Les élections moment important pour la bourgeoisie pas pour les travailleurs

Article du journal la VDC à retrouver ICI

Pour la première fois dans l’histoire récente de la République la campagne électorale ne se déroule pas sans risque pour la domination politique de la bourgeoisie sur les travailleurs et sur la société.

La République démocratique est la « meilleure forme politique possible du capitalisme »« la forme accomplie de la domination de la bourgeoisie » en tant que classe sur les autres classes sociales, pour la domination du capital sur le travail. « Le capital y assoit son pouvoir si solidement, nous dit Lénine, « que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise ».

Les autres formes d’Etat, autocratique, dictature militaire ou monopolisation du pouvoir par une fraction donnée de la bourgeoise qui réduisent les droits démocratiques se sont révélées un frein à la libre concurrence des capitaux et entrainé la révolte des peuples, le « printemps arabe » en est l’illustration récente.

En même temps, un autre aspect de la République bourgeoise est qu’elle est le  terrain » ou « la lutte de classe se débarrasse de ses dernières entraves et où se prépare son terrain de lutte » . Dans cette République Démocratique la bourgeoise ne peut gouverner sans l’appui des travailleurs  et le système électoral est une pièce maitresse pour assurer à la bourgeoise la domination politique des travailleurs en assurant la direction des affaires de l’Etat.

Ainsi les « citoyens », quelle que soient leur origine de classe sont appelés régulièrement à élire « démocratiquement » (du point de vue bourgeois) leurs représentants et à leur déléguer tout pouvoir pour un certain nombre d’années jusqu’aux prochaines échéances électorales.

 Dans ce système, dans toutes les démocraties modernes bourgeoises sont réalisées les conditions véritables  de la domination de classe bourgeoise toute entière deux partis luttant pour avoir le pouvoir et devenant à tour de rôle gouvernement et opposition. En France c’est le système de l’alternance, deux grands partis dits de gouvernement, l’un à droite de l’échiquier politique, l’autre à gauche. Tous les deux, quelle que soit la politique plus ou moins sociale menée, se partagent le pouvoir et restent des gérants loyaux du capitalisme selon les parole de Léon Blum dirigeant de la SFIO (ancêtre du PS).

Mais l’aggravation des contradictions du système capitaliste, la concurrence internationale, la difficulté de valorisation du capital, surtout depuis la crise de 2008, ont conduit les gouvernements de droite puis de gauche à s’en prendre aux conditions de vie des travailleurs. Conséquence, la lutte de classe s’est radicalisée en témoigne la longue lutte nationale contre la loi travail. Le rejet des politiciens corrompus s’est amplifié, « le parti » de l’abstention est devenu le premier parti de France et les contradictions entre les personnels politiques plus ou moins représentatifs de fractions de la bourgeoisie se sont développées.

On peut en juger sur les divergences de politique internationale, sur l’attitude envers Moscou, Pékin, dans le conflit syrien…, sur la loi travail.  Des regroupements à la droite du Parti républicain et à la gauche du PS ont grandi en influence et menacent le système d’alternance entre le parti LR et le PS. Des tentatives de recomposition de pôles attractifs à droite comme à gauche sont en cours. Et en particulier une opération de revalorisation de la social-démocratie dans le PS ou en dehors se profile (Mélenchon, Hamon). La décomposition des partis de gouvernements conduit à déplacer les frontières entre droite gauche et extrême droite mais en préservant le système d’alternance nécessaire.

Maintenir parmi les travailleurs l’illusion  que c’est par les élections qu’ils peuvent agir politiquement et choisir « démocratiquement », en toute liberté un candidat qui mènera une politique en leur faveur, est vital pour la bourgeoisie. Aussi elle voit avec effroi la machine électorale se gripper, ce qui peut ébranler sa domination politique en dévoilant le caractère fictif de « leur démocratie »

Le système des primaires, inspiré plus ou moins du système américain a été mis en place pour tenter de redonner plus d’intérêt aux élections présidentielles. Il a pu donner l’illusion que le « peuple de droite et de gauche »peuvent choisir librement, démocratiquement leur candidat mais en fait il a révélé toutes les turpitudes des principaux partis de la bourgeoisie.

Mais peu importe pour la classe dominante qu’un grand nombre de travailleurs n’aille plus voter (car contrairement à ce qui est dit ils ne se tournent pas massivement vers le FN, mais s’abstiennent). En effet l’abstention aujourd’hui est une forme de rejet de la politique en général, de passivité politique et ne conduit pas à une prise de conscience anticapitaliste et cela la bourgeoisie s’en accommode parfaitement. Ces abstentionnistes sont mis au banc de la société, ce sont de mauvais citoyens qui ne doivent pas se plaindre puisqu’ils n’ont pas voté !

La situation objective ne joue plus en faveur de la bourgeoisie, les fissures du système électoral en sont le reflet. Il est fini le temps où elle pouvait faire des concessions aux travailleurs en utilisant le courant réformiste social-démocrate pour faire illusion. Elle n’en a plus les moyens et bien au contraire elle n’a d’autre issue que de renforcer l’exploitation des prolétaires, de renforcer la dictature du capital. Quel que soit le candidat qui sera porté aux plus hautes responsabilités de la République, les travailleurs n’auront d’autre choix que de se battre. Et dans cette lutte, ils prendront conscience, qu’ils n’ont d’autre alternative que de prendre le pouvoir en tant que classe et instaurer leur République socialiste. Les véritables communistes en participant à ces luttes ont pour devoir de faire que cette alternative devienne l’objectif des éléments les plus combattifs de la classe.

