Le gouvernement, par la suppression du BAC comme diplôme national et l’introduction de la sélection à l’entrée de l’université, a clairement montré sa volonté de casser les services publics de l’éducation. Il veut en effet rendre plus difficile la possibilité aux lycéens, surtout ceux issus des classes populaires, d’accéder aux études supérieures et de pouvoir se former correctement.

 

L’accès au supérieur devient un parcours du combattant. Désormais les universités pourront refuser les bacheliers qui n’auraient pas les « prérequis » nécessaires pour accéder à telle ou telle formation. Le conseil de classe de Terminale pourra aussi se prononcer contre votre orientation et décider de votre sort ! De nombreux bacheliers risquent de se retrouver sans affectation et de n’avoir comme autres alternatives qu’un service civique (souvent un contrat précaire où on vous exploite pour un salaire de 500 par mois), le chômage ou une année sabbatique (chouette en apparence) mais totalement à vos frais. Désolé on est dans un système capitaliste.

 

Quant à la suppression des filières S/L/ES et son remplacement par un « BAC à la carte » il n’offrira aucune solution aux problèmes des inégalités scolaires et sociales. Au contraire il accroitra la compétition entre établissements. On aura d’un côté des établissements « poubelles » qui ne proposeront que des matières généralistes sans hausse des moyens humains (toujours moins d’enseignants et d’heures de cours) et de l’autre des lycées de l’élite qui offriront à un public trié sur le volet les matières et options « nobles » (latin, grec, art, musique…).

 

Face à de telles attaques il faut se mobiliser et lutter avec les étudiants et les personnels de l’éducation contre ces mesures rétrogrades.

 

Nous revendiquons :

 

· Une université réellement populaire qui permette à chacun de trouver sa voie et qui ne sélectionne pas en fonction de l’origine sociale.

 

· La gratuité totale et réelle de tout le cycle secondaire et supérieur car personne ne devrait s’endetter pour accéder à la culture ou se former.

 

· De revaloriser les formations technologiques et professionnelles car elles ne sont ni des poubelles, ni dégradantes.

 

· La hausse des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins.

 

Pour construire ce rapport de force face à ce gouvernement à la solde des patrons et construire la révolution socialiste : Rejoins la JCML pour lutter, débattre et de former politiquement.

 tract pau