Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

LIBERTE POUR SALAH HAMOURI ARRETE PAR L’ARMEE ISRAELIENNE

Communiqué du ROCML et de la JCML

 

Depuis le 23 aout 2017, Salah Hamouri, militant de la cause palestinienne, citoyen franco-palestinien est détenu de manière arbitraire par l’armée israélienne. Il s’est fait arrêter sans aucun motif alors qu’il vit à Jérusalem-Est.

            Ce militant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), figure de la lutte des prisonniers politiques palestiniens, avait déjà été arrêté en 2005 par Israël. Il avait alors purgé une peine de 7 ans avant d’être libéré grâce à une mobilisation solidaire, notamment en France.

            Aujourd’hui, Salah Hamouri est de nouveau arrêté de manière arbitraire. Il a été placé en détention « pour enquête », c’est-à-dire qu’il est emprisonné par simple prévention. Cette détention administrative peut durer jusqu’à 6 mois sans procès, sans que Salah puisse avoir accès à son dossier, sans qu’il puisse avoir d’avocats. Plus de 500 prisonniers politiques palestiniens subissent ce traitement arbitraire et injuste. On voit bien à quoi peuvent mener les états d’exceptions à l’heure où de nombreux États dont la France s’inspirent des méthodes répressives israéliennes…

            Le 5 septembre, Salah Hamouri a été condamné par le tribunal à purger sa peine datant de 2005 alors qu’il a été libéré en 2011. C’est inacceptable. Une nouvelle fois, Israël montre son véritable visage d’État colonialiste et impérialiste. Pour maintenir sa domination sur la terre de Palestine, cet État ne peut vivre qu’en dominant tout un peuple par le bâton, par les bombes et les injustices les plus brutales.

            Le sort réservé à Salah Hamouri nous rappelle celui de plus de 7000 militants palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes.

            Plus que jamais, la solidarité envers les peuples opprimés comme le peuple de Palestine doit s’intensifier. Tous les militants doivent participer aux manifestations en faveur de la lutte anticoloniale des Palestiniens et pour la libération de Salah Hamouri et des autres prisonniers politiques.

            En France, combattons la tentative de Macron de criminaliser le mouvement de solidarité envers la Palestine en le faisant passer pour antisémite.

Les vrais criminels, c’est Netanyahou, l’État et l’armée israélienne qui colonise la Palestine. Les vrais criminels, ce sont les grandes puissances complices de ce crime contre les peuples. N’oublions pas que depuis plus de 30 ans, en France, notre camarade Georges Abdallah subit la vengeance la plus injuste des criminels de guerre israéliens et de leurs complices français en étant emprisonné.

 

LIBERTÉ POUR SALAH HAMOURI ET POUR LES 7000 PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !

 

INTENSIFIONS LA SOLIDARITÉ POUR RENFORCER LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN FACE À L’ÉTAT SIONISTE D’ISRAEL !

 

free-salah

Communiqué JCML: SOUTIEN AUX CAMARADES REPRIMES

12321712_497717840436102_7176479780200308323_n

Alors que la lutte contre la loi dite « travail » bat son plein et que la jeunesse s’engage pleinement dans l’offensive, la police du capital s’engage, elle, dans la voie de la répression et du matraquage.

La répression la plus médiatisée, et surement la plus violente, est celle de ce jeune de quinze ans du lycée Henri Bergson de Paris frappé en plein visage par des policiers alors qu’il n’avait aucun moyen de se défendre. Mais il y a aussi les arrestations de nombreux syndicalistes étudiants de Solidaires (Pau, Besançon, etc.) ainsi que de militants de la Cgt. Nombreuses sont aussi les interventions policières dans les assemblées générales des étudiants ou des travailleurs (La Poste, Université Tolbiac, etc.).

Ces événements ne sont pas anodins et loin d’être des coups du hasard. La répression s’organise au niveau de l’Etat et localement au niveau des préfectures. Le voile est levé sur l’objectif véritable d’une mise en place durable de l’Etat d’Urgence, il y a pour le capital urgence de maintenir leur ordre tout en dégradant nos conditions de vies et de travail. La motivation du Capital et du gouvernement est sans borne pour vaincre la résistance du peuple et de la jeunesse populaire.

Notre lutte montre combien le mécontentement général est fort et dépasse largement la contestation contre la loi dite « travail », il faut amener de plus en plus ce combat sur le terrain de l’anticapitalisme ! Il faut créer l’unité à la base, et organiser la solidarité contre les répressions et envers les réprimés ! Mais aussi chasser du pouvoir les ennemis du peuple.

Organisons le combat ! Organisons nous ! Contre la répression et les mauvais coups ! Il faut créer l’unité à la base pour avancer vers la victoire malgré les obstacles. Il faut continuer la lutte. L’amplifier et la consolider en vue de la victoire, car c’est notre seule issue possible afin de garder notre dignité et des perspectives de vies hors de leurs profits ou de quelconques rentabilités !

Nous apportons notre entière solidarité à tous les camarades frappés, mis en garde à vue, qui ont reçu des peines pour leur engagement dans la lutte actuelle !

LA LUTTE NE DOIT PAS S’AFFAIBLIR MAIS S’AMPLIFIER ET  LE COTE DUQUEL SE TROUVENT LES FORCES DE L’ORDRE EST CLAIR, CELUI DE L’ORDRE DU CAPITALISME !

Contact : jcml.nationale@yahoo.fr

Site : http://rocml.org/jcml-acceuil/

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL: UNITE DE LA JEUNESSE POPULAIRE

Tract de la JCML : La version PDF ICI

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL:

UNITÉ DE LA JEUNESSE POPULAIRE !!!

Encore une attaque du Capital, encore plus de précarité, de la misère, de la pauvreté ! Toujours plus de guerres, de répression et d’oppression ! La jeunesse populaire subit une accélération dans la dégradation de ses conditions de vie: le prix des études augmente d’année en année, le chômage chez les jeunes dépassent aujourd’hui les 20%, les jeunes des classes populaires sont lourdement touchés par la pauvreté et la précarité… Face à ces difficultés qui touchent l’ensemble de ces jeunes, seule une minorité de jeunes y échappent : les fils à papa de la bourgeoisie et les quelques privilégiés, futurs serviteurs du capitalisme.

Il faut sortir immédiatement de ce cercle vicieux que nous impose le capitalisme. En sortir, c’est faire des choix et prendre le chemin de la lutte !

C’est de prime abord refuser les illusions et les impasses proposées par les sociaux-traitres dans la jeunesse (MJS, UNEF, JC…) qui jouent aux apprentis révolutionnaires pour mieux parvenir à leurs fins réformistes en menant la lutte soit dans la perspective d’élections ou bien dans l’attentisme, de prier que le gouvernement fasse mieux…

 

Il faut construire nos luttes sur la durée et sur de nouvelles bases !

CLASSE CONTRE CLASSE !

ORGANISER ET POLITISER LA LUTTE !

  • Organiser : S’organiser à la base entre les étudiants et les jeunes ouvriers, organiser la fusion du mouvement sur une base de classe contre classe ! Organisez-vous ! Dans des comités de lutte, cercles, réunions, car seules des véritables organisations de luttes peuvent conduire à la victoire !
  • Politiser : En finir avec des mots d’ordres réformistes, place à une lutte révolutionnaire ! Reprendre conscience de la réalité objective de cette société capitaliste. Qu’il existe bien une lutte classe, pourquoi ? Comment ? Etc. Saisir que l’unique solution aux maux de la barbarie capitaliste est la révolution et le communisme ! En faire la propagande autour de soi. Ainsi ne pas sombrer aux sirènes de l’apolitisme, toutes les attaques de notre ennemi de classe sont politique !

Jeunes ouvriers, étudiants, lycéens, il faut mobiliser au-delà de la contestation contre l’infâme loi « Travail ». Il faut que la jeunesse exprime en priorité son malaise général. Il faut cultiver la révolte anticapitaliste ! Solidaire dans la lutte avec ceux qui sont ou seront réprimés par les forces de l’ordre au service du capital !

Imaginer milles nouvelles tactiques de combats ! Parce qu’il est question de cela !

 


COMBATTRE LES FORCES REACTIONNAIRES DU SYSTEME !

 

COMBATTRE LES INJUSTICES DU CAPITALISME !

 

COMBATTRE LES CHIENS DE GARDE DE L’ETAT !

 

 

COMBATTRE LES VALETS ET LES SERVITEURS DE LEURS POLITIQUES !

LUTTONS ET GAGNONS NOTRE DIGNITÉ FACE À CES MESURES RÉACTIONNAIRES !

LUTTONS ENSEMBLE CONTRE CES REFORMES POUR  ABATTRE LE CAPITALISME !

   REJOIGNEZ LES MARXISTES-LÉNINISTES !

 

Contact :

jcml.nationale@yahoo.fr

 

 

 

RELANCER LA CONSOMMATION POUR METTRE FIN A LA CRISE : Possibilité ou illusion ?

RELANCER LA CONSOMMATION POUR METTRE FIN A LA CRISE : Possibilité ou illusion ?

Le Front de Gauche prétend qu’en relançant la consom­mation des travailleurs par l’augmentation des salaires, la baisse des impôts indirects, de la TVA et autres me­sures, l’activité économique peut reprendre, la crise prendre fin.

Voici quelques exemples de son argumentation : « Une autre politique à gauche est possible par la relance de la « demande », autrement dit de la consommation des ménages notamment par l’indexation des salaires, pensions et minima sociaux sur l’évolution des prix.» (1)

« L’augmentation du pouvoir d’achat entraînera un sou­tien de l’activité. Les PME auront de nouveaux débouchés, et bénéficieront d’une politique de crédit à taux réduit. Tout cela crée un contexte extrêmement favorable. Au bout de quelques années, elles seront tout à fait capables d’assumer le nouveau coût du travail. » (2) Ces revendications ne sont pas nouvelles dans leur contenu, elles ont toujours sous-tendu la politique des courants réformistes sur la scène politique bourgeoise. Elles sèment des illusions dans les esprits des travailleurs et les détournent de la véritable voie à suivre pour se dé­barrasser de la crise du système de production capita­liste.

La revendication des salaires

Le Front de gauche revendique donc une aug-mentation des salaires (smic à 1700euros). Revendiquer pour les augmentations de salaires est une revendica-tion juste où elle va dans le sens de l’amélioration des conditions de vie du prolétariat mais aussi parce qu’elle s’attaque aux profits des capitalistes. Il ne peut y avoir sous le capitalisme, satisfaction des deux parties (capital et tra­vail) puisque ce système est basé sur l’antagonisme entre les capitalistes et les salariés.

Ce qui va dans l’intérêt de l’un ne peut qu’aller à l’en- contre des intérêts de l’autre. Les travailleurs s’en rendent compte quotidiennement, toute augmentation de salaire demande de leur part de gros efforts pour vaincre la résistance du patronat qui ne cède que con­traint et forcé. Quand le capitaliste veut augmenter ses profits il s’attaque aux revenus de la classe ouvrière, et toute augmentation du salaire des travailleurs est prise sur les profits des capitalistes. Les rapports entre le capi­tal et le travail salarié, les intérêts du capital et les intérêts du travail salarié sont donc diamétrale­ment opposés, telle est la réalité.