ROCML

Le sommaire de la VDC N°19

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Voici le sommaire du n°19 à retrouver en ligne ici.

SOMMAIRE

Page 2: Editorial, Les travailleurs n’ont rien à espérer des partis intégrés aux institutions démocratiques bourgeoises

 

Page 3: Barbarie policière à Aulnay-Sous-Bois, la vraie nature de l’Etat bourgeois

 

Pages 4-5: Les élections de 2017. Un moment important pour la bourgeoisie. Déclaration commune Présidentielles.

 

Pages 6-7: Le revenu universel, une entourloupe au service du capitalisme

 

Pages 8-9 : Jeunesse. Exploitation et précarité dans la jeunesse populaire.  La jeunesse en quête du communisme.

 

Pages 10-11:  Lutte de classe. Grève victorieuse sur le chantier Vinci RATP. La mobilisation a payé

 

Pages 12-13: Le protectionnisme. Le protectionnisme de Trump, défendre l’oligarchie US.  Et en France?

 

Pages 14-15: Célébrer le centenaire de la révolution d’octobre, c’est appliquer ses enseignements

 

Page 16: Grève générale en Guyane contre l’Etat français

Le profit, but de la production capitaliste

Nous publions un article qui a été publié dans un journal de la Fédération CGT du bâtiment. Il a pour objectif d’expliquer le but du système capitaliste, qui est le profit.

           La réalisation du profit est le but unique du mode de production capitaliste et non la satisfaction des besoins des travailleurs, la production des biens qui  se retrouvent sous forme de marchandises n’est que le passage obligé pour le capitaliste  pour réaliser son profit en vendant ces marchandises. C’est pour réaliser un profit que l’on crée des entreprises ou qu’on les ferme. C’est au nom du profit et pour l’augmenter que l’on licencie les travailleurs que l’on réduit les coûts de production en bloquant ou réduisant les salaires et  les dépenses de santé des travailleurs ou en augmentant la durée des journées de travail.

Mais d’où vient ce profit ? Il parait évident  qu’un chef d’entreprise fasse du profit- sinon il ferme son usine et va investir ailleurs – Et ce profit est considéré comme la « juste rémunération » du capitaliste   par le risque qu’il prend ou par le travail de direction qu’il effectue. On remet en cause  le capital financier, les actionnaires qui sans travailleur vivent de leur dividendes pour l’argent qu’ils ont avancé à l’entrepreneur et on va réclamer une plus juste répartition des profits entre capitalistes et salariés, entre le capital et le travail.

Mais il faut se méfier des évidences ! Tout cela peut justifier tout au plus que dans le mode de production capitaliste pourquoi le profit est nécessaire, mais ne donne aucune explication sur son origine.

Pour en trouver l’origine il faut aller la chercher au-delà des apparences. C’est la science, et en ce domaine la science économique marxiste qui permet de résoudre cette énigme. C’est Marx dans son œuvre monumentale «  le capital »  qui l’a résolue. Sans rentrer dans toute sa démarche – il faut étudier le capital pour cela – nous allons essayer d’en donner les grandes lignes.

Pour produire le capitaliste trouve sur le marché du travail ( il porte bien son nom)  une marchandise particulière que le travailleur propose à la « vente » au capitaliste : ses capacités physiques et intellectuelles nous l’appellerons avec Marx : la   force de travail . Cette force est achetée par le capitaliste à sa valeur et il va l’utiliser  pour un certain  nombre d’heures seulement limitées par les lois en vigueur sur la durée du travail et selon les clauses du contrat de travail librement accepté par les deux parties. Avec l’expérience on s’aperçoit que le capitaliste cherche constamment par soucis de  « rentabilité » de dépasser ces limitations  ce qui entraîne une lutte de classe constante entre les capitalistes et les travailleurs.

Or cette marchandise, la force de travail a la propriété de pouvoir produire plus de valeur que ce qui est nécessaire à son achat (salaire)  et donc à sa production : C’est-à-dire pour assurer la vie du travailleur et sa reproduction. Pour que le capitaliste trouve en permanence sur le marché cette marchandise « force de travail » il faut qu’elle puisse se reproduire – donc la valeur de la force de travail inclue les frais de santé, l’éduction des enfants dans une situation donnée de développement historique atteint par la société. Ce qui explique que sa valeur est plus grande dans nos métropoles impérialistes que dans les conditions misérables de certains pays et explique entre autre que des travailleurs immigrés ou détachés se contentent d’un salaire dégradé par rapport aux travailleurs nationaux.

Le capitaliste va donc exploiter cette propriété pour faire produire au travailleur plus de valeur que ce qu’il a investi pour l’acheter.

Ainsi par exemple prenons un travailleur qui travaille huit heures par jour il va travailler 4 h, temps de travail équivalent à la part de son salaire journalier et 4h gratuitement pour le capitaliste. Le travail gratuit réalisé  constitue ce que  l’on appelle la plus-value ou sur valeur qui est à l’origine non seulement du profit de l’industriel  mais aussi de TOUS les profits. Cette plus-value alimente le profit de l’industriel, le profit du capitaliste du secteur commercial, les intérêts versés pour les crédits contractés, les dividendes aux actionnaires  qui a investi dans l’entreprise, la rente foncière payée aux propriétaires des locaux et  bâtiments loués par l’entrepreneur, à rémunérer les gestionnaires du capital (directeurs, grands patrons) etc…

Voilà qui rend fausses ou inopérantes  un certain nombre d’affirmation  comme :

– le profit comme assurance pour le risque que prend l’entrepreneur. Qu’il prenne des risque ou pas le profit se réalise quand l’entreprise marche et disparait quand l’entreprise pour des raisons diverses  périclite.

