Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

LIBERTE POUR SALAH HAMOURI ARRETE PAR L’ARMEE ISRAELIENNE

Communiqué du ROCML et de la JCML

 

Depuis le 23 aout 2017, Salah Hamouri, militant de la cause palestinienne, citoyen franco-palestinien est détenu de manière arbitraire par l’armée israélienne. Il s’est fait arrêter sans aucun motif alors qu’il vit à Jérusalem-Est.

            Ce militant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), figure de la lutte des prisonniers politiques palestiniens, avait déjà été arrêté en 2005 par Israël. Il avait alors purgé une peine de 7 ans avant d’être libéré grâce à une mobilisation solidaire, notamment en France.

            Aujourd’hui, Salah Hamouri est de nouveau arrêté de manière arbitraire. Il a été placé en détention « pour enquête », c’est-à-dire qu’il est emprisonné par simple prévention. Cette détention administrative peut durer jusqu’à 6 mois sans procès, sans que Salah puisse avoir accès à son dossier, sans qu’il puisse avoir d’avocats. Plus de 500 prisonniers politiques palestiniens subissent ce traitement arbitraire et injuste. On voit bien à quoi peuvent mener les états d’exceptions à l’heure où de nombreux États dont la France s’inspirent des méthodes répressives israéliennes…

            Le 5 septembre, Salah Hamouri a été condamné par le tribunal à purger sa peine datant de 2005 alors qu’il a été libéré en 2011. C’est inacceptable. Une nouvelle fois, Israël montre son véritable visage d’État colonialiste et impérialiste. Pour maintenir sa domination sur la terre de Palestine, cet État ne peut vivre qu’en dominant tout un peuple par le bâton, par les bombes et les injustices les plus brutales.

            Le sort réservé à Salah Hamouri nous rappelle celui de plus de 7000 militants palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes.

            Plus que jamais, la solidarité envers les peuples opprimés comme le peuple de Palestine doit s’intensifier. Tous les militants doivent participer aux manifestations en faveur de la lutte anticoloniale des Palestiniens et pour la libération de Salah Hamouri et des autres prisonniers politiques.

            En France, combattons la tentative de Macron de criminaliser le mouvement de solidarité envers la Palestine en le faisant passer pour antisémite.

Les vrais criminels, c’est Netanyahou, l’État et l’armée israélienne qui colonise la Palestine. Les vrais criminels, ce sont les grandes puissances complices de ce crime contre les peuples. N’oublions pas que depuis plus de 30 ans, en France, notre camarade Georges Abdallah subit la vengeance la plus injuste des criminels de guerre israéliens et de leurs complices français en étant emprisonné.

 

LIBERTÉ POUR SALAH HAMOURI ET POUR LES 7000 PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !

 

INTENSIFIONS LA SOLIDARITÉ POUR RENFORCER LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN FACE À L’ÉTAT SIONISTE D’ISRAEL !

 

free-salah

Loi travail: l’imposture du FN

Les médias se font l’écho de la soi-disant opposition du parti frontiste à la loi El-Khomri (Florian Philippot, vice-président du parti, a parlé d’un « choc de précarisation »), faisant croire que le FN était sur la même ligne que la CGT !

 

Pourtant à y regarder de plus près la réalité est bien différente, en témoigne ce passage d’un de leur communiqué (19 février 2016) : « Le projet de loi El Khomri sur le droit du travail ne réglera en rien les difficultés économiques des TPE et des PME, une nouvelle fois grandes oubliées de cette réforme ». Le masque tombe. Ce qui intéresse le FN, ce ne sont pas les ouvriers et les travailleurs, mais les petits entrepreneurs, artisans et commerçants qui constituent la base sociale de ses militants et de ses plus fervents soutiens. Dans leur logique, seules les grandes entreprises pourront appliquer la dérégulation du code de travail et obtenir un avantage concurrentiel énorme sur les petites et moyennes entreprises. Ce n’est donc pas la casse sociale que dénonce le front national, mais seulement que toutes les entreprises n’aient pas les mêmes facilités à détricoter le droit du travail !

 

On pourrait rétorquer que cette argumentation ne tient pas une seule minute face à l’examen de la réalité sociale. C’est au contraire dans les grandes entreprises, là où subsistent des bastions syndicaux (même gangrénés par le réformisme), que les salariés peuvent encore conserver certains de leurs acquis sociaux. A l’inverse c’est dans les TPE et PME, là où la représentation syndicale est quasi nulle ou étouffée, que les salariés subiront les diktats de leurs employeurs.

