Les Toray à Abidos (64) UN POUR TOUS ET TOUS POUR UN !

Extrait du journal la VDC, septembre 2017 à retrouver en intégralité ICI

Sur le complexe industriel chimique de Lacq (64) est implantée l’usine Toray (multinationale japonaise), usine de fabrication de fibres de carbone. Cette entreprise fonctionnant en 3×8 emploie 440 salariés et la CGT s’y est bien développée depuis maintenant quelques années.

A la mi-juin, un jeune ouvrier de l’entreprise a une légère altercation avec sa supérieure, pour le refus d’un « bonjour » et le non port de son casque alors qu’il se trouvait face à son ordinateur. Il est convoqué la semaine suivante à un entretien préalable au licenciement.

Le verdict tombe le lundi 10 juillet à 19h : le délégué syndical CGT reçoit l’information que la direction a notifié au jeune son licenciement. Le soir même, l’équipe de nuit se rassemble avant que chacun ne prenne son poste et décide collectivement de faire grève pour la réintégration immédiate du camarade.

Les grévistes accueillent alors les ouvriers de matin et les premiers ouvriers de jour afin d’expliquer la situation. De façon et à l’unanimité l’ensemble des ouvriers décident la poursuite de la grève. Lors de la rencontre entre les ouvriers de nuit et de matin, un agent de maitrise prendra la parole pour expliquer que tout en pouvant actuellement espérer une promotion, il serait quand même gréviste car il ne s’agissait pas d’une augmentation de quelques euros de nos salaires, mais de la solidarité avec l’un des nôtres. Son intervention entrainera les agents de maitrise dans le mouvement, fait quasiment inédit dans cette usine. La grève s’amplifie progressivement, entrainant chaque jour de nouveaux arrêts des lignes de production. Des assemblées générales, organisées par les militants CGT qui restent parfois 24h d’affilée dans l’usine en grève, se produisent chaque jour. La grève s’étend à tous les ateliers, fait aussi inédit dans cette entreprise.

Lors de ces assemblées, de véritables débats ont lieu entre les ouvriers, qui dépassent largement le cadre du licenciement de notre camarade, sur les conditions de travail, les rémunérations, l’ambiance, etc. La direction tente dès le premier jour, par ses interventions, de justifier le licenciement devant les ouvriers rassemblés. L’effet sera l’inverse de celui escompté, cela fera monter d’un cran la colère chez les travailleurs.

La grève continue, la grève s’étend à la deuxième usine Toray du complexe de Lacq et la quasi-totalité de la production est à l’arrêt. Les médias locaux et nationaux diffusent des articles sur cette grève. Divers militants CGT des usines voisines visitent les piquets de grève, le syndicat CGT reçoit des messages de soutien d’organisations politiques mais aussi d’autres syndicats CGT en France.

La direction menace, intimide la CGT qui comprend lors d’une convocation à un CE extraordinaire qu’elle ne réintègrera pas notre camarade. Elle trouve insupportable que le syndicat, les grévistes ou même les salariés puissent se mêler de leur décision disciplinaire, après tout, comme ils le disent, ce sont eux les « patrons » ! Ce serait pour eux perdre la face devant nous !

La CGT n’a pas cédé et la direction est dos au mur. Après une semaine de grève un accord de fin de conflit est trouvé, la direction cède des avantages non négligeables au jeune licencié.

Malgré le fait que notre camarade n’est pas été réintégré, c’est une victoire pour les ouvriers. Premièrement, la solidarité spontanée qui s’est opérée entre tous les ouvriers forge une unité de lutte pour l’avenir, le « un pour tous, tous pour un » a largement marqué les esprits. Deuxièmement, les ouvriers ont politiquement remis en cause leur direction sur une injustice, ce qui constitue un pas vers un niveau supérieur de la conscience de classe au sujet du caractère exploiteur de leur direction. Dernièrement, la parole libérée durant les piquets de grève, lors des assemblées générales, une élévation du débat syndical.

Cette grève n’a été possible que grâce à deux facteurs principaux : Une organisation syndicale qui s’est structurée au fil des ans sur des bases politiques classe contre classe, qui à déployé une énergie furieuse dans cette grève (des militants Cgt qui se déplaçaient partout et inlassablement pour discourir aux travailleurs et organiser des rassemblements); et une spontanéité exemplaire des ouvriers grévistes face à une injustice. Fait important, aucun des 200 grévistes n’avait un quelconque intérêt pécuniaire dans cette grève, ils l’ont fait en solidarité avec l’un des leurs.

 

Cette grève casse l’individualisme, casse les divisions entre les travailleurs, elle forge l’unité !

 

Multiplions les ripostes et les offensives de ce type contre la bourgeoisie !

 

Chaque ouvrier solidaire de sa classe, la classe ouvrière solidaire de chacun de ses membres !

le-mouvement-de-greve-a-ete-arrete-chez-toray-ce-lundi-apres-midi

UNE MOBILISATION QUI DOIT S’AMPLIFIER JUSQU’AU RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES

AFFICHE ordonnances

 

Des premières mobilisations importantes

 

La première mobilisation contre la loi travail est un succès : plus de 200 manifestations dans tout le pays, plus de 4000 appels à la grève et entre 400 000 à 500 000 participants. Cette manifestation a été importante notamment en province où la mobilisation a été importante à l’appel de la CGT-FSU-SOLIDAIRES. De nombreux militants de base de FO, de la CFDT, des milliers de non-syndiqués étaient présents dans les cortèges pour s’opposer à ces lois travail puisque c’est l’ensemble des travailleurs qui est attaqué.

Pourtant, le gouvernement a bien essayé de casser dans l’œuf toute opposition des travailleurs à sa politique. Il peut compter sur le soutien des directions syndicales de la CFDT et de FO ouvertement partisanes des pseudos concertations sociales. Mais plus de la moitié des unions départementales de FO ont pris part aux actions du 12 septembre. Des syndicats de base de la CFDT étaient aussi présents.

Ensuite le pouvoir a tenté par son appareil de communication de culpabiliser la contestation et de diviser le mouvement. « L’opération Saint Martin » de Macron en est l’exemple. Il s’agissait d’opposer les manifestants qui se battent contre cette loi travail aux habitants sinistrés des iles en faisant passer les premiers pour des « fainéants ».

