Les élections moment important pour la bourgeoisie pas pour les travailleurs

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

Halte à l’escalade de la guerre en Syrie

Le vendredi 7 avril 2017, à la stupeur générale, on apprenait que l’armée américaine venait de frapper massivement (plus de 50 missiles tirés) une base de l’armée syrienne.

Cet évènement constitue un grave danger pour l’ensemble des travailleurs de la planète car il peut être le déclencheur d’un conflit qui embrasserait l’ensemble du Moyen-Orient voire le monde entier du fait des blocs d’alliance et du nombre de pays engagés dans la guerre en Syrie. En effet depuis près de 6 ans ce pays est devenu le théâtre d’un affrontement inter-impérialiste entre d’un côté les forces occidentales (USA, Europe) et leurs alliés Turc, Israélien, Saoudien opposés aux forces du camp russe (Iran, régime de Bachar al Assad, Chine…). Des dizaines de milliers de mercenaires et fanatiques ont été envoyés en Syrie par les puissances occidentales et les pétro-monarchies réactionnaires du Golfe pour renverser le régime syrien, allié de la Russie. En réponse cette dernière est intervenue directement dans le conflit pour conserver ses intérêts dans la région et notamment ses bases militaires.

Face à la déconfiture de leurs vassaux islamistes les puissances occidentales ont déjà essayé par le passé de manipuler l’opinion pour justifier une intervention militaire au sol et déclencher une guerre totale. Cette agression du vendredi 7 avril a été justifié comme des représailles à une attaque au gaz sarin menée par les troupes de Damas contre un fief djihadiste dans la province d’Idleb quelques jours auparavant. Rappelons-nous qu’en 2013 le va-t’en-guerre Hollande voulait déjà frapper le régime syrien en « punition » d’une attaque au gaz dans la banlieue de Damas. De nouveau les responsables politiques français (Hollande, Macron, Hamon…) ont donné dans le bellicisme outrancier en saluant la décision de Donald Trump, alors qu’il y a peu encore ils le traitaient d’instable ou de fou ! Le président américain a démontré qu’il était un loyal représentant des intérêts de la bourgeoisie américaine et non un dirigeant « antisystème » en rupture avec la politique impérialiste des USA au Proche-Orient.

Il est du rôle des communistes d’alerter les travailleurs sur les dangers de déclenchement d’un conflit de grande ampleur. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient américains, français, russes ou syriens n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde. Les atrocités de la guerre en Syrie et la présentation qui en est faite par nos médias ne doivent pas nous laisser dupe sur la finalité de cette campagne de désinformation. Pour le parti de la guerre, il ne s’agit pas de s’apitoyer sur le sort des civils mais de justifier une intervention impérialiste qui n’apportera aucune solution au peuple de Syrie et au contraire accentuera son malheur et sa souffrance. Comment les Américains, qui ont détruit plus de vies que n’importe quel autre pays dans la région, pourraient se présenter comme les défenseurs des civils opprimés et gazés ?

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre des Américains et les discours belliqueux de nos hommes politiques qui, en cette campagne présidentielle, cherchent à conditionner l’opinion dans l’éventualité d’un conflit qui servirait les intérêts des impérialistes et des monopoles.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre et la barbarie !

A BAS LES ETATS IMPERIALISTES SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LEURS DROITS DEMOCRATIQUES ET NATIONAUX

 

Le 8 avril 2017

ROCML

Roc.ml@laposte.net

www.rocml.org

 

Retrouvez le communiqué en format PDF: communiqué frappes américaines Syrie (005)

LE 51ème CONGRES DE LA CGT: Un congrès plein d’espoir pour l’avenir

Le 51ème congrès de la Cgt s’est tenu à Marseille durant la troisième semaine d’avril 2016. Des militants du ROC-ml étaient présents en tant que délégués au congrès.

 

Un congrès qui se tient en plein mouvement social contre la loi « travail »

 

Le congrès s’est ouvert alors que les travailleurs battent le pavé dans les villes contre la loi El Khomri.

Dès le premier jour, lors de l’ouverture cela se fait sentir lorsque la présidence du congrès annonce la présence de la CFDT ou du PS, qui donne lieu à de véritables soulèvements dans la salle avec des slogans repris par une large majorité des délégués tels que « dehors ! », « traitres » ou encore « scandaleux ».

Les grèves et les manifestations en cours poussent de nombreux congressistes à prendre la parole pour dénoncer le gouvernement, montrer la nécessité de lutter classe contre classe et à réclamer un appel du congrès à la lutte, chose qui sera fait durant les jours qui suivirent l’ouverture et approuvé quasi unanimement par le congrès. Cet appel lance l’amplification de la lutte et sa poursuite. Appel qui fut, nous pouvons le dire, imposé à la confédération.

Le fait qu’un mouvement puissant des travailleurs se menait durant le congrès fut un élément incontestablement positif. L’esprit combatif s’en ressentait dans les prises de parole, les critiques sur le syndicalisme rassemblé s’en retrouvaient plus aigües. Des interventions portant la question de la lutte de classes se succédaient. Néanmoins un niveau politique encore assez faible se fait sentir dans nombre d’interventions.

