Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

UNE MOBILISATION ÉNORME ! UN GOUVERNEMENT AUX ABOIS !

 13466083_979999968762544_7614297741900893611_n

80 000 manifestants officiellement recensés à Paris ! Le gouvernement doit vraiment être aux abois face à la force de la mobilisation pour inventer de tels mensonges. La mobilisation était massive à Paris avec un million de personnes et 1,3 million de personnes dans tout le pays. Cette nouvelle journée a montré à nouveau la détermination des travailleurs. Les travailleurs se sont unis dans les cortèges dans une atmosphère de lutte et de solidarité de classe.

Cette journée a montré au gouvernement la puissance du mouvement contre la loi travail et le soutien massif et populaire à ce mouvement. C’est pour ces raisons que la bourgeoisie a utilisé toute sa force pour attaquer et tenter de décrédibiliser le mouvement.

Premièrement, en utilisant la casse organisée par les mouvements autonomes ou les provocateurs en civils à la solde du pouvoir socialiste.

Deuxièmement, en mobilisant tout son appareil idéologique, les grands médias et en organisant un tapage systématique contre la CGT pour l’assimiler aux « autonomes casseurs » et pour dissimuler l’ampleur de la mobilisation.

Troisièmement, en utilisant la répression et en empêchant le cortège de terminer la manifestation sur la pelouse des Invalides. Les CRS ont attaqué les cortèges de travailleurs. Les dockers de la CGT ont d’ailleurs riposté. Ils ont eu raison. Face à cette provocation, leur violence avait un caractère de classe, ouvrier, elle était juste. Le service d’ordre de la CGT, accusé dans les médias, a subi la répression policière de plein fouet car il protège les manifestants. L’attaque des cortèges est systématique. Ce n’est pas là une « bavure » mais bien une stratégie organisée par le gouvernement pour casser les manifestations et empêcher un mouvement encore plus massif. Le gouvernement a un intérêt à affaiblir le mouvement, il a un intérêt à la répression policière ! Quels autres moyens a-t-il en réserve pour faire passer sa loi ? II ne convainc plus personne des « bienfaits » de cette loi.

Quatrièmement, en créant une « union nationale » des partis au service du capital contre les travailleurs : PS, LR, FN. Tous y vont de leurs discours pour réclamer l’interdiction des manifestations. Ils ne reculent devant rien pour essayer, en vain, de discréditer le mouvement. Les propos sont abjects. Cazeneuve utilise des victimes d’attentats terroristes, Hollande l’euro de football et la sécurité face au terrorisme. Marisol Touraine s’indigne des vitres brisées sur l’hôpital Necker mais organise la casse des hôpitaux et de la santé : 22 000 postes seront supprimés d’ici 2017 dans les hôpitaux. Hollande et Valls menacent d’interdire les manifestations et font pression sur la CGT.

Encore une fois, ce gouvernement montre son véritable visage. Il est l’ennemi des travailleurs, au service des grands monopoles français qui ont un intérêt à voir la loi El Khomri passer pour faire face à la concurrence internationale, et maintenir leur taux de profit.

De notre côté, nous ne devons pas céder, la mobilisation doit se poursuivre les 23 et 28 juin. Amplifions la solidarité, les grèves, le blocage économique, les manifestations, toutes les formes d’actions qui permettent de maintenir et d’augmenter le rapport de force.

 

 

CE GOUVERNEMENT EST AUX ABOIS, TRAVAILLONS A LE FAIRE PLIER

 

RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

 

INDEMNISATION PAR L’ÉTAT DES MANIFESTANTS BLESSES !

 

HORS DU POUVOIR LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS ! 