C’est une véritable lutte de classe qui se déroule. La re­vendication des salaires, mais aussi celle sur les ca­dences, les conditions de travail, etc. c’est-à-dire toutes les revendications des travailleurs qui s’attaquent aux profits du capitaliste vont dans le sens du renforcement de la force de la classe ouvrière. Elles sont justes et justi­fiées .Mais les augmentations de salaires sous le capita­lisme ne s’inscrivent pas dans le marbre. Autre-ment dit ce qu’on arrache à la classe capitaliste, elle peut le re­prendre d’une autre manière: en augmentant l’intensité du travail, le nombre d’heures travaillés pour le même salaire, la dévalorisation de la monnaie …. Tant que les capitalistes ont le pouvoir, toute avancée dans l’intérêt des travailleurs reste fragile. Ce qui est impor-tant, c’est qu’à travers ces luttes les travailleurs prennent conscience de leur force, de leur unité et que la seule so­lution c’est d’abolir le mode de production capitaliste.

Consommation et crise générale du capitalisme

Nous avons déjà, dans nos brochures, communi-qués ou dans nos journaux3, analysé la crise générale et mondiale que connaît aujourd’hui le capitalisme. Le lecteur pourra s’y reporter. Pour le sujet qui nous inté-resse il faut com­prendre que cette crise est inscrite dans les « gènes » du système de production capitaliste, qu’elle est la conséquence de son fonctionnement même. Le but du capitaliste est de « produire » du profit (3) et toujours plus de profit sans se soucier de la capacité limitée du marché solvable, c’est-à-dire en partie des capacités limi­tées de consommation des travailleurs. Chaque capital dans le secteur où il est investi entre en concurrence avec d’autres capitaux. Pour survivre il n’a d’autre choix que de produire moins cher que ses concurrents, même si l’avantage ne dure qu’un temps, jusqu’à ce que le concurrent fasse de même. Pour ce faire il doit accroître la productivité des travailleurs productifs et la part de surtravail qu’il leur extorque. Il réalise cela principale­ment en remplaçant du travail vivant par des machines et des procédés techniques permettant de produire plus dans le même temps de travail. Mais cela a pour conséquence de faire baisser « la rentabilité du capital » qui s’exprime dans la baisse tendancielle du taux de pro­fit. Il essaiera de lutter contre cette tendance en cher­chant à réduire ce qu’ils considère comme des « coûts », en limitant toute augmentation de salaires ou en les ré­duisant, donc en aggravant de manière générale les conditions de travail et de vie du prolétariat sur toute la planète et sa capacité de consommation. D’autre part avec l’augmentation de la production, il jette sur le marc­hé une quantité encore plus grande de marchandises et de moyens de production qui doivent être vendus avec profit. Ces deux phénomènes sont dialectiquement liés et générateurs de crise.

Conclusion : sous le capitalisme, la sous consommation des travailleurs n’est pas une des causes de la crise, elle est permanente et est une conséquence nécessaire du mode de production capitaliste et cela quel que soit le niveau des salaires.

Marx dans son œuvre scientifique majeure le Capital re­marquait déjà dans les années 1860 qu’ « …on prétend que la classe ouvrière reçoit une trop faible part de son propre produit et que l’on pourrait remédier à ce mal en lui accordant une plus grande part de ce produit, donc des salaires plus élevés. Mais il suffit de rappeler que les crises sont chaque fois préparées précisément par une période de hausse générale des salaires, où la classe ou­vrière obtient effectivement une plus grande part de la fraction du produit annuel qui est destiné à la consom­mation. Du point de vue de ces chevaliers du ‘simple’ ( I) bon sens, cette période devrait au contraire éloigner la crise.» (4)

La crise n’est que le révélateur brutal des contradictions du système de production capitaliste lui-même, qu’au­cune mesure de relance par la consommation ne peut régler.

Ainsi s’il est justifié et dans l’intérêt des travailleurs de s’opposer à la politique d’austérité de tous les gouver­nements de gauche comme de droite, en France et ailleurs, de revendiquer une augmentation des salaires, de lutter contre l’augmentation des impôts directs ou indirects comme la TVA , présenter ces revendications comme étant de nature à résoudre la crise du système c’est une mystification, de la poudre aux yeux.

Duper les travailleurs

Partant de constatations évidentes pour tous les travail­leurs sur la question de l’augmentation des profits et la baisse relative de la part des salaires dans la richesse produite, l’augmentation des inégalités, l’augmentation de la précarité et du chômage, le FDG énonce un certain nombre de mesures qu’il mettrait en œuvre par décrets et des lois s’il était élu. Mais il ne dit pas comment il pourrait faire appliquer ces lois en contradiction fla­grantes avec le mode de fonctionnement du système capitaliste comme on l’a vu plus haut. Il reprend l’utopie des réformistes sur la possibilité de résoudre la crise en ne remettant pas en cause le système lui-même mais en l’améliorant.

Sa stratégie : participer aux jeux politiques des partis bourgeois, capter les voix des travailleurs en lançant des slogans qui semblent répondre directement aux craintes des travailleurs face à la crise, à leurs intérêts immédiats et urgents. C’est ainsi que fonctionne Jean-Luc Mélenchon I Le verbe haut, il se présente comme le défenseur des intérêts de la classe ouvrière sur tous les plateaux télévisés.

Pas de solution à la crise sous le capitaliste

Tirant les leçons des luttes de la classe ouvrière depuis plus d’un siècle et à partir des enseignements marxistes léninistes, Le ROC-ML affirme que le système capitaliste s’enfonce inexorablement dans une crise profonde qui va de plus en plus aggraver la situation matérielle des travailleurs en France et dans le Monde. Ceci nous pou­vons déjà, malheureusement, le constater au travers des mesures ultra réactionnaires prises par les dif­férents gouvernements. Le ROC-ML, soutient, et conti­nuera de soutenir, que seule la classe ouvrière sous la direction d’un Parti Communiste portant ses intérêts historiques doit faire la révolution socialiste, mettre fin à la propriété privée des moyens de production et mettre ainsi fin à la crise du capitalisme. La seule issue à la crise du système capitaliste qui sera bénéfique pour la classe ouvrière passe par un changement radical de système de production, par la prise de pouvoir du pro­létariat lui-même. Il n’y pas d’issue à la crise sous le capitalisme puisque la crise est la conséquence du sys­tème capitaliste. Toutes les promesses, les fausses solu­tions proposées par les réformistes comme Mélenchon ne sont que poudre aux yeux pour utiliser les tra­vailleurs comme simple clientèle électorale et les maintenir sous la domination politique de la classe do­minante, la bourgeoisie

 

1 Communiqué du Front de Gauche de Côte d’or, novembre 2013.

2 Jacques Généreux : comment le Front de gauche compte financer sa révolution sociale et écologique, avril

3 Le terme scientifique exact est production de plus- value. La plus-value étant l’ensemble des profits- industriel, commercial, financier…

4 Karl Marx Le capital, La pléiade, économie II p 781

 

Sur le mot d’ordre de sortie de l’Europe

Imprimer

Un article toujours d’actualité, extrait de la Voix des Communistes n°5.

La profonde crise sociale qui secoue l’ensemble des pays européens a fait apparaître dans ces pays des revendications désignant l’UE comme la source de tous les maux et prônant la sortie de la zone euro et de l’Union Européenne.

Remarquons tout de suite que le retour à une monnaie nationale ne remettrait pas en cause le fondement de la crise, puisqu’il ne s’agit pas d’une crise monétaire mais d’une crise générale du système capitaliste. En France, cette revendication du retour au franc est l’expression d’un sentiment nationaliste chauvin, désignant les « autres » comme cause des difficultés de la société.

Quant au mot d’ordre « Sortir de L’Union Européenne » de portée plus large sur quelle réalité repose-t-il et qu’implique-t-il?

L’UE est un cartel de pays impérialistes, c’est une machine servant à favoriser les impérialistes d’Europe dans leurs rivalités envers les autres impérialistes (US, russes, chinois, etc.). Le mythe de l’Europe Unie s’est brulé les ailes depuis bien longtemps: le « rêve » des fédéralistes tombe devant la réalité matérielle du capitalisme et de l’inégalité de développement du capitalisme qui font que dans le cadre de ce système, aucune union harmonieuse ne peut exister durablement, les bourgeoisies gardant une base nationale et restant en concurrence les unes avec les autres. Malgré les discours, les ententes entre pays capitalistes ne sont possibles que si chacun peut y trouver son compte !

Se retirer de l’Union Européenne est une revendication très naturelle pour les peuples engagés malgré eux dans cette structure. Et nous, communistes sommes pour la destruction de toutes les structures dont la raison d’existence est de permettre la domination de classe de la bourgeoisie, que ces instances soient nationales ou supranationales. Nous sommes donc pour la destruction de l’Union Européenne. Pour autant cette seule revendication n’est absolument pas suffisante. Comme dans la question de l’euro, s’en tenir au retrait de l’UE ce serait revenir à un « capitalisme national » historiquement dépassé, à la fois réactionnaire et utopique. Certains courants politiques en France notamment, adoptent sur cette question une position chauvine: ils voient l’UE comme un outil d’asservissement de la France, alors que c’est le contraire: l’UE est un outil des puissances impérialistes, dont la France. Plutôt que de réduire, elle sert à accroitre sa force (et si ce n’était pas le cas, cela ferait bien longtemps qu’on n’en parlerait plus!). Ces positions chauvines conduisent à entretenir le sentiment national des travailleurs, leur soumission à la bourgeoisie au nom de l’intérêt national, en affaiblissant la conscience de classe. De ce point de vue chauvin, la sortie de l’Union Européenne, de ce cartel des impérialistes, perd donc son caractère progressiste pour devenir un des moyens d’une visée réactionnaire.

Pour que cette revendication de sortie de l’UE ne soit pas marquée de chauvinisme mais soit en accord avec les principes internationalistes, il faudrait la considérer comme une voie pour détruire l’UE et affaiblir les pays impérialistes qui la constituent. Mais pour cela le seul moyen est la révolution socialiste. C’est pourquoi seuls ne versent pas dans le chauvinisme ceux qui considèrent la nécessité de la sortie et de la destruction de l’Union Européenne comme conséquence de la révolution socialiste dans chaque pays!

Cette lutte pour le socialisme, qui entraînera l’éclatement de l’UE dirigée par et pour les pays impérialistes qui la constituent, n’est pas une lutte purement nationale mais internationaliste: elle vise à détruire le capitalisme non seulement dans un pays, mais partout! Elle vise à ce que la classe ouvrière prenne possession du pouvoir et transforme la société dans un pays et partout! C’est une lutte solidaire de la classe ouvrière et des peuples du monde entier.

