Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

COLLECTIF NI GUERRE NI ETAT DE GUERRE : UN COLLECTIF A RENFORCER

C’est un premier pas dans la reconstruction d’un mouvement anti-guerre et anti-impérialiste en France. La naissance de ce collectif en janvier-février 2016 a marqué la volonté d’organisations politiques, de syndicats et d’associations de développer et d’organiser la lutte contre la guerre sur tout le territoire de l’Etat français. Ce comité, qui s’est d’abord constitué à Paris et qui se renforce en province (Marseille, Beauvais…), a de suite lié l’analyse de la situation actuelle à l’action concrète contre les guerres françaises comme en témoignent les manifestations du 12 et 19 mars à Paris.

 

LA NECESSITE D’UN MOUVEMENT ANTIGUERRE EN FRANCE

 

Afghanistan, Côte d’Ivoire, Mali, Centrafrique, Syrie, Libye, Irak et tant d’autres encore. Les interventions militaires françaises se sont multipliées ses dernières années sans que naissent des mouvements de rue contre la guerre ou encore une volonté coordonnée de s’opposer à la guerre. Pour autant, beaucoup d’organisations révolutionnaires ou progressistes avaient dénoncé les guerres sans toutefois franchir le pas d’une tentative unitaire de s’opposer à la guerre.

Aujourd’hui, la première pierre est posée. L’état d’urgence et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et social, l’intervention française en Syrie et les risques de déflagration en un nouveau conflit mondial ont été des déclics pour tenter de construire une riposte à cet état de guerre permanent mis en place par l’Etat impérialiste français.

 

Le ROCML a toujours affirmé la nécessité de réunir toutes les organisations révolutionnaires et progressistes qui s’opposent aux guerres menées par la France dans un vaste front de lutte contre la guerre. Ne nous y trompons pas, la cible des communistes est l’impérialisme français. C’est notre propre bourgeoisie qu’il faut d’abord combattre. Souvent le mouvement antiguerre s’est mobilisé en France lorsque notre propre impérialisme n’intervenait pas directement : Irak en 2003. Il est donc vital que le mouvement anti-guerre se développe contre les guerres menées par son propre pays. C’est en cela que le mouvement antiguerre combat réellement les guerres.

 

LE SENS DE NOTRE INTERVENTION DANS LE COLLECTIF CONTRE LA GUERRE

 

Le ROCML se reconnait dans les 4 points essentiels de la plateforme du collectif :

1) L’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait de toutes les troupes françaises à l’extérieur et la fin des traités et alliances militaires (OTAN),

2) La dénonciation des ventes d’armes,

3) la dénonciation de la militarisation de la société et le complexe militaro-sécuritaire,

4) Le soutien à l’autodétermination des peuples et sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.

Ce collectif rassemble différentes organisations avec lesquelles nous discutons et débattons. De ce fait, les militants du ROCML vont s’investir dans le débat autour de plusieurs questions : le Moyen-Orient, la Françafrique, la sécurisation de la société ; afin de participer à la construction des analyses et de la politique du collectif.

Les communistes participant à ce collectif essaient de faire le lien entre les guerres extérieures de la France et le système capitaliste-impérialiste. Tant que ce système économique de pillage existera, les guerres continueront. Ce n’est pas une question de choix dans une politique extérieure. De même, les guerres de conquêtes extérieures et la guerre sociale à l’intérieur du pays sont les deux faces de l’offensive réactionnaire du capital. Il est grand temps que les communistes fassent la lumière sur l’imbrication de ces phénomènes pour que les travailleurs comprennent mieux la situation actuelle et luttent, non plus seulement contre la politique du gouvernement, mais contre le système impérialiste.

 

A bas l’impérialisme français et ses guerres !

 

Multiplions la création de collectifs antiguerres dans tout le pays !

 

Relions les luttes contre les guerres de conquêtes à la lutte contre les mesures d’austérité et anti-ouvrières !

Le site du collectif : http://collectifantiguerre.org/

Contacter le collectif : antiguerre16@gmail.com

Tract JCML: CONTINUONS LA LUTTE JUSQU’A LA VICTOIRE

A3 - MANIF _1 31 03 16

CONTINUONS LA LUTTE JUSQU’A LA VICTOIRE !

La mobilisation contre la loi travail du 31 mars a été un vrai succès avec plus d’un million de travailleurs, d’étudiants, de lycéens, de chômeurs dans la rue pour exprimer leur colère face à un gouvernement qui veut les ramener au XIXe siècle et accroitre toujours plus l’exploitation, la misère et la précarité. Des affrontements ont éclaté dans de nombreuses villes, révélant la vraie nature des forces de l’ordre (une milice au service du capital) mais aussi la volonté d’en découdre avec une partie de la jeunesse. Cependant une seule journée de mobilisation ne suffira pas à faire échouer la classe dominante.

C’est pourquoi la jeunesse populaire doit se mobiliser encore plus et construire dans la durée un véritable mouvement de contestation anticapitaliste. La détermination pour lutter dans la durée, l’organisation de la lutte à la base dans des comités locaux (dans l’entreprise, dans les facultés et les lycées), l’utilisation de formes de luttes nouvelles, plus combatives (jonction étudiants/travailleurs, la grève reconductible, blocages économiques) peuvent pousser le gouvernement à céder sur son projet.

Mais nous ne devons pas en rester là et surtout nous ne devons pas suivre les mots d’ordre réformistes de certaines organisations (telles que l’UNEF ou le MJS, toutes deux affiliées au PS !) qui font semblant de combattre cette réforme alors qu’en vérité ils ne sont là que pour canaliser la colère populaire et donner une caution de gauche à un gouvernement moribond et anti-ouvrier !

Il est urgent de se doter de véritables organisations politiques de lutte de classe, indépendantes et révolutionnaires. Il ne faut pas se contenter du retrait de ce projet de loi, il faut aller plus loin, créer un véritable mouvement populaire et anticapitaliste et créer sur vos lieux de travail ou d’études des organisations de base indépendantes des organisations réformistes !

POLITISER LA LUTTE DANS UN SENS REVOLUTIONNAIRE !

PORTER LE MOUVEMENT SUR LE TERRAIN DE L’ANTICAPITALISME !

AMENER L’ORGANISATION SUR TOUS LES LIEUX OU NOUS LUTTONS !

SE BATTRE JUSQU’A LA VICTOIRE !!!

 JCML

Contact : jcml.nationale@yahoo.fr