– qui explique les rémunérations  astronomiques des grands patrons justifiés par leurs responsabilités dans l’entreprise qui peuvent la forme de – Que la possibilité d’un partage dit équitable entre profits et salaires est une ineptie profonde, quel peut être le « niveau » de ce partage  dans la mesure où le profit est du travail gratuit du travailleur accaparé par le capital. Seule la lutte de classe est l’arbitre de la relation patronat prolétariat et ne peut se stabilise momentanément à un niveau donné que  par la lutte collective politique et syndicale des travailleurs, c’est ce que nous montre la réalité de tous les jours tant au niveau de l’entreprise qu’au niveau national.

Il resterait à développer, par exemple pour le cas VINCI comment la multinationale optimise la production de profit par le partage du travail entre diverses sous entreprises, utilisation de moyens comptables pour soustraire le plus de profit possible à l’impôt, organise le partage du travail avec les sous-traitants et les travailleurs détachés ainsi que la lutte contre l’organisation collective des travailleurs seule garante de leur résistance aux attaques du capital.

La bourgeoisie prépare l’accentuation de son offensive Il faut s’organiser et lui opposer une résistance de classe !

Le quinquennat de François Hollande arrive à son terme. Lui et ses hommes auront été entièrement dévoués au capital, du pacte de responsabilité de 2012 en faveur du patronat jusqu’à la très décriée loi dite « Travail » de 2015. Ce gouvernement restera synonyme de régression sociale pour les travailleurs. Il restera attaché à la guerre, à l’agressivité de la France par la vente d’armes et les interventions militaires répétées. Il symbolisera le recul des libertés pour le peuple par un ordre social intérieur sécuritaire et répressif : état d’urgence permanent, offensive contre les organisations de travailleurs, etc. Ce gouvernement a été du début à la fin au service de la bourgeoisie. Il n’avait pas comme certains ont pu le dire, pour tromper le peuple, une oreille à gauche !

Les raisons de l’offensive de la bourgeoisie

Les contextes économique, politique et international favorisent la mise en place de politiques réactionnaires d’offensive du capital contre les travailleurs.

Premièrement, le capital n’est toujours pas parvenu à surmonter la crise économique et ses effets. Ainsi, les conséquences des surcapacités de production se font ressentir sur l’activité. Les risques d’un nouvel emballement de la crise sont toujours présents. Les menaces pèsent aujourd’hui sur plusieurs pays tels que l’Italie par exemple.

Deuxièmement, la concurrence est ardue entre les monopoles pour obtenir des profits maxima. Ainsi les Etats rivalisent entre eux pour baisser le coût de leur main d’œuvre afin que ces grands monopoles s’installent chez eux : baisse des impôts sur les sociétés, diminution des « charges sociales » ou des salaires …

Troisièmement, les tensions entre grandes puissances impérialistes (France, USA, Russie, Chine…) s’aiguisent aussi pour le contrôle des ressources et des routes stratégiques de marchandises. Le Moyen-Orient et l’Asie Pacifique deviennent des zones de guerre ou de préparation à la guerre qui créent un climat de militarisation dans beaucoup de pays du monde, dont la France.

Enfin, ces contextes économique et géopolitique participent à un renforcement de gouvernements bourgeois autoritaires et militaristes utilisant la démagogie et le chauvinisme pour se hisser au pouvoir ou pour prendre des mesures antipopulaires contre les travailleurs : en France avec l’état d’urgence ou encore les propositions de certains candidats de gouverner par ordonnance ; en Italie avec la tentative avortée de Mateo Renzi d’augmenter les pouvoirs de l’Exécutif ; aux Etats Unis avec notamment l’arrivée de Donald Trump sous le slogan « America First », la présence de nombreux généraux aux postes stratégiques du gouvernement, etc.

La poursuite de l’offensive

du capital en 2017

 

Les élections de 2017 en France approchent dans ce contexte tendu. Tous les candidats du capital s’organisent pour enfoncer le clou et mener l’offensive contre les travailleurs.

La primaire de la droite dans son ensemble ainsi que la victoire de François Fillon montrent clairement les intentions de la bourgeoise d’intensifier les attaques contre les travailleurs. La guerre sociale sera élevée d’un cran puisque F. Fillon entend gouverner par ordonnance dès le mois de juillet s’il est élu Président de la République. Il se présente clairement comme l’ennemi des travailleurs.

Le pôle PS tente quant à lui de se redonner bonne figure en présentant la « gauche » du PS à ses primaires: A. Montebourg ou B. Hamon, … Cependant, les travailleurs ne s’y tromperont pas. Ce parti a, durant 5 ans, participé à précariser nos vies, à faire des cadeaux aux patrons. Rien de bon pour les travailleurs ne peut venir du PS !