Cette analyse, qui différencie les communistes des chauvinistes quant à la question de la sortie de l’Union européenne avait été faite dès 1994 par une organisation grecque du nom de S.A.K.E. Dans leur brochure « Hors de l’UE impérialiste, Pour une Grèce socialiste » ils y disent notamment que, si l’adhésion de la Grèce a l’UE a été bénéfique pour la bourgeoisie à qui elle a donné « un parapluie protecteur », cela s’est traduit pour le prolétariat par la restriction des droits, des reculs sociaux et la montée du chômage.

Concernant la lutte pour la sortie de l’Union Européenne il est dit : «La lutte pour le désengagement de la Grèce de l’UE, la lutte pour la victoire de la révolution populaire socialiste n’est pas une lutte purement nationale. C’est une lutte internationaliste, non seulement contre le capitalisme grec mais contre le capitalisme mondial (…). La lutte pour le désengagement de la Grèce de l’UE n’est pas une lutte pour une Grèce capitaliste indépendante, qui ne peut exister, et qui même si elle existait serait aussi anti-ouvrière et antipopulaire qu’une Grèce membre de l’UE (…). Peu avant dans le texte, précédant ces explications, l’idée énoncée était: « Au cours du processus de développement du mouvement révolutionnaire, il se peut qu’un membre de la CEE devienne le maillon faible de la chaîne et que les conditions révolutionnaires y murissent. La classe ouvrière victorieuse, appuyée par les classes ouvrières des autres pays, doit alors sortir le pays de l’UE, ce qui constituera un coup décisif contre la coalition impérialiste et accélèrera le processus de décomposition et de dissolution, en aidant ainsi le développement du climat révolutionnaire dans les autres pays »

Voilà qui rétablit la position de l’internationalisme à l’heure où se développent des discours tentant de remettre au goût du jour la farce du « produisons français » que le PCF révisionniste a déjà essayée dans le passé de vendre vainement aux ouvriers de France.

La croyance en un retour salvateur à un espace national « protégé » participe à la tentation de chercher des « solutions » dans le cadre du capitalisme « national ». Cassant les reins à ces inepties, écartant les freins à la conscience révolutionnaire, la tâche actuelle des communistes est la formation de partis communistes marxistes- léninistes véritables et la préparation de la classe ouvrière, du prolétariat et des masses populaires en général à la révolution socialiste.

Abattre le système capitaliste pourrissant ou supporter des souffrances encore plus grandes dans l’implosion du système (guerres, famines, destructions de la force de travail…) – capitalisme ou socialisme – tel est, en définitive, le seul choix qui est posé aux prolétaires.

Voilà pourquoi les communistes rejettent ce mot d’ordre « sortir de l’Union Européenne » : Parce qu’il sème des illusions chauvines parmi travailleurs et parce que sa réalisation ne constituerait en rien un pas en avant vers la révolution socialiste.

Imprimer

La tâche prioritaire des jeunes révolutionnaires

La tâche prioritaire des jeunes révolutionnaires :

La reconstruction du Parti Communiste Marxiste-Léniniste

Depuis quelques années, des jeunes se tournent vers le marxisme-léninisme car le capitalisme ne peut plus apporter de solutions à leurs problèmes. Ils voient dans les écrits communistes les outils nécessaires pour se forger une analyse politique de classe afin de résister à l’offensive du capital. Cette tendance est bien entendue positive néanmoins, peu de communistes se sont réellement engagés dans la réalisation de la tâche prioritaire de tous les révolutionnaires de France, à savoir la reconstruction d’un état-major révolutionnaire. Avoir conscience qu’il faut créer un Parti indépendant de la classe ouvrière, c’est refuser de céder au brouillard idéologique que disperse la bourgeoisie auprès de tous les militants révolutionnaires, c’est comprendre que sans son Parti, la classe ouvrière ne peut plus mener victorieusement sa lutte de classe. C’est en fait la tâche de tous les jeunes communistes.

LA JEUNESSE COMMUNISTE

A LA REMORQUE D’UNE STRATEGIE REFORMISTE

 

La JC est l’organisation de jeunesse du PCF. Ces deux organisations « s’enrichissent mutuellement » d’après les statuts de la JC proposés au Congrès de décembre 2014. De fait, si la base militante de la JC parait plus radicale que le PCF, il n’en reste pas moins que les perspectives politiques de la JC correspondent à la stratégie mise en place par le PCF au sein du Front de Gauche. L’objectif de la JC reste un hypothétique « dépassement du capitalisme », formule vague qui permet de faire cohabiter des tendances révolutionnaires avec l’ensemble des militants réformistes. Mais les militants communistes de la JC peuvent se poser la question : que se cache-t-il derrière ce « dépassement du capitalisme » ? Concrètement, on se rend compte que cette formule signifie la transformation du capitalisme par voie parlementaire. C’est une alliance avec les partis bourgeois au pouvoir alors que ceux-ci mènent une politique de classe en faveur du capital. En vérité, la JC est sous l’influence politique du PCF et malgré la présence de militants révolutionnaires honnêtes, elle applique la stratégie réformiste du PC.

Pour nous, il n’y a pas de solution dans un parti qui se fixe comme objectif l’aménagement du système capitaliste par le biais d’une majorité parlementaire, soutenu par le mouvement ouvrier. Donner une caution au PCF en s’organisant au sein de ses structures reviendrait à détourner le mouvement ouvrier de ses objectifs historiques. En effet, la perspective mise en avant par les réformistes d’une « majorité alternative » n’est pas une solution qui permettrait de développer les luttes et la conscience de classe de ceux qui refusent l’austérité.

Seul le rassemblement des militants politiques révolutionnaires communistes se liant aux militants syndicaux et de classe trempés dans la lutte peut permettre un pas en avant vers la perspective révolutionnaire. Ce n’est pas parce qu’on ne va pas prendre le pouvoir et construire le socialisme dès demain qu’il ne faut pas aujourd’hui s’organiser pour cet objectif. Repousser à demain la création d’une organisation révolutionnaire, être à la JC en attendant que le Parti soit créer pour ensuite le rejoindre, c’est croire que le Parti peut tomber tout prêt du Ciel. En gros, c’est repousser à jamais la reconstruction en France d’un Parti communiste.

Pourtant, la jeunesse révolutionnaire de France est courageuse. Elle a su dans le passé être à la pointe du combat communiste. C’est elle qui a appuyé de tout son poids la création d’une section française de l’Internationale communiste, c’est elle qui a mené la lutte anti-impérialiste des années 20, c’est elle qui a versé son sang dans la lutte pour la libération nationale de 1940-44. Il ne fait aucun doute que, conscients des besoins du présent, les jeunes révolutionnaires venus au marxisme-léninisme s’engageront dans la tâche prioritaire de la reconstruction du mouvement communiste en France.

CONSTRUIRE LE PARTI COMMUNISTE

LA PRIORITE DE TOUS LES JEUNES COMMUNISTES

 

Marx et Engels ont montré que le prolétariat a une mission historique, c’est de renverser la société bourgeoise afin de se libérer de son exploitation. En accomplissant cela, ils libéreront l’ensemble des couches laborieuses de la société qui subissent le joug du capitalisme. Cependant, pour accomplir leur mission, ils ont constaté que le prolétariat doit s’organiser dans un parti politique indépendant de la bourgeoisie, un parti communiste. Ainsi, pour réaliser les objectifs politiques du prolétariat, pour donner de la force à cette classe, pour développer sa conscience de classe, il faut un Parti communiste solide.

En 1900, Lénine constate que la lutte pour des réformes économiques est mise au premier plan au détriment de la lutte politique et révolutionnaire de la classe ouvrière :

« La lutte économique a une importance prépondérante, on relègue au second plan les objectifs politiques du prolétariat, on les rétrécit et on les limite, on prétend même que vouloir constituer un parti indépendant en Russie, c’est se borner à reprendre les paroles d’autrui, et que les ouvriers doivent se cantonner à la lutte économique, en laissant la politique aux intellectuels alliés des libéraux »[1].

 

Ces phrases sont écrites au moment où Lénine définit les moyens de créer un Parti politique de classe, indépendant, qui serait en mesure de prendre le pouvoir à la bourgeoisie. Dans la situation actuelle d’absence d’un parti communiste en France, l’expérience des communistes bolcheviks est essentielle à assimiler afin de reconstruire cet outil. Effectivement, aujourd’hui aussi, la lutte syndicale, économique domine le mouvement ouvrier. L’action politique de la classe ouvrière est en retrait. Le réformisme se contente de tenter de mobiliser les ouvriers sur les élections bourgeoises. Les partis réformistes se partagent les rôles avec les dirigeants syndicaux sous leur influence. Ils interviennent peu lors des mouvements de lutte mais tentent lors des élections politiques de réorienter la colère des travailleurs vers leurs partis. Au contraire des réformistes, les militants communistes et révolutionnaires pensent que mettre en avant des objectifs politiques au sein du mouvement ouvrier est une tâche essentielle pour renforcer l’unité politique des travailleurs face à leur adversaire de classe. Ils lient leurs revendications pour des réformes au but final qu’est la révolution socialiste. Ils ne se contentent pas comme les réformistes d’utiliser les retombées des luttes ouvrières pour faire aboutir leurs visées parlementaires au sein du système parlementaire bourgeois, ils ne laissent pas les intérêts politiques du prolétariat aux « intellectuels alliés des libéraux ».

En France, cette politique léniniste a bien existé lorsque le PCF était révolutionnaire. Le Parti mettait la lutte politique du prolétariat en avant, la liant aux revendications économiques. Ce fut le cas lors de la lutte anticoloniale au Maroc. En 1925, le PCF lança des grèves politiques dénonçant l’action de l’armée, française et réclamant dans le même temps des augmentations de salaires.

Ainsi, comme le remarque Maurice Thorez en 1931 :

Grâce à l’existence d’un parti marxiste-léniniste, « avec le développement de la conscience de classe, avec la création des organisations ouvrières (syndicats et Parti), nous commençons à trouver des grèves politiques. C’est-à-dire des grèves dont les ouvriers eux-mêmes ont souligné consciemment le caractère politique en ajoutant des mots d’ordre politiques aux revendications économiques, et même en mettant au premier plan la revendication politique»[2].

Dans la situation actuelle, la priorité est la création d’un parti communiste en rassemblant tous les militants marxistes-léninistes qui ont conscience que seule la Révolution et le Socialisme permettront au prolétariat de se libérer du capitalisme. La création du Parti est donc une tâche spécifique et importante pour tout communiste. Lénine après Marx a remarqué que le mouvement communiste nait de la fusion entre les communistes maîtrisant la science marxiste et l’avant-garde militante du mouvement ouvrier. Cette fusion lorsqu’elle se produit permet l’émergence d’un parti communiste mais il n’y a pas de recette miracle pour obtenir ce résultat. Comme l’explique Lénine, Dans chaque pays, cette fusion a été un produit de l’histoire, s’est opérée par des voies originales, selon des circonstances de temps et de lieux »[3].