Premiers enseignements de la lutte contre la loi Travail

La lutte contre la loi El Khomri a démarré difficilement mais s’est maintenue sur une base régulière, dans la continuité. Au-delà des faiblesses du mouvement, la construction de lieux de débats (comme Nuit Debout), la richesse des débats dans le mouvement, l’existence d’un collectif Stop Etat d’urgence, la construction du comité anti-guerre, tout cela montre que le « mouvement social » cherche une nouvelle issue pour vaincre la politique du capital. Ce contexte social émerge depuis le début de l’année. En février par exemple, la manifestation contre l’état d’urgence avait été plus importante que celle des salariés territoriaux et d’Etat qui se déroulait la même semaine.

  Il est important d’analyser ce dynamisme, cette recherche d’issues nouvelles pour le mouvement face à la politique du capital.

 

LA SITUATION POLITIQUE FACE AU MOUVEMENT

EL-KHOMRI

 

Les médias et les intellectuels de la bourgeoisie évoquent les points faibles du mouvement. Cependant, c’est ce mouvement soit disant « faible » qui divise le camp de la bourgeoisie !

Le PS est très divisé. Même si ce parti est parvenu à un compromis de dernière minute en son sein puisque les frondeurs n’ont pas voté la censure du gouvernement, le renforcement de la lutte des classes actuellement a joué un rôle essentiel dans sa division. Une rupture se crée entre les masses et le PS. A ce titre, le congrès de la CGT a été un miroir du début de rupture avec la « gauche de gouvernement ». La prise de conscience de l’impasse du réformisme progresse.

La droite aussi est en conflit. Elle se ridiculise par ses manœuvres bassement politiciennes. Au départ pour la réforme, elle se retrouve « contre » avec le MEDEF car la loi ne serait pas assez libérale. Bien sûr il s’agit d’une surenchère politicienne face à un gouvernement en difficulté devant le mouvement social.

Comme d’habitude lorsqu’il se produits d’importants mouvements ouvriers, le FN disparait de la scène. On n’en entend plus parler. Et même si les médias nous ont arrosé de la bisbille de papa et de sa fille Marine pour tenter d’éclipser les manifestations du 1er mai, la feinte médiatique n’a pas prise.

Quant au PCF et au PG, politiquement, ils ont été absents et ne se sont contentés que d’un accompagnement du mouvement. Ils trainent derrière le mouvement. Ils n’offrent pas de perspectives politiques à ce mouvement.

 

LE RETOUR DE LA CLASSE OUVRIERE DANS L’HISTOIRE

 

Les intellectuels de la bourgeoisie clamaient depuis les années 90 la disparition définitive de la classe ouvrière. Quel démenti concret leur offre ce mouvement. La lutte de la classe ouvrière, avec ses moyens, ses méthodes de luttes, existe. Certes, cette lutte reste encore spontanée, idéologiquement influencée par les fausses solutions réformistes, cependant les ouvriers se défendent face aux attaques de classe du gouvernement.

            La classe ouvrière, dans cette lutte, montre le dynamisme qui existe dans la société même si elle n’a pas réussi à mobiliser toutes les couches opprimées derrière elle. La force de classe, on l’a vu dans le mouvement est encore et toujours liée à la production. Les blocages économiques des raffineries, des lieux de production et de communication stratégiques, l’attaque des piquets de grèves par la police nationale, « milice du capital », montre que les travailleurs s’en prennent justement à ce qui fait mal à la bourgeoisie : le profit. C’est par ces méthodes que le mouvement peut gagner.

            Toutes les critiques contre les syndicats sont à double tranchant. Ceux qui critiquent les syndicats présentent leur méfiance mais en même temps aimeraient pouvoir utiliser la force de la classe ouvrière car sans elle, le mouvement n’est rien. Mais d’où vient la force de la classe si ce n’est en grande partie par le biais de l’organisation dans les syndicats ?

            C’est la première fois qu’un mouvement de cette ampleur se déroule durant un gouvernement dit de gauche. Ce mouvement a pris une dimension politique car il organise autour de son mot d’ordre de retrait de la loi travail, il organise des convergences avec les jeunes, d’autres couches sociales, la lutte contre l’état d’urgence et la guerre. Ce mouvement commence à briser les illusions réformistes, notamment au sein de la CGT.