Le FN porte quant à lui un projet chauvin et impérialiste, qui veut diviser les travailleurs. Marine Le Pen n’a pas peur d’utiliser la démagogie la plus grossière pour faire croire qu’elle voudrait défendre les travailleurs. Elle doit être dénoncée comme une ennemie des travailleurs. Ce parti s’est attaqué à de multiples reprises aux syndicats qui ont mené le combat contre la loi El Khomri. Dans cette lutte, les travailleurs français et immigrés étaient réunis pour un combat commun. Le FN a pour seul but d’affaiblir les travailleurs au profit de la bourgeoisie nationale et chauvine.

Tous ces candidats, s’ils sont élus, amplifieront la politique anti-ouvrière et antidémocratique menée depuis une décennie. Ils doivent être combattus. Cela nécessite d’entretenir et de consolider les liens et les solidarités de classe établis durant le combat contre la loi « Travail ».

Quant à Jean-Luc Mélenchon et à la gauche de la gauche, ils distillent leurs illusions réformistes en laissant espérer qu’une fois arrivés au pouvoir ils pourront mener une politique favorable aux travailleurs. On sait ce qu’il en est advenu avec Syrisa en Grèce !

Non seulement ils ont été à la remorque des derniers mouvements de la classe, mais ils ont en plus participé à diminuer leur ampleur en donnant de faux espoirs aux travailleurs au début du quinquennat de F. Hollande.

Les travailleurs ont besoin de forces politiques qui osent résister aux mesures capitalistes, qui assument une politique de classe claire ! Nous faisons le constat que ces forces ne sont pas organisées politiquement. C’est pour cela que, partant de l’analyse de la situation politique, le ROCML n’appellera pas à voter pour un candidat lors de cette élection. Cependant, les militants marxistes-léninistes comptent bien profiter de ces élections pour mener campagne en 2017 visant à renforcer la nécessité d’une rupture révolutionnaire avec le capitalisme et à organiser les travailleurs qui luttent véritablement.

 

Quel rôle pour les communistes ?

Faire campagne en 2017 !

 

Le développement de l’esprit de lutte présent depuis la loi El Khomri doit déboucher politiquement. C’est pour cela que les militants du ROCML lancent l’idée d’une campagne communiste pour rompre avec les jeux politiques bourgeois.

À l’occasion de cette campagne, le ROCML propose de porter les leçons de la lutte de classe et de les mettre en avant :

– le combat contre le PS, le social-libéralisme et ses liens avec le capitalisme-impérialiste ;

– le combat contre la répression d’Etat qui sert les intérêts du capital  ;

– Le développement de l’esprit de lutte et de la solidarité de classe (ex : Goodyear, Air France) ;

– Entrainer les militants et syndicalistes combatifs pour les amener vers la lutte politique et la constitution d’un parti politique révolutionnaire.

Partout où ils sont, les communistes doivent mener le travail politique d’éclaircissement sur la nature de l’Etat, le rôle des partis politiques comme le PS, et relier ces explications avec le système capitaliste. En même temps, ils participeront à toutes les initiatives (meetings, manifestations, actions, débats) qui peuvent favoriser la résistance à l’offensive du capital et y porteront les idées d’une rupture radicale avec le système capitaliste.

Face aux attaques du capital, à un système en difficulté, l’unité politique des communistes est plus que jamais nécessaire. Tous les grands problèmes posés par l’actualité conduisent à un ce bilan : la nécessité de renforcer nos organisations politiques et de classe. Pour faire de la politique, il faut une force, un parti politique qui organise le combat. Personne aujourd’hui chez les communistes et organisations qui se réclament du communisme ne peut se targuer d’organiser une telle force. Mais ils peuvent unir leurs efforts pour renforcer la lutte contre le capitalisme. C’est tout le sens de l’initiative que le ROCML lance à l’occasion de ces élections présidentielles. L’élection présidentielle ne se jouera ni au 1er ni au 2nd tour. Elle se jouera au 3ème tour, dans la rue ! Que 2017 soit l’année où une dynamique populaire anticapitaliste se développe au sein du mouvement ouvrier.

ROCML, 1er janvier 2017

Premiers enseignements de la lutte contre la loi Travail

La lutte contre la loi El Khomri a démarré difficilement mais s’est maintenue sur une base régulière, dans la continuité. Au-delà des faiblesses du mouvement, la construction de lieux de débats (comme Nuit Debout), la richesse des débats dans le mouvement, l’existence d’un collectif Stop Etat d’urgence, la construction du comité anti-guerre, tout cela montre que le « mouvement social » cherche une nouvelle issue pour vaincre la politique du capital. Ce contexte social émerge depuis le début de l’année. En février par exemple, la manifestation contre l’état d’urgence avait été plus importante que celle des salariés territoriaux et d’Etat qui se déroulait la même semaine.

  Il est important d’analyser ce dynamisme, cette recherche d’issues nouvelles pour le mouvement face à la politique du capital.

 

LA SITUATION POLITIQUE FACE AU MOUVEMENT

EL-KHOMRI

 

Les médias et les intellectuels de la bourgeoisie évoquent les points faibles du mouvement. Cependant, c’est ce mouvement soit disant « faible » qui divise le camp de la bourgeoisie !

Le PS est très divisé. Même si ce parti est parvenu à un compromis de dernière minute en son sein puisque les frondeurs n’ont pas voté la censure du gouvernement, le renforcement de la lutte des classes actuellement a joué un rôle essentiel dans sa division. Une rupture se crée entre les masses et le PS. A ce titre, le congrès de la CGT a été un miroir du début de rupture avec la « gauche de gouvernement ». La prise de conscience de l’impasse du réformisme progresse.