Le PCF d’aujourd’hui n’est plus marxiste-léniniste, ni révolutionnaire. Comment créer un Parti ? En luttant au sein du PCF ? Hélas non, le nouveau parti communiste ne verra pas le jour comme en 1920 car les circonstances d’aujourd’hui sont différentes. Il n’existe pas de pays socialiste capable d’influencer le mouvement ouvrier de France, de fournir des moyens matériels. Il n’existe pas comme à la fin de la 1ère Guerre Mondiale une poussée révolutionnaire dans la classe ouvrière. La conscience politique des masses n’est pas aussi élevée. Le PCF est depuis trop longtemps ancré dans le réformisme, il n’y a plus de possibilités pour lui de redevenir communiste. Sa base n’est plus ouvrière comme auparavant (voir les analyses de Mischi). Il est aussi nécessaire de tenir compte de la situation internationale où le mouvement communiste est très affaibli. Le réformisme est en contrepartie une force organisée dans le mouvement ouvrier. S’organiser dans le PCF, ancré depuis des décennies dans le réformisme, pour le transformer de l’intérieur est une impasse avérée par l’histoire du mouvement communiste. Il est nécessaire dans la situation actuelle de réunir et d’organiser les communistes véritables afin de construire une force politique indépendante organisationnellement, politiquement et idéologiquement. Ce parti ne tombera pas du ciel du jour au lendemain.

Pourquoi cette organisation indépendante est-elle si importante ? Lénine explique que :

« Sans cette organisation, le prolétariat est incapable de s’élever à une lutte de classe consciente : sans cette organisation, le mouvement ouvrier est condamné à l’impuissance »[4].

Cette citation est valable tant que le capitalisme n’est pas renversé et les faits démontrent la véracité de l’analyse léniniste. Il n’existe actuellement pas de lieu d’assimilation de l’expérience des luttes, de la politique de la bourgeoisie, d’analyse générale de la société. De plus le mouvement est impuissant car il se limite à la lutte pour des réformes économiques. Il n’a pas d’objectifs politiques et sans cela évidemment, pas de dynamisme ou d’énergie. Il reste faible, ne grandit pas. Le réformisme quant à lui utilise l’énergie du mouvement ouvrier vers des buts limités, soumis à des impératifs de conciliation avec le système capitaliste.

Les communistes ont donc une tâche fondamentale aujourd’hui : reconstruire un Parti communiste indépendant organisationellement du vieux PCF réformiste. Que doit-on attendre des militants communistes répondant à cette tâche ? Comme Lénine l’évoque dans Que faire ?, nous devons rassembler les militants révolutionnaires, formés théoriquement au marxisme-léninisme, trempés dans la lutte de classe et gagnant une envergure nationale[5]. En effet, le parti communiste bolchévik d’Union Soviétique, grand par son expérience pour le mouvement communiste international, n’est pas devenu fort par hasard mais parce que ses dirigeants, ses cadres (parmi lesquels Lénine, Staline, Kalinine, Sverdlov…) avaient une haute conscience des tâches du mouvement pour le faire progresser et vaincre.

Est-ce qu’aujourd’hui le PCF peut se prévaloir de réutiliser cette expérience ? Quel parti aujourd’hui révèle aux travailleurs les méfaits du capitalisme ? L’abandon depuis des décennies d’une orientation clairement communiste et de classe empêche le PCF d’être le levier pour transformer la situation actuelle.

Mais alors quelle solution ? S’organiser pour construire un Parti communiste pour le prolétariat de France. Les jeunes communistes ont toute leur place dans ce processus. Les marxistes-léninistes qui mettent en avant la nécessité du Parti ont conscience des difficultés, de leur isolement actuel, de l’étendue de la tâche actuelle. Effectivement, aujourd’hui s’engager dans la JC peut sembler plus simple du fait du nombre, de ses moyens matériels, mais malheureusement, ça n’apporte pas de perspectives de progrès pour le mouvement ouvrier sauf la mise au pas des éléments révolutionnaires par les réformistes, derrière le FDG et à voter PS aux élections. Face à l’offensive du capital, on ne peut pas limiter notre riposte à ce type de conciliations bourgeoises !

Face à l’étendue de nos tâches et à nos difficultés, nous devons agir en communiste. Comme l’explique Staline à propos de tous les éléments défaitistes au sein du mouvement ouvrier :

«  La lutte du prolétariat n’est pas une avance ininterrompue, une chaîne continue de victoires. La lutte du prolétariat a aussi ses épreuves et ses revers. Le véritable révolutionnaire n’est pas celui qui fait preuve de courage dans la période de l’insurrection triomphante, mais celui qui, tout en combattant bien durant l’avance victorieuse de la révolution, fait preuve de tout autant de courage quand la révolution bat en retraite, quand le prolétariat connait la défaite, celui qui ne perd pas la tête et ne flanche pas quand la révolution subit des revers, quand l’ennemi remporte des victoires ; qui n’est pas pris de panique ni ne perd espoir quand la révolution est en recul »[6].

Ne pas flancher aujourd’hui, c’est ne pas renoncer à organiser la classe ouvrière sur la base de ses intérêts de classe et dans un parti indépendant de la bourgeoisie. Voilà ce qu’est être un communiste au XXIème siècle.

JCML

janvier 2015                                                                   

 

[1] Lénine, Par où commencer ?, 1900

[2] Thorez M., « La grève politique de masse », in Cahiers du bolchévisme, n°1, janvier 1930.

[3] Lénine, Par où commencer ?, 1900

[4] Idem.

[5] Voir le chapitre 2, la formation du POSDR dans l’Histoire du Parti Communiste bolchevik d’Union Soviétique, 1939.

[6] Staline J., écrit en 1924, in Les questions du léninisme.

Conférence du 6/7/12/2014 : Résolution sur l’impérialisme aujourd’hui

L’IMPERIALISME AUJOURD’HUI

 

INTRODUCTION

Mondialisation, globalisation… Les économistes et les idéologues de la bourgeoisie inventent des nouveaux mots pour tenter de désigner les phénomènes macro-économiques internationaux dont ils sont incapables de trouver les causes et dont ils sont incapables, forcément, d’apporter les réponses aux phénomènes de crise qui les accompagnent. Pour les marxistes, ces néologismes ne sont qu’une tentative pour masquer que l’économie mondiale et les réalités politiques et militaires qui lui sont liées ne sont autre chose que l’impérialisme dans les conditions de notre époque. Pourtant, cet impérialisme moderne n’est guère différent, dans sa nature, de l’impérialisme tel que Lénine l’a décrit et analysé au début du XX ème siècle. Seuls son niveau de développement et sa structure ont changé, avec les changements politiques survenus après la liquidation du socialisme en URSS, la chute du camp socialiste qui s’en est suivi, l’apparition de nouvelles puissances dominées par le capital monopoliste et financier, et les techniques modernes de circulation internationale du capital.

 

LA THEORIE LENINISTE DE L’IMPERIALISME

 

La théorie léniniste de l’impérialisme est le produit de l’analyse du capitalisme par Marx et Engels appliquée aux conditions du développement de ce système à la fin du XIX ème et au début du XXème siècles. Lénine a défini scientifiquement l’impérialisme comme le stade supérieur, ultime du capitalisme. Aucun autre stade ne peut lui succéder dans ce mode de production.

Qu’est-ce qui définit, selon Lénine, cette étape ultime du capitalisme ?

Si l’on devait définir l’impérialisme aussi brièvement que possible, il faudrait dire qu’il est le stade monopoliste du capitalisme. Cette définition embrasserait l’essentiel, car d’une part le capital financier est le résultat de la fusion du capital de quelques grandes banques monopolistes avec le capital de groupements monopolistes d’industriels, et d’autre part le partage du monde est la transition de la politique coloniale s’étendant sans obstacle aux régions que ne s’est encore appropriée aucune puissance capitaliste, à la politique coloniale de la possession monopoliste de territoire d’un globe non encore entièrement partagé.

Mais les définitions trop courtes, bien que commodes parce que résumant l’essentiel, sont cependant insuffisantes, si on veut en dégager des traits fort importants de ce phénomène que nous voulons définir. Aussi, sans oublier ce qu’il y a de conventionnel et de relatif dans toutes les définitions en général qui ne peuvent jamais embrasser les liens multiples d’un phénomène dans l’intégralité de son développement, devons nous donner de l’impérialisme une définition englobant les cinq caractères fondamentaux suivants :

  • Concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé qu’elle a créé les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique.
  • Fusion du capital bancaire et du capital industriel et création sur la base de ce « capital financier » d’une oligarchie financière.
  • L’exportation des capitaux, à la différence de l’exportation des marchandises, prend une importance toute particulière.
  • Formations d’union internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde, et…
  • Fin du partage territorial du globe entre les plus grandes puissances capitalistes.

( Lénine, l’impérialisme stade suprême du capitalisme, 1916-1917 )

Comme l’exprime cette définition, l’impérialisme est d’abord un mode de domination économique qui conduit au partage du monde entre les puissances qui ont atteint ce stade.

LES CARACTERISTIQUES DE L’IMPERIALISME DEFINIES PAR LENINE SONT ELLES CADUQUES ?

Nous ne le pensons pas. Ce qui a changé, ce sont les moyens modernes mis en œuvre pour les appliquer. Les nouvelles technologies de production, de gestion, d’information, de circulation du capital et des marchandises ne contredisent pas ces caractéristiques. Au contraire, elles ne font que les amplifier, les approfondir et porter au paroxysme leurs effets.

La crise mondiale actuelle est d’une autre dimension que les crises cycliques internes au système impérialiste capitaliste qui ont précédé. Elle est irréversible et marque la limite historique du système lui-même.

 

QUEL EST LA SITUATION ACTUELLE DU SYSTEME IMPERIALISTE MONDIAL ?

Le partage du monde entre les puissances impérialistes n’est jamais définitif et statique. Les intérêts du capital financier dont ils ont la charge opposent en effet ces pays les uns aux autres. Toute l’histoire moderne et contemporaine, économique et politique, diplomatique et militaire exprime cette nécessité, pour les Etats impérialistes, de défendre ou d’agrandir leur part dans le dépeçage de la planète. Le développement inégal des économies capitalistes entraîne la nécessité de modifier ce partage, selon les possibilités du rapport des forces entre eux.

Au XXème siècle, les guerres inter-impérialistes furent la conséquence de cette nécessité. Le passage au XXI ème siècle n’a pas changé cette loi économique, politique et militaire.

Ironie de l’Histoire, et effet imprévisible de leurs guerres, l’espace à se partager entre elles se trouva rétréci avec la constitution de l’URSS à l’issue de la première guerre mondiale, du camp socialiste à l’issue de la deuxième, de la victoire de la révolution populaire en Chine et des victoires des luttes de libération anti coloniales dans les années qui suivirent.

Un quart de siècle de développement après la seconde guerre mondiale, le système impérialiste se vit une nouvelle fois atteint par une crise de surproduction globale. Seule la contre-révolution victorieuse en URSS après la mort de Staline et le XX ème congrès du PCUS, et l’effondrement du camp socialiste qui a suivi a permis à l’impérialisme d’étendre son champ d’action et d’échapper momentanément à l’asphyxie et à l’ implosion .

Aujourd’hui, l’impérialisme étend ses racines sur l’ensemble de la planète et pourtant la crise de surproduction mondiale sévit toujours et accentue ses contradictions insurmontables.