Après l’image, le bâton a été utilisé pour intimider les travailleurs. Les provocations répressives se sont multipliées avec l’utilisation de barrages filtrants à l’entrée du cortège parisien. Manifester à Paris nécessitait de s’armer de courage et d’une profonde volonté. À Lyon, la police a empêché pendant deux heures un cortège de jeunes de faire la jonction avec celui des travailleurs. La fermeté des syndicalistes de la CGT contre cette provocation gouvernementale a permis de réaliser la jonction des deux cortèges.

La deuxième mobilisation a été plus faible au niveau du nombre, mais la détermination et l’envie de combattre grandit. Le mécontentement populaire est très fort. Si demain, le mouvement prend de l’ampleur, les provocations policières du gouvernement vont se multiplier. Les travailleurs doivent se préparer à cette éventualité.

Pour construire le rapport de force, s’organiser sur les lieux de production et les entreprises.

Seul un rapport de force puissant  porté par une conscience politique anticapitaliste peut faire reculer ce gouvernement. D’ores et déjà, FO et la CGT Transports appellent à une grève reconductible à partir du 25 septembre. Le 28 ce sont les retraités qui appellent à manifester puis le 10 octobre ce sont les fonctionnaires qui appellent toutes les fédérations à les rejoindre.

Dans cette mobilisation, la CGT a un rôle essentiel dans l’organisation de la lutte. La CGT n’est pas isolée contrairement à ceux que veulent faire croire les grands médias. C’est elle qui porte les revendications justes qui sont celles d’une majorité de travailleurs. Dans ces manifestations les travailleurs se sont unis sur le mot d’ordre : « ne rien lâcher face aux mesures antisociales ». Pour avoir refusé de participer à ces mobilisations Mailly, secrétaire général a été désavoué par sa base. Voilà comment finissent les bureaucrates de la compromission avec le patronat. Ils sont lâchés par les travailleurs confrontés à des attaques frontales de l’état bourgeois.

Chaque travailleur, syndicaliste, conscient de la nécessité d’organiser un rapport de force favorable aux travailleurs face au gouvernement, a pour tâche de mobiliser ses collègues à la base, entreprise par entreprise. Ce n’est pas en regroupant les syndicalistes de lutte hors des structures syndicales, hors des entreprises que ce rapport de force pourra se construire, même si ces regroupements paraissent plus radicaux que les structures syndicales. C’est une erreur de se couper du corps militant des syndicats situés dans les entreprises. C’est cette erreur que commet le « front social » et qui de plus ne règle pas le problème de la division syndicale. La CGT, est la seule organisation par rapport aux autres confédérations, où l’on trouve les militants et courants les plus combattifs, les plus avancés pour défendre des travailleurs même si la confédération CGT reste sur des positions réformistes qui limitent ses objectifs et sa volonté de lutter, ce dont nombre de syndicalistes prennent conscience. Seule la lutte de classe peut conduire à un succès et dépend du niveau de conscience et d’organisation. Aujourd’hui la classe ouvrière doit relever le défi et mener la lutte politique contre le gouvernement Macron en sachant que demain la classe ouvrière sans son parti communiste ml, ne pourra ni défendre ni préserver durablement les victoires qu’elle peut obtenir.

La grève généralisée ou le blocage de l’économie la construction d’un rapport de force contre le gouvernement ne se décrète pas par slogan. Elle se construit à la base, dans les entreprises, dans les quartiers. Comment bloquer l’économie, arrêter la production si la majorité des salariés des lieux de production ne s’engagent pas dans la lutte et la grève ? C’est dans les entreprises, dans les universités, dans les lycées que doivent se tenir les assemblées générales. C’est là qu’il faut convaincre la base des salariés, la masse des étudiants et des lycées que cette loi travail est contraire à leurs intérêts. Si on ne perd pas 7 jours de grève, c’est 7 années qu’on perdra sous le poids de ces contreréformes. Cette mobilisation résultera aussi du travail antérieur de lutte quotidienne pour la défense des travailleurs et des jeunes. Il est important de lier les revendications locales aux revendications nationales. Obtenir localement satisfaction tout en luttant à une autre échelle peut donner confiance et détermination aux salariés.

Toute lutte doit être préparée pour mobiliser les travailleurs : dans des assemblées générales sur nos lieux de travail, en utilisant les heures d’informations syndicales, des diffusions de tracts sur les marchés et sur les lieux de travail etc. Il est nécessaire de développer des syndicats dans chaque entreprise, des UL défendant les intérêts de classe des travailleurs. Dans les lycées, et les universités, il importe d’organiser des AG et de se préparer à rejoindre les travailleurs en lutte.

Renforcer l’unité de la lutte et la solidarité pour développer la conscience de classe

Ces attaques et cette lutte montrent l’opposition réelle entre les classes, l’antagonisme qu’il existe entre le travail et le capital. Pendant des décennies, les idées sur la conciliation des classes, sur l’harmonie des intérêts généraux ont pu faire illusion. Désormais, ces conceptions sont battues en brèche. Les ordonnances dévoilent au grand jour, aux yeux de tous que pour faire fructifier son capital avec profit, la bourgeoisie n’a plus d’autre solution que de précariser les travailleurs, détruire leurs conditions de vie, baisser leurs salaires, augmenter leur temps de travail. La lutte des classes n’a pas disparu, la bourgeoisie la mène aujourd’hui au grand jour. Les travailleurs ne peuvent qu’y répondre en renforçant l’unité de leur classe dans cette lutte.

On voit justement partout dans les cortèges, les secteurs, les syndicats des entreprises en lutte, les militants qui combattent fermement leurs licenciements comme c’est le cas des GM & S. Cela donne une force importante au mouvement. En dénonçant leurs patrons locaux, les travailleurs condamnent aussi le patronat (le MEDEF) et le gouvernement qui veulent donner de nouvelles armes aux exploiteurs. Ce n’est que sur cette base que les consciences pourront progresser pour affronter l’offensive des patrons et de l’État.