 

De plus le FN profite de cette loi pour une fois encore marteler son discours nauséabond et délétère sur l’Islam. Il s’indigne de « l’incroyable blanc-seing que donne le projet de loi aux revendications religieuses et communautaristes ». Encore du venin distillé chez les travailleurs pour les diviser et bien sûr stigmatiser ceux issus de l’immigration et de confession musulmane alors que pour lutter contre la loi Khomri, les travailleurs ont besoin de l’unité la plus large. Dans la réalité la loi travail ne change absolument rien dans ce domaine et un débat sur la « laïcité en péril » est caduque et hors sujet puisque le principe de laïcité ne s’applique pas aux entreprises privées.

 

Le Front national confirme donc qu’il est un parti nuisible à la classe ouvrière (de plus où sont passés ces opposants ? Le FN était-il en tête de cortège lors des manifestations ?), réactionnaire et xénophobe, représentant des intérêts de la bourgeoisie française et du capital.

 

MOUVEMENT CONTRE LA LOI TRAVAIL: COMMENT VAINCRE LA BOURGEOISIE

Extrait du journal de Mai 2016  ici

Ces dernières semaines, des centaines de milliers de manifestants ont envahi les rues de l’ensemble des villes de France pour s’opposer au projet de loi El-Khomri. Tant la nature de la loi que le sous-comptage des manifestants démontre une fois de plus que la dictature de classe de la bourgeoisie demeure et sert les intérêts de la classe capitaliste contre le prolétariat. Ne nous laissons pas abuser par les chiffres bas du ministère de l’intérieur : la mobilisation des travailleurs, étudiants et lycéens est forte et doit le devenir davantage. Cette forte mobilisation est d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrit dans un contexte plutôt défavorable puisqu’elle a lieu alors que l’état d’urgence est toujours d’actualité, que certains syndicats sont encore plus tendres pendant les périodes de pouvoir du PS.

Le mouvement ouvrier est dans une nouvelle phase. L’expérience du pouvoir PS, le développement de la crise capitaliste, les évènements Goodyear et Air France, créent un réveil de la conscience de classe chez les ouvriers. Autre point positif dans ce mouvement, la jonction de la classe ouvrière et de la jeunesse a progressé, en témoignent certaines AG dans des universités où les travailleurs étaient invités à participer. Le mécontentement est donc profond. La détermination de certaines couches de la jeunesse (à Paris, Rennes, Nantes) est telle qu’une partie du mouvement lycéen et étudiant est prêt à en découdre avec les forces du capital.

Cependant, la conscience des éléments avancés n’est pas encore suffisante, au moment où nous écrivons, pour contraindre le gouvernement à retirer son projet de loi. Il est clair que sans changement de tactique, le mouvement ne pourra pas gagner. Ce n’est pas en faisant des manifestations tous les 10 jours que le mouvement va gagner. Que faut-il faire ? Abandonner ces formes de luttes ? Si aucune alternative tactique n’est trouvée, la critique des manifestations « classiques » est stérile. L’expérience montre que les grèves reconductibles, le blocage économique sont des formes supérieures pouvant faire céder le gouvernement. Cela nécessite une coordination de la lutte. De même, la lutte des cheminots indique la voie pour passer à ces formes supérieures. Les cheminots sont en lutte contre la restructuration de leur entreprise. Ils lient les revendications propres à leurs entreprises et la lutte contre la loi El Khomri. Ils seront en grève le 26 avril et ils pourraient poursuivre leur mouvement jusqu’au 28 avril et à la mi mai. C’est de cette façon que les communistes, les syndicalistes de classe doivent amplifier la lutte contre la loi El Khomri, en liant les revendications locales et nationales et en adoptant des formes de lutte supérieures à ce qui est actuellement proposé : la reconduction de la grève. La popularisation des luttes locales dans le mouvement national donnera aussi du poids pour obtenir des concessions du patronat. L’heure est à la généralisation des luttes.

Parallèlement, de nouvelles formes de mobilisations sont apparues, comme les occupations permanentes de places dans des villes, dites « Nuits Debout ». Cette nouvelle forme s’inscrit dans la continuité de ce qui a déjà été vu en Espagne avec les rassemblements d’ « indignés », « Occupy » au Etats-Unis, pour ne citer que ceux là.