La droite aussi est en conflit. Elle se ridiculise par ses manœuvres bassement politiciennes. Au départ pour la réforme, elle se retrouve « contre » avec le MEDEF car la loi ne serait pas assez libérale. Bien sûr il s’agit d’une surenchère politicienne face à un gouvernement en difficulté devant le mouvement social.

Comme d’habitude lorsqu’il se produits d’importants mouvements ouvriers, le FN disparait de la scène. On n’en entend plus parler. Et même si les médias nous ont arrosé de la bisbille de papa et de sa fille Marine pour tenter d’éclipser les manifestations du 1er mai, la feinte médiatique n’a pas prise.

Quant au PCF et au PG, politiquement, ils ont été absents et ne se sont contentés que d’un accompagnement du mouvement. Ils trainent derrière le mouvement. Ils n’offrent pas de perspectives politiques à ce mouvement.

 

LE RETOUR DE LA CLASSE OUVRIERE DANS L’HISTOIRE

 

Les intellectuels de la bourgeoisie clamaient depuis les années 90 la disparition définitive de la classe ouvrière. Quel démenti concret leur offre ce mouvement. La lutte de la classe ouvrière, avec ses moyens, ses méthodes de luttes, existe. Certes, cette lutte reste encore spontanée, idéologiquement influencée par les fausses solutions réformistes, cependant les ouvriers se défendent face aux attaques de classe du gouvernement.

            La classe ouvrière, dans cette lutte, montre le dynamisme qui existe dans la société même si elle n’a pas réussi à mobiliser toutes les couches opprimées derrière elle. La force de classe, on l’a vu dans le mouvement est encore et toujours liée à la production. Les blocages économiques des raffineries, des lieux de production et de communication stratégiques, l’attaque des piquets de grèves par la police nationale, « milice du capital », montre que les travailleurs s’en prennent justement à ce qui fait mal à la bourgeoisie : le profit. C’est par ces méthodes que le mouvement peut gagner.

            Toutes les critiques contre les syndicats sont à double tranchant. Ceux qui critiquent les syndicats présentent leur méfiance mais en même temps aimeraient pouvoir utiliser la force de la classe ouvrière car sans elle, le mouvement n’est rien. Mais d’où vient la force de la classe si ce n’est en grande partie par le biais de l’organisation dans les syndicats ?

            C’est la première fois qu’un mouvement de cette ampleur se déroule durant un gouvernement dit de gauche. Ce mouvement a pris une dimension politique car il organise autour de son mot d’ordre de retrait de la loi travail, il organise des convergences avec les jeunes, d’autres couches sociales, la lutte contre l’état d’urgence et la guerre. Ce mouvement commence à briser les illusions réformistes, notamment au sein de la CGT.

 

PROGRES ET FAIBLESSES DE NOS ORGANISATIONS

 

Les communistes ne doivent compter que sur eux-mêmes et la classe ouvrière. La révolution n’est ni un seul acte, ni un coup d’Etat, ni le fait d’une poignée qui va trainer la classe ouvrière derrière elle. C’est ce qu’on entend souvent par ceux qui n’ont pas confiance dans la classe. Ils rajoutent sur les mouvements : « le mouvement de 1995 est spontanéiste », « la lutte de 2010 est un échec et on a perdu à cause de la confédération ». Certes, la direction de tel ou tel syndicat a des responsabilités. Mais, l’erreur principale de 2010 fut d’essayer de sauver l’unité intersyndicale en sacrifiant la revendication principale.

            Dans la lutte contre El-Khomri, dès le début, le mouvement s’est opposé à l’unité à n’importe quel prix. La CGT a été obligée de corriger sa position initiale avec la CFDT car elle était sous le feu des critiques de diverses fédérations et UD. Les syndicats de bases (UD, UL, syndicats d’entreprises) ont joué un rôle important dans ce mouvement. Ils ont interpelé les directions confédérales pour pousser le mouvement en avant. La pression des congressistes de la CGT au 51ème Congrès est aussi significative.

            Tous ces éléments montrent que la lutte va se développer. La classe ouvrière est désorganisée face à la nouvelle réorganisation du capitalisme depuis 30-40 ans. Certaines formes et modes d’organisation ne sont plus adaptés. Un exemple : Au moment où on a plus que jamais besoin des UL et des UD au sein de la CGT, le congrès créé le statut d’adhérent national ce qui a pour conséquence d’affaiblir ces institutions importantes que sont les UL et UD. Aussi, on ne cherche pas à créer les liens, à créer d’autres formes pour organiser tous les travailleurs sur un même site, chantier, usine ; qu’ils soient intérimaires, sous-traitants, cotraitants, salariés détachés, etc.

 

CRITIQUES DE CERTAINES CONCEPTIONS DU MOUVEMENT

 

Beaucoup mettent en avant l’idée de « grève générale » dans le mouvement. Cette conception est souvent portée par les couches petites bourgeoises qui n’ont pas confiance dans la capacité de la classe ouvrière d’organiser la lutte. D’ailleurs, la plupart ne savent pas ce qu’est une grève. Ils ne veulent pas d’organisation mais pourtant voudraient gagner la lutte d’un seul coup. C’est contradictoire. Comment peut-on gagner contre l’organisation capitaliste (politique, économique, médiatique…) sans développer des organisations de lutte ? Au nom du rejet de la politique politicienne, certains courants propagent la dépolitisation. Ils empêchent la revendication principale de la classe ouvrière et ses mots d’ordres mobilisateurs de se propager. Avec ces conceptions, tout est fait pour que la classe ouvrière reste désarmée. Sans construire une organisation qui corresponde aux nécessités de la lutte, il sera impossible de vaincre le capital.