Toute la classe ouvrière et les couches populaires sont victimes de ces contreréformes : des jeunes lycéens et étudiants des milieux populaires qui peuvent craindre une vie de salariés précarisés jusqu’à leurs 30 ans, aux retraités qui voient leurs pensions diminuer.

C’est dans une lutte commune que se construit l’union de tous les travailleurs. Il est important pour cela de tisser des liens entre les différents secteurs en lutte de la classe (luttes contre les licenciements, les revendications des chômeurs, des travailleurs sans-papiers, lu lutte des femmes, Aussi, des solidarités devront se nouer entre les lycéens étudiants et les travailleurs. La multiplication des échanges sur les piquets de grève ou les AG étudiantes permettra de développer l’esprit de solidarité et de lutte face à ce gouvernement capitaliste.

 

 

La lutte contre les ordonnances est politique !

Le capitalisme est en cause !

 

Là où le travail d’organisation à la base est accompli, la grève est massive, la détermination importante. Pour développer le rapport de force face au capital, il faut avoir conscience que ce gouvernement agit pour le compte des capitalistes. Il ne pourra reculer que devant une pression importante. En 36, pour obtenir les congés payés, les travailleurs avaient occupé leurs usines durant plus d’un mois.

Comme beaucoup de militants syndicaux s’en aperçoivent, arrêter l’offensive de la bourgeoisie ne peut se limiter au plan syndical. Plus que jamais le camp des travailleurs a besoin de mener un combat politique. Mélenchon et la France Insoumise comptent incarner ce combat. Effectivement la lutte contre les ordonnances doit prendre le caractère d’une lutte politique contre Macron et son gouvernement. Cependant, au bout de la rue, ce n’est pas avec les élections que les travailleurs pourront briser l’offensive du capital. L’expérience grecque autour de SYRIZA est l’illustration de l’échec d’une telle politique réformiste qui finit par s’acoquiner avec les forces réactionnaires. IRISAS n’a fait que poursuivre la politique d’austérité au service du capital grec et européen et de l’impérialisme (manœuvres militaires entre l’armée grecque et l’armée israélienne). Pourquoi les Insoumis ne veulent-ils pas tirer les leçons de ces échecs ? Ne serait-ce pas remettre en cause toute leur politique réformiste ?

Il faut empêcher ces contre-réformes de passer. Prendre conscience qu’il faut se battre pour éliminer le capitalisme qui entraine ces contre-réformes. Sans une politique centrée sur ses propres intérêts immédiats et stratégiques et organisé dans leur parti politique les travailleurs ne pourront pas être une force puissante capable de freiner l’offensive du capital et de battre le camp de la bourgeoisie. Les travailleurs ont un monde à gagner. Ils n’ont rien à perdre que leur chaine.

 

 

AMPLIFIONS LA MOBILISATION

 

COMBATTONS LES LOIS ANTI-OUVRIERES !

ET LUTTONS CONTRE LE CAPITALISME !

 

 

ROCML 23 septembre 2017

 

 

 

 

Un million contre des licenciements ? Sous le capitalisme, l’appauvrissement de la majorité fait la richesse de quelques-uns !

Le cas de Muriel Pénicaud, la ministre du travail de Macron, est tellement représentatif de ce gouvernement. Cette commis du grand capital, ancienne DGRH de Danone, a touché plus d’un million d’euros de plus-value sur des stock-options qu’elle a reçu après avoir annoncé un plan de licenciement. 900 personnes ont été licenciées et la ministre non pas du travail mais du patronat a profité d’être à la tête de l’entreprise Danone pour s’enrichir personnellement. Le malheur de la majorité fait comme toujours le bonheur de quelques-uns, dans une société où la majorité travaille pour que s’enrichisse une minorité de capitalistes.

Voilà donc au travers de Muriel Pénicaud le visage du capitalisme et de l’Etat qui le sert. Les dirigeants de ce gouvernement ne servent que les intérêts des monopoles et du patronat. Les ordonnances mises en place par cette ministre vont dans ce seul sens : détruire les droits et acquis des travailleurs pour augmenter encore les profits des grandes entreprises et enrichir des commis comme Pénicaud, Macron… Pour mettre en place les ordonnances, elle touchera sûrement une « prime » bien plus importante de la part de la bourgeoisie française, pour services rendus à la « nation »,  Oups ! Au capitalisme faudrait-il dire !

Contrairement à la propagande faite sur cette ministre, Muriel Pénicaud n’a rien à voir avec le monde du travail. Rien de bon ne peut venir de ce gouvernement et c’est pour cela qu’il faut engager la lutte. Refusons la négociation et le pseudo « dialogue social ». S’organiser dans nos entreprises, au travers des syndicats et se mobiliser contre les mesures anti-ouvrières qui se préparent reste la seule solution. Cette corruption, que les lois n’interdisent pas malgré une prétendue « moralisation de la politique », existera tant que le pouvoir capitaliste sera maintenu en France : regardez Bayrou, Macron lui-même, etc. C’est ce système qui corrompt notamment les hommes politiques pour qu’ils répondent à leurs intérêts particuliers. Il faut donc aussi s’organiser pour instaurer un système politique répondant aux besoins des travailleurs, le socialisme, seule possibilité de créer un gouvernement des travailleurs, représentant leurs intérêts !

pénicaud

« On a un code du travail, qui, en gros, n’est fait que pour embêter 95% des entreprises et sanctionner les 5% qui ne se conduisent pas dans les règles. »

 

Muriel Penicaud

Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

Solidarité avec les travailleurs de l’usine de TORAY à Lacq-Abidos

Depuis le 11 juillet les ouvriers de l’usine de TORAY CFE, sur le complexe de Lacq (64), sont en grève pour obtenir la réintégration d’un de leur camarade licencié pour « insubordination »[1]. L’usine est quasiment à l’arrêt. La direction préfère perdre des millions d’euros par la paralysie de la production que de céder à la revendication des travailleurs. Voilà qui est révélateur du véritable visage du patronat qui ne tolère pas, au-delà de toute autre considération, que l’on puisse contester son autorité et son pouvoir dans « son » usine. Le travailleur doit rester son esclave salarié !