 

PROGRES ET FAIBLESSES DE NOS ORGANISATIONS

 

Les communistes ne doivent compter que sur eux-mêmes et la classe ouvrière. La révolution n’est ni un seul acte, ni un coup d’Etat, ni le fait d’une poignée qui va trainer la classe ouvrière derrière elle. C’est ce qu’on entend souvent par ceux qui n’ont pas confiance dans la classe. Ils rajoutent sur les mouvements : « le mouvement de 1995 est spontanéiste », « la lutte de 2010 est un échec et on a perdu à cause de la confédération ». Certes, la direction de tel ou tel syndicat a des responsabilités. Mais, l’erreur principale de 2010 fut d’essayer de sauver l’unité intersyndicale en sacrifiant la revendication principale.

            Dans la lutte contre El-Khomri, dès le début, le mouvement s’est opposé à l’unité à n’importe quel prix. La CGT a été obligée de corriger sa position initiale avec la CFDT car elle était sous le feu des critiques de diverses fédérations et UD. Les syndicats de bases (UD, UL, syndicats d’entreprises) ont joué un rôle important dans ce mouvement. Ils ont interpelé les directions confédérales pour pousser le mouvement en avant. La pression des congressistes de la CGT au 51ème Congrès est aussi significative.

            Tous ces éléments montrent que la lutte va se développer. La classe ouvrière est désorganisée face à la nouvelle réorganisation du capitalisme depuis 30-40 ans. Certaines formes et modes d’organisation ne sont plus adaptés. Un exemple : Au moment où on a plus que jamais besoin des UL et des UD au sein de la CGT, le congrès créé le statut d’adhérent national ce qui a pour conséquence d’affaiblir ces institutions importantes que sont les UL et UD. Aussi, on ne cherche pas à créer les liens, à créer d’autres formes pour organiser tous les travailleurs sur un même site, chantier, usine ; qu’ils soient intérimaires, sous-traitants, cotraitants, salariés détachés, etc.

 

CRITIQUES DE CERTAINES CONCEPTIONS DU MOUVEMENT

 

Beaucoup mettent en avant l’idée de « grève générale » dans le mouvement. Cette conception est souvent portée par les couches petites bourgeoises qui n’ont pas confiance dans la capacité de la classe ouvrière d’organiser la lutte. D’ailleurs, la plupart ne savent pas ce qu’est une grève. Ils ne veulent pas d’organisation mais pourtant voudraient gagner la lutte d’un seul coup. C’est contradictoire. Comment peut-on gagner contre l’organisation capitaliste (politique, économique, médiatique…) sans développer des organisations de lutte ? Au nom du rejet de la politique politicienne, certains courants propagent la dépolitisation. Ils empêchent la revendication principale de la classe ouvrière et ses mots d’ordres mobilisateurs de se propager. Avec ces conceptions, tout est fait pour que la classe ouvrière reste désarmée. Sans construire une organisation qui corresponde aux nécessités de la lutte, il sera impossible de vaincre le capital.

Toutes ces attitudes, ces problèmes sont connus des marxistes léninistes. Ces couches petites bourgeoises, contestataires du capitalisme disent faire la révolution. Elles en raccourcissent le chemin. Dans la révolution, il y a un rôle important pour la volonté mais la révolution n’a rien à voir avec du volontarisme. C’est une grande maladie qui pèse sur le mouvement mais le danger principal reste aussi le réformisme. Pour cette raison, les communistes ne vont pas perdre leur temps avec la critique pour la critique du réformisme. Le devoir essentiel des communistes est de construire l’organisation communiste et comme disait Marx, aider la classe ouvrière à s’organiser. Si les communistes critiquent ces courants, c’est pour nettoyer le chemin de la construction du parti, c’est-à-dire lever les illusions réformistes chez les éléments avancés de la classe ouvrière.

