réaffirme le droit pour le mouvement ouvrier et les forces progressistes à manifester librement,

 

  • Exige la fin de l’état d’urgence qui est utilisé pour mener une politique de terreur et de guerre sociale contre le mouvement syndical et ouvrier.

 

Le ROCML appelle toutes les forces progressistes et révolutionnaires à se mobiliser, à poursuivre leurs luttes, notamment le 2 décembre aux côtés des travailleurs d’Air France et de tous ceux qui subissent la répression patronale. Le capital n’a pas lancé de trêve sociale, continuons à nous mobiliser malgré les entraves que le gouvernement crée.

 

Le ROCML invite les communistes, les militants marxistes-léninistes à se rencontrer, à prendre des initiatives communes pour combattre l’ »unité nationale » de manière unitaire et construire une unité populaire contre le capitalisme et le terrorisme.

Le 30 novembre 2015

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS D’AIR FRANCE LICENCIES

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS
D’AIR FRANCE LICENCIES

A Air France, quatre camarades sont licenciés sans aucune indemnité, envoyés au chômage, un autre mis à pied. Cinq travailleurs victimes de la vengeance patronale qui ne peut tolérer que l’on résiste aux attaques de celui-ci contre nos conditions de vie et de travail. Il s’agit pour les capitalistes de faire comprendre aux travailleurs qui sont les véritables maitres de la société. Dans le même temps l’instauration de l’Etat d’urgence conduit de fait à interdire aux travailleurs toute manifestation syndicale prévue dans les jours ou semaines qui suivent et l’extension de la surveillance de militants syndicalistes.

Les travailleurs, les syndicalistes conséquents ne doivent pas se laisser intimider et réduit au silence au nom de « l’unité nationale contre le terrorisme » et s’interdire de manifester leur soutien aux travailleurs licenciés. Interpelons nos syndicats, confédération, fédérations pour organiser une riposte nationale, faisons voter dans nos syndicats des motions de soutien. Dénonçons la « double peine » infligée à ces travailleurs d’Air France jugés, le 2 décembre 2015, pour de prétendues « violences volontaires en réunion ».

Retrouvons-nous devant le tribunal de Grande Instance de Bobigny pour manifester notre colère et notre solidarité  aux cinq inculpés !

ROCML

Le 15 novembre 2015

NON A L’UNITE NATIONALE ! UNITE POPULAIRE FACE AU TERRORISME ET AU CAPITALISME !

NON A L’UNITE NATIONALE

UNITE POPULAIRE FACE AU TERRORISME ET AU CAPITALISME

Ce vendredi 13 novembre 2015 dans la soirée, des individus armés ont semé la terreur par des explosifs et des tirs à différents endroits de Paris faisant à l’heure où nous écrivons 132 morts et 349 blessés. Le nombre de morts dépasse de loin ce qu’a pu connaitre la France depuis de très nombreuses années. Le Roc-ml partage la douleur qui touche les familles des disparu(e)s dans ces attentats tragiques. Il est terriblement pénible de perdre des proches de manière si brutale pour des raisons qui peuvent paraitre obscures ou qui nous semblent étrangères.

Malgré cela les masses populaires en France ne doivent pas céder aux alarmes mises en place par les forces politiques de la bourgeoisie, qui se servent de cet évènement à des fins de domination politique sur la classe laborieuse.

Ils se servent, comme à leur habitude, de la division, en alimentant des haines « raciales », le rejet de l’autre, pour au final acculer chaque individu au repli sur soi. Les réactionnaires de tous bords se sont directement mis en action en dégradant des mosquées et des boucheries hallal. On nous montre le « migrant » comme un terroriste infiltré. Les migrants fuient justement cette guerre barbare au Moyen-Orient. Au contraire, les terroristes sont recrutés directement en France ou dans les pays occidentaux et ne sont pas des migrants. Les propos sur les migrants sont une manipulation des forces réactionnaires. Le capitalisme se sert de cet outil politique pour créer des chimères d’identités nationales et religieuses et ainsi semer la division entre nous. Nous avons pourtant plus de points communs avec un travailleur syrien migrant qu’avec un patron français.

Les travailleurs, qui sont aujourd’hui dans l’émotion, après cette atrocité, doivent se relever et cibler non seulement les réactionnaires DAESH comme ennemi, mais cerner aussi le rôle de l’Etat français et de sa bourgeoisie comme principal fossoyeur de la paix dans le Monde.

Ne soyons pas dupes, quand Valls annonce que la France est en guerre depuis vendredi, il oublie que l’entrée en guerre de la France remonte à plusieurs années en arrière. Le gouvernement français et ses troupes sont intervenus en Centrafrique, au Mali, en Libye, en Syrie,… en amenant systématiquement la mort, la destruction et la déstabilisation de régions entières : tout cela dans un contexte mondial de nouveau partage des zones d’influences par les grandes puissances impérialistes de la Terre. La France n’est donc pas en guerre depuis le vendredi 13 novembre 2015. Le fait nouveau est que des actes de guerre se produisent maintenant à l’intérieur des frontières de la métropole.

Les communistes se sont, dans toute leur histoire, battus pour la paix. La guerre, conséquence du système impérialiste, fait toujours ses victimes dans les rangs des prolétaires. Pourtant la classe ouvrière ne trouve d’intérêt dans aucun conflit impérialiste.