Mais voilà que contre toute attente de sa part, habitué à mettre les travailleurs en condition de concurrence les uns par rapport aux autres, il voit s’exprimer la solidarité de cette classe de prolétaires qu’il méprise et exploite et sans le travail de laquelle il n’est rien et ne pourrait vivre un seul instant.

Cette lutte vient grossir toutes les luttes et grèves en cours partout en France et que les médias couvrent de leur silence. Viendra le jour où ces luttes iront grossir le fleuve qui emportera cette société malade du capital et grosse d’une société sans exploitation. Société socialiste dans laquelle ce sont les travailleurs qui auront le pouvoir.

Popularisons cette grève exemplaire, soyons prêts à répondre à toute demande de solidarité de leur part. Leur détermination et leur unité dans la lutte sont une garantie d’une issue victorieuse.

ROCML le 16 juillet 2017

 

 

 

 Envoyez vos messages de soutiens et de solidarité à l’adresse mail suivant:

 

cgt.toray@laposte.net

 

 

 

 

Grève dans l’usine Toray CFE (64)

 

Dans les usines TORAY CFE sur le complexe de Lacq qui embauche plus de 400 salariés, la quasi-totalité des ouvriers s’est mise en grève depuis le 11 juillet pour un salarié licencié injustement ! Presque toute l’usine est depuis à l’arrêt, chose qui ne s’était jamais produite dans l’histoire de cette entreprise. C’est environ 200 grévistes qui se mobilisent pour une seule personne sur le principe de « un pour tous, tous pour un ». Ce n’est ni une logique financière, ni un mot d’ordre national qui a conduit tous ces salariés en grève mais la solidarité. Les salariés et la Cgt réclament la réintégration immédiate de notre camarade dont la direction lui reproche une insubordination. Ce que l’ensemble des grévistes conteste. Nous sommes à l’heure actuelle toujours en grève dans une usine qui est quasiment à l’arrêt complet. La Direction ne veut faire aucun geste envers notre camarade alors nous continuons la lutte.

 

La Cgt Toray-CFE

cgt.toray@laposte.net

[1] Voir le communiqué du syndicat de TORAY que nous reproduisons ici.

COMBATTONS LES ORDONNANCES DE MACRON

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

LES ELECTIONS DANS LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE BOURGEOISE

Quand ils glissent leur bulletin dans l’urne, les électeurs s’imaginent qu’ils font un libre choix et que ce libre choix entre des candidats, des partis et des programmes est une chance que leur donne la démocratie. Ils acceptent en échange la règle républicaine qui oblige « les minoritaires » à s’incliner devant le « verdict des urnes » et à accepter d’être dirigés par la « majorité » jusqu’aux élections suivantes.

Certes, le suffrage universel est un droit démocratique fondamental, une conquête historique du peuple face à la monarchie, à l’autocratie et aux diverses formes de dictatures terroristes de la bourgeoisie comme le fascisme.

L’expérience de l’exercice de ce droit nous conduit cependant à poser des questions : le choix de l’électeur est-il vraiment libre ? Dans la république démocratique bourgeoise, cette liberté n’est-elle pas qu’apparente ? Le choix n’est-il pas influencé (pour ne pas dire dicté) pour faire élire des représentants de la bourgeoisie ? Par quel mystère la classe ouvrière et les larges couches du peuple, pourtant majoritaires, n’ont-elles jamais porté au pouvoir leurs représentants ? Pourquoi la politique capitaliste se répète-t-elle d’élections en élections ? Pourquoi le libéral Macron, ex conseiller et ministre de l’économie de François Hollande succède-t-il « démocratiquement » au libéral ex président de la République François Hollande ? Comment cela est-il possible ?  Voilà des questions que tout ouvrier conscient doit se poser et auxquelles les communistes marxistes-léninistes doivent répondre.

Ces questions ne sont pas nouvelles. Les dirigeants et penseurs révolutionnaires comme Marx, Engels et Lénine y ont été confrontés. Dans son œuvre L’ETAT ET LA REVOLUTION, Lénine expose la théorie issue de leur expérience. Voilà quelques passages :

La toute puissance de la « richesse » est plus sûre en république bourgeoise, parce qu’elle ne dépend pas des défauts de l’enveloppe politique du capitalisme. La république démocratique est la meilleure forme politique possible du capitalisme. Aussi bien le capital, après s’en être emparé (…) asseoit son pouvoir si solidement, si sûrement, que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise.

 

Cette simple citation contient le noyau de la critique du marxisme-léninisme sur les élections dans la république démocratique bourgeoise. En direction des opportunistes qui attribuent au parlementarisme bourgeois des vertus qu’il n’a pas, Lénine poursuit :

Il faut noter qu’Engels est tout à fait catégorique lorsqu’il qualifie le suffrage universel comme instrument de la bourgeoisie. Le suffrage universel, dit-il, tenant manifestement compte de la longue expérience de la social-démocratie allemande, est…  L’indice qui permet de mesurer la maturité de la classe ouvrière. Il ne peut être rien de plus, il ne sera jamais rien de plus. »

A l’adresse de ceux qui attribuent d’autres vertus à la république démocratique bourgeoise, Lénine poursuit :

Les démocrates petits-bourgeois tels que nos socialistes révolutionnaires et nos menchéviks, de même que leurs frères jumeaux, tous les social-chauvins et opportunistes d’Europe occidentale, attendent précisément quelque chose « de plus » du suffrage universel. Ils partagent eux-mêmes et inculquent au peuple cette idée fausse que le suffrage universel, « dans l’Etat actuel », est capable de traduire réellement la volonté de la majorité des travailleurs et d’en assurer l’accomplissement.

 

Voilà pour la théorie. Certains opportunistes rétorqueront que la référence à la théorie, c’est du dogmatisme, qu’il faut partir de la réalité, du niveau de conscience politique actuel des masses, qu’il ne faut pas heurter des éléments « avancés » du mouvement revendicatif qui croient pouvoir utiliser leur bulletin de vote pour résister à l’offensive anti-ouvrière de la bourgeoisie, ou faire barrage au fascisme…

Les marxistes-léninistes, en aucun cas ne se contentent de réciter la théorie et partent toujours de la situation concrète dans leur analyse de la situation politique. Ils articulent les deux. Ils affirment que l’analyse concrète de la situation concrète doit être éclairée par la théorie, sous peine de sombrer dans l’observation externe des phénomènes et dans leur critique empirique. C’est dans cette logique matérialiste dialectique qu’ils analysent le processus politique actuel, afin d’en tirer la ligne à suivre pour instruire le prolétariat.