Aujourd’hui, la classe ouvrière balance entre l’envie de lutter et le manque de confiance en elle à cause de sa faiblesse et certains échecs qu’elle a pu avoir dans le passé. C’est logique, la classe ouvrière n’aime pas l’aventurisme. Même si les organisations sont faibles aujourd’hui, n’oublions pas qu’il y a tout de même eu plus d’un siècle de continuité et d’expériences de la classe ouvrière, notamment avec la CGT. Attaquer ce syndicat, comme l’ont fait des autonomes dans le mouvement actuel, c’est affaiblir la classe, devenir des ennemis des travailleurs.

Le rôle des communistes est donc de chercher le dynamisme pour avancer, pour gagner la lutte. Ce dynamisme est dans la lutte, présent tous les jours. Aucune guerre, aucune lutte n’a été gagnée avec une seule bataille. Quand la lutte se prolonge dans la durée, c’est une torture permanente pour les petits bourgeois.

Le mouvement actuel montre aux communistes que pousser à la lutte par la violence, chercher des formes de luttes folkloriques est inefficace. Il existe mille moyens de mener la lutte de classe : dans la classe ouvrière, les jeunes, les chômeurs, les retraités, les immigrés, etc. Si on n’arrive pas à trouver les formes de luttes adaptées, c’est qu’on ne connait pas assez la société capitaliste.

            Un dernier point. Quand le mouvement ouvrier prend de l’ampleur, certains communistes se réveillent et disent qu’il faut l’unité des communistes. Oui mais malheureusement, ce n’est pas comme cela que ça marche. L’unité communiste ne sera pas une fusion dans la spontanéité ni une simple affaire pratique. L’unité des communistes est avant tout un travail permanent théorique, politique et surtout idéologique. Les communistes doivent faciliter la lutte de classe de la classe ouvrière et des couches opprimés en distinguant la ligne prolétarienne juste des illusions réformistes. Les marxistes léninistes du ROCML ne sont pas contre l’unité des communistes. Ils s’uniront avec les communistes qui participent à développer la lutte de classe et la révolution pour renverser la dictature de la bourgeoisie.

TOUS DANS LA RUE LE 14 JUIN BLOQUONS LE PAYS POUR LE RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL

Depuis 3 mois, les travailleurs se mobilisent et ont mené l’action contre la loi El Khomri. Les travailleurs ont montré leur force en contrôlant leur outil de travail et développant des actions collectives, de classe : manifestations, grèves et blocages. En face d’eux, le gouvernement, les partis politiques bourgeois et réactionnaires (LR, PS, FN…), les grands médias, ont combattu le mouvement par tous les moyens. La police et la gendarmerie ont été utilisées à de nombreuses reprises pour gazer, interrompre, encercler les manifestations. Aujourd’hui encore, un journaliste se trouve dans le coma, 11 collégiens ont été gazés devant leur collège, des syndicalistes sont traqués comme de vulgaires terroristes.

LA HAINE DE CLASSE DOIT NOUS INCITER A DEVELOPPER NOS ACTIONS

 

Le mouvement a pris de l’ampleur en atteignant les secteurs vitaux : les raffineries, les transports, la SNCF, les centrales nucléaires (EDF), Air France… Il ne s’agit pas là de casseurs pourtant le gouvernement continu à envoyer ses chiens de garde.

La force de l’organisation CGT (mais ce n’est pas la seule) est un atout de taille dans le mouvement. C’est elle qui organise de la manière la plus déterminée la lutte. C’est pour cette raison que toutes les forces réactionnaires s’emploient à isoler la CGT, par une campagne abjecte de haine de classe. Hollande estime que la CGT « prend le pays en otage », Le Foll, porte-parole du gouvernement accuse la CGT d’être responsable de l’augmentation du chômage, Gattaz du MEDEF, estime que la CGT se comporte « comme des voyous, comme des terroristes », Collard du FN, la CGT a un « comportement absolument antidémocratique »… etc.