 

Un congrès qui se tient dans un syndicat Cgt tiraillé

 

Le rapport d’activité, qui fait un bilan sur les trois dernières années depuis le dernier congrès, ne trouve que 58,9% de votes d’approbation, score historiquement faible. En effet la succession de Thibault avec l’affaire Lepaon, l’inactivité face aux lois Macron, Rebsamen, etc. auront eu un impact sur la Cgt et ses militants qui remettent en cause l’activité de la confédération.

Il faut aussi noter le souhait de la part des délégués de plus de démocratie dans la Cgt, notamment en ce qui concerne les amendements des textes du congrès, dont 902 étaient proposés et 54 retenus. Les délégués souhaitaient pouvoir avoir accès à tous ces amendements et que ce ne soit pas simplement un bureau restreint qui décide de ceux à retenir et ceux à porter public.

L’une des plus vive discussion dans le congrès fut celle du syndicalisme « rassemblé », tant décrié par une bonne part des syndiqués Cgt. Portée dans l’un des textes d’orientation, ce syndicalisme « rassemblé » auprès de la CFDT fut vivement critiqué et un vote séparé sur cette question est demandé par une bonne part des délégués. Ce qui, bien sûr, sera refusé par la confédération, en danger sur cette question.

C’est dans ce sens que l’on peut observer durant le congrès des fédérations plus combatives (chimie, commerce, métallurgie, construction, etc.), sur des positions se rapprochant de celle d’un syndicalisme classe contre classe, alors que d’autres sont complètement sur la ligne confédérale, sur le syndicalisme « rassemblé », réformiste (cheminot, etc.).

 

Conclusion

 

Les interventions des camarades du ROC-ml à été très appréciées par les délégués du congrès. Ils portaient sur les questions de la lutte et de l’organisation de la Cgt. Cela à aussi été pour nous une riche expérience militante où de nombreux contacts ont été noués.

Il ne faut pas se faire d’illusions, même si ce congrès par rapport aux précédents peut montrer des

choses intéressantes comme des fédérations et des militants combatifs qui tentent de tirer la Cgt sur un syndicalisme de lutte classe contre classe. La Cgt reste principalement sur une ligne claire réformiste. Il n’y pas réellement une nette opposition « révolutionnaire » à la Cgt. Les dirigeants réformistes ont été reconduits pour continuer à mener leur politique réformiste. Philippe Martinez à bien réussi à éluder les vraies questions posées et habilement montrer une façade « radicale » pour mieux se faire accepter et distribuer un peu de poudre aux yeux sur une continuation de la lutte contre la loi El Kohmri de façon dure, usant même de termes comme « lutte de classes » dans son discours d’introduction.

Le faible niveau politique chez les travailleurs aujourd’hui ainsi que chez les militants Cgt leur font penser que changer la tête de la Cgt par une équipe militante radicale changera la Cgt complètement et l’amènera sur un syndicalisme classe contre classe.

Néanmoins, on ne peut nier aujourd’hui le bénéfice politique qu’il y a à militer syndicalement, à participer à un congrès confédéral. Les camarades du ROC-ml à qui l’on a confié ce genre de mandat prouvent encore une fois la confiance qu’ils reçoivent de la part de leur base et sont revenus avec une analyse plus fine des différents rapports de force dans la Cgt.

Nous restons convaincus qu’une certaine avant-garde des travailleurs est organisée dans la Cgt, une base militante qui sera dirigeante dans la lutte de classe pour la révolution. Aujourd’hui même cette radicalité réformiste gêne un système capitaliste qui n’a plus les possibilités de réaliser ses propres illusions d’améliorer le sort des salariés en pleine crise économique.

Les communistes doivent continuer ce travail syndical, de conscientisation, d’amener la combativité dans les rangs de la Cgt, de conduire vers un syndicalisme de classe contre classe, tout en sachant que seul un Parti prolétarien et communiste apportera la réelle indépendance à un syndicat de lutte de classe. Mais c’est bien dans cette lutte syndicale aujourd’hui que nous trouverons les cadres de ce Parti pour demain.

ON LUTTERA JUSQU’AU BOUT

Tract ROCML pour le 31 mars: Version PDF ICI

 

Depuis le 9 mars et malgré les tentatives du gouvernement pour freiner la mobilisation, les travailleuses et les travailleurs, les jeunes, poursuivent leur lutte pour le retrait de la loi El Khomri. Cette loi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase du mécontentement des travailleurs. Alors que les lois Macron et Rebsamen ont eu pour but de casser l’organisation de classe des travailleurs en s’attaquant aux droits syndicaux (diminution des heures de délégation et formations syndicales), la loi El Khomri est la tentative de briser l’unité d’action des travailleurs en transformant le code du travail unique, national en un code propre à chaque branche ou entreprise. Si cette dernière était adoptée, il serait très difficile ensuite de résister aux autres offensives du capital. Il est donc nécessaire de mettre toutes nos forces et notre détermination dans cette bataille pour que ce projet néfaste échoue.