Ce qui suit vise à expliquer, aux ouvriers combatifs dans les luttes de classe mais non encore parvenus à une conscience claire de la nécessité de la révolution et du parti du prolétariat, comment il faut comprendre la dernière période électorale, de la démission de Macron du gouvernement Valls Hollande jusqu’à son élection comme président de la république, et son achèvement par l’élection législative de Juin. Il vise à convaincre que tout ce processus a été pensé, planifié et réalisé par les centres dirigeants de la bourgeoisie et que les électeurs ont été manipulés de A à Z pour arriver au résultat final.

Le point de départ de l’opération Macron a été le constat, par les milieux politiques dirigeants que le gouvernement Hollande était cuit et que la traditionnelle alternance droite gauche organisée autour de l’alternance PS-UMP (rebaptisée au passage LR) était discréditée, impossible d’être proposée encore une fois aux électeurs. Il fallait lui trouver un substitut en apparence encore inédit, mais garantissant la continuité de la politique libérale bourgeoise pratiquée par le gouvernement Valls Hollande.  Il fallait trouver quelque chose de « nouveau » à la place, sous peine de donner lieu à un scénario difficile à gérer par les monopoles capitalistes (Mélenchon ou Marine Le Pen) . Ce « nouveau », ce fut Macron et le mouvement « en marche ».

On aurait tort de croire que Macron a démissionné du gouvernement Valls et s’est lancé seul, pour l’amour de la France, dans l’aventure des élections présidentielles. Au départ seul, en apparence, et ne s’appuyant sur aucun parti, il n’avait en théorie aucune chance.   MAIS…

Nous en venons au centre de nos questions : Comment, dans la république démocratique bourgeoise, en cachette de l’opinion publique, se fabrique, se lance et se vend avec succès un « nouveau produit » politique, dans une situation « nouvelle » (le rejet des deux principaux partis de « l’alternance républicaine) capable d’assurer la continuité de la politique des monopoles capitalistes ?

La vérité cachée, c’est que les représentants du patronat et du CAC 40, les dirigeants des banques et des monopoles industriels et commerciaux, les  médias, des délégués des partis « de gouvernements » sont organisés dans des  « think tank» ( boîte à idées ) et que c’est dans ces organismes que se définissent les politiques économiques et sociales intérieures et extérieures à mener, pour faire prospérer les « intérêts de la France », c’est-à dire les intérêts des groupes monopolistes français en France et dans le monde.

Ainsi, c’est l’Institut Montaigne qui a tracé la feuille de route du processus politique qui a lancé, en accord avec François Hollande, la fondation du mouvement En Marche le 6 avril 2016, la démission de Macron en août 2016, l’éclatement du PS et de LR par la tragi-comédie des primaires de la droite et du PS. Sponsorisé financièrement par tous les milieux de la bourgeoisie libérale relayés par une campagne médiatique sans précédent, Macron ne pouvait pas perdre. Il devait être élu président de la république. Il l’a été.

Des preuves de ce scénario planifié ?  C’est Médiapart qui les a éventées. L’express du 7 avril publie :

En Marche n’est peut-être ni de droite ni de gauche, mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du MEDEF. Découvert par Médiapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du titre du mouvement. Elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Médiapart en a conservé une capture d’écran. Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée 33 rue Danton 94270 Kremlin Bicêtre. Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne. Et l’adresse de l’association est le domicile privé du couple… Laurent Bigorgne faisait partie en 2015 de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe de Bilderberg, qui passe pour être une version top de Davos. De son côté, le président du MEDEF, Pierre Gattaz, a déclaré sur France Inter « bien aimer l’initiative de Macron qu’il juge « rafraîchissante ».

L’Institut Montaigne n’est pas le seul forum existant. Citons encore l’Institut ASPEN, l’IFRI, la Fondation pour l’innovation politique (FONDAPOL)1, En Temps Réel, la République des idées. On y retrouve les grands chefs d’entreprise, des économistes, des dirigeants de médias, des dirigeants politiques. C’est dans ces cercles que sont élaborés les lignes et les programmes économiques, politiques et sociaux que les gouvernements auront pour mission d’appliquer.1

Non, Macron n’est pas l’ange descendu du ciel qu’on présente au bon peuple. C’est tout simplement l’agent du capital créé de toutes pièces pour remplacer le PS et LR devenus inutilisables. Cela, dans le secret des cercles politiques restreints.

Elu président comme prévu, Macron doit maintenant gouverner dans le cadre des institutions de la Vème République.

Après son élection, Il a constitué un conseil des ministres au-dessus des structures des anciens partis de gouvernement.  A côté d’adhérents d’En Marche, on y retrouve pourtant des socialistes, des LR, des centristes, des Verts, et des « novices » de la société civile (pour le décor novateur). Bref, une nébuleuse dont le point commun est la mise en œuvre accélérée des mesures libérales anti-ouvrières et antipopulaires.

 Mais pour clore le processus électoral, il doit encore franchir l’étape des élections législatives. Les candidats d’En Marche auront-ils la majorité des députés à l’Assemblée Nationale ? Rien n’est moins sûr. Contredit sur sa gauche par Les Insoumis, quelques PCF et quelques socialistes « canal historique », sur sa droite par le Front National et une partie des Républicains, il semble cependant assuré, en plus des élus En Marche, d’un large soutien de la gauche libérale, du centre et de la droite modérée. Il fera passer au coup par coup sa politique de cadeaux financiers au capital et de régression sociale aux forces du travail, soit par une majorité au parlement, soit par ordonnances. Voilà le scénario écrit dans les règles de la République démocratique bourgeoise pour les cinq ans à venir. Et ainsi de suite…  Sauf si…

Les seules forces capables de perturber les mécanismes du système électoral bourgeois, ce sont les luttes de classe extra-parlementaires, à condition qu’elles ne soient pas dévoyées de leurs buts dans l’ornière réformiste ou dans l’anarcho-syndicalisme. La Parti « communiste » (PCF) porte une grande responsabilité dans l’illusion que le prolétariat pourrait réaliser ses objectifs par la voie pacifique électorale. Ce parti a abandonné sa mission historique. C’est pourquoi la classe ouvrière (et le prolétariat en général) doit reconstruire son indépendance politique au travers d’un parti révolutionnaire dans le but de renverser le système capitaliste, en commençant par le prise du pouvoir politique par la révolution.

