Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

Solidarité avec les travailleurs de l’usine de TORAY à Lacq-Abidos

Depuis le 11 juillet les ouvriers de l’usine de TORAY CFE, sur le complexe de Lacq (64), sont en grève pour obtenir la réintégration d’un de leur camarade licencié pour « insubordination »[1]. L’usine est quasiment à l’arrêt. La direction préfère perdre des millions d’euros par la paralysie de la production que de céder à la revendication des travailleurs. Voilà qui est révélateur du véritable visage du patronat qui ne tolère pas, au-delà de toute autre considération, que l’on puisse contester son autorité et son pouvoir dans « son » usine. Le travailleur doit rester son esclave salarié !

Mais voilà que contre toute attente de sa part, habitué à mettre les travailleurs en condition de concurrence les uns par rapport aux autres, il voit s’exprimer la solidarité de cette classe de prolétaires qu’il méprise et exploite et sans le travail de laquelle il n’est rien et ne pourrait vivre un seul instant.

Cette lutte vient grossir toutes les luttes et grèves en cours partout en France et que les médias couvrent de leur silence. Viendra le jour où ces luttes iront grossir le fleuve qui emportera cette société malade du capital et grosse d’une société sans exploitation. Société socialiste dans laquelle ce sont les travailleurs qui auront le pouvoir.

Popularisons cette grève exemplaire, soyons prêts à répondre à toute demande de solidarité de leur part. Leur détermination et leur unité dans la lutte sont une garantie d’une issue victorieuse.

ROCML le 16 juillet 2017

 

 

 

 Envoyez vos messages de soutiens et de solidarité à l’adresse mail suivant:

 

cgt.toray@laposte.net

 

 

 

 

Grève dans l’usine Toray CFE (64)

 

Dans les usines TORAY CFE sur le complexe de Lacq qui embauche plus de 400 salariés, la quasi-totalité des ouvriers s’est mise en grève depuis le 11 juillet pour un salarié licencié injustement ! Presque toute l’usine est depuis à l’arrêt, chose qui ne s’était jamais produite dans l’histoire de cette entreprise. C’est environ 200 grévistes qui se mobilisent pour une seule personne sur le principe de « un pour tous, tous pour un ». Ce n’est ni une logique financière, ni un mot d’ordre national qui a conduit tous ces salariés en grève mais la solidarité. Les salariés et la Cgt réclament la réintégration immédiate de notre camarade dont la direction lui reproche une insubordination. Ce que l’ensemble des grévistes conteste. Nous sommes à l’heure actuelle toujours en grève dans une usine qui est quasiment à l’arrêt complet. La Direction ne veut faire aucun geste envers notre camarade alors nous continuons la lutte.

 

La Cgt Toray-CFE

cgt.toray@laposte.net

[1] Voir le communiqué du syndicat de TORAY que nous reproduisons ici.

Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

 

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SOLIDARITE AVEC LA LUTTE DES CHEMINOTS

Depuis plus d’une semaine, les cheminots ont lancé un mouvement de grève reconductible. Cette grève paralyse les transports et suscite les réactions violentes de tous les partis bourgeois. Les cheminots se battent pour garder leurs acquis sociaux. Avec la réforme du cadre social harmonisé du secteur ferroviaire, les travailleurs de la SNCF vont avoir des conditions de travail alourdies : diminution de leurs journées de repos, temps de travail qui augmente. Au contraire de la régression, les cheminots réclament une harmonisation qui soit favorable à tous les travailleurs de ce secteur.

En même temps qu’ils se battant pour leurs intérêts de branche, de métier, les cheminots revendiquent aussi le retrait de la loi El Khomri. Ainsi, ils défendent l’intérêt de classe de tous les travailleurs de ce pays face à la contre-réforme El Khomri, favorable au capital.

Des revendications des cheminots, les grands médias n’en disent mots. Ils sont bien plus occupés à relayer la propagande du gouvernement et des milieux économiques dominants accusant les travailleurs de la SNCF de « prendre en otage » les « usagers », d’user de méthodes comparables aux « terroristes » (Gattaz du MEDEF)

La lutte des cheminots est juste car ils défendent, avec leurs revendications propres, l’intérêt de l’immense majorité des travailleurs.

Nous nous devons de les soutenir, d’être solidaire avec eux concrètement en soutenant financièrement leur lutte, en se rendant sur les piquets de grève, en popularisant leur lutte.