Il ne s’agit pas de négocier le poids de nos chaines ou encore de demander au gouvernement un autre projet. Non ! 4 années de gouvernement PS ont démontré que rien de positif ne pouvait venir pour les travailleurs. Hollande, Valls, El Khomri sont les porte-paroles, les représentants politiques du capital, du MEDEF ! Cette loi n’est pas un accident. Elle est la continuité logique de tout ce qui a été mis en place avant : cadeaux fiscaux au patronat (CICE, pacte de responsabilité…) et attaques contre la condition des travailleurs (réforme retraite, loi Macron, ANI…).

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs organisations de classe. Ce ne sont pas les gouvernements, de droite ou de gauche, acquis au MEDEF qui vont défendre leurs intérêts. Il n’y a plus rien à attendre d’eux, de leurs partis et des organisations qui leur sont liées. Posons-nous la question : depuis 1981, qu’est-ce que la classe ouvrière a gagné ou perdu grâce aux différents partis bourgeois (droite, PS, « gauche plurielle ») ? Ce que hier des gouvernements avaient accordé, ils le reprennent aujourd’hui. Sous le capitalisme, rien n’est jamais acquis pour les travailleurs, qu’importe que l’on soit au XIXème ou au XXIème siècle. Seul le profit compte pour la bourgeoisie.

La classe ouvrière lutte de manière continue contre les attaques du patronat. Mais, a-t-elle obtenu des succès dans ses luttes ? Est-ce utile de lutter contre le gouvernement ? Oui c’est nécessaire car tous les acquis que nous connaissons dans la société capitaliste ne sont pas tombés du ciel. Ils ont été gagnés dans des luttes (1936-45-68). Récemment, la lutte a prouvé qu’il était possible de vaincre, ou de stopper les offensives du patronat. En 1995, le mouvement de grève a fait échec au Plan Juppé, en 2006, les travailleurs et les jeunes ont permis le retrait du CPE. Partout, des luttes sont gagnées localement, des syndicats résistent dans la durée. Seule la lutte paie et peut permettre le retrait du projet de loi Travail.

        La détermination pour lutter dans la durée, l’organisation de la lutte à la base dans des comités locaux (dans l’entreprise ou dans les comités Goodyear) mais aussi nationalement avec comme mot d’ordre commun le retrait de la « loi Konerie », l’utilisation de formes de luttes nouvelles, plus combattives (jonction étudiants/travailleur, la grève reconductible, blocages économique et d’autres à créer) peuvent pousser le gouvernement à céder sur son projet. La jonction entre les travailleurs/travailleuses et les jeunes était aussi une étape nécessaire et incontournable.

        La mobilisation du 31 mars doit être un succès. Ce n’est qu’un début dans cette vaste mobilisation qui doit réclamer le retrait de toutes les lois anti-ouvrières prises depuis des années contre les travailleurs. Cette perspective anticapitaliste est la seule valable pour contrer l’offensive du capital, porter les intérêts des travailleurs. La lutte politique ne doit pas être laissée aux partis bourgeois et aux réformistes-traîtres. Les travailleurs doivent construire leur propre politique, indépendante, de classe. C’est pour cela que le débat et la lutte qui traversent le mouvement doit être élargit à l’ensemble des problèmes de la société.

        La lutte contre la loi travail fait peur au pouvoir bourgeois. Lorsque la bête est blessée, elle devient violente ! C’est pour cette raison qu’elle s’en prend aux jeunes. Rien ne doit nous faire céder. Les forces pour vaincre existent dans notre camp.

  • LUTTONS JUSQU’AU RETRAIT DE LA REFORME EL KHMORI !
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  • RETRAIT DE TOUTES LES LOIS ANTI-OUVRIERES : MACRON, RABSAMEN, ANI, RETRAITES…
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  • EXPRIMONS NOTRE SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS REPRIMES PAR L’ETAT, LES AIR FRANCE, LES GOODYEAR…
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  • SOLIDARITE AVEC LES ETUDIANTS ET LYCEENS VICTIMES DE LA REPRESSION.  

 

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  • STOP A L’ETAT D’URGENCE UTILISE POUR MATER LA MOBILISATION !

MOBILISATION DU 4 FEVRIER POUR LES GOODYEAR UN PREMIER SUCCES POUR LE MOUVEMENT OUVRIER

80 initiatives et par milliers, les travailleurs sont sortis de leurs lieux de travail jeudi 4 février en solidarité avec les 8 de Goodyear et tous les autres militants syndicaux réprimés par le patronat ou l’Etat capitaliste. 10 000 personnes en Ile de France, 1 000 à Toulouse et Bordeaux, 600 à Pau. Clairement au vu du contexte dans lequel nous nous trouvons (reflux depuis 2010 du mouvement, état d’urgence, « unité nationale »), cette initiative est un succès.

Est-elle à la hauteur des enjeux, de l’offensive de l’Etat et du patronat ? Bien sûr que non, il reste encore à faire. Mais c’est un vrai succès dans la mesure où les militants syndicaux se sont mobilisés et ont mobilisé autour d’eux : de nombreux travailleurs ont fait grève, non pas pour eux directement, mais en solidarité avec leurs camarades, pour dénoncer la répression de l’Etat. Il s’agit véritablement d’un acte de classe : ce 4 février, ceux qui se sont mobilisés ont scandé: une attaque contre un membre de la classe ouvrière est une attaque contre toute la classe !