Le ROC-ml appelle les travailleurs à s’unir pour combattre tout obscurantisme religieux en son sein ainsi que toutes les divisions qui sont créées par les partis politiques de la bourgeoisie. Il faut s’unir aussi pour combattre toutes les lois que met en place le gouvernement, des lois qui seront liberticides pour le prolétariat en France. Effectivement, ces mesures de guerre utilisées par l’Etat français ont pour conséquence de vouloir museler les travailleurs dans leur lutte contre la bourgeoisie. Au nom de l’unité nationale, ils n’auraient pas le droit instaurer de rapport de force et devrait subir les attaques du capital. La bourgeoisie, elle, n’arrête pas ses attaques en temps de guerre, elle n’a pas lancé de trêve sociale, les organisations des travailleurs doivent donc poursuivre leur lutte de classe (la CGT a déjà lancé des appels en ce sens, voir p. 3).

Les Etats impérialistes ne peuvent être la solution. Comment peuvent-ils arrêter la terreur alors qu’ils fonctionnent eux-mêmes par la terreur. L’Arabie Saoudite ou la Turquie utilisent des procédés de ce type contre leur peuple. De même, comment peut-on lutter contre DAECH et en même temps combattre le PKK comme le fait la Turquie. Le PKK est pourtant une force progressiste de résistance à DAESH !

Alors quelle alternative ?

Les travailleurs doivent comprendre que leurs intérêts immédiats ne sont pas dans l’union nationale aux côtés de leur propre impérialisme (la France) face à DAESH. Ils doivent compter sur leur propre force.  Nous soutenons toutes les forces populaires qui combattent Daesh et les autres groupes djihadistes sur le terrain. Notre soutien va en priorité aux combattants et aux combattantes héroïques kurdes de ROJAVA qui sont en première ligne de ce combat. . Les peuples du Moyen-Orient sont la clé du problème. Le peuple syrien peut trouver la solution à DAESH sans que les puissances impérialistes s’en mêlent, elles qui n’ont fait jusqu’à présent que déstabiliser cette zone.

Le ROC-ml se ralliera à tous les appels à la paix et au retrait des troupes impérialistes françaises des pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

En même temps, le ROCML soutiendra les travailleurs dans la poursuite et l’amplification de leurs luttes, à ne pas céder à l’émotion et accepter une union inacceptable. L’Etat peut bien prendre toutes les mesures de sécurité qu’il souhaite. Il est lui-même responsable par son action rapace et militaire au Moyen Orient et en Afrique de l’insécurité qui règne aujourd’hui jusque dans notre pays. Les travailleurs doivent avoir confiance en eux. La résistance kurde à DAESH montre que l’organisation de classe des travailleurs, des opprimés peut être une alternative réelle et une solution viable au système impérialiste

 

Les travailleurs doivent rejeter le piège de l’unité nationale

Vive l’unité populaire contre DAESH, le capitalisme et l’impérialisme !

 

Le ROCML, 18 novembre 2015

 

ETAT D’URGENCE, C’EST-A-DIRE ?

 

« Cet état restreint fortement les libertés publiques. Sont rendues possibles : l’instauration d’un couvre-feu, la réglementation de la circulation ou du séjour par les préfets, l’assignation à résidence par décision ministérielle, la fermeture de salles, de bars, l’interdiction de réunions, les perquisitions de jour comme de nuit sans passer par un juge, le contrôle de la presse et de la radio… » (Le Monde, 16/11/15)

Même si l’opération policière/militaire à Saint Denis se fait dans le cadre de l’Etat d’Urgence, comment peut-on être sûr que cela ne soit pas étendu aux manifestations ouvrières, aux réunions de révolutionnaires, qui, selon le choix arbitraire de l’Etat pourraient être considérées comme trouble à l’ordre public ?

Comment certifier que cet Etat d’Urgence ne se retournera pas contre le peuple ? Comment s’assurer que tous les lois liberticides adoptées en ce moment par l’Etat ne vont pas instaurer une situation de guerre contre la contestation sociale, les mouvements ouvriers et de ses organisations qui les représentent ?

 

 

Nous publions ci-dessous une déclaration de l’UD CGT de Paris avec laquelle nous sommes en grande partie d’accord, notamment sur les mesures intérieures prises par le gouvernement. Nous incitons les syndicats à prendre ce type d’initiatives :

 

Extrait de la déclaration de l’Union Départementale CGT de Paris

La CGT ne renoncera pas au droit de lutter, de se rassembler et de manifester !

L’UD CGT de Paris est pleinement consciente des dangers et des risques que font courir ces criminels. Elle s’inscrit dans une pratique syndicale responsable, particulièrement dans cette période, de la sécurité des salariés et des populations.

L’UD CGT de Paris tient, cependant, à mettre en garde contre le peu d’efficacité de l’état d’urgence et des dangers graves qu’ils comportent contre les libertés publiques, notamment la liberté syndicale, dans un contexte déjà marqué par une forte répression antisyndicale.

Il y a, en effet, peu de chances qu’un terroriste kamikaze prêt à se transformer en bombe humaine puisse être dissuadé de commettre son crime par la perspective de perdre la nationalité française.

Et réformer, dans l’urgence, la Constitution, qui est la loi « des temps longs », nous paraît un contresens dangereux, qui réduit le temps de débat démocratique et la nécessaire sérénité qui doivent présider à ce type de réforme.

(…)

Pour la CGT Paris, il ne peut être question d’accepter qu’un des fondements de notre démocratie, la liberté syndicale, puisse être affaibli au nom… de la démocratie ! Il ne peut, également, être question de brider la contestation des politiques antisociales, que le gouvernement continuerait de mener comme si de rien n’était, au nom de la lutte contre le terrorisme ; ce d’autant plus que la précarité et l’exclusion sociale en sont le terreau.

Nous refusons de renoncer au droit de défendre les intérêts des salariés. Nous savons apprécier par nous-mêmes les circonstances dans lesquelles nous pouvons appeler ou non à manifester ou se rassembler et nous entendons continuer à procéder de la sorte.