Pourquoi ces contradictions sont-elles insurmontables ?

Parce que 1) le monde capitaliste globalisé est dans une crise de surproduction généralisée due au développement gigantesque et mondial des forces productives en même temps qu’au déclin du marché solvable des marchandises produites. 2) La planète n’est pas extensible. Et 3) Le nombre des prétendants à son partage sont de plus en plus nombreux. Le nombre de pays impérialistes (pays où domine le capital financier) est de plus en plus grand. On en compte une quarantaine. Certes, tous n’ont pas la puissance pour s’imposer dans le partage. Seuls quelques uns ont cette capacité économique industrielle, financière et militaire. Mais tous ont besoin d’exporter leurs capitaux et collaborent pour cela avec les plus puissants. Cette crise de surproduction mondiale (surgie dans les années 70 du XXème siècle) aiguise la concurrence entre puissances impérialistes dans leur course aux marchés et dans leur accès aux matières premières. Les luttes de domination, diplomatiques et militaires, sont la conséquence des politiques néocoloniales et des rivalités entre puissances impérialistes pour rebattre les cartes pour un nouveau repartage du monde.

 

QUELLES SONT LES PUISSANCES IMPERIALISTES ACTUELLEMENT EN CONFRONTATION OU EN ALLIANCE POUR LE REPARTAGE DU MONDE ?

Parmi les puissances impérialistes figurent bien sûr les plus anciennes issues du colonialisme et du développement industriel du XIX ème et XX ème siècle : Les USA, l’Angleterre, la France, l’Allemagne… et tous les autres pays européens et américains (Canada) où domine le capital financier, même s’ils ne sont pas militairement capables d’influer seuls sur le partage du monde. Aux vieux impérialismes occidentaux, il faut ajouter le vieil impérialisme asiatique, le Japon.

A ces vieux impérialismes, il faut ajouter les nouveaux.

L’ex URSS, d’abord, rétrécie à la Russie+ quelques anciennes républiques soviétiques (CEI ).

Après la contre révolution Kroutvhévienne, l’URSS socialiste s’est d’abord transformée en puissance social-impérialiste (socialiste en parole, impérialiste dans les faits), après que la propriété socialiste d’Etat se fut transformée en propriété capitaliste monopoliste d’Etat. La Russie d’aujourd’hui est un Etat où domine le capitalisme monopoliste d’Etat. Elle a abandonné tous vestiges formels du socialisme. Elle est devenue un pays impérialiste comme les autres, selon les critères léninistes. Contrairement à ce que pensent quelques courants autoproclamés ML mais qui n’ont jamais compris le révisionnisme et le processus du passage du socialisme au capitalisme en URSS, la Russie n’est pas un pays anti-impérialiste parce qu’il s’oppose aux impérialismes occidentaux. Cette opposition relève des contradictions inter-impérialistes qui les opposent dans la lutte pour le repartage du monde.

La Chine ( RPC )

La Chine n’a jamais été socialiste au sens où les bases économiques du capitalisme n’ont jamais été éradiquées des rapports de production. La « démocratie nouvelle » était une alliance de plusieurs classes dont la classe des capitalistes nationaux. La GRCP, autrement dit «  Grande Révolution Culturelle Prolétarienne » fut peut-être une tentative de transformer cette « démocratie nouvelle » en dictature du prolétariat et d’avancer vers le socialisme. Le fait est que ce fut un échec et que les courants droitiers du PCC finirent par l’emporter. Ce sont leurs successeurs qui dirigent aujourd’hui la Chine.

Même si le PIB par habitant est très inférieur à celui des impérialismes occidentaux, l’économie chinoise est aujourd’hui indiscutablement dominée par le capital financier d’Etat ou privé, au service des monopoles d’Etat et privés. Toute la politique extérieure chinoise actuelle vise à étendre l’action de ce capital financier et des monopoles chinois, en Chine et à travers le monde. La Chine vient d’accéder au rang de première puissance économique de la planète. Même si elle a conservé quelques apparences extérieures de « socialisme », elle est aussi devenue un pays impérialiste comme les autres.

Les autres nouveaux impérialismes.

Le développement des forces productives, la concentration, la formation de monopoles, la domination et l’exportation de capital financier ont porté d’autres pays au stade de l’impérialisme. C’est le cas notamment de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique du Sud…

Les pays non impérialistes. Les conditions économiques objectives conduisent les économies nationales moins développées, souvent des ex-colonies non parvenues au stade des monopoles, à s’intégrer au système impérialiste mondial (dans le réseau d’un impérialisme puissant ou d’un autre) sans perspective de développer une économie indépendante.

 

STRUCTURE, ALLIANCES ET RIVALITES AU SEIN DU SYSTEME IMPERIALISTE CONTENPORAIN

L’impérialisme n’est pas un système monolithique. Chaque Etat impérialiste agit pour protéger et agrandir le capital financier de sa propre bourgeoisie. Ce système est donc traversé par des rivalités qui peuvent se régler pacifiquement, quand c’est possible mais aussi, quand ce n’est pas possible autrement, par la guerre.

Au XXème siècle, deux guerres mondiales ont opposé les impérialismes occidentaux.

Ironie de l’Histoire, la première conduisit à l’existence du premier Etat socialiste, l’L’URSS.

Après la deuxième guerre mondiale, pour combattre l’URSS socialiste, le camp socialiste, et les luttes anticoloniales de libération nationales, les impérialismes occidentaux constituèrent des alliances comme l’OTAN, le Traité de l’Atlantique Nord, dirigé par les USA.

La construction de l’UE, même si elle ne rompt pas l’alliance stratégique avec les Etats-Unis exprime une volonté de se libérer de sa tutelle.

Au sein de l’UE elle-même, des divergences politiques, économiques et militaires montrent que les Etats nationaux impérialistes qui la dirigent ont des intérêts nationaux différents voire parfois opposés.

Le point d’accord entre les puissances impérialistes occidentales c’est, avec des nuances, leur intérêt commun de s’opposer ensemble aux nouveaux impérialismes ( BRICS ) dans les grandes manœuvres pour se repartager la planète. L’enjeu de cette bataille est la domination des régions du monde où se trouvent les richesses naturelles minérales, énergétiques et humaines nécessaires au fonctionnement de leur économie, le contrôle de la circulation de ces richesses et l’accès aux marchés.

Tous les évènements internationaux, économiques, diplomatiques et militaires actuels s’expliquent par les rivalités qui opposent les blocs entre eux, et au sein de ces blocs, les différents impérialismes entre eux.

Les méthodes de la conquête impérialiste. Réponse à une idée fausse.

Des communistes considèrent que seuls sont impérialistes les puissances qui ont recours à la guerre, à l’agression militaire, pour gagner des positions sur d’autres puissances, apparemment pacifiques ou agressées dans leurs chasses gardées. En gros, seuls sont impérialistes les impérialismes occidentaux. La Russie, la Chine seraient, elles, anti-impérialistes. Cette lecture des contradictions est erronée. Elle ignore la nature impérialiste de ces dernières en raison qu’elles seraient victimes d’agression, d’encerclement etc… C’est confondre leur apparence et leur essence.

Lénine a répondu à ceux qui faisaient de l’agressivité militaire le critère distinctif de l’impérialisme : Si les capitalistes se partagent le monde, ce n’est pas en raison de leur scélératesse particulière, mais parce que le degré de concentration déjà atteint les oblige à s’engager dans cette voie afin de réaliser des bénéfices ; et ils le partagent « proportionnellement aux capitaux», « selon les forces de chacun », car il saurait y avoir d’autre mode de partage en régime de production marchande et de capitalisme. Or, les forces changent avec le développement économique et politique ; il faut savoir quels problèmes sont résolus par le changement du rapport des forces ; Quant à savoir si ces changements sont « purement » économiques ou extra-économiques (par exemple militaires), c’est là une question secondaire qui ne peut modifier en rien le point de vue fondamental sur l’époque moderne du capitalisme. Substituer à la question du contenu des luttes et des transactions entre groupements capitalistes la question de la forme de ces luttes et de ces transactions (aujourd’hui pacifique, demain non pacifique, après demain de nouveau non pacifique), c’est s’abaisser au rôle du sophiste. Lénine, L’IMPERIALISME STADE SUPREME DU CAPITALISME.

 

 

 

 

 

 

Alain Soral Derrière le masque anticapitaliste et antisioniste un démagogue d’extrême droite.

 

Alain Soral est un « idéologue » de l’extrême droite française ancien cadre au CC du Front National de 2007 à 2009 et aujourd’hui président du collectif « Egalité & Réconciliation ». Il est avec l’humoriste Dieudonné la figure de la droite extrême à droite du FN. Son programme politique qui selon lui n’en est pas un mais seulement un ensemble de propositions est issu de la plus pure tradition de l’extrême droite en témoigne le slogan d’Egalité & Réconciliation : « Gauche du travail, droite des valeurs » qui réunis sur son site internet des personnages sans liens politiques comme Poutine, Chavez, Guevara, Castro, pour le « travail » et Alain Soral lui-même (!) et Jeanne d’Arc pour les « valeurs ».

« Gauche du travail et droite des valeurs » rien de moins qu’une rénovation des termes fascistes des années 20 et 30 en témoigne le « Parti National –Socialiste » de Adolf Hitler qui dans la même veine a cherché à unir le nationalisme prussien et le socialisme prolétarien pour tromper les masses et les détourner du mouvement prolétarien communiste, se posant là comme l’ultime rempart de la bourgeoisie contre la révolution et le socialisme.

De la même manière Soral utilise la même phraséologie fasciste dans ses livres et lors de ces interventions sur internet ou dans ses conférences, il pratique une analyse pseudo matérialiste de l’actualité et de l’Histoire qui en font un révisionniste compulsif. Il peut aussi compter sur sa maison d’édition : « KontreKulture » qui réédite des classiques de la littérature fasciste. On peut définir les principaux traits de son idéologie comme étant :

– l’antisémitisme, maquillé en antisionisme anti-israélien qui est un instrument pour lui. En effet sous couvert « d’antisionisme » il attire à lui les jeunes musulmans français solidaire avec la cause Palestinienne alors même qu’il est profondément contre l’Islam en France et l’immigration mais il cultive aussi la haine des élites financières, médiatiques etc. parce que « juives ». Que ces élites soient des capitalistes /impérialistes oppresseurs des peuples et des nations, cela Alain Soral n’en dit pas un mot.

– Le Nationalisme bourgeois antipopulaire qui défend la France des « valeurs » qui seront selon lui portées par de nouvelles élites « nationales » de braves capitalistes chrétiens et patriotes anti immigration et antieuropéen. Un nationalisme qui assoit l’exploitation de l’impérialisme français sur l’Afrique et le Moyen-Orient face à l’impérialisme américain qui lui serait moins humain (puisque juif apatride et mondialiste selon ses mots) et qui se servirait de l’UE pour affaiblir la France. Il oublie un peu vite la Lybie, le Mali, la Syrie qui sont des preuves de l’agressivité de notre impérialisme « national ». La défense de la France de De Gaulle, le Maréchal Pétain présenté comme un patriote, l’OAS et les bourreaux colonialistes comme des héros, voilà le modèle Français à la Soral.