La grève de solidarité s’est étendue dans tout le pays et a touché notamment le RER qui s’est arrêté en « solidarité avec le mouvement social ». Cette grève du RER a montré la force de la classe ouvrière qui, si elle s’unit, se fortifie, peut paralyser le pays pour faire entendre ses intérêts et revendications. Aussi la conscience de classe se développe puisque le lien est fait entre les luttes partielles, la répression et l’état d’urgence. De plus en plus de militants syndicaux ont conscience que l’Etat n’est pas leur allié et qu’il est un ennemi de classe. C’est très positif. Le gouvernement, la justice nesont pas neutres ! Ils défendent le capital !

La bourgeoisie ne s’y est pas trompée : elle craint par-dessus tout que les luttes partielles, isolées et locales ne se transforment en un grand torrent national qui emporte tout sur son passage. Elle a donc mobilisé ses médias pour dénoncer cette « prise d’otage ». Les spécialistes réactionnaires ont aussi été invités pour expliquer que les grèves de solidarité seraient interdites (Le Figaro). Le porte-parole du gouvernement, Le Foll y va de son discours de classe, abject : « Je demande à ce que la CGT ait la mesure des décisions qu’elle prend. Parce que soutenir les salariés de Goodyear pour mettre des milliers de gens et de salariés dans la difficulté, je ne vois pas comment on peut expliquer ça » (Le Monde). C’est vrai qu’il s’y connait lui en difficultés puisqu’il est le porte-parole de  l’impuissance des capitalistes à sortir de la crise, il est l’annonceur de l’augmentation du chômage, de la pauvreté et des guerres qui assassinent les peuples du monde.

Aucune déclaration de ces représentants ne saurait effacer le courant de sympathie et de soutien envers les travailleurs de Goodyear. 160 000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition réclamant le retrait des poursuites et ce mouvement ne cesse de s’amplifier.

Comme l’a signifié le représentant des Goodyear, « arrêtons de reculer, (…)  Ne lâchons rien, faisons plier ce gouvernement » (vidéo du rassemblement à paris, site du ROCML).

Les mobilisations doivent s’amplifier et surtout gagner en coordination. Le point de départ pour qu’un mouvement national de classe ait lieu pourrait bien être les luttes des Air France et des Goodyear. D’ailleurs le procès des Air France du 27 mai sera une bonne occasion pour faire une démonstration ouvrière ! Préparons partout où nous sommes ce futur succès !  

REPOUSSONS L’OFFENSIVE DE LA BOURGEOISIE DONNONS DES PERSPECTIVES ANTICAPITALISTES A NOS MOBILISATIONS

Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, l’État utilise la menace terroriste pour renforcer les mesures réactionnaires. L’État d’urgence est prolongé de 6 mois. Dans cette situation, le gouvernement en profite pour accentuer l’offensive du capital contre les travailleurs. Que ce soit un gouvernement de gauche qui orchestre cette offensive n’est pas un paradoxe. La fonction même de l’État capitaliste, qu’il soit géré par la droite ou par la gauche est de servir la classe économiquement dominante de la société. Le PS assure ce rôle avec application. Aujourd’hui l’illusion d’un « Etat providence » soucieux des intérêts des travailleurs vole ainsi en éclat.

La situation internationale et nationale conduit en effet la bourgeoisie à renforcer son oppression socio-économique et son emprise politique et idéologique. Elle n’a pas d’autre logique que de faire supporter aux travailleurs le fardeau de la crise de son système d’exploitation de l’homme par l’homme. Les prolétaires, l’ensemble des travailleurs peuvent et doivent s’y opposer en tant que seule classe révolutionnaire et arrêter le bras meurtrier du capital.

Une aggravation réelle de la situation internationale

Contrairement à une idée que veulent diffuser les médias bourgeois, la guerre ne s’est pas déclenchée le 13 novembre 2015, au soir des attentats. Cela fait bien longtemps que ceux qui dirigent la France font la guerre en Afrique et au Moyen Orient. Ce qui est en jeu, ce ne sont pas les droits de l’Homme ou l’amour de la liberté. Ces prétextes servent à faire accepter la guerre auprès du peuple de France. Qui accepterait en effet les guerres si les dirigeants impérialistes en avouaient leurs véritables objectifs ? En réalité, la France est en guerre afin de défendre les intérêts de l’État impérialiste (des grands monopoles d’État et privés présents en Afrique et au Moyen Orient) pour les sphères d’influence, les ressources de matières premières, la sécurité et le contrôle des routes commerciales. Ces ressources de plus en plus convoitées font l’objet d’une lutte pour leur partage entre les grandes puissances qui dominent économiquement le monde : États-Unis, Chine, Russie, France, Angleterre… Intervention au Mali pour protéger les intérêts d’Areva et de l’uranium, intervention en Libye pour obtenir du pétrole, des contrats de reconstruction (le pays est d’ailleurs laissé à feu et à sang) et affirmer la puissance politique, économique, culturelle de l’État impérialiste français. La liste est longue.