Toutes ces attitudes, ces problèmes sont connus des marxistes léninistes. Ces couches petites bourgeoises, contestataires du capitalisme disent faire la révolution. Elles en raccourcissent le chemin. Dans la révolution, il y a un rôle important pour la volonté mais la révolution n’a rien à voir avec du volontarisme. C’est une grande maladie qui pèse sur le mouvement mais le danger principal reste aussi le réformisme. Pour cette raison, les communistes ne vont pas perdre leur temps avec la critique pour la critique du réformisme. Le devoir essentiel des communistes est de construire l’organisation communiste et comme disait Marx, aider la classe ouvrière à s’organiser. Si les communistes critiquent ces courants, c’est pour nettoyer le chemin de la construction du parti, c’est-à-dire lever les illusions réformistes chez les éléments avancés de la classe ouvrière.

Aujourd’hui, la classe ouvrière balance entre l’envie de lutter et le manque de confiance en elle à cause de sa faiblesse et certains échecs qu’elle a pu avoir dans le passé. C’est logique, la classe ouvrière n’aime pas l’aventurisme. Même si les organisations sont faibles aujourd’hui, n’oublions pas qu’il y a tout de même eu plus d’un siècle de continuité et d’expériences de la classe ouvrière, notamment avec la CGT. Attaquer ce syndicat, comme l’ont fait des autonomes dans le mouvement actuel, c’est affaiblir la classe, devenir des ennemis des travailleurs.

Le rôle des communistes est donc de chercher le dynamisme pour avancer, pour gagner la lutte. Ce dynamisme est dans la lutte, présent tous les jours. Aucune guerre, aucune lutte n’a été gagnée avec une seule bataille. Quand la lutte se prolonge dans la durée, c’est une torture permanente pour les petits bourgeois.

Le mouvement actuel montre aux communistes que pousser à la lutte par la violence, chercher des formes de luttes folkloriques est inefficace. Il existe mille moyens de mener la lutte de classe : dans la classe ouvrière, les jeunes, les chômeurs, les retraités, les immigrés, etc. Si on n’arrive pas à trouver les formes de luttes adaptées, c’est qu’on ne connait pas assez la société capitaliste.

            Un dernier point. Quand le mouvement ouvrier prend de l’ampleur, certains communistes se réveillent et disent qu’il faut l’unité des communistes. Oui mais malheureusement, ce n’est pas comme cela que ça marche. L’unité communiste ne sera pas une fusion dans la spontanéité ni une simple affaire pratique. L’unité des communistes est avant tout un travail permanent théorique, politique et surtout idéologique. Les communistes doivent faciliter la lutte de classe de la classe ouvrière et des couches opprimés en distinguant la ligne prolétarienne juste des illusions réformistes. Les marxistes léninistes du ROCML ne sont pas contre l’unité des communistes. Ils s’uniront avec les communistes qui participent à développer la lutte de classe et la révolution pour renverser la dictature de la bourgeoisie.

Editorial VDC Juin: Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

Retrouver le journal complet ICI

Il y a des moments où l’histoire s’accélère sous les coups de boutoir d’une lutte de classe qui se développe à cause de l’aggravation des contractions internes du système de production que le capital n’est plus à même de maîtriser.

           L’ancien équilibre capitaliste impérialiste mondial est remis en cause, l’hégémonie des anciennes nations impérialistes, US en tête est contesté par de nouvelles puissances dites « émergentes » (Chine, Brésil, Inde).

La concurrence sur le marché des capitaux et du travail s’aggrave, les bourgeoisies de la vieille Europe n’ont pas d’autres choix(1) que de faire peser sur le prolétariat et tous les travailleurs le poids de cette concurrence. Et elles le font sur le « coût du travail » c’est-à-dire le coût de reproduction de la force de travail, en dégradant la protection sociale, les salaires directs et indirects, les retraites, en augmentant le prix à payer pour l’éducation des jeunes, futurs travailleurs. Ce processus est déjà largement avancé dans les pays comme l’Angleterre ou l’Allemagne cité en exemple par nos « experts » bourgeois en économie, avec leurs boulots « flexibles », les salaires à 4 euros de l’heure et 10 heures de travail par jour. Cette offensive est menée quel que soit le personnel politique à la direction des affaires de l’État : droite bourgeoisie, social-démocratie, ou la cogestion des deux comme en Allemagne et même gauche de la gauche ou radicale comme récemment en Grèce. Tout parti politique qui ne porte pas clairement la perspective de la destruction du capitalisme et son remplacement par un mode de production supérieur que nous appelons socialisme est toujours amené à prendre de telles mesures. La France a pris un certain retard sur cette voie et c’est au PS et au gouvernement Hollande de se charger du sale boulot.