Nous devons les soutenir en continuant d’amplifier la mobilisation, les grèves pour bloquer le pays jusqu’au retrait de toutes les lois anti-sociales !

SOLIDARITE AVEC LES CHEMINOTS

 

DEMISSION DU GOUVERNEMENT

RETRAIT RETRAIT RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

ET DE TOUTES LES LOIS ANTI-OUVRIERES

 

Paris, le 8 juin 2016

L’ESSOR DU MOUVEMENT OUVRIER EN CHINE

Le nombre de mouvements sociaux a quasiment doublé en un an. Avec les fermetures d’usines et les relocalisations en réponse à une hausse des salaires, de nombreux travailleurs se retrouvent avec des mois de salaires impayés.

Effervescence dans le monde ouvrier en Chine. Entre janvier et novembre, on dénombre 2.354 grèves ou mouvement de protestations de travailleurs. Elles ont quasiment doublé comparativement à celles recensées en 2014 (1.207), a indiqué le China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong.

Et novembre a été le mois le plus agité, assure l’ONG. Durant cette période, 301 grèves et incidents ont été dénombrés. Plus qu’en janvier, alors que traditionnellement, ce mois précédant le nouvel an chinois. connait un pic traditionnellement, note le China Labour Bulletin. Dans le détail, le mois dernier, les secteurs où les mouvements de travailleurs ont été les plus nombreux sont la construction avec 133 mouvements observés, devant l’industrie manufacturière (91).

Source : Reuters

Grève dans une usine de Fuzhou

Plusieurs milliers de travailleurs se sont mis en grève pour protester contre la décision du groupe Qing Lu Group , entreprise de Taïwan,  de résilier les contrats de travail et diminuer les salaires.

Le groupe Qing Gushan  fondé en 1969 à Taïwan est sépcialisé dans la sous-traitance pour les groupes Adidas, FootJoy, Mizuno, Nike,  Reebook, etc, et possède plusieurs usines en Chine continentale. C’est la 2eme plus grande entreprise du monde de fabrication de chaussures.

Chengdu

Le patron de l’usine de chaussures ne verse plus les salaires depuis 3 mois. AG, Grève et manifestations pour le versement des salaires.

CONSTRUIRE L’UNITE DES TRAVAILLEURS DANS LA LUTTE DE CLASSE

ROCML – Editorial VDC n°12

CONSTRUIRE L’UNITE DES TRAVAILLEURS

DANS LA LUTTE DE CLASSE

 

Le début de l’année 2015 a été marqué par des attaques terroristes meurtrières les 8 et 9 janvier à Paris, contre la rédaction de CHARLIE HEBDO et une épicerie cacher. La condamnation de ces actes a été générale et l’émotion et la réprobation collective fut immédiatement mise à profit par le pouvoir politique pour lancer et développer une campagne politique et idéologique massive, relayée en boucle et amplifiée par les médias, autour des concepts de république, des valeurs de la république, de la démocratie, des libertés, de l’ordre public, du soutien aux forces de police et de l’armée.

         Le message martelé par les chefs du gouvernement et l’ensemble des partis politiques de gauche, de droite et d’extrême droite était celui-ci : face à un ennemi terroriste intérieur, lié aux réseaux islamistes les plus radicaux agissant dans le monde entier, la NATION, c’est-à-dire l’ensemble des français, toutes classes, toutes catégories sociales, de toutes origines et de toutes opinions philosophiques confondues doivent oublier leurs conflits et faire bloc autour de l’Etat en place censé représenter l’intérêt et la volonté collective.

         La manifestation parisienne du 11 janvier autour du mot d’ordre JE SUIS CHARLIE fut le point culminant de cette entreprise réussie de récupération politique et idéologique. Il n’y manqua même pas la participation internationale au travers du cortège éclectique des chefs d’Etat étrangers ou de leurs représentants groupés autour de François Hollande en signe de soutien (ou d’allégeance).

QUELS SONT LES BUTS DE CETTE CAMPAGNE ORCHESTREE MAGISTRALEMENT AU PLUS HAUT NIVEAU DE L’ETAT

Il y a bien sûr le profit politique immédiat tiré par un gouvernement Hollande-Valls en difficulté.

Décrédibilisé par la non tenue de ses promesses électorales dont la fameuse inversion de la courbe du chômage avant le 31 décembre 2013, au plus bas dans les sondages, Hollande avait bien besoin de rehausser sa cote de popularité en apparaissant comme l’homme de la situation, le garant de l’Etat, celui autour de qui on se rassemble en cas de catastrophe nationale.