            Le Moyen-Orient (Syrie, Irak) et l’Europe de l’Est (Ukraine) sont les deux régions où la lutte pour les zones d’influence devient de plus en plus intense. Ces tensions sont d’autant plus accentuées par les effets de la crise capitaliste : chaque puissance cherche à sécuriser ses approvisionnements en matières premières, à vendre ses marchandises surproduites… Cette concurrence de plus en plus aiguë voit s’affronter deux « camps » impérialistes : d’un côté, la Russie et la Chine (avec leurs alliés locaux : la Syrie, l’Iran), de l’autre, les États-Unis, l’Union Européenne (dont la France) avec leurs alliés locaux : la Turquie, l’Arabie Saoudite, Israël… Ces guerres montent en tension. Non seulement le camp des impérialistes occidentaux a cru bon d’utiliser les forces islamistes pour renverser Assad. En finançant et en armant les islamistes, les Occidentaux ont créé des monstres qui servent leurs intérêts (encore aujourd’hui avec le Front Al Nosra, branche d’Al Qaïda) ou ont échappé en partie à leur contrôle (DAESH). Contrairement à des idées reçues, il ne s’agit pas d’une guerre entre islamistes soutenus par l’Occident, et laïcs dont la Russie serait le défenseur. Les impérialistes financent ceux qui servent leurs intérêts et ne se soucient pas des questions religieuses ou de laïcité. Seuls comptent pour eux les profits que vont produire l’installation de leurs entreprises. Ainsi, alors qu’ils finançaient les talibans contre les Soviétiques, les États-Unis ont aussi soutenu le régime laïc de Saddam Hussein dans les années quatre-vingt pour contrer l’influence de la « révolution » islamique iranienne.

Les puissances impérialistes ont fait du Moyen Orient leur terrain de d’affrontement. Pour cela, elles sont prêtes à manipuler les peuples pour parvenir à leurs fins. Aujourd’hui, le risque d’embrasement, d’une « troisième Guerre Mondiale » comme le dit Sarkozy est bien réel. Mais il ne s’agit pas comme il le fait croire d’une guerre contre le djihadisme. La presse le relate quotidiennement : les tensions montent au Moyen Orient avec le risque de dégénérer en guerre car il se produit des incidents entre les deux camps impérialistes. Lorsque la Turquie a abattu un avion russe, lorsque l’Iran a intercepté deux navires US, les risques se sont accentués. En réalité, toutes les grandes puissances ont rassemblé leurs flottes en Méditerranée. Cela n’est pas annonciateur de bonnes nouvelles pour les travailleurs et les peuples.

C’est en partie pour ces raisons que le gouvernement Hollande entretient depuis les attentats de novembre un climat de guerre et de suspicion à l’intérieur du pays. L’état d’urgence et les mesures qu’il porte permettent de donner les mains libres au gouvernement et à l’armée pour agir à l’extérieur, sans contestation intérieure. Il a aussi besoin de mobiliser des forces pour poursuivre ses guerres à l’extérieur car ces guerres nécessitent la présence en France d’une chair à canon, c’est-à-dire de jeunes prêts à mourir pour la « cause ». Peu de jeunes sont actuellement prêts à mourir « pour la nation ». L’État utilise son appareil idéologique pour mobiliser après les attentats, avec des pubs guerrières ou encore son « service civique ». Pour l’instant, il n’a pas réussi à créer un esprit de caserne dans la jeunesse.

Une offensive du capital à l’intérieur de la France

            Le gouvernement ne se contente pas d’agir sur la situation extérieure. La crise que traverse le capitalisme oblige la bourgeoisie à renforcer sa domination sur les travailleurs. Au vu du contexte international, du ralentissement (épuisement) de la croissance chinoise qui tirait l’ensemble du monde capitaliste, cette tendance se renforcera encore davantage. Les transnationales françaises pour rester compétitives et préserver leurs profits à l’échelle mondiale, comptent sur les mesures de Hollande, Macron, Valls. Les contre-réformes de l’État visent à augmenter l’exploitation des travailleurs (accroître l’extorsion de plus-value absolue et donc les profits) : augmenter la durée de travail, son intensité, diminuer les salaires et prestations sociales. C’est le sens de l’ANI, du CICE, de la loi Macron. Hollande fait bien son travail… pour les intérêts du capital ! Les partis bourgeois (PS, UMP, FN) au service du capital assument leur mission. Les économistes disant le contraire sont « atterrants » ou alors cela reviendrait à dire qu’un autre capitalisme est possible. C’est une tromperie. Il ne faut pas partir du monde tel qu’on voudrait qu’il soit mais tel qu’il est pour le transformer. Ce constat est primordial aujourd’huipour tout communiste afin de comprendre et trouver des solutions pour notre camp.