En 2013 la voix des communistes titrait « la droite en rêvait, la gauche le fait », depuis les attaques contre les travailleurs se sont succédées (ANI, loi Macron.). Le mouvement social, qui continue, au moment où nous écrivons ces lignes, en est la conséquence inévitable. Et il ne sera pas le dernier. Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons d’un tel mouvement. Mais plus que les précédents il aura porté au grand jour les intérêts de classe antagonistes de la société. D’un côté le prolétariat et tous les travailleurs de l’autre la bourgeoisie capitaliste et toutes ses forces politiques, médiatiques et répressives. Pour la première fois cette révolte des travailleurs se produit sous un pouvoir de « gauche » il a mis à mal les illusions sur la gauche réformiste censée défendre les intérêts des travailleurs. Le PS apparaît plus clairement que jamais comme un Parti de gouvernement capable de satisfaire les besoins du capital. L’accueil qui a été réservé à sa délégation au dernier congrès de la CGT démontre une certaine prise de conscience de ce fait. Mais dans ce mouvement aussi les partis de l’ex front de gauche sont particulièrement inactifs politiquement et pratiquement.

Ce mouvement démontre aussi que le dialogue social, la concertation entre « partenaires sociaux » sont des mensonges dans une société où une minorité détient les moyens de productions et d’échanges, politiques et financiers et où la majorité ne dispose que de sa force de travail pour vivre et survivre .

Dès à présent et cela ne peut que s’amplifier à l’avenir, on remarque une certaine radicalisation de syndicalistes et militants politiques et des jeunes. L’opportunité est donnée aux communistes de faire progresser cette radicalisation vers une prise de conscience de l’échec de la voie réformiste et de la nécessité d’abattre le capitalisme afin de mettre fin à l’exploitation de plus en plus brutale de leur force de travail. Dans cet affrontement classe contre classe le prolétariat n’a jamais été aussi fort que quand il disposait d’un parti politique indépendant de la bourgeoisie concentrant et décuplant ses forces, capable d’unifier la lutte des travailleurs des différents pays et entraînant le prolétariat vers l’objectif de renversement du pouvoir de la bourgeoisie.

(1) Ce sont les lois du mode de production capitaliste qui s’imposent aux agents du capital.           .

La VDC de Juin en vente: Une et sommaire

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Sommaire:

– Editorial:  Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

– Les premiers enseignements de la lutte contre la loi travail

– Le congrès de la CGT: un congrès plein d’espoirs pour l’avenir

– Les 32 heures: une revendication à lier à la lutte anticapitaliste

– Le congrès du PCF: Quelles perspectives pour ce parti? Quelles tâches pour les communistes?

– Les illusions sur la nature de l’Etat

– La réforme électorale de la bourgeoisie

 

Ce numéro est disponible auprès de nos militants, à la librairie du Point du Jour à Paris. Commandez la à rocml@laposte.net ou lisez là sur Internet ICI

Réunion publique à Paris

APPEL

Trois mois de contestation, de grèves, de manifestations et de débats de société contre la Loi El Khomri. La classe ouvrière montre sa détermination. Le mouvement d’opposition large ne faiblit pas malgré la dure répression. Cette opposition arrive dans une phase décisive. Qu›est-ce qui va changer pour les travailleurs immigrés avec cette loi ?
L’ACTIT, ROC-ML (Paris) et d’autres marxistes-léninistes invitent à une

réunion – débat :
Le mouvement sociale contre la loi
El Khomri – son importance, les conditions de sa victoire, ses perspectives.
Samedi 11 juin à 16 h
dans les locaux de l’ACTIT
54, rue d’Hauteville. 75010 Paris (1er étage)

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Les événements du Donbass

Nous publions pour information un appel du journal de camarades marxistes léninistes russes: Proletarskaya gazeta.

APPEL aux progressistes du monde entier

Les événements dans le Donbass

 

Le Comité de rédaction du journal  prolétarien « Proletarskaya gazeta » appelle le public progressiste du monde entier, en particulier le prolétariat et les forces marxistes-léninistes, à porter appui aux masses opprimées du Donbass, qui se sont organisées en une milice populaire armée sur le territoire des républiques populaires proclamées, République Populaire de Donetsk et République Populaire de Luhansk, dans la lutte contre l’agression militaire directe de l’armée ukrainienne et des gangs nationalistes ukrainiens du régime fantoche de Kiev , représentant les intérêts de l’impérialisme des U.S.A et de l’Europe occidentale, et en même temps exposer l’essence de classe réactionnaire égoïste des impérialistes russes et de leurs marionnettes parmi les forces bourgeoises du Donbass, ainsi que des « volontaires » venant des nationalistes russes.

 

Le Comité de rédaction du journal  « Proletarskaya gazeta » invite le public progressiste partout au monde, en particulier le prolétariat et les forces marxistes-léninistes à utiliser toutes les mesures possibles de pression publique sur l’Organisation des Nations Unies et les gouvernements de leurs pays respectifs afin de :

 

1. prendre des mesures décisives d’action pour mettre fin aux hostilités dans le Donbass et pour le retrait de l’armée ukrainienne au-delà des frontières administratives des régions de Donetsk et de Lougansk. Les conditions convenues des accords d’armistice dans la région de Minsk sont seulement des mesures temporaires et instables pour mettre fin à l’effusion de sang dans le territoire du Donbass. L’étape suivante pour assurer la transition entre la trêve et la paix, devrait être le retrait de l’armée ukrainienne et l’expulsion des diverses bandes armées « volontaires » hors des régions de Donetsk et de Lougansk.