L’accentuation des attaques contre les classes travailleuses exploitées et en premier lieu de la classe ouvrière va conduire à des manifestations de plus en plus dures de la lutte des classes. Dans cette perspective, les communistes seront dans et à la tête des luttes ouvrières au travers de leur syndicat. Mais ils diffuseront en même temps, ouvertement la perspective politique révolutionnaire du renversement du système capitaliste, sans concession à l’égard des illusions encore présentes dans la tête des travailleurs : Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Karl Marx, LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE.

1 Les lecteurs qui veulent en savoir plus sur les « Think tank » et leur pouvoir occulte peuvent rechercher sur internet « Le rôle des think tank en France. »

Législatives de juin, journal n°20

ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES


LES GOUVERNEMENTS SE SUCCEDENT

LE POUVOIR DE LA BOURGEOISIE DEMEURE

Toutes les luttes historiques ne sont en fait que le reflet plus ou moins net des affrontements de classes conditionnés en dernière analyse par l’évolution de la situation économique de ces classes1 . La détérioration de la situation économique du capitalisme, les difficultés du capital à s’investir productivement2  ont conduit la bourgeoisie en France et dans d’autres pays impérialistes à faire porter le fardeau de sa crise au prolétariat et certaines couches petites bourgeoises. L’objectif de la bourgeoisie et de son pouvoir politique est de rétablir une rentabilité du capital la plus élevée possible.

Le nouveau pouvoir politique continuera d’appliquer la même politique de régression sociale que les partis politiques de l’ex alternance PS-LRUMP discrédités aux yeux des travailleurs.

Il était urgent pour la bourgeoisie de trouver une solution de remplacement. En république démocratique bourgeoise les élections au suffrage universel sont un des moyens pour maintenir la domination politique et économique de la bourgeoisie sur le prolétariat.

L’alternance droite-gauche mise à mal, on la jette provisoirement aux orties et on organise une opération de blanchiment du personnel politique : Faire du neuf avec du vieux : telle est la solution Macron avec EN MARCHE, qui conduit à réaliser une nouvelle alliance Gauche droite au sein d’un même parti pour poursuivre la politique de la bourgeoisie monopoliste !

Tout l’appareil idéologique et politique s’est mobilisé pour faire gagner Macron, des grands médias aux grands patrons du CAC40 et des milieux d’affaires, économiques et financiers.3

L’affaire était entendue, Macron devait être élu et il l’a été. C’est la victoire au sein de la bourgeoise des partisans du « recyclage » de l’ancien personnel politique discrédité.

Les autres prétendants n’ont en fait servi que de caution au pseudo caractère démocratique des élections et seront tenus en réserve de la république. Marine Le Pen a servi comme d’habitude de repoussoir « fasciste ». Mélenchon a pour tâche de reconstituer un pôle réformiste afin de maintenir l’illusion chez les travailleurs qu’il serait possible par les élections de répondre à leurs aspirations et de « réformer le capitalisme ».

Certains s’imaginent que si « les insoumis », le PCF et le parti socialiste (maintenu) obtenaient un nombre important de députés à l’assemblée nationale, cela créerait des difficultés à Macron pour imposer sa politique anti-ouvrière et antisociale. Ces ouvriers ou ces militants politisés sont influencés par ces partis qui font miroiter le rêve qu’une majorité « de gauche » anti- Macron est possible et que si cela se produisait, Macron ne pourrait pas appliquer son programme réactionnaire. Cette illusion a déjà été expérimentée lors des précédents gouvernements. Qu’ont fait les députés de gauche pour s’opposer aux mesures réactionnaires de la bourgeoisie ? Les milieux politiques qui diffusent de telles illusions dévoient les travailleurs de leurs véritables moyens de lutte qui se trouvent sur le terrain extraparlementaire, dans la lutte de classe pour les revendications immédiates, dans la perspective d’un véritable changement de société, et dans la lutte pour la prise du pouvoir politique hors du cadre électoral contrôlé par la bourgeoisie.

Les élections législatives qui suivent l’élection présidentielle vont consolider la « légitimité électorale » de ce nouveau pouvoir. Les travailleurs devront se soumettre au verdict des urnes jusqu’aux prochaines élections présidentielles.

Fort de cette analyse, aux législatives comme aux présidentielles, le ROCML n’appellera à voter pour aucun candidat et combattra les illusions électorales en argumentant ses positions auprès des camarades ouvriers qui ne les ont pas encore rejetées.

Aujourd’hui, l’ illusion que l’on peut améliorer le capitalisme est encore forte chez les travailleurs les plus combatifs et les plus politisés, même si la lutte contre la loi travail a permis chez les syndicalistes de la CGT de faire bouger les lignes et entamé la domination de l’idéologie et de la politique bourgeoise dans les syndicats.

Mais le mode de production capitaliste impérialiste est miné par des contradictions qui l’amènent sûrement et inévitablement vers des crises politiques et économiques de plus en plus graves. Elles obligeront le prolétariat à lutter et à prendre conscience de sa mission historique en tant que classe : renverser le capitalisme et construire une société nouvelle, le socialisme libéré de l’exploitation capitaliste et de toutes ses conséquences qui mettent en péril l’existence de la société humaine et de son environnement.

Les marxistes léninistes partout où ils sont, participeront à l’organisation des luttes, à promouvoir leur convergence au niveau national contre la politique de la bourgeoisie, à l’organisation syndicale des travailleurs pour l’affrontement quotidien capital-travail. Ils aideront les éléments les plus conscients de la classe à édifier leur parti politique indépendant de la bourgeoisie défendant leurs intérêts de classe sans lequel ils ne pourront, le moment venu, s’emparer du pouvoir. Ils défendront la nécessité du soutien actif des travailleurs de France aux travailleurs et des peuples du monde dans leur lutte pour leur émancipation sociale et nationale contre l’impérialisme.