– L’anticommunisme comme tous les fascistes, il nie la doctrine de Marx sur le capitalisme et se raccroche aux théories fausses et réactionnaires de Proudhon sur le fédéralisme et la banque du peuple pour se donner un coté socialiste de défenseur du « travail ». Pour lui c’est le capital financier (toujours lier aux juifs) qui est à l’origine du mal et que nos politiciens défendent. La crise de 2008 présentée comme étant financière par les économistes et les médias bourgeois afin de cacher son caractère systémique propre au capitalisme en lui-même a d’ailleurs beaucoup contribué à la crédibilité de ces thèses de Soral sur le mal financier. Le peuple ne peut pas prendre son destin en main, il ne peut pas se débarrasser du capitalisme et instaurer la société nouvelle socialiste puis communiste. Il doit attendre son salut par en haut de la part de nouvelles « élites » qui les guideraient sur le bon chemin, sans toutefois remettre en cause l’exploitation de l’homme par l’homme que Alain Soral et Cie considèrent comme immuable. Il se refuse à une analyse du socialisme en URSS et dans les pays socialistes qu’il considère comme une forme de dictature militaire « juif dans l’idée de domination, chrétien dans l’idée de partage ». Il est vrai qu’il est plus simple d’éclipser des faits historiques qui feraient tomber à l’eau toutes ses théories d’une simple phrase.

Mais une fois cet aspect idéologique abordé il faut analyser pourquoi le discours d’Alain Soral trouve autant d’échos dans la société française et notamment auprès des jeunes.

Il faut tout d’abord rappeler la situation dans laquelle notre pays et notre jeunesse se trouve aujourd’hui. Nous vivons dans un pays capitaliste impérialiste en crise de son propre système économique, crise qui accélère le pourrissement de notre société propre au stade actuel du développement du capitalisme, ce pourrissement entraîne une destruction de l’emploi qui jette à la rue des millions de travailleurs, une suppression des aides sociales (santé, éducation…) et une dégénérescence de la culture bourgeoise ; les monopoles freinent le progrès technique de l’humanité et affament plus de la moitié de la population du monde, l’immigration économique accentuée avec le développement du marché capitaliste mondial voit se presser une grande quantité de travailleurs étrangers dans les pays de l’impérialisme dont la France fait partie et où le niveau de vie est plus élevé qu’ailleurs, ils viennent à l’appel indirect des capitalistes pour grossir l’ « armée du travail de réserve », le chômage instrument des capitalistes pour pressurer encore plus les travailleurs et qui prive d’avenir l’ensemble des travailleurs, tant français qu’immigré, d’un travail et d’une vie digne.

Dans cette situation l’extrême droite se renforce dans la petite bourgeoise (commerçants, petits patrons, etc.) qui est fragilisée par la concurrence des grands capitalistes et qui se voit par la force des choses rejetée dans le prolétariat, et dans une partie du prolétariat lui-même. Avec son discours populiste fascisant Alain Soral leur trouve les parfaits boucs émissaires en les personnes des « juifs financiers et mondialistes » et des « immigrés » surtout arabes et musulmans. Il profite des œillères naturelles que porte cette classe intermédiaire pour s’implanter durablement auprès d’eux, leur faisant miroiter une France d’un autre temps où à son stade développement le capitalisme laissait encore une place à cette petite bourgeoisie.

Ces bases de l’extrême droite sont historiquement connues et Soral et « E&R » ne font que les utiliser à leur tour. Ce qui est nouveau ces cette intérêt nouveau que les idées de Alain Soral ont auprès de la jeunesse. Il faut dire qu’au milieu de la crise générale dans laquelle le capitalisme nous plonge, la jeunesse surtout populaire se voit tous simplement aujourd’hui sans avenir ou du moins est-il sévèrement compromis. Là-dessus Soral utilise les mêmes arguments et il faut dire qu’ils trouvent un fort écho car dans sa manière de faire il exprime effectivement un grand changement dans la forme qui donne une certaine crédibilité de façade à son « renversement des élites corrompues et cosmopolites ». Les références à Che Guevara, où encore Fidel Castro montrent bien le changement de forme de son discours d’extrême droite car il n’hésite pas à faire appel à ces figures révolutionnaires communistes et progressistes connues de tous pour rallier à lui les jeunes qui reconnaissent en eux de vrais amis du peuple. En cela il est plus attractif pour les jeunes qu’un FN à l’image plus franco-française et paternaliste. Dans ses vidéos par exemple il attaque non sans succès ces adversaires bourgeois républicains sur des lieux communs contre la disparition de la nation et de notre culture « nationale » qui restent, malgré la critique qu’en fait Soral, un maigre repère pour une jeunesse coupée de toute culture et que l’on enferme dans le divertissement stérile. Face à ces stratagèmes fascistes, le manque de culture et d’intérêt d’une part, le mensonge et la révision de l’histoire par l’ensemble de la bourgeoisie de l’autre, font naître une jeunesse désabusée qui se retrouve en partie dans la pensée fasciste de Soral qui prêche du vrai pour répandre le faux.

Un exemple : « le capital financier oppresse les peuples » vrai ; « les élites juives sionistes et mondialistes en sont la cause » faux. C’est le capitalisme en tant que système qui divise le monde en exploités et en exploiteurs et cela peu importe la nationalité, la religion et les « valeurs ».

A un fait matériel réel que la caste au pouvoir cache aux masses laborieuses et à la jeunesse, Soral apporte une réponse qui détourne le coup de glaive de la véritable cible. En cela Alain Soral et ses compères d’extrême droite confirment pleinement la définition de l’International Communiste sur le fascisme en tant qu’agent du pouvoir direct des monopoles, dernier rempart de la bourgeoisie face au mouvement ouvrier.

Sur le plan pratique E&R organise peu de militants actifs et joue plutôt un rôle de pôle idéologique et théorique dans la société. Ses adeptes ne sont en effet présents dans aucune manifestation ou mouvement ni étudiant ni ouvrier. Face à cela on peut en déduire que le travail d’Alain Soral bien qu’à caractère principalement idéologique sert les organisations « pratiques » et en premier lieu le Front National. Il n’est d’ailleurs pas le seul à travailler sur ce créneau puisque des « groupements » et autres « collectifs » gravitant autour de personnalités et intellectuels comme Éric Zemmour servent d’éclaireurs et de soutiens idéologiques à l’extrême-droite « classique » représenter par le FN.

Si les communistes du ROCML s’accordent à dire qu’il n’y a pas actuellement de danger d’un système fasciste en France, et ce malgré les récents succès du Front National aux élections européennes entre autres, il n’en est pas moins important de s’intéresser à cette face cachée de l’extrême droite française qui a toujours existé mais qui agit chaque jour un peu plus ouvertement et gagne en influence particulièrement auprès de la jeunesse. Cette offensive idéologique fasciste est caractéristique du capitalisme/impérialisme à un stade critique de son développement. La putréfaction du système capitaliste/impérialiste en France et dans la monde entier a atteint un tel degré de pourrissement que les contradictions dans lesquelles il est empêtré deviennent chaque jour plus visibles aux yeux des peuples. Face à cela la bourgeoisie doit trouver un moyen de cacher les origines de la faillite de son système économique et, à défaut de pouvoir le guérir elle invente un faux diagnostic qui doit être développé par messieurs les « médecins » Soral et consorts de la réaction internationale. Leur analyse erronée de la situation sert à détourner les peuples du monde du seul remède capable de les libérer de la misère engendrée par le capitalisme/impérialisme et ses contradictions : la Révolution prolétarienne, la construction du socialisme et du communisme seul système capable d’éradiquer les contradictions inhérentes au capitalisme et à donner les pleins pouvoirs aux prolétaires. En France l’absence d’un mouvement ouvrier communiste marxiste-léniniste depuis des décennies donne la possibilité à l’idéologie fascisante d’infiltrer la classe ouvrière et sa jeunesse qui n’ont pourtant aucun intérêt objectif à suivre les fascistes « bon français » de « E&R » et du Front National.

L’attitude des communistes à l’égard des idées d’Alain Soral et de ses complices doit être une opposition stricte et résolue. Il faut dénoncer les thèses fascistes et exposer toutes leurs contradictions et leur fausseté, expliquer et avancer les thèses et solutions marxistes-léninistes fondées sur l’analyse dialectique du développement des contradictions de notre société.

 

 

 

 

 

Conférence du 6/7/12/2014 : Rapport sur le Front National

 

Le sujet du Front national et du fascisme est aujourd’hui d’actualité dans le mouvement communiste français. En effet, beaucoup de communistes issus des partis et organisations révisionnistes craignent l’arrivée du fascisme en France.

Le ROCML a déjà analysé les conséquences de cette peur entretenue par le personnel politique bourgeois. A chaque élection, le prétexte de s’opposer au danger fasciste conduit les éléments contestataires à se réfugier dans les bras de la social-démocratie et du PS, à perpétuer l’alternance électorale droite –gauche, évitant la crise politique et donc à préserver au final le système bourgeois, plutôt que de le renverser.

Le ROCML a déjà établi, dans ses diverses publications, que :

Il est erroné politiquement de mettre en avant un quelconque danger fasciste. En l’absence d’un mouvement révolutionnaire qui menacerait la bourgeoisie tant dans sa gestion du pays que dans sa politique extérieure et impérialiste, le système de république démocratique reste le meilleur moyen pour tromper et dominer le peuple.

 Le FN est un parti bourgeois classique d’extrême droite qui vise à prendre le pouvoir au sein du système parlementaire bourgeois.Le FN est un Parti raciste et xénophobe qui vise à diviser la classe ouvrière pour le compte de la bourgeoisie, et à retarder la prise de conscience révolutionnaire des prolétaires.Le FN est utilisé par la gauche ou la droite pour se garantir le pouvoir. Aujourd’hui, le FN est le 3ème parti qui pourrait être utilisé pour sauver le système démocratique bourgeois. Il fait partie des options dont dispose la bourgeoisie française pour garantir ses intérêts.

LA NATURE DU FRONT NATIONAL

Quelle est la nature du Front National ? Le FN est-il fasciste ? Quel est sa place dans la situation politique actuelle ? Que défend-il pour la bourgeoisie ? Qui représente-t-il ? Y-a-t-il un danger fasciste aujourd’hui pour la France ?Les communistes authentiques doivent faire une analyse matérialiste des raisons objectives de la progression du Front National et de son programme auprès de la population, notamment auprès des jeunes, et démontrer la fausseté de son idéologie nationaliste bourgeoise proche du peuple en parole, instrument du capitalisme en fait.