            Seulement, face au train de mesures en faveur de la bourgeoisie, le prolétariat, certes n’oppose pas une résistance à la hauteur des enjeux, mais ne reste pas non plus les bras croisés. Si les grèves restent à un niveau faible quant à la participation des masses ouvrières en 2015, l’intensité et la force des grèves menées se sont accrues là où elles sont apparues. Surtout, la base militante syndicale qui mène les luttes refuse les mesures nationales du gouvernement et interpelle les partis réformistes comme le PCF sur leurs liens avec le PS. L’épisode de la lutte des Air France a rappelé à la bourgeoisie que son pouvoir ne serait pas éternellement maintenu. Ce dynamisme de classe inquiète le pouvoir. Cependant, il manque encore une coordination des luttes pour faire des luttes partielles, isolées, une lutte générale contre le capitalisme. La lutte des Air France et Goodyear donnent néanmoins une impulsion en ce sens. Pour ces raisons, l’offensive économique du capital s’accompagne désormais d’une attaque idéologique et répressive envers la classe ouvrière. Les attentats ont servi de prétexte pour briser toute volonté de contestation : unité nationale derrière le drapeau de la bourgeoisie, état d’urgence, déchéance de la nationalité…Le gouvernement a deux cordes à son arc. La première est la division de classe par la répression. Les militants écologistes mis en résidence surveillée lors de la COP21, la condamnation à de la prison ferme pour les syndicalistes CGT de Goodyear, l’attaque systématique contre la CGT servent à intimider le mouvement ouvrier, à casser dans l’œuf toute tentative de résister sur une base de classe. Le but recherché est de sanctionner les luttes de la classe afin d’empêcher les luttes. La déchéance de nationalité s’inscrit quant à elle dans un contexte de dynamique chauvine, raciste et réactionnaire du capital. C’est la deuxième corde à l’arc de la bourgeoisie. Ils’agit de diviser les travailleurs en créant des différences juridiques entre Français et immigrés et leurs enfants. Cette dynamique existe par le renforcement idéologique du Front National et la faiblesse de la classe ouvrière. L’appareil d’Etat et les médias à son service utilisent les préjugés des masses pour mobiliser derrière eux le peuple. Cela avait marché le 11 janvier, notamment dans les couches petites bourgeoises. Cependant, malgré tous leurs efforts, ils ont aussi constaté qu’ils peinaient à mobiliser les foules derrière leurs perspectives : Qui a attaché son drapeau à la fenêtre chez les travailleurs ? Ils pouvaient se compter sur les doigts de la main…

            Avec son arsenal répressif et sa pression idéologique contre le camp des travailleurs, le gouvernement espère avoir les mains libres pour mener ses guerres à l’extérieur et pour imposer ses conditions d’exploitation capitaliste à l’intérieur.

REPOUSSER L’OFFENSIVE DU CAPITAL

DONNER DES PERSPECTIVES ANTICAPITALISTES A NOS MOBILSIATIONS

            C’est le capitalisme qui entraîne le peuple dans la misère et la guerre. Le PS au pouvoir prend les mesures qui permettent à la bourgeoisie française de préserver ses profits dans le cadre de ce système. Les travailleurs comprennent de plus en plus que le gouvernement mène une politique à l’encontre de leurs intérêts. Tout comme Les Républicains, le PS sert lui aussi la classe capitaliste. Cela fait d’ailleurs bien longtemps. D’ailleurs ce n’est pas la première fois que les socialistes mettent des syndicalistes en prison. En 1948, alors que le PS est aux affaires, le ministre de l’intérieur, Jules Moch, de l’époque avait envoyé les CRS et même l’armée pour mater la grève des mineurs. Des syndicalistes avaient alors été condamnés à de la prison. Le capital sait depuis longtemps que le parti socialiste ne gêne pas ses intérêts. Au contraire, il est un bon gestionnaire du capitalisme pour attaquer les travailleurs et renforcer les positions de l’impérialisme français. C’est pour cela que les travailleurs doivent riposter à chaque réforme réactionnaire mise en place par ce gouvernement, dénoncer son rôle et sa nature bourgeoise.

L’épouvantail du fascisme brandi à chaque élection n’est pas d’actualité car le jeu du parlementarisme n’est pas épuisé. La bourgeoisie a encore des solutions dans le cadre de la démocratie bourgeoise pour maintenir sa domination. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas combattre le FN. Il faut le combattre mais sur des positions de classe. La meilleure réponse à l’offensive du capital est dans le développement des luttes, non dans le vote pour les partis qui nourrissent le FN depuis 30 ans. Le réformisme qui capitule devant l’état d’urgence étant incapable de créer une force politique indépendante et alternative laisse le champ libre à cette offensive réactionnaire et désarme les travailleurs : Il laisse le terrain aux forces réactionnaires et donc n’est pas la solution. Celle-ci réside dans les initiatives qui commencent à s’organiser contre l’état d’urgence, la guerre et la répression. Les militants communistes doivent participer à ces initiatives. Ils doivent y porter des positions de classe anticapitalistes en y expliquant la situation politique actuelle et en combattant les idées réformistes qui n’ont jamais rien produit pour combattre le capitalisme. Les communistes doivent occuper le terrain de la lutte sur des bases anticapitalistes.