 

CES PARTIS DEFENDENT LES INTERETS DU CAPITAL

CE SONT LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS

 

         Toute la « bonne société » capitaliste est unanime pour condamner ce mouvement. Ils n’ont pour objectif que de garantir les profits des grands groupes transnationaux. Cette loi et celles qui ont été adoptées avant (Macron, Rebsamen…) ont pour objectif de répondre aux besoins du capital dans le cadre de la concurrence internationale. Tous les grands groupes français qui sont parmi les 500 premiers au niveau mondial, défendent cette loi. Pour les travailleurs et le peuple laborieux, cette loi n’entrainera que misère, misère et misère !

 

IL FAUT SE MOBILISER, S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS

FAIRE NAITRE LA NECESSITE DU PARTI COMMUNISTE

 

  • Nous devons poursuivre notre mobilisation, multiplier les actions dans les entreprises, mobiliser largement pour le 14 juin
  • Nous devons défendre les organisations de la classe ouvrière et notamment la CGT qui est attaquée par Gattaz, le gouvernement et les partis réactionnaires. La réponse des travailleurs doit être d’adhérer en masse à la CGT et d’y défendre une stratégie classe contre classe.
  • Tous ceux qui sont conscients que le système capitaliste ne peut plus amener le progrès, qu’il est justement la cause des reculs sociaux doivent s’organiser politiquement pour renverser ce système et instaurer une société socialiste.

CE GOUVERNEMENT A PERDU SA LEGITIMITE : IL DOIT DEMISSIONNER !

 

ARRET DES POURSUITES CONTRE TOUS LES SYNDICALISTES ET MILITANTS !

LES BLESSES DOIVENT ETRE INDEMNISES PAR L’ETAT

 

RETRAIT RETRAIT RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

SOLIDARITE AVEC LA LUTTE DES CHEMINOTS

Depuis plus d’une semaine, les cheminots ont lancé un mouvement de grève reconductible. Cette grève paralyse les transports et suscite les réactions violentes de tous les partis bourgeois. Les cheminots se battent pour garder leurs acquis sociaux. Avec la réforme du cadre social harmonisé du secteur ferroviaire, les travailleurs de la SNCF vont avoir des conditions de travail alourdies : diminution de leurs journées de repos, temps de travail qui augmente. Au contraire de la régression, les cheminots réclament une harmonisation qui soit favorable à tous les travailleurs de ce secteur.

En même temps qu’ils se battant pour leurs intérêts de branche, de métier, les cheminots revendiquent aussi le retrait de la loi El Khomri. Ainsi, ils défendent l’intérêt de classe de tous les travailleurs de ce pays face à la contre-réforme El Khomri, favorable au capital.

Des revendications des cheminots, les grands médias n’en disent mots. Ils sont bien plus occupés à relayer la propagande du gouvernement et des milieux économiques dominants accusant les travailleurs de la SNCF de « prendre en otage » les « usagers », d’user de méthodes comparables aux « terroristes » (Gattaz du MEDEF)

La lutte des cheminots est juste car ils défendent, avec leurs revendications propres, l’intérêt de l’immense majorité des travailleurs.

Nous nous devons de les soutenir, d’être solidaire avec eux concrètement en soutenant financièrement leur lutte, en se rendant sur les piquets de grève, en popularisant leur lutte.

Nous devons les soutenir en continuant d’amplifier la mobilisation, les grèves pour bloquer le pays jusqu’au retrait de toutes les lois anti-sociales !

SOLIDARITE AVEC LES CHEMINOTS

 

DEMISSION DU GOUVERNEMENT

RETRAIT RETRAIT RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

ET DE TOUTES LES LOIS ANTI-OUVRIERES

 

Paris, le 8 juin 2016

La VDC de Juin en vente: Une et sommaire

VDC_0616_Jacquette

 

Sommaire:

– Editorial:  Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

– Les premiers enseignements de la lutte contre la loi travail

– Le congrès de la CGT: un congrès plein d’espoirs pour l’avenir

– Les 32 heures: une revendication à lier à la lutte anticapitaliste

– Le congrès du PCF: Quelles perspectives pour ce parti? Quelles tâches pour les communistes?