Comme caractéristiques principales de ce type de mouvement on peut noter :

  1. un légitime ras le bol général contre les gouvernements qui se succèdent.
  2. Une volonté de contourner les partis bourgeois qui se transforme en rejet de tous les partis et des syndicats.
  3. Une idéologie basée sur des principes et des moyens d’actions droit-de-l’hommistes : désobéissance civile, refus de la violence, révolution citoyenne, etc…
  4. Les revendications sont multiples et peuvent parfois prendre la forme d’un fourre-tout et ne sont pas clairement priorisées.

            Même s’il est positif que la résistance contre le gouvernement s’amplifie pour faire reculer ce projet de loi, que des débats émergent au sein des travailleurs et de la jeunesse populaire, cette forme d’organisation semble trop spontanéite, anti-organisation et surtout sans la classe ouvrière. seule une organisation politique des travailleurs peut jouer un rôle d’avant-garde, de centre de coordination national de toutes les luttes et peut impulser une ligne juste, des mots d’ordres pertinents, organiser l’écriture et la distribution du matériel d’agitation, etc. Contrairement à ce que disent les médias, Nuit Debout n’est pas l’avant-garde du mouvement mais une de ses formes, de ses expériences.

            Ce qui peut faire renoncer le gouvernement à son projet de loi, ce ne sont pas les rassemblements/sittings pacifiques, c’est la mobilisation de la classe ouvrière, associée à la jeunesse, c’est le rapport de force crée par la grève économique se transformant en grève politique, le blocage de l’économie. Ce qui peut faire reculer la bourgeoisie, c’est la force de la classe ouvrière !

 

RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

ET DES LOIS ANTIOUVRIERES !

 

AMPLIFIONS NOS LUTTES

POUR VAINCRE LA BOURGEOISIE !

REJETONS LES PARTIS BOURGEOIS POUR MIEUX CONSTRUIRE NOS ORGANISATIONS DE CLASSE !

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL: UNITE DE LA JEUNESSE POPULAIRE

Tract de la JCML : La version PDF ICI

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL:

UNITÉ DE LA JEUNESSE POPULAIRE !!!

Encore une attaque du Capital, encore plus de précarité, de la misère, de la pauvreté ! Toujours plus de guerres, de répression et d’oppression ! La jeunesse populaire subit une accélération dans la dégradation de ses conditions de vie: le prix des études augmente d’année en année, le chômage chez les jeunes dépassent aujourd’hui les 20%, les jeunes des classes populaires sont lourdement touchés par la pauvreté et la précarité… Face à ces difficultés qui touchent l’ensemble de ces jeunes, seule une minorité de jeunes y échappent : les fils à papa de la bourgeoisie et les quelques privilégiés, futurs serviteurs du capitalisme.

Il faut sortir immédiatement de ce cercle vicieux que nous impose le capitalisme. En sortir, c’est faire des choix et prendre le chemin de la lutte !

C’est de prime abord refuser les illusions et les impasses proposées par les sociaux-traitres dans la jeunesse (MJS, UNEF, JC…) qui jouent aux apprentis révolutionnaires pour mieux parvenir à leurs fins réformistes en menant la lutte soit dans la perspective d’élections ou bien dans l’attentisme, de prier que le gouvernement fasse mieux…

 

Il faut construire nos luttes sur la durée et sur de nouvelles bases !

CLASSE CONTRE CLASSE !

ORGANISER ET POLITISER LA LUTTE !

  • Organiser : S’organiser à la base entre les étudiants et les jeunes ouvriers, organiser la fusion du mouvement sur une base de classe contre classe ! Organisez-vous ! Dans des comités de lutte, cercles, réunions, car seules des véritables organisations de luttes peuvent conduire à la victoire !
  • Politiser : En finir avec des mots d’ordres réformistes, place à une lutte révolutionnaire ! Reprendre conscience de la réalité objective de cette société capitaliste. Qu’il existe bien une lutte classe, pourquoi ? Comment ? Etc. Saisir que l’unique solution aux maux de la barbarie capitaliste est la révolution et le communisme ! En faire la propagande autour de soi. Ainsi ne pas sombrer aux sirènes de l’apolitisme, toutes les attaques de notre ennemi de classe sont politique !

Jeunes ouvriers, étudiants, lycéens, il faut mobiliser au-delà de la contestation contre l’infâme loi « Travail ». Il faut que la jeunesse exprime en priorité son malaise général. Il faut cultiver la révolte anticapitaliste ! Solidaire dans la lutte avec ceux qui sont ou seront réprimés par les forces de l’ordre au service du capital !

Imaginer milles nouvelles tactiques de combats ! Parce qu’il est question de cela !