La CGT, est une des cibles de l’offensive du capital. Dans la situation concrète actuelle, elle est la seule organisation des travailleurs, poussée par les syndicalistes et les syndicats des entreprises, où peut s’organiser la résistance. Pour réussir à avoir du poids, être écoutés, les communistes doivent être engagés dans la lutte quotidienne de la classe ouvrière et plus particulièrement dans les syndicats. C’est en liaison avec les luttes de la classe que les communistes pourront amener des propositions politiques et anticapitalistes. C’est donc en créant un courant d’idées communistes dans la classe, dans le travail quotidien, dans les luttes, les débats, que les communistes peuvent progresser vers la création d’un Parti communiste. Les communistes doivent être conscients des tâches immenses qui les attendent. Ils doivent garder confiance dans les capacités de la classe ouvrière à surmonter ses faiblesses. Il n’existe pas d’autre chemin pour empêcher la bourgeoisie de mener son offensive. De l’organisation et de la riposte de la classe ouvrière, dépend la réussite ou l’échec de l’offensive réactionnaire du capital.

PARTOUT OU NOUS SOMMES, COMBATTONS LA GUERRE ET LES EFFETS DE LA CRISE DU CAPITALISME !

REFUSONS TOUTE UNITÉ NATIONALE AVEC NOS EXPLOITEURS !

À L’OFFENSIVE DU CAPITAL, IMPOSONS NOS INTÉRÊTS DE CLASSE!

ORGANISONS LA RIPOSTE, CLASSE CONTRE CLASSE !

ROCML, le 1er février 2016

Interdiction de la manifestation pour les migrants par la Préfecture

Interdiction de la manifestation pour les migrants par la Préfecture

CONSTRUISONS L’UNITÉ POPULAIRE CONTRE LE TERRORISME ET LE CAPITALISME

 Alors que les attaques du capital continuent de pleuvoir sur les travailleurs, le gouvernement utilise les dramatiques attentats de Paris pour interdire les manifestations. L’Etat d’urgence est un prétexte à l’interdiction des mobilisations du mouvement ouvrier.

Le ROCML avait prévenu sur l’utilisation de l’état d’urgence par l’Etat capitaliste afin d’interdire les mobilisations des travailleurs.

Plus que jamais, les travailleurs doivent refuser l’unité nationale, se rassembler afin de construire l’unité populaire contre le capitalisme et le terrorisme !

Les travailleurs ne doivent pas renoncer à participer aux luttes de classe sous prétexte de l’état d’urgence !

 

Retrouvez nos analyses sur les événements de Paris:

ICI et LA

 

Pour information: le communiqué de l’UD CGT de Paris

La Préfecture de Police de Paris interdit la manifestation en soutien des migrants, des réfugiés et des travailleurs sans papier du dimanche 22 novembre.

Le 18 novembre, dans le cadre de l’état d’urgence, la préfecture de police de Paris a prorogé l’interdiction de manifester sur la voie publique.

La situation dramatique vécue par la population, suite à ces attentats, devient un prétexte pour interdire l’expression démocratique sur la voie publique ; notamment pour celles et ceux qui contestent la politique anti-sociale, sécuritaire et guerrière de Hollande, de son gouvernement et de toutes celles et tous ceux qui, au nom de l’unité nationale, enfilent les rangers et expriment leur haine des étrangers.

Cette interdiction est un nouveau coup porté à l’expression démocratique.

L’Union départementale CGT de Paris est prête à braver cette interdiction inique. Elle a néanmoins fait le constat que les forces progressistes et démocratiques à Paris avaient encore besoin de réfléchir sur cet enjeu.

Un rapport de force progressiste d’un tout autre niveau est en effet nécessaire pour défendre les libertés démocratiques de ce pays.

Malgré cette interdiction, l’UD CGT de Paris ne lâchera rien sur ses revendications légitimes pour imposer un véritable pacte de progrès social, démocratique et écologiste dans ce pays.

La CGT à Paris reste disponible pour agir avec d’autres dans l’intérêt général.

Depuis 120 ans, la CGT a toujours assumé ses responsabilités et notamment dans les heures les plus noires de l’histoire du pays.

Paris, le 20 novembre 2015

Le Secrétariat de l’UD

Déclaration du ROCML sur les évènements à AIR FRANCE le 5 Octobre 2015

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Lundi 5 octobre, les travailleurs d’AIR FRANCE ont mené une action au siège de la compagnie aérienne où a été annoncé un plan de suppression de 2900 emplois, soi-disant nécessaire pour maintenir les emplois des autres salariés. Pour rappel,    Au cours de cette action, plusieurs dirigeants d’AIR France,   ont été molestés par les travailleurs,  et  en particulier le DRH (Responsable des Ressources Humaines) , c’est-à-dire celui qui ajuste le niveau de la main d’œuvre en fonction des intérêts des actionnaires. Aucun coup physique n’a été donné.  Ils ont été simplement déshabillés de leur chemise blanche. Même en colère, les travailleurs savent encore (difficilement) se retenir.

Malgré leur retenue, les médias et les partis de la bourgeoisie ont condamné la « violence des travailleurs d’AIR France »  et des plaintes  en justice ont été lancées contre eux.

Devant cette situation le Rassemblement Organisé des Communistes  Marxistes Léninistes :

  • Déclare son soutien à la lutte des travailleurs d’AIR FRANCE contre les licenciements.
  • Considère que les formes de l’action des travailleurs sont légitimes quand on les compare aux conséquences désastreuses sur des milliers de familles,  programmées par les dirigeants d’AIR FRANCE.
  • Soutient les travailleurs qui pourraient être traduits devant la justice bourgeoise pour avoir participé à cette action.
  • Appelle tous les militants ouvriers politiques et syndicalistes de France à exprimer concrètement leur soutien à leurs camarades d’AIR FRANCE.