ROCML

04 Juin 2017

 

1 Voir F. Engels – préface au « 18 brumaire de Louis Bonaparte

2 La reproduction élargie du capital avec profit se heurte aux limites que cette reproduction généré inévitablement ( crise de surproduction, concurrence exacerbée, exploitation accrue des travailleurs…)

3 Voir à ce sujet ci-dessous l’article qui décortique cette opération.

Discours du comité ni guerre ni état de guerre de Pau contre l’OTAN

Les camarades de la cellule de Pau du ROCML étaient présents pour le comité palois ni guerre ni état de guerre afin de dénoncer le sommet de l’OTAN à Bruxelles.

 

Merci à tous d’être venus à l’appel du comité antiguerre de Pau.

Dénoncer les guerres, les préparatifs des grandes puissances à la guerre est pour nous une tâche difficile mais aussi essentielle.

Difficile car dans le climat d’offensive idéologique actuel, mobiliser contre les préparatifs de guerres, c’est aller à contre-courant de l’opinion majoritaire.

Essentiel car pour nous, l’engrenage à la guerre, dont l’OTAN est un des principaux responsable doit être combattu. Il nous faut refuser de livrer des peuples de tous les continents à des guerres dont les seuls buts sont de préserver l’ordre politique, économique et social des grandes puissances qui composent l’OTAN.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, alors que débute le Sommet de l’OTAN à Bruxelles, nous nous mobilisons pour dire non à la guerre, pour défendre la paix, la liberté et la démocratie des peuples.

Qu’est-ce que l’OTAN ?

L’OTAN est née en 1949 autour des Etats-Unis, de l’Angleterre et de la France afin de conserver les intérêts politiques et économiques des impérialismes occidentaux. L’OTAN est née de la volonté de contrer l’influence communiste mais aussi de maintenir partout dans le monde les intérêts des grandes puissances occidentales.

L’OTAN est une organisation politique et militaire qui regroupe des délégations politiques des pays membres et un état-major militaire qui organise les interventions militaires. C’est une alliance militaire d’Etats. C’est-à-dire que lorsque l’OTAN intervient, c’est parce que ces Etats membres, la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis l’ont décidé.

L’OTAN est une organisation illégale du point de vue du droit international fixé par l’Organisation des Nations-Unies. L’OTAN a semé un champs de ruine dans de nombreux pays en contrevenant systématiquement au droit international, fixé pourtant par les Etats de ce monde.

Pourquoi nous combattons l’OTAN ?

 

L’OTAN est l’organisation d’avant-garde des grandes puissances occidentales. C’est elle qui participe à fomenter des guerres aux quatre coins du monde. Elle alimente la haine et la guerre entre les peuples et ne règle aucun problème.

L’OTAN a été de toutes les guerres depuis les années 90 : en ex-Yougoslavie, au KOSOVO…

Rappelez-vous, l’OTAN a participé à intervenir en 2003 en Irak pour soit disant combattre le terrorisme. Pour quels résultats ?

Plus de 500 000 morts. Un pays déstabilisé, ruiné, un peuple qui manque des besoins humains vitaux. Voilà le résultat de 13 années de guerre en IRAK dominé par l’OTAN.

D’après un article du Point, le risque de mort est trois fois plus élevé aujourd’hui qu’avant 2003. 40 % des morts d’Irak l’ont été à cause des conséquences sanitaires et du manque de nourriture.

Un chercheur du CNRS, monsieur Luizard estime que « l’administration s’est effondrée à la suite de l’intervention américaine, l’économie est en proie à la corruption et au népotisme ».

Rappelez-vous, l’OTAN et l’intervention US en Irak devait amener la paix, la prospérité et la démocratie. Les faits sont là. L’OTAN a semé la mort, amené des champs de ruine et créé un terreau qui alimente le fascisme islamiste de DAESH et des autres groupes en Irak et en Syrie.

On pourrait croire que l’intervention en IRAK est une exception. Eh bien non ! En 2011, sous la direction de SARKOZY et de la France, l’OTAN est intervenue en Libye pour déloger Kadhafi. Rappelez-vous, il y avait soit disant une révolution là-bas. Bilan de l’intervention : 12 à 15 000 morts.  Et qu’est-ce que cela a apporté mis à part une guerre civile et le chaos depuis 6 années. Le rapport d’une mission d’information à l’Assemblée Nationale estimait qu’en 2015, « la transition politique est en train de dégénérer en conflit civil », là aussi le mouvement islamiste fasciste commençait à s’implanter.

L’OTAN depuis 2011 jusqu’à aujourd’hui pousse aussi à intervenir en Syrie pour déloger Bachar El Assad. Ce sont les puissances membres de l’OTAN qui ont transformé le conflit national syrien en un conflit régional. Ce sont ces mêmes puissances qui ont armé les forces les plus obscurantistes et réactionnaires, les forces islamistes comme Al Nosra, proche d’Al Qaïda. Cette semaine, Trump a accusé l’IRAN de développer les guerres au Moyen Orient,  « L’Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire – jamais – et il doit cesser le financement, l’entraînement et l’équipement meurtriers de terroristes et de milices ».

Monsieur Trump a dit cela depuis Israël, un pays qui dispose de l’arme nucléaire et qui dispose d’un équipement meurtrier qu’il teste depuis plus de 50 ans sur le peuple palestinien.

Monsieur Trump dit cela alors qu’il vient de signer de juteux contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite qui elle soutient depuis des décennies des groupes islamistes comme Al Qaida, Daesh ou encore Al Nosra. La France a d’ailleurs fait de même. Elle dit combattre le terrorisme mais en même temps vend ses armes au Qatar et à l’Arabie Saoudite.

Ce sont ces pays qui ont des responsabilités dans le développement du fascisme islamiste dans le monde. Ces dirigeants devraient rendre des comptes.