Les tueries de Paris lui auront fourni une aide providentielle. Mieux, il aura rangé derrière lui l’ensemble des partis bourgeois de droite, de gauche ou d’extrême droite, dans son rôle efficace de gardien de l’Etat. Opération réussie.

Mais, ce succès ponctuel de politique politicienne à court terme n’est pas l’essentiel.

La crise se prolonge et s’approfondit, sans perspective de sortie en vue. La dégradation de la situation économique et sociale, les lois anti-ouvrières et anti-populaires prises par le gouvernement laissent prévoir des luttes de plus en plus radicales et des remises en cause des règles de l’ordre bourgeois. Le pouvoir le sait et fourbit ses armes.

En même temps, le pouvoir politique d’Etat est toujours prêt à se lancer dans de nouvelles aventures militaires pour défendre les monopoles français à l’étranger, dont le coût va retomber sur les contribuables, c’est-à-dire les couches supérieures de la classe ouvrière, la petite et moyenne bourgeoisie. La base politique du gouvernement risque donc de s’effriter.

Dans la perspective de désordres sociaux et politiques, l’idéologie de l’unité nationale fournira les principaux arguments de propagande des gérants de l’ordre bourgeois. Elle fournira la justification de la répression contre ceux qui remettent en cause cet ordre.

         Au nom de l’unité nationale, des prétendues valeurs de la république bourgeoise, des libertés et de l’ordre public, de la sécurité intérieure et extérieure de la « France », ce gouvernement « de gauche » entreprend, mieux que ne l’aurait fait un gouvernement de droite, de formater les esprits pour casser les reins aux luttes ouvrières qui « divisent la « nation », pour isoler les ouvriers qui ne marchent pas dans les combines du partenariat capital-travail, , qui dénoncent et combattent les cadeaux faits au patronat et les sacrifices imposés aux travailleurs, français ou non, avec ou sans « papiers ».

         Au nom de l’unité nationale et de la sécurité de la « France »,  ce gouvernement formate les esprits pour briser tout mouvement opposé à ses interventions militaires extérieures actuelles et à venir. Dans l’histoire du XXème siècle, les Blum, Moch et Mollet ont montré de quoi les social-démocrates étaient capables dans ce domaine.

Au nom de la sécurité et de l’ordre public, ce gouvernement prépare l’opinion à la mise au pas de la jeunesse et au nettoyage (au karcher ?) des quartiers ghettos.

QUE FAIRE DEVANT CETTE OFFENSIVE IDEOLOGIQUE REACTIONNAIRE DU POUVOIR ?

Partout où ils sont, les communistes doivent expliquer à leurs camarades de travail et aux militants progressistes la nocivité des idées martelées par les médias aux ordres du capital et du pouvoir après les attentats du mois de janvier, en particulier celles de nation et d’unité nationale.

Dans un pays capitaliste impérialiste comme le nôtre, il n’y a pas d’unité nationale possible. Un ouvrier français et un patron français font peut-être partie de la même nation, mais ils n’ont aucun intérêt en commun, ni économique, ni social. En revanche, entre un ouvrier français et un ouvrier d’origine émigrée qui n’a pas la nationalité française, l’unité est possible et nécessaire car ils subissent tous deux la même exploitation. C’est l’unité de classe. C’est celle que les communistes construisent dans l’intérêt de toute la classe. Le drapeau rouge est le drapeau du prolétariat, quelle que soit l’origine de ses membres. Il est le seul à être porté par les prolétaires du monde entier. Le drapeau Bleu Blanc Rouge, lui, est celui de la bourgeoisie française et des conquêtes coloniales. Comment un prolétaire émigré venu d’une ex colonie française pourrait-il adopter ce drapeau ?

Les communistes doivent aussi combattre toutes les autres mystifications sur les valeurs de la république, les libertés, la sécurité, la police, l’armée, dans un Etat bourgeois. Mais nos explications ne pourront progresser que dans la réalité des luttes de notre classe. Toute prise de conscience politique prend en effet ses racines dans le combat concret classe contre classe. Les militants communistes qui agissent dans les syndicats ont un rôle central dans ce combat. Ils doivent y associer les syndicalistes anticapitalistes. C’est ainsi que se construira pas à pas  le Parti Communiste qui fait aujourd’hui défaut à la classe ouvrière.