– Les illusions sur la nature de l’Etat

– La réforme électorale de la bourgeoisie

 

Ce numéro est disponible auprès de nos militants, à la librairie du Point du Jour à Paris. Commandez la à rocml@laposte.net ou lisez là sur Internet ICI

VAINCRE LE GOUVERNEMENT PS, UNE NECESSITE DE CLASSE

Le tract en PDF ICI

Le mouvement El Khomri est dans une phase importante : la construction de la grève reconductible et l’amplification de la lutte. Pour retirer la « loi travail », tout le monde a conscience que la solution ne peut venir que de nous, de notre mouvement et de notre capacité à imposer un rapport de force radical, de classe, à ce gouvernement du patronat.

 

CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE DE CLASSE

 

TRAVAILLEURS,

 

  • Nous devons continuer de mobiliser à la base, convaincre que cette loi est un retour au XIXème siècle. Pour cela, nous devons lier les revendications d’entreprise et locales à celles contre la loi Khonnerie.
  • Nous sommes la force qui peut faire céder le gouvernement. Pour cela, nous devons construire la grève reconductible, toucher le capital et l’Etat à son service en plein cœur en bloquant économiquement le pays.
  • Nous devons aussi protéger les jeunes qui font face, comme nous, à la répression dans les manifestations. Montrons leur que les syndicats sont avec eux car le gouvernement essaye de nous diviser !

 

ETUDIANTS, LYCEENS,

  • Nous avons été touchés par la répression. Nous avons pris conscience que la police est au service de l’Etat qui défend les intérêts de la bourgeoisie. Notre force de mobilisation et notre radicalité ne peut être que dans la liaison avec les travailleurs qui organisent la reconduction de la grève et le blocage économique.
  • Certains n’ont que le mot « grève générale » à la bouche et s’en prennent aux syndicats Même si les syndicats ne sont pas révolutionnaires, ce sont les seules organisations de masse à mettre massivement les travailleurs dans l’action. La CGT a toujours affirmé le rejet de la loi Khomri, que la violence venait de la police. La reconduction de la grève ne peut que se construire grâce aux syndicats. La division « jeunes » « syndicat » est une arme du gouvernement.
  • Nous ne serons forts que si nous restons unis avec les travailleurs. Pour cela, organisons des caisses de grève en faveurs des secteurs et des boites qui se mobilisent puissamment et dans la durée. Faisons des collectes d’argent sur nos lieux d’études, de travail, dans les quartiers. Allons sur les actions de blocages, aidons les travailleurs à bloquer l’économie, apportons y notre solidarité, invitons les dans les facs et à Nuit Debout.

 

LUTTONS, ORGANISONS NOUS ET BLOQUONS LE PAYS JUSQU’AU RETRAIT

LA SOLUTION POLITIQUE 

N’EST PAS EN 2017

 

Les « pseudo frondeurs » ont montré leur vrai visage lors du vote de la censure au gouvernement. Ils ne sont pas crédibles. Les réformistes, c’est-à-dire les anciennes organisations composant le Front de Gauche, estiment que seule « une majorité législative » peut modifier la donne. Leurs organisations sont tournées vers les élections, non vers la lutte. Ils prétendent possible une autre politique dans le cadre de ce système !

 

Le problème c’est le capitalisme : il faut l’abattre ! Nous devons construire un Parti qui défende les intérêts politiques des travailleurs de manière permanente, qui liera les luttes pour les revendications immédiates à la perspective révolutionnaire du renversement du capitalisme !

SOUTENONS LES COMITES DE BASE DES CGT GOODYEAR

Les comités Goodyear ont été créés pour réunir partout en France le maximum de militants syndicalistes, politiques ou salariés dans des organisations de base afin de combattre la décision du tribunal d’Amiens mais aussi plus largement la criminalisation de l’action syndicale, les comités de soutien aux Goodyears ont élargi aujourd’hui leur combat à la lutte contre l’état d’urgence ainsi que contre la loi travail.