 


COMBATTRE LES FORCES REACTIONNAIRES DU SYSTEME !

 

COMBATTRE LES INJUSTICES DU CAPITALISME !

 

COMBATTRE LES CHIENS DE GARDE DE L’ETAT !

 

 

COMBATTRE LES VALETS ET LES SERVITEURS DE LEURS POLITIQUES !

LUTTONS ET GAGNONS NOTRE DIGNITÉ FACE À CES MESURES RÉACTIONNAIRES !

LUTTONS ENSEMBLE CONTRE CES REFORMES POUR  ABATTRE LE CAPITALISME !

   REJOIGNEZ LES MARXISTES-LÉNINISTES !

 

Contact :

jcml.nationale@yahoo.fr

 

 

 

LA MOBILISATION DU 9 MARS EST UN SUCCÈS: CONTINUONS A NOUS MOBILISER JUSQU’AU RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

Mercredi 9 mars, les travailleurs, les jeunes, les retraités ont été plus de 500 000 à se mobiliser partout en France. Il s’agit d’un véritable succès pour une première mobilisation. Comptabiliser seulement 27 000 manifestants à Paris est une tentative pour le gouvernement de nier l’ampleur de la mobilisation. Il y a eu plus de manifestants le 9 mars que lors de la première manifestation anti-CPE de 2006. C’est aussi un véritable succès car elle se produit alors que le Parti socialiste est au pouvoir. De plus, cette mobilisation est d’autant plus importante que l’état d’urgence est toujours en vigueur.

Le succès de cette journée a reposé sur plusieurs points :

  • La mobilisation et l’unité des travailleurs à la base de la CGT, de FO, de SOLIDAIRES, la présence de militants de la CFDT qui ont bravé l’interdiction de leur centrale syndicale. Cette unité des travailleurs à la base doit être encouragée dans toutes nos interventions. L’unité syndicale pour le retrait du projet de loi est en train de se réaliser à la base. Il ne faut pas chercher l’unité syndicale dans les réunions des centrales syndicales mais dans les actions concrètes des travailleurs.
  • La mobilisation unitaire des travailleurs du secteur privé et public. Malgré les tentatives des médias et du gouvernement de diviser les travailleurs selon leur statut (salarié du public ou du privé), cette mobilisation a montré une forte convergence entre les salariés du public et du privé. Les grévistes de la SNCF étaient présents aux côtés des condamnés de Goodyear.
  • La jonction entre les jeunes, lycéens et étudiants, et les travailleurs. Cette jonction obtenue dès le début du mouvement permet de faire poids contre le gouvernement. Justement, le gouvernement craint cette unité entre la jeunesse et les travailleurs et s’emploie à tout faire pour la détruire. C’est pour cela qu’il a tenté de recevoir, heureusement sans succès, les organisations de jeunesse. Le ROCML incite à renforcer cette unité en incitant les jeunes à se rendre dans les rassemblements de travailleurs, sur les lieux de travail où il existe des luttes. De l’autre côté, il incite les travailleurs à se rendre dans les Assemblées générales de la jeunesse (les lycées, les universités) pour prendre la parole. Les étudiants doivent ouvrir les universités au monde du travail.
  • La lutte des Air France, la solidarité avec les Goodyear a donné à la classe ouvrière un élan de confiance et de combativité pour mener cette lutte. D’ailleurs, les liens réalisés entre cette mobilisation et la lutte des Air France, des Goodyear est très positive.
  • La loi El Khomri est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase car il y a un mécontentement profond dans la société. Cette mobilisation peut devenir un mouvement populaire puissant qui peut basculer à des revendications plus larges et politiques. C’est aussi ce que craint le gouvernement.
  • Le ROCML a joué un rôle là où ses militants ont du poids. Ils ont montré que la détermination dans la lutte peut permettre le passage à des formes de luttes supérieures : dénonciation de ceux qui sont au pouvoir. Ils ont agi pour   transformer les manifestations de simple mobilisation contre le projet de loi, en manifestations politiques contre le gouvernement et le parti responsable de cette situation.

Après cette mobilisation, le mouvement contre la loi El Khomri doit se poursuivre en rejetant les pièges que lui tendent les ministres du gouvernement. On ne peut pas négocier l’arme avec laquelle le patronat va nous exploiter davantage !