Le ROCML  considère cet évènement comme un révélateur de l’accumulation de la  révolte des travailleurs  face à la loi d’airain du capitalisme, la recherche du profit, rendue plus dure encore dans les conditions de la crise générale dans laquelle ce système s’est lui-même embourbé et dont il ne sait pas sortir.  Dans leur tentative d’enrayer la baisse des taux de profit et d’affronter la concurrence, les entreprises capitalistes recourent systématiquement à la baisse du « coût du travail » comme ils disent, en réduisant la masse salariale, c’est-à-dire en diminuant les salaires réels,  en comprimant les effectifs (d, où les licenciements), et en  accroissant la productivité.  Les dirigeants de ces entreprises imposent volontairement et consciemment  ces politiques. Ils perçoivent pour cela des salaires faramineux.  Ils sèment la misère, ils ne doivent pas s’étonner ni se plaindre de récolter la colère des travailleurs. Ils le méritent.

Parallèlement à  l’exploitation accrue du travail salarié, les entreprises capitalistes, et en particulier les plus grosses, bénéficient  de la part de l’Etat de  l’injection de capitaux sous des formes directes et indirectes. AIR FRANCE a ainsi bénéficié de 97 millions d’euros de remise d’impôts au titre de la CICE en 2013 et 2014. Notons au passage que CICE signifie Crédit d’Impôt Compétitivité EMPLOI ! En fait d’emplois, AIR FRANCE veut rajouter 2900 suppressions aux 8000 déjà effectuées depuis trois ans !

La mission de l’Etat au service du capital est flagrante. L’Etat détient au demeurant 16% des actions d’AIR FRANCE. On comprend le soutien politique et moral apporté par Hollande aux hauts dirigeants de la compagnie aérienne.

Le  cas d’AIR FRANCE n’est pas le seul. Depuis des dizaines d’années, les monopoles et l’Etat à leur service (aussi bien par les gouvernements de droite que par les gouvernements  de gauche) appliquent les mêmes méthodes. Les capitalistes frappent, les gouvernements les soutiennent et enfument  les travailleurs par leurs promesses mensongères.

Jusqu’à aujourd’hui, la colère des ouvriers et des autres couches travailleuses de l’industrie,  du commerce et des transports s’est exprimée de manière ponctuelle, dispersée. Ni les directions des syndicats ni les partis qui se réclament des travailleurs n’ont agi pour faire converger leurs luttes dans l’objectif de renverser le système capitaliste qui est la cause de tous les maux  subis par les travailleurs, et son pouvoir politique d’Etat. Mais, d’expériences en expériences, lorsqu’il deviendra évident que le broyeur social capitaliste ne peut plus être arrêté en se battant corporation par corporation, branche par branche, entreprise par entreprise, alors naîtra et s’étendra  la nécessité d’un mouvement général anticapitaliste pour prendre le pouvoir dans le but de renverser l’ordre capitaliste et d’imposer le pouvoir du peuple ouvrier et travailleur nécessaire pour construire une société sous sa direction. Aujourd’hui, il n’y a rien à attendre du dialogue avec le patronat. Les syndicats et les travailleurs ne peuvent pas convaincre les capitalistes d’écouter les salariés. Le capital agit en fonction des profits qu’il peut faire. Si les capitalistes agissaient autrement, ce ne serait plus le capitalisme. Toutes les énergies du mouvement ouvrier doivent être consacrées à faire grandir le rapport de force, à convaincre les travailleurs de la nécessité de la lutte, pour imposer ses intérêts de classe au capital. C’est cela que ne comprennent pas encore ceux qui demandent au gouvernement d’agir, ou qui réclament une autre direction à la tête d’une entreprise capitaliste.

Cela se fera-t-il pacifiquement ? Tout dépendra de la nature des moyens que la bourgeoisie utilisera face à la volonté du peuple, de la classe ouvrière et des autres couches de travailleurs exploités… mais ne nous faisons pas d’illusions elle n’hésitera pas à  utiliser la violence  pour défendre son pouvoir.

La bourgeoisie crie au scandale et appelle à la répression contre les travailleurs qui occasionnellement franchissent la ligne rouge de la légalité bourgeoise. Elle devrait se souvenir de sa propre Révolution, celle de 1789, et méditer dans ses salons les paroles du chant entonné durant ces journées révolutionnaires par le peuple de Paris, LA CARMAGNOLE :

Ah ça ira, ça ira, ça ira, Les aristocrates à la lanterne !

An ça ira, ça ira, ça ira les aristocrates on les pendra !

Et si on’les pend pas, on leur cass’ra la gueule, et si on’les pend pas, la gueule on leur cassera !

 

Soutenons  les travailleurs d’AIR FRANCE contre tout licenciement et contre toute velléité politique et juridique de répression !

Faisons grandir l’alternative révolutionnaire anticapitaliste et pour un nouvel ordre économique, politique et social, le socialisme !

 

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes-Léninistes
Le 6 octobre 2015

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