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes-Léninistes

mars 2015

LECONS D’UNE GREVE CHEZ VINCI

LECONS D’UNE GREVE CHEZ VINCI

         Le  13 Février une grève sur les chantiers de VINCI se terminait victorieusement une semaine après avoir été déclenchée.  Elle fut précédée d’un travail de préparation et d’information de militants syndicaux dévoués à leur classe. Pour nous communistes, sa portée dépasse la simple  question des augmentations de salaires obtenus, car la  mobilisation des travailleurs de plusieurs entreprises impliquées sur les chantiers de VINCI, la solidarité qui s’est exprimée entre eux dans la lutte, ont fait naître ou renaître chez les travailleurs la conscience qu’ils appartiennent à une classe aux intérêts diamétralement opposés à ceux du capital. Prise de conscience nécessaire (voir l’article précédent) pour qu’ils s’érigent en classe politiquement indépendante de la classe bourgeoise, donc en Parti et conduisent la société vers une société nouvelle, socialiste sans exploitation de l’homme par l’homme.

         Nous publions ci-dessous l’analyse qu’en fait un camarade ayant participé à la grève. Qu’elle soit source d’inspiration et d’encouragement pour  les communistes  dans leur activité militante.

Après la grève de l’an passé chez Vinci qui avait démontré la capacité de mobilisation des travailleurs pour leurs revendications, le collectif  CGT Vinci-CGT a décidé, avant que la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) commence, d’organiser un rassemblement devant le siège de Vinci à Rueil-Malmaison le 6 novembre 2014. Le collectif CGT Vinci IDF  s’est particulièrement impliqué dans cette initiative.  Plus de 500 salariés  ont répondu à l’appel. Cette forte mobilisation a conduit plusieurs délégués de divers syndicats,  notamment de la CGT et de la CFDT,  à envisager un prolongement à cette action.

Le 7 janvier  des délégués de 15 entreprises se réunissent à Rungis, en intersyndicale. Tirant les leçons de la grève de l’an dernier il fut décidé  qu’aucune NAO ne serait signée séparément  dans chaque entreprise avant d’avoir obtenu une négociation avec VINCI. Un premier tract d’information fut largement distribué aux travailleurs avec comme date butoir de réaction de VINCI le 28 Janvier. Une deuxième réunion de l’intersyndicale fut fixée au 4 février 2015. Ce jour-là  constat fut fait que  Vinci ignorait l’intersyndicale et manœuvrait pour diviser et régner.  Mais Vinci n’a pas réussi à diviser l’intersyndicale. Dans aucune entreprise un accord NAO n’a été signé. Jamais auparavant, autant  d’entreprises n’avaient mené une telle action collective concertée.

Pour enrayer le mouvement collectif naissant, Vinci dans certaines entreprises a proposé des augmentations pour empêcher la grève. Un exemple, chez SOGEA (un des points forts syndical) elle a proposé 1.5% d’augmentation générale pour les ouvriers qui touchent moins de 2500 euros/brut, avec l’argument « pour 0,5% de plus que vous demandez cela ne vaut pas le coup de faire grève ».  La réponse a été claire et nette, Le 4 février, L’intersyndicale lance un mot d’ordre de grève reconductible à partir du lundi 9 février 2015. Les salariés ont massivement répondu à  l’appel sur les chantiers et se sont mis en grève pour des augmentations de salaires et d’autres revendications annexes sur la base d’une revendication  de 2% d’augmentation générale des salaires pour tous au minimum. La CFDT proposait 1.5 % mais la CGT ne l’a pas accepté. Aujourd’hui la pratique a montré que c’était une erreur de baisser la barre des revendications.

Les propositions des directions des entreprises VINCI (entre 0,3 et 0,5% en moyenne d’augmentation de la masse salariale) ont été majoritairement refusées par les délégués syndicaux.

Alors que le Groupe VINCI annonce 2,5 milliards de résultats en 2014, et bénéficie de toutes les mesures gouvernementales (CICE, pacte de responsabilité, …) : c’est l’austérité salariale pour les salariés !

Le premier jour de grève, seul le blocage de la circulation des  marchandises et des camions de béton fut organisé. Le deuxième jour le blocage fut total. A l’exception de tout ce qui concernait la sécurité et la santé. Citons parmi les chantiers touchés par la grève :

La station de traitement des eaux d’Achères.

La Canopée à Chatelet-Les Halles.