 

2. contraindre les instigateurs de la guerre dévastatrice dans le Donbass – les impérialistes des U.S.A et de l’Europe occidentale, les impérialistes russes et leurs marionnettes – le gouvernement ukrainien et la bourgeoisie du Donbass – à restaurer inconditionnellement et entièrement les installations industrielles et agricoles, les logements et les structures communales du Donbass anéanties par la guerre, à réparer les dégâts causés par la guerre et indemniser les familles des citoyens du Donbass tués ou blessés, et leurs semblables.

Le Comité de rédaction du journal  « Proletarskaya gazeta »  recommande que la population du Donbass ré-élise les autorités sous le contrôle de la Milice Populaire sans aucune ingérence extérieure. Nous recommandons, dans ces élections, de priver du droit de voter et d’être élu tous les « volontaires » et ces habitants qui, au moment des élections, sont hors du territoire du Donbass et ne vivent pas là en permanence. Nous recommandons  la conduite des élections selon le principe de la proportion sociale et de classe, c’est-à-dire que les organes du pouvoir doivent inclure la milice ouvrière, l’intelligentsia, la petite bourgeoisie, les fonctionnaires et autres segments de la population au prorata de leur présence quantitative comme ce qui constituerait une véritable démocratisation du pouvoir dans le Donbass.

« La milice est constituée de formations militaires, créées pendant la guerre, de la population civile qui n’est pas dans le service militaire… » – БСЭ,  3e éd. 1974, Vol. 18, p. 430.

Le Comité de rédaction du journal  « Proletarskaya gazeta »  recommande de ne pas dissoudre ni désarmer la milice populaire jusqu’à ce qu’une résolution complète et démocratique du statut de la République Populaire de Donetsk et de la République Populaire de Louhansk soit établie et de former la milice populaire et les autres forces de sécurité sur la base d’une milice populaire armée, ainsi que des troupes pleinement armées pour la protection des frontières des républiques de ces Républiques Populaires.
La décision des affaires administratives et publiques est une affaire intérieure de la population et du gouvernement nouvellement élu du Donbass.

 

Comité de rédaction de  « Proletarian Gazetta »,

Courriel : < proletarskaya.gazeta.leningrad@gmail.com 

VAINCRE LE GOUVERNEMENT PS, UNE NECESSITE DE CLASSE

Le tract en PDF ICI

Le mouvement El Khomri est dans une phase importante : la construction de la grève reconductible et l’amplification de la lutte. Pour retirer la « loi travail », tout le monde a conscience que la solution ne peut venir que de nous, de notre mouvement et de notre capacité à imposer un rapport de force radical, de classe, à ce gouvernement du patronat.

 

CONSTRUIRE UN RAPPORT DE FORCE DE CLASSE

 

TRAVAILLEURS,

 

  • Nous devons continuer de mobiliser à la base, convaincre que cette loi est un retour au XIXème siècle. Pour cela, nous devons lier les revendications d’entreprise et locales à celles contre la loi Khonnerie.
  • Nous sommes la force qui peut faire céder le gouvernement. Pour cela, nous devons construire la grève reconductible, toucher le capital et l’Etat à son service en plein cœur en bloquant économiquement le pays.
  • Nous devons aussi protéger les jeunes qui font face, comme nous, à la répression dans les manifestations. Montrons leur que les syndicats sont avec eux car le gouvernement essaye de nous diviser !

 

ETUDIANTS, LYCEENS,

  • Nous avons été touchés par la répression. Nous avons pris conscience que la police est au service de l’Etat qui défend les intérêts de la bourgeoisie. Notre force de mobilisation et notre radicalité ne peut être que dans la liaison avec les travailleurs qui organisent la reconduction de la grève et le blocage économique.
  • Certains n’ont que le mot « grève générale » à la bouche et s’en prennent aux syndicats Même si les syndicats ne sont pas révolutionnaires, ce sont les seules organisations de masse à mettre massivement les travailleurs dans l’action. La CGT a toujours affirmé le rejet de la loi Khomri, que la violence venait de la police. La reconduction de la grève ne peut que se construire grâce aux syndicats. La division « jeunes » « syndicat » est une arme du gouvernement.
  • Nous ne serons forts que si nous restons unis avec les travailleurs. Pour cela, organisons des caisses de grève en faveurs des secteurs et des boites qui se mobilisent puissamment et dans la durée. Faisons des collectes d’argent sur nos lieux d’études, de travail, dans les quartiers. Allons sur les actions de blocages, aidons les travailleurs à bloquer l’économie, apportons y notre solidarité, invitons les dans les facs et à Nuit Debout.

 

LUTTONS, ORGANISONS NOUS ET BLOQUONS LE PAYS JUSQU’AU RETRAIT

LA SOLUTION POLITIQUE 

N’EST PAS EN 2017

 

Les « pseudo frondeurs » ont montré leur vrai visage lors du vote de la censure au gouvernement. Ils ne sont pas crédibles. Les réformistes, c’est-à-dire les anciennes organisations composant le Front de Gauche, estiment que seule « une majorité législative » peut modifier la donne. Leurs organisations sont tournées vers les élections, non vers la lutte. Ils prétendent possible une autre politique dans le cadre de ce système !

 

Le problème c’est le capitalisme : il faut l’abattre ! Nous devons construire un Parti qui défende les intérêts politiques des travailleurs de manière permanente, qui liera les luttes pour les revendications immédiates à la perspective révolutionnaire du renversement du capitalisme !

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