Les comités se sont multipliés dans tout le territoire. Le nombre de comités montre l’ampleur et le succès de cette initiative.

Une des premières activité de ces comités est d’organiser des meetings où sont présents les condamnés Goodyear ainsi que leur avocat, ces meetings font cartons pleins systématiquement avec des centaines de participants. Ainsi les Goodyears opèrent un véritable « tour de France » devant des salles combles, des discours revendicatifs. Nous soutenons ce genre d’actions, car cela faisait un moment qu’une telle initiative forte au niveau national, n’avait pas connu un tel engouement autour de thématiques sur la répression et la lutte de classe.

Le chemin que prennent aujourd’hui ces comités prouve encore une fois leur utilité pour la lutte politique avec                                               des réunions regroupant l’ensemble des comités à Paris et tentant de faire des rassemblements sur la capitale. L’énergie investie à intervenir politiquement dans le 51ème congrès de la CGT en un sens critique est aussi positive, à la condition de fortifier la CGT et le syndicalisme anticapitaliste.

C’est sur ce constat que nous tirons la conclusion que ces comités de base peuvent servir, aux véritables militants communistes, d’organisations de travailleurs basés sur leurs intérêts de classe. Ainsi, nous participons avec nos forces à renforcer les comités où nous sommes présents et à les créer là où il n’y en a pas.

En pleine lutte contre la loi dite travail, de larges masses de travailleurs font grève et manifestent régulièrement dans les rues. Cette contestation qui s’exprime doit prendre le chemin de l’organisation. Bien que ces dernières ne soient pas des organisations révolutionnaires, elles ont l’avantage de regrouper des militants ouvriers avancés.

Dans quels buts pouvons-nous y participer ? :

 

Développer l’esprit d’organisation dans la classe ouvrière

Combattre l’influence du réformisme

Insuffler l’unité d’action de la classe sur ses propres intérêts

N’attendons pas que la classe ouvrière crée des structures directement révolutionnaires car nous pourrions attendre éternellement. La bataille d’influence doit se mener dans toutes les organisations de la classe et laissons la tactique mortifère de la chaise vide aux gauchistes. Rappelons-nous que les soviets se sont bolchévisés par le travail des communistes dans leur sein uniquement deux ou trois mois avant la Révolution d’Octobre. Ils étaient auparavant largement sous l’influence des conciliateurs et réformistes (socialistes révolutionnaires et mencheviks).

Notre place est auprès des travailleurs qui s’organisent quand bien même ceux-ci restent encore sous l’influence du réformisme, de l’opportunisme ou toutes autres déviations, notre objectif et de s’y battre pour y faire naître la conscience de classe et l’esprit d’organisation les plus larges possibles !

MOUVEMENT CONTRE LA LOI TRAVAIL: COMMENT VAINCRE LA BOURGEOISIE

Extrait du journal de Mai 2016  ici

Ces dernières semaines, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues de l’ensemble des villes de France pour s’opposer au projet de loi El-Khomri. Tant la nature de la loi que le sous-comptage des manifestants démontre une fois de plus que la dictature de classe de la bourgeoisie demeure et sert les intérêts de la classe capitaliste contre le prolétariat. Ne nous laissons pas abuser par les chiffres bas du ministère de l’intérieur : la mobilisation des travailleurs, étudiants et lycéens est forte et doit le devenir davantage. Cette forte mobilisation est d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrit dans un contexte plutôt défavorable puisqu’elle a lieu alors que l’état d’urgence est toujours d’actualité, que certains syndicats sont encore plus tendres pendant les périodes de pouvoir du PS.

Le mouvement ouvrier est dans une nouvelle phase. L’expérience du pouvoir PS, le développement de la crise capitaliste, les évènements Goodyear et Air France, créent un réveil de la conscience de classe chez les ouvriers. Autre point positif dans ce mouvement, la jonction de la classe ouvrière et de la jeunesse a progressé, en témoignent certaines AG dans des universités où les travailleurs étaient invités à participer. Le mécontentement est donc profond. La détermination de certaines couches de la jeunesse (à Paris, Rennes, Nantes) est telle qu’une partie du mouvement lycéen et étudiant est prêt à en découdre avec les forces du capital.