Le stade ARENA à Nanterre.

Le chantier SMAROV à St-Cyr l’école.

Le chantier Veolia à Aubervilliers.

Cette grève a été massive, du jamais vu depuis plus de 30 ans en Ile de France et dans le bâtiment : plusieurs centaines de travailleurs en grève (près de 700), 5 grands chantiers bloqués ainsi que plusieurs autres chantiers des entreprises BATEG, Dumez, GTM, SICRA, SOGEA IDF, TPI, CBC … Sur l’ensemble de l’Ile-de-France, sur les grands chantiers ce sont près de 2000 ouvriers qui n’ont pas travaillé.  Ce mouvement a même suscité  une autre grève pour une prime de chantier chez le NGE-Gantoli.

Après 4 jours, la grève s’achève victorieusement le Vendredi suivant. Le mouvement démarré collectivement sur la plupart des grands chantiers se termine aussi en même temps, sans qu’il s’essouffle. C’est déjà une grande réussite d’une mobilisation collective. Le silence des médias a été assourdissant sur cette grève massive d’une semaine. L’esprit de solidarité et la ténacité, dans  l’organisation de la grève (malgré le manque de préparation sur certains chantiers) fut incroyablement élevé. Soulignons  le courage des camarades combatifs qui se sont mobilisés dès 4-5 heures du matin durant toute la grève. IL faut aussi remercier  les ouvriers non-grévistes de certaines entreprises qui n’ont pu travailler du fait des blocages des chantiers et qui ont manifesté leur solidarité avec nous. Malgré les tentatives de leur direction de les monter  contre les grévistes au nom du ‘droit du travail’ et qui ne voulait pas les  payer. Aussi, l’esprit « un pour tous, tous pour un » conscience élémentaire d’appartenir à une même classe exploitée s’est manifesté avec force.

Pour faire face aux patrons, il n’y avait pas que des délégués, il y avait la classe ouvrière.  Les délègues ont été portés et poussés par les travailleurs, ainsi les négociations NAO chez  DODIN se sont déroulées sur le lieu de grève sous le contrôle des travailleurs en grève.

La solidarité de la CGT-FNSCBA s’est manifestée par le déplacement du  secrétaire de la FNSCBA et de plusieurs secrétaires fédéraux, qui ont apporté leur soutien aux grévistes. Certains patrons de Vinci, ont  osé envoyer le SMS suivant aux élus : « n’écoutez pas les personnes extérieures à l’entreprise ». Génial ! Aucune entreprise de Vinci, ne peut seule prendre  des décisions sans l’aval du « pouvoir central » extérieur, mais on nous demande de ne pas écouter nos camarades de l’extérieur ! La bourgeoisie veut éviter à tout prix que  les travailleurs agissent  comme une classe, une force collective, mais comme des individus serviles. Mais là aussi Vinci a échoué.

Certains pensent que nous n’avons pas atteint complètement nos objectifs. Mais pour juger d’un succès ou d’un échec il faut envisager l’ensemble du mouvement et sa préparation. Sans le succès du 6 novembre, la préparation de la lutte, la formation d’une intersyndicale aurions-nous obtenu ce que nous avons obtenu ?

Ce fut une grande victoire régionale qui n’a pas de précédent et  qui permet d’espérer d’autres mobilisations plus importantes, seules garantes de succès plus importants. Penser que l’on peut s’en sortir seul est une illusion. Le patron nous accuse de refuser des augmentations individualisées. Mais pourquoi se fait-il tirer l’oreille pour augmenter l’ensemble des salariés? C’est qu’il sait lui, qu’il y a une contradiction  totale  entre son intérêt de patron (gagner le plus possible sur le dos des ouvriers) et augmenter les salaires. Ce que les ouvriers gagnent en plus c’est ce qu’il gagne en moins !  C’est la bataille  éternelle entre la bourgeoisie et classe ouvrière tant qu’existera le système capitaliste d’exploitation de l’homme par l’homme.

Notre grève et sa réussite a servi d’exemple à d’autres grèves comme sur le chantier Achères, chez NGE où les travailleurs ont obtenu 150 euros/mois, de prime de chantier que leurs patrons leur refusaient depuis le début de chantier (juillet 2014).