La FN dans la situation politique actuelle        

Dans le cadre de la situation politique française, le FN développe sa stratégie populiste anti «UMPS », dénonçant le bilan du PS et de l’UMP au pouvoir, de manière démagogique, en dupant la population en prétendant défendre les intérêts de toutes les victimes de ce système : salariés, patrons, qu’importent les antagonismes de classe. En vérité, le FN joue sur l’ignorance des gens qui oublient qu’il s’agit d’un parti issu de l’extrême droite qui a multiplié de nombreuses alliances locales voire nationales avec le RPR (l’UMP d’hier) et qui est fait partie du système qu’il prétend dénoncer. Cette attitude du ni droite ni gauche est simplement stratégique pour le FN. En vérité elle est récente. N’oublions pas que le FN a adulé un Reagan dans les années 1980 et que Thatcher, la briseuse de la grève des mineurs, a continué même aujourd’hui à faire l’objet d’une vénération des dirigeants frontistes[2].

 Dans sa stratégie électorale, le FN tend à engranger des points puisque depuis 2012 et les 17,9 % de Marine Le Pen, il multiplie de bons résultats électoraux, en transformant le FN en un parti d’envergure nationale qui vise à briser le bipartisme établi depuis une vingtaine d’années par l’UMP et le PS. Aux Municipales, puis aux Européennes, il arrive en tête sur un fort taux d’abstention. Cela ne doit pas cacher qu’il perd presque deux millions de voix depuis 2012. Le FN pourra être utilisé si nécessaire par la bourgeoisie pour sauver son système démocratique de l’alternance. Face à décrédibilisation des deux partis bourgeois classiques, le capital utilise cette option afin d’endiguer, et de détourner le mécontentement populaire, pour sauver son système politique mis à mal par la crise économique du capitalisme. Les dirigeants frontistes affichent un discours populiste pour gagner un électorat qui lui permettra de s’insérer encore plus dans les mécanismes parlementaires et non pas pour les détruire. Le discours « antisystème » est une façon de duper le peuple pour prendre le pouvoir au sein du système.

Le Front National est un parti électoraliste et bourgeois qui vise à prendre le pouvoir au sein de la République parlementaire bourgeoise. Il cherche depuis quelques années déjà à se doter d’une crédibilité auprès des médias, il vise à recevoir du capital le statut de parti de gouvernement de l’Etat français[1].

 

Le FN est un parti bourgeois, son programme est celui du Capital

Des solutions qui ne remettent pas en cause le systèmeLe parti frontiste entend défendre un « protectionnisme intelligent », la « souveraineté monétaire » et mener une « grande politique de réindustrialisation »[4]. Retenons qu’il s’agit là des options qui ne sont pas incompatibles avec la domination du capital et donc néfastes de toute façon pour les travailleurs. Le FN met souvent en avant la sortie de l’Euro comme solution à la crise que nous traversons. Cela permettrait de faire marcher la planche à billets pour permettre à un « Etat fort » d’investir davantage. Tout d’abord, il est risible de prétendre que changer de monnaie serait la solution à une crise qui n’est pas monétaire. En quoi changer de monnaie permettrait-il d’éviter les restructurations du capitalisme dues à la surproduction de marchandises ? Le retour au franc servirait surtout à une dévaluation compétitive de la monnaie pour améliorer la compétitivité-prix des marchandises françaises sur le marché mondial[5]. La conséquence serait une diminution de salaires pour l’ensemble des travailleurs français, des difficultés pour se procurer des biens pour vivre, notamment les marchandises provenant de l’extérieur. De plus, le patronat français ayant besoin d’écouler sa production à l’étranger en affrontant la concurrence, il ne fait aucun doute qu’il continuerait à exercer aussi de fortes pressions pour diminuer le prix de la force de travail.Le moyen pour s’assurer de l’application de ces mesures serait l’utilisation de l’Etat. Les marxistes-léninistes ont depuis toujours dénoncé la nature de l’Etat, qui n’est pas neutre ou au-dessus des classesdu fait qu’il est une superstructure construite sur des bases économiques capitalistes et contient donc les mêmes antagonismes de classe. L’idée d’une « action volontariste de l’Etat », d’un « Etat stratège »[8] pour l’application des mesures du FN montre bien que l’Etat est un « instrument d’exploitation de la classe opprimée »[9]. Cela est bien confirmé par l’économiste du FN, JR Sulzer. L’Etat est bien perçu comme levier de développement de la classe capitaliste française mais aussi comme machine militaire et policière matant toute contestation de la classe antagonique. Voilà ce qu’il dit, le FN défendra la « liberté du commerce et de l’industrie à l’intérieur du pays, garantie par un Etat-Gendarme, qui lui-même sera plus protecteur vis-à-vis de l’extérieur »[10].

 Protectionnisme, sortie de l’Euro et réindustrialisation seraient des mesures qui permettraient à la société bourgeoise de se développer plus « harmonieusement ». La réimplantation des monopoles en France permettraient de revitaliser les PME-PMI nationale qui sont les grandes perdantes des délocalisations[6]. Ainsi, les multinationales qu’ils critiquent tant en paroles n’ont pas à s’inquiéter, le FN leur fait plutôt les yeux doux[7]. Le FN essaye de dompter les lois du développement anarchique de la production. Il a beau faire autant de propositions qu’il veut, il ne solutionnera pas les contradictions du capitalisme. Ces propositions sont vouées à rester un mensonge utopique nationaliste ou à conduire à l’aggravation de l’exploitation capitaliste dans le cas de leur application.

Le FN revendique l’instauration en France d’un « protectionnisme intelligent ». L’objectif serait de protéger la « production nationale » des entreprises françaises afin de favoriser le produire français et la relocalisation d’industries qui avaient fui vers des pays où la main d’œuvre est à bas coût. Il s’agirait de recréer des droits de douanes aux frontières afin de limiter l’arrivée en masse de marchandises venant de Chine ou des pays concurrents des entreprises françaises. Le protectionnisme est un moyen de limitation de la concurrence afin de produire et d’écouler des produits sur un marché national. Pour autant, les contradictions du capitalisme ne seraient pas révolues : Comment faire revenir les entreprises mondialisées en France si ce n’est en diminuant le salaire des travailleurs ? C’est là tout le problème de ces populistes qui font croire que la réindustrialisation et le protectionnisme seraient utiles aux travailleurs. En vérité, il n’en est rien, le but du capitalisme est de produire au plus bas coût possible afin d’être compétitif, de produire à l’infini et de réaliser le maximum de profits. Réindustrialiser la France en gardant les lois du système capitaliste, c’est donc rétablir des conditions proches de l’esclavagisme pour le prolétariat français. Voilà le rêve nationaliste et chauvin si cher aux « amoureux » de la France.

Le FN se présente comme le parti des Français contre les étrangers. En vérité, c’est un parti qui soutient le capital français contre le reste des travailleurs, français ou non. Dans ses discours il s’attaque aux « requins de la finance » et au MEDEF (à Parisot car celle-ci représente une autre option du capital[3]).

Un parti au service des monopoles français dans le monde

Le FN envisage une option particulière pour la bourgeoisie monopoliste. Alors qu’Hollande et Sarkozy promeuvent une alliance avec les Etats-Unis, les puissances de l’Union Européenne afin de sauvegarder les intérêts capitalistes français, le FN, au contraire, envisage une alliance stratégique avec la Russie[11]. L’objectif serait de s’allier à la Russie pour faire contrepoids aux Etats-Unis et ainsi positionner la France dans une situation de levier, de gérant international des conflits entre les deux blocs impérialistes. Il cherche surtout à jouer sur les rivalités inter-impérialistes (opposition ou collaboration) afin de repositionner l’impérialisme français. Cette option est envisagée en pratique puisque Marine Le Pen et ses cadres ont rencontré des personnalités russes, des proches de Poutine (dont le président de la Douma). Des liaisons financières entre les nébuleuses d’extrême droite et la Russie donnent de la matière à ce positionnement[12]. De même, la position du FN sur la Syrie, face à l’Iran montre qu’ils prennent la défense de la Russie. Alors que certains « communistes » voient dans Poutine un allié du camp anti-impérialiste, ils feraient bien de réfléchir : en étant l’allié de la Russie, le front national serait-il devenu anti-impérialiste ? Cela va de soi que le FN est un parti impérialiste qui veut réorienter la France vers une nouvelle alliance stratégique, elle aussi, bien impérialiste. D’ailleurs, le FN veut rompre avec l’atlantisme mais il apporte son soutien à Israël[13], le chien de garde de l’impérialisme occidental au Moyen-Orient. Encore une fois, il veille à sauvegarder les intérêts des firmes françaises. Le FN malgré sa rhétorique en faveur des « petits » défend en pratique l’intérêt des monopoles français en ayant une divergence d’opinion stratégique avec l’UMP ou le PS. Dans le fond ce sont des impérialistes qui ont « parfaitement conscience de l’importance de ces grands groupes qui restent les locomotives puissantes de nos PME-PMI »[17].

Enfin, le FN ne se distingue pas des autres partis bourgeois il défend bec et ongle la présence française sur le continent africain. L’éloge au défunt patron du groupe Total, pilleur de l’Afrique le montre, car le FN dit de lui qu’il avait « à cœur la défense de nos intérêts nationaux (…) notamment face aux multinationales américaines »[14]. Le soutien de M. Le Pen à l’intervention au Mali[15] démontre bien la continuité criminelle et colonisatrice de l’impérialisme français. D’ailleurs, le programme frontiste affirme bien le projet impérialiste de ses dirigeants : il s’agit d’apporter un « soutien fort des investissements privés français en Afrique en échange d’une inversion des flux migratoires »[16].Le FN n’est pas seulement un parti bourgeois nationaliste, chauvin ; c’est aussi un parti qui représente les intérêts des monopoles et de l’impérialisme français. Il affirme que s’il était au pouvoir,il appliquerait un train de mesures favorables aux monopoles français dans le cadre de leur concurrence inter-impérialiste.

Un parti diviseur de la classe ouvrière        

Le FN est un parti anti-ouvrier et même si par populisme il peut dénoncer les bureaucraties syndicales, c’est avant tout pour éloigner les travailleurs des syndicats et non pour renforcer leur lutte de classe. Les dirigeants du FN démontrent cet aspect lorsqu’en évoquant le programme du PS, ils estiment qu’il favorise toujours plus « d’assistanat ». Les travailleurs et chômeurs de ce pays seront ravis d’entendre que le gouvernement de l’austérité au service du capital, le gouvernement PS favorise l’assistanat. Et que proposent-ils ces chevaliers bleus marine du capital ? La renégociation des 35 heures, le renforcement du contrôle des chômeurs ; les mêmes mesures antisociales que l’UMPS. La haine du mouvement ouvrier s’exprime dans de nombreuses déclarations de dirigeants du FN. L’apologie de JM Le Pen envers Reagan était connue de longue date du fait de son anticommunisme[19]. Mais plus récemment, ce n’est personne d’autre que le conseillais municipal et maire d’arrondissement Stéphane Ravier qui estimait que la grève héroïque des éboueurs marseillais était synonyme de « prise en otage des voyageurs », et que la CGT gangrénait la vie des Marseillais[20]. N’oublions pas l’attitude de M. Le Pen durant la lutte de 2010 contre la réforme des retraites qui estimait que le gouvernement était trop mou et qu’il fallait « rétablir immédiatement l’ordre républicain partout »[21].