Cependant, la conscience des éléments avancés n’est pas encore suffisante, au moment où nous écrivons, pour contraindre le gouvernement à retirer son projet de loi. Il est clair que sans changement de tactique, le mouvement ne pourra pas gagner. Ce n’est pas en faisant des manifestations tous les 10 jours que le mouvement va gagner. Que faut-il faire ? Abandonner ces formes de luttes ? Si aucune alternative tactique n’est trouvée, la critique des manifestations « classiques » est stérile. L’expérience montre que les grèves reconductibles, le blocage économique sont des formes supérieures pouvant faire céder le gouvernement. Cela nécessite une coordination de la lutte. De même, la lutte des cheminots indique la voie pour passer à ces formes supérieures. Les cheminots sont en lutte contre la restructuration de leur entreprise. Ils lient les revendications propres à leurs entreprises et la lutte contre la loi El Khomri. Ils seront en grève le 26 avril et ils pourraient poursuivre leur mouvement jusqu’au 28 avril et à la mi mai. C’est de cette façon que les communistes, les syndicalistes de classe doivent amplifier la lutte contre la loi El Khomri, en liant les revendications locales et nationales et en adoptant des formes de lutte supérieures à ce qui est actuellement proposé : la reconduction de la grève. La popularisation des luttes locales dans le mouvement national donnera aussi du poids pour obtenir des concessions du patronat. L’heure est à la généralisation des luttes.

Parallèlement, de nouvelles formes de mobilisations sont apparues, comme les occupations permanentes de places dans des villes, dites « Nuits Debout ». Cette nouvelle forme s’inscrit dans la continuité de ce qui a déjà été vu en Espagne avec les rassemblements d’ « indignés », « Occupy » au Etats-Unis, pour ne citer que ceux là.

Comme caractéristiques principales de ce type de mouvement on peut noter :

  1. un légitime ras le bol général contre les gouvernements qui se succèdent.
  2. Une volonté de contourner les partis bourgeois qui se transforme en rejet de tous les partis et des syndicats.
  3. Une idéologie basée sur des principes et des moyens d’actions droit-de-l’hommistes : désobéissance civile, refus de la violence, révolution citoyenne, etc…
  4. Les revendications sont multiples et peuvent parfois prendre la forme d’un fourre-tout et ne sont pas clairement priorisées.

            Même s’il est positif que la résistance contre le gouvernement s’amplifie pour faire reculer ce projet de loi, que des débats émergent au sein des travailleurs et de la jeunesse populaire, cette forme d’organisation semble trop spontanéite, anti-organisation et surtout sans la classe ouvrière. seule une organisation politique des travailleurs peut jouer un rôle d’avant-garde, de centre de coordination national de toutes les luttes et peut impulser une ligne juste, des mots d’ordres pertinents, organiser l’écriture et la distribution du matériel d’agitation, etc. Contrairement à ce que disent les médias, Nuit Debout n’est pas l’avant-garde du mouvement mais une de ses formes, de ses expériences.

            Ce qui peut faire renoncer le gouvernement à son projet de loi, ce ne sont pas les rassemblements/sittings pacifiques, c’est la mobilisation de la classe ouvrière, associée à la jeunesse, c’est le rapport de force crée par la grève économique se transformant en grève politique, le blocage de l’économie. Ce qui peut faire reculer la bourgeoisie, c’est la force de la classe ouvrière !

 

RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

ET DES LOIS ANTIOUVRIERES !

 

AMPLIFIONS NOS LUTTES

POUR VAINCRE LA BOURGEOISIE !

REJETONS LES PARTIS BOURGEOIS POUR MIEUX CONSTRUIRE NOS ORGANISATIONS DE CLASSE !

Load More