Encore une fois, cette grève nous as montré que la question de l’organisation et la conscience d’appartenir à un collectif, à une classe  aux intérêts  en opposition totale avec ceux du patronat, sont fondamentales. Là  où une lutte donne des résultats, c’est qu’une force organisée collective existe, et là où se construit une force organisée, des luttes fructueuses peuvent se mener.  Là où  il y a eu une résistance sans faille, des organisations syndicales d’entreprises solides, formées de militants convaincus, les patrons se mordent les doigts.

Pour mener la lutte correctement, pour avoir une perspective de classe et organiser la lutte dans un esprit collectif, le militant ouvrier doit se battre avec et dans sa classe.

Cette lutte et les luttes des dernières années nous ont instruits sur le fait suivant: Nombre de négociations n’en sont pas vraiment  car elles ne s’appuient sur aucun travail sur le terrain. Nombre de délégués ne font pas confiance aux travailleurs. Ils sont sur le terrain défavorable de la soumission au patronat, dans la recherche systématique d’un compromis sans rapport de force et qui se termine souvent mal pour les travailleurs.

Patronat et salariés, nous ne sommes pas des « partenaires sociaux » comme on veut nous en persuader. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité avec nos patrons. Alors que le mouvement de grève était au plus haut et nous mettait en position de force, certains délégués syndicaux, à l’encontre de la décision de l’intersyndicale ont tenté de négocier seuls ou n’ont pas su résister face aux pressions de leurs patrons. Ce comportement a dès le début  affaibli le rôle de l’intersyndicale qui n’a pu jouer pleinement son rôle d’interlocuteur central pour les négociations et pour coordonner la lutte. Mais les délégués CGT ont été fermes et ont défendu le principe «  on a commencé ensemble on finira la grève ensemble ». Il faut bien comprendre que cette situation qui a affaibli la force du mouvement n’est pas le résultat d’un comportement d’un ou deux délégués « achetés par le patronat ». Le caractère et le comportement individuel est secondaire et n’est que l’illustration de l’état de conscience de classe et de l’organisation syndicale. Souvent en fait  il n’existe pas de véritable syndicat d’entreprise qui fonctionne vraiment, mais des individus syndiqués. Même quand la CGT est la seule représentante sur une entreprise, il n y a pas fonctionnement collectif.  Par contre  le patron, avec sa force et son pouvoir économique, sa discipline, son service du personnel (DRH), la mobilisation des cadres (certaines cadres avouent « je suis obligé de suivre »), ses règles disciplinaires, ses mesures discriminatoires vers  les meneurs de la lutte… est très bien organisé. Nous ne pouvons en dire de même sur  beaucoup d’entreprises pour les syndicats.

Certains syndicats ou délègues au lieu défendre l’intérêt général défendent leur situation, et leur faiblesse ou leurs intérêts sont au  cœur de leur activité. Ce comportement conduit les travailleurs à perdre confiance en leur force, et  il n’est pas possible pour eux de  faire l’expérience que leur lutte unie les conduits à faire plier le patronat.

On sait que la CFDT ou la CFTC au niveau national sont des « partenaires »  du gouvernement qui promulgue des lois contre l’intérêt des travailleurs. Nous avons néanmoins œuvré pour qu’existe une intersyndicale car l’unité des salariés et l’unité syndicale à la base est favorable à la lutte et nous nous y serions opposés dans le cas contraire ou si au cours de la lutte elle était devenue un obstacle.

S’est posé au cours de la lutte le problème d’une possible unité ouvriers, etams et cadres. L’unité absolue entre ces trois catégories est un rêve tout éveillé. Plusieurs raisons à cela. Si formellement ces trois catégories ont en commun d’être des salariés, ils ne jouent pas le même rôle dans la production. Les ouvriers sont directement au cœur de la production, ils ont  un lien étroit, direct avec la production. Les etams et cadres sont dans les bureaux, ils ont des taches  qui mettent en avant leur individualité. La notion de « mérite individuel » est bien accepté par les etams et cadres au contraire des ouvriers. Le patron utilise très bien cette différence d’état d’esprit pour manipuler et diviser les salariés.

         Néanmoins  il faut savoir identifier ce qui peut amener les etams et une fraction des cadres à la lutte ou du moins se montrer solidaire de celle-ci. En excluant les cadres supérieurs qui ne seront  jamais solidaires des travailleurs car ce sont en fait des patrons. Pour mener un mouvement commun, il faut bien distinguer les revendications de chacun et les limites objectives de la lutte engagée.