 Au final, le FN se caractérise comme le semeur de division dans le prolétariat, un semeur de division qui se pare d’un vocabulaire populaire, mais qui n’est en fait qu’un instrument au service du capital afin de mater toute contestation ouvrière. Le FN est un parti bourgeois qui participe à diviser la classe ouvrière par ses idées xénophobes antisyndicales et anticommunistes. Il utilise un verbiage populiste prônant l’Etat « au-dessus des classes », mot d’ordre républicain par excellence utilisé par tous les partis bourgeois et pure utopie idéaliste bourgeoise, en faisant découler les difficultés rencontrées par le peuple à des causes venant uniquement de l’extérieur (immigration, Europe). En estimant que le chômage serait le résultat de l’immigration, le FN tente d’entretenir une division artificielle au sein du prolétariat. Son objectif est de diviser pour mieux régner. Son programme est clairement xénophobe puisqu’il souhaite rétablir le droit du sang, interdire toute manifestation en faveur des sans-papiers[18]. Il est bon de rappeler que la violence dans les quartiers et banlieues populaires provient essentiellement de l’isolement et du chômage que subissent les populations qui y habitent et notamment les jeunes. Le FN et la bourgeoisie passent sous silence de manière simpliste le fait que tous sont des prolétaires et leur détresse, leur enclavement et la violence qui en découle provient uniquement de leur condition de classe, d’exploités et non d’autre facteurs secondaires. De même que les communistes ne tombent pas dans la division religieuse que tente d’établir le FN vis-à-vis des travailleurs musulmans. La seule division réelle dans la société est celle existant entre les différentes classes. Toute autre division ne cherche qu’à affaiblir notre combat. Unir capital et prolétariat sous la bannière nationaliste de la France, voilà le programme fumeux du FN !

La place du FN dans les classes sociales en France

Le FN propose l’option d’un Etat stratège pour la bourgeoisie française, un Etat fort qui garantirait les intérêts de la bourgeois française à l’intérieur du pays (contre le prolétariat, pour un protectionnisme national, sortie de l’euro…) mais aussi à l’extérieur (face aux concurrents, défense de l’arrière cours en Afrique et au Moyen-Orient[22], nouvelle alliance stratégique).          Représentant de la grande bourgeoisie, le FN trompe la couche la plus arriérée des ouvriers. Le plus dangereux étant qu’il trompe une partie de la jeunesse ouvrière, peu sensibilisée par la lutte de classe, du fait de l’affaiblissement du mouvement ouvrier.

Enfin, la base sociale des militants du FN est formée par des commerçants, artisans, employés de commerce ; catégories sociales « intermédiaires » entre la bourgeoisie et le prolétariat qui sont menacées, par la crise, d’être plongées, déclassées dans le prolétariat. Quant à la base électorale, elle s’ouvre de manière assez importante aux ouvriers, notamment sa couche antisyndicale. Il s’agit là d’ouvriers votant traditionnellement à droite et qui se radicalise vers son extrême[23]. Evidemment, du fait de la diminution des luttes ouvrières, de plus en plus de jeunes prolétaires, exposés à la crise économique, sont enclins à voter FN[24]. Cependant, cette tendance est à relativiser parce que le premier parti des ouvriers reste l’abstention très massive, qu’il s’agit d’ouvriers votant traditionnellement à droite, que ce sont souvent les ouvriers isolées dans de petites entreprises, ou ceux qui sont à proximité de leur hiérarchie (contremaitres…). Les grandes entreprises, bastions des syndicats lui résiste : le FN « ne dispose pas de réseaux ouvriers, peine à trouver des candidats dans les bastions industriels et apparait encore comme illégitime dans les grandes entreprises en raison de la résistance syndicale au FN »[25].Le FN est le représentant des intérêts de la bourgeoisie monopoliste française, c’est un parti impérialiste. Il rassemble les partisans d’une politique française de prestige qui recentrerait la France dans une situation de pivot entre blocs impérialistes. Cela nécessite donc un rapprochement avec la Russie, mais paradoxalement, il ne propose pas l’option d’une alliance chinoise car il défend la bourgeoisie qui produit en France ou pour le marché national et qui fait face à la concurrence de la main d’œuvre chinoise. Outre cela, il se pose en défenseur des sociétés impérialistes qui pillent les matières premières à l’extérieur de la France (Total, Véolia…).

Le FN n’est pas un danger fasciste 

 La plupart des partis de gauche et beaucoup de groupes dits « ML » voient dans le FN l’avatar du fascisme ou, pour d’autres, la possibilité de l’instauration du fascisme dans la situation présente. Pour le ROCML, cela est erroné car le FN vise avant tout à son intégration au système politique bourgeois comme parti classique, représentant la « droite dure ». En fait, le FN développe un discours populiste pour se faire une place dans les mécanismes parlementaires, et non pour les détruire. C’est un parti réactionnaire, contre-révolutionnaire mais cela ne fait pas de lui un parti fasciste, dans la situation actuelle.

Il n’y a pas de menace fasciste aujourd’hui 

 Le fascisme, dictature ouverte de la bourgeoisie, n’est utile que lorsque le vernis démocratique se craquelle et que l’ordre bourgeois risque d’être renversé par la classe opprimée. Pour le moment, la domination de la bourgeoisie n’est pas menacée. Il n’existe pas de force de classe qui s’en prenne réellement au système et souhaite le renverser. Les critiques sont sur la forme et de plus ne sont pas dangereuses. A gauche Le FDG partage avec le FN certaines thèses économiques, nationalistes et chauvines et se propose de rénover la république. Rien d’inquiétant pour le pouvoir de la bourgeoisie. Face à la faible contestation des mesures d’austérité par les classes dominées, point besoin de dictature ouverte du capital. L’appareil d’Etat bureaucratique, forces de police et militaire et judiciaire permettent largement de maintenir et réprimer toute réaction du mouvement ouvrier dans le cadre de la démocratie parlementaire. Le capitalisme porte la violence et la répression dans son ADN.

Les communistes face au FN

Le FN est un parti de la bourgeoisie qui a comme rôle de diviser le prolétariat afin d’éviter leur unité politique. C’est un parti impérialiste qui combat pour le capital et pour la puissance de la bourgeoisie française dans le monde. Construire le Parti communiste de France, réaliser l’unité de la classe ouvrière sur la base de ses intérêts historiques sont les meilleures façons, idéologique et concrète, de combattre le FN et le capitalisme.  

 Notre tâche de communiste est de battre en brèche les idées frontistes et réactionnaires. En se mobilisant pour construire le Parti communiste (ML) de France, en étendant son influence politique communiste sur le prolétariat, le ROCML lutte contre les idées qui divisent la classe ouvrière, dont celles particulièrement xénophobes et populistes du FN. Ce n’est pas en courant derrières les fascistes, le Front de gauche ou le PS que le FN et le système capitaliste dont il est porteur pourra être vaincu. Seule la perspective communiste est réellement l’alternative au système capitaliste en crise et à son instrument qu’est le FN. Toute autre tentative antifrontiste est vouée à l’échec ou à se mettre à la remorque de tel ou tel parti opportuniste bourgeois. Concrètement, aucun pas en avant ne peut être fait vers la perspective de l’unité du prolétariat. C’est à cela que les partisans « communistes » de la fascisation de la France doivent réfléchir ; eux qui depuis 50 ans agitent le chiffon rouge du danger brun.Les communistes doivent dénoncer le FN comme un parti bourgeois-impérialiste qui sème la division dans les rangs ouvriers du fait de sa xénophobie et de son racisme. Cependant, le FN ne menace pas la démocratie bourgeoise d’une dictature fasciste. L’ordre du jour pour tout communiste est la révolution et l’instauration du socialisme, ce n’est pas la défense des libertés et de la démocratie face au fascisme. Les communistes refusent donc toute caution à un sauvetage de la gauche bourgeoise sous prétexte d’antifascisme, ainsi que tout embourbement dans un combat qui ferait perdre son énergie au mouvement de reconstruction marxiste-léniniste.

 

[1] « Nous sommes prêts à gouverner », Marine Le Pen, Le Figaro, 29 août 2014, http://www.lefigaro.fr/politique/2014/08/29/01002-20140829ARTFIG00286-marine-le-pen-nous-sommes-prets-a-gouverner.php

[2] Communiqué du FN, le 8 avril 2013, sur le décès de Mme Thatcher, le FN y « salue la mémoire d’une dirigeante de conviction profondément attachée à la souveraineté de son pays et adversaire résolue de l’Europe fédérale ».

[3] Voir son livre.

[4] Programme du FN, sur son site.

[5] Mansouri, « les vieilles recettes du FN pour relooker le capitalisme », L’Humanité, 16/11/2011.

[6] Pottier C., Les multinationales et la mise en concurrence des salariés, L’Harmattan, Paris, 2003, 252 p., L’auteur montre que les multinationales qui s’implantent créent toute une base productive autour d’elles : sous-traitance, service. L’idée du FN serait de faire revenir ces entreprises en France pour dynamiser le tissu de PME-PMI.

[7] Voir le communiqué de Aymeric Chauprade du FN le 21/10/2014 :C. De Margerie, La France perd un grand patron de l’énergie.

[8] Terme qu’au passage Thierry Lepaon reprend.

[9] Lénine, L’Etat et la Révolution.

[10] Cité par Mansouri, ibid.

[11] Programme du FN, « politique extérieure », sur le site du FN

[12] Voir les articles de Médiapart du 25/02/2014 et du 12/06/2014.

[13] Igounet V., Le Front National : de 1972 à nos jours ; le Parti, les hommes, les idées, Seuil, Paris, 2014, 496 p., p. 425. Et dans son programme, le FN assure une « sécurité garantie » pour Israël.

[14] A. Chauprade, Communiqué FN, « C. de Margerie,  La France perd un grand patron de l’énergie », 21/10/2014.

[15] Réaction de Marine Le Pen à l’intervention française au Mali, 11 janvier 2013.

[16] Programme du FN, « politique extérieure », sur le site du FN.

[17] A. Chauprade, Communiqué FN, « C. de Margerie,  La France perd un grand patron de l’énergie », 21/10/2014.

[18] En tant que communistes conduire la partie du prolétariat la plus corvéable qu’est la main d’œuvre immigrée à s’unir avec le reste du prolétariat pour lutter contre l’exploitation est une tâche importante

[19] Igounet V., Le Front National : de 1972 à nos jours ; le Parti, les hommes, les idées, p. 182-83

[20] Communiqué de S. Ravier en 2013, « La CGT : comment gangréner le travail et la vie des Marseillais ».

[21]Communiqué de Marine Le Pen du 22 octobre 2010 :   http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/05/10/2490437_marine-le-pen-contre-les-greves-trop-dures.html

[22] Dans le programme du FN : les révolutions arabes et la guerre en Irak « auront eu progressivement raison de notre influence dans le monde arabe ».

[23] Vigna X., Histoire des ouvriers, p. 293.

[24] Idem, p. 294-95.

[25] Idem, p. 293.

Load More