Que ce soit en Irak, en Syrie ou en Libye, l’OTAN n’a pas combattu le fascisme islamiste ni amené la paix et la démocratie aux peuples. Au contraire l’OTAN a amené la guerre civile, le chaos et créé le terreau à la prospérité de ces groupes fascistes islamistes.

Mais quels sont les véritables buts de l’OTAN ?

Comme l’a révélé une note d’un conseiller d’Hilary Clinton, l’OTAN est intervenue en Libye parce que « le locataire de l’Elysée, [le président Sarkozy] voulait déloger Mouammar Kadhafi pour gagner des parts de marché pétrolier, accroître son influence régionale, renforcer l’armée française, faire barrage aux ambitions libyennes et, las but not least, renforcer son prestige politique à un an de l’élection présidentielle».

Conquérir les sources de matières premières, dominer des territoires stratégiques pour les grands groupes multinationaux, voilà les buts réels des guerres fomentées par l’OTAN. On comprend maintenant pourquoi la paix et la démocratie ne se sont jamais installées dans les pays où l’OTAN intervient. La défense de la démocratie et des droits de l’Homme cher au porte-parole médiatique de l’OTAN, BHL sont un enrobage idéologique pour justifier les interventions. Cependant les vraies raisons sont à chercher ailleurs !

L’OTAN a donc pour but de dominer la zone d’influence de ses pays membres. C’est pour cela que depuis quelques temps, elle tente d’effrayer ses concurrents russes et chinois.

En 2016, le sommet de l’OTAN s’était tenu en Pologne et des manœuvres militaires hors normes avaient lieu là-bas et dans les pays baltes. Cela ne fait aucun doute que c’est la Russie qui était visée par de tels exercices militaires. En déployant des troupes et des armements aux frontières russes et en installant un système de défense anti-missile, l’OTAN aggrave les tensions avec la Russie et empêche la construction de relations pacifiques.

De sommet en sommet, l’OTAN participe à militariser la planète. Les 28 Etats membres de l’OTAN sont appelés à augmenter leur budget militaire jusqu’à 2% de leur PIB mais également utiliser 20% de leur budget de défense à des équipements militaires (navires de guerre, avions de combat, drones, bombes, technologie). Le tout-puissant lobby de l’armement se frotte les mains d’avance. Le nouveau président Macron défend cette militarisation du monde entier.

Le sommet de l’OTAN, qui se tient en ce moment dans les nouveaux bâtiments du siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles doit être le moment d’une prise de conscience de la population sur les dangers réels d’une nouvelle guerre !

Les peuples aspirent à vivre en paix, à travailler non pour faire la guerre, mais pour répondre à leurs besoins vitaux, matériels, culturels, et intellectuels. L’OTAN va dans le sens contraire de ces besoins. Alors que les budgets de la santé, de l’éducation, de la culture subissent l’austérité, le budget de la défense va augmenter afin d’alimenter des guerres sans fin sur tous les continents de ce monde.

Nous ne voulons pas de la militarisation de l’UE ni d’une superpuissance européenne ! L’OTAN est la machine de guerre la plus agressive du monde et nous avons besoin, de toute urgence, de paix et de développement durable.

C’est à nous, travailleurs, citoyens, peuples du monde entier de nous mobiliser pour la paix et contre la guerre. Lorsque les peuples lèvent pour la paix, les fauteurs de guerre perdent toujours, l’exemple de l’Algérie, du Viet Nam l’a montré.

Faisons pression sur nos gouvernements pour investir dans le bien-être social, pas dans la guerre !

Nous demandons clairement à nos gouvernements : nous devons quitter l’OTAN et elle doit être dissoute !

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Solidarité avec les ouvriers de GM&S de La Souterraine

Jeudi 11 mai, alors que les médias se régalaient des tambouilles politiciennes autour des investitures d’En Marche pour les prochaines législatives, les ouvriers de GM&S de La Souterraine (département de la Creuse), menacés de liquidation judiciaire, se livraient à la destruction d’une partie des machines et affirmaient avoir l’intention de faire sauter l’usine (qu’ils ont piégé avec des bonbonnes de gaz) si les négociations n’aboutissaient pas.

Il s’agit d’une entreprise de 279 salariés, sous-traitant dans l’industrie automobile, et dont les deux principaux constructeurs français (Renault et PSA) constituent les principaux clients (64% du chiffre d’affaire). C’est justement le désengagement de ces deux puissants groupes, qui préfèrent commander leurs pièces ailleurs pour augmenter leurs profits, qui a provoqué cette situation qui risque de laisser sur le carreau des centaines de familles, sans possibilité de retrouver un emploi dans un territoire à majorité rural et déjà fortement touché par les fermetures d’usines.

Cette situation est d’autant plus révoltante pour les ouvriers que ces groupes sont riches à millions, qu’ils ne se sont jamais si bien portés depuis plusieurs années, et qu’ils font même tout pour saborder les projets de reprise du site. Encore une fois la classe ouvrière est sacrifiée sur l’autel du profit !

Animés par le désespoir et la colère, après avoir essayés toutes les autres formes de manifestations et moyens d’expression sans succès, ces ouvriers se sont attaqués au sacro-saint droit de propriété par la destruction des machines. Ils veulent interpeller le nouveau « président-banquier » Macron. Mais on voit mal ce qu’il pourrait leur apporter, étant donné sa volonté de détruire le droit du travail par ordonnances ! Comme lors de la campagne présidentielle avec les salariés de WHIRLPOOL, il leur expliquera que les capitalistes sont dans leur bon droit pour les licencier !

Tant que le capitalisme continuera à faire sa loi, d’autres affaires de ce genre se produiront car tel est le capitalisme, un système inhumain uniquement préoccupé par la quête du profit. Seule l’organisation et la convergence des luttes locales en un front commun contre l’offensive du capital pourra mettre fin à cette hémorragie. Seul l’avènement du socialisme pourra émanciper les travailleurs.

Solidarité avec les ouvriers de La Souterraine et avec tous ceux qui luttent actuellement !

 

A bas le Front des millionnaires avec sa tête Macron !

 

C’est aux travailleurs de diriger la société !

Le ROCML, 14/05/2017

 

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