C’est dans la lutte que se révèlent les positions  de chaque organisation et leur tactique. Grâce la lutte  on peut également savoir à qui on a à faire. La lutte est à la fois sélective et unificatrice. Elle permet de savoir qui a vraiment envie de se battre. Une anecdote: Un ouvrier de chez Efiage a été solidaire de la grève sur le chantier d’Achères. Son patron a aussitôt décidé de le muter ailleurs. Lors du dernier jour de grève, les grévistes ont rendre hommage à cet acte de solidarité et demandé la réintégration de ce camarade sur le chantier en menaçant de poursuivre la grève. Finalement ce travailleur est revenu sur le chantier. C’est  la Solidarité entre les travailleurs qui l’a permis. Belle illustration d’une prise de conscience d’appartenir à une même classe. C’est dans la lutte que les travailleurs font l’expérience concrète de la lutte de classe, que leur conscience s’éveille et se consolide. Les militants combatifs ont là un terrain  favorable pour leur faire comprendre que tout acquis est une victoire, mais une victoire temporaire, sans cesse remise en question par le patronat ou le pouvoir.  Il ne faut pas oublier que les lois votées au niveau national par le parlement sans y être forcées par la lutte des travailleurs   ne sont jamais en notre faveur. Voir les lois ANI ou actuellement la loi  Macron.

Toutes en faveur du patronat.

Voilà pourquoi les travailleurs doivent élever leur niveau de lutte, ne pas se cantonner à des revendications locales ou régionales, mais les élever au niveau  national  en une lutte de toute la classe contre le pouvoir politique de la bourgeoisie vers le but vers lequel l’histoire les entraîne , l’abolition de leur état d’esclaves du capital.

Un militant syndicaliste gréviste

LA LOI MACRON UNE NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LES TRAVAILLEURS

En pleine actualité « favorable » à la bourgeoisie, le Ministre des finances fait passer un projet de loi actuellement débattu au Parlement qui vient casser toute sécurité de l’emploi et fait revenir les conditions de travail à un autre temps.

Alors que la CGT connait actuellement une crise en son sein, telle que les déboires du secrétaire général poussé vers la sortie, l’unique syndicat en capacité à mobiliser les travailleurs contre cette loi est paralysé. En preuve, la très faible mobilisation du 26 janvier contre le projet Macron où la confédération de la CGT était plus occupée à remplacer le secrétaire démissionnaire qu’à organiser un mouvement.

La population quant à elle est plus préoccupée par la prétendue « islamisation » de la France, de son « invasion » probable par les musulmans suite au traumatisme qu’a créé l’attentat du 7 janvier plutôt que par les incessantes attaques du capital sur nos conditions de travail et de vie.

La loi Macron, une loi avant tout contre les travailleurs

Un an et demi après la loi dite de “sécurisation” de l’emploi, qui avait déjà largement facilité les licenciements économiques et permettait aux patrons d’outre passer la direction du travail et ses inspecteurs pour conclure des PSE par des accords d’entreprise (prenant le dessus sur le code du travail), Macron vient avec une loi bradant toujours plus les salariés et les livrant à un degré supérieur de précarité.

Ainsi, le patronat aura la quasi liberté de licencier qui il veut quand il veut et ce sans motif. Ce faitpourrait ainsi faire retourner les travailleurs à un autre temps où l’ouvrier syndicaliste, même simplement contestataire, se faisait licencier et inscrire sur une liste noire par le patronat et vivait alors dans la pauvreté et le chômage. C’est un coup dur pour l’ensemble des travailleurs et particulièrement pour les syndicats d’entreprises qui doivent absolument se battre pour barrer la route à ce projet.

Il faut prendre conscience qu’une telle loi aura réellement des conséquences sur nos vies dans nos entreprises. Sans un mouvement d’ampleur et d’une large masse de travailleurs pour abroger cette loi et toutes les réformes prises par les différents gouvernements qui vont à l’encontre de nos intérêts, le Capital continuera à détruire les acquis que gagnés par nos ainés. Nous créons l’ensemble des richesses de la société, se battre pour une vie décente n’est pas du vol ou de la mendicité mais bien un acte légitime pour récupérer les fruits de notre travail.

ABROGATIONS DE TOUTES LES REFORMES PASSEES ET PRESENTES QUI AFFAIBLISSENT LE PROLETARIAT

MENONS LA LUTTE POUR ABROGER CES REFORMES REACTIONNAIRES AFIN DE RENFORCER LE PROLETARIAT

TOUS DANS LA RUE LE 9 AVRIL

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