 

 

Si nous voulons obtenir le retrait de la loi El Khomri, il faut rester déterminés à poursuivre la lutte jusqu’au retrait. La détermination est ce qui peut manquer à certaines organisations. La mobilisation doit donc s’amplifier dans les différentes journées prévues : le 17 mars, le 22, le 24 (date de la présentation du projet de loi), le 31 bien sûr. Les formes de lutte doivent continuer à s’élever (des manifestations de rue aux occupations des entreprises, au blocage du pays) : nous devons faire plier ce gouvernement. Pour cela il n’y a pas d’autre choix que la lutte.

 

POURSUIVONS ET AMPLIFIONS LA MOBILISATION !

 

RETRAIT DU PROJET DE LOI EL KHOMRI !

 

RETRAIT DES LOIS RABSAMEN, ANI, MACRON !

 

STOP A L’ÉTAT D’URGENCE !

RELANCER LA CONSOMMATION POUR METTRE FIN A LA CRISE : Possibilité ou illusion ?

RELANCER LA CONSOMMATION POUR METTRE FIN A LA CRISE : Possibilité ou illusion ?

Le Front de Gauche prétend qu’en relançant la consom­mation des travailleurs par l’augmentation des salaires, la baisse des impôts indirects, de la TVA et autres me­sures, l’activité économique peut reprendre, la crise prendre fin.

Voici quelques exemples de son argumentation : « Une autre politique à gauche est possible par la relance de la « demande », autrement dit de la consommation des ménages notamment par l’indexation des salaires, pensions et minima sociaux sur l’évolution des prix.» (1)

« L’augmentation du pouvoir d’achat entraînera un sou­tien de l’activité. Les PME auront de nouveaux débouchés, et bénéficieront d’une politique de crédit à taux réduit. Tout cela crée un contexte extrêmement favorable. Au bout de quelques années, elles seront tout à fait capables d’assumer le nouveau coût du travail. » (2) Ces revendications ne sont pas nouvelles dans leur contenu, elles ont toujours sous-tendu la politique des courants réformistes sur la scène politique bourgeoise. Elles sèment des illusions dans les esprits des travailleurs et les détournent de la véritable voie à suivre pour se dé­barrasser de la crise du système de production capita­liste.

La revendication des salaires

Le Front de gauche revendique donc une aug-mentation des salaires (smic à 1700euros). Revendiquer pour les augmentations de salaires est une revendica-tion juste où elle va dans le sens de l’amélioration des conditions de vie du prolétariat mais aussi parce qu’elle s’attaque aux profits des capitalistes. Il ne peut y avoir sous le capitalisme, satisfaction des deux parties (capital et tra­vail) puisque ce système est basé sur l’antagonisme entre les capitalistes et les salariés.

Ce qui va dans l’intérêt de l’un ne peut qu’aller à l’en- contre des intérêts de l’autre. Les travailleurs s’en rendent compte quotidiennement, toute augmentation de salaire demande de leur part de gros efforts pour vaincre la résistance du patronat qui ne cède que con­traint et forcé. Quand le capitaliste veut augmenter ses profits il s’attaque aux revenus de la classe ouvrière, et toute augmentation du salaire des travailleurs est prise sur les profits des capitalistes. Les rapports entre le capi­tal et le travail salarié, les intérêts du capital et les intérêts du travail salarié sont donc diamétrale­ment opposés, telle est la réalité.

C’est une véritable lutte de classe qui se déroule. La re­vendication des salaires, mais aussi celle sur les ca­dences, les conditions de travail, etc. c’est-à-dire toutes les revendications des travailleurs qui s’attaquent aux profits du capitaliste vont dans le sens du renforcement de la force de la classe ouvrière. Elles sont justes et justi­fiées .Mais les augmentations de salaires sous le capita­lisme ne s’inscrivent pas dans le marbre. Autre-ment dit ce qu’on arrache à la classe capitaliste, elle peut le re­prendre d’une autre manière: en augmentant l’intensité du travail, le nombre d’heures travaillés pour le même salaire, la dévalorisation de la monnaie …. Tant que les capitalistes ont le pouvoir, toute avancée dans l’intérêt des travailleurs reste fragile. Ce qui est impor-tant, c’est qu’à travers ces luttes les travailleurs prennent conscience de leur force, de leur unité et que la seule so­lution c’est d’abolir le mode de production capitaliste.

Consommation et crise générale du capitalisme

Nous avons déjà, dans nos brochures, communi-qués ou dans nos journaux3, analysé la crise générale et mondiale que connaît aujourd’hui le capitalisme. Le lecteur pourra s’y reporter. Pour le sujet qui nous inté-resse il faut com­prendre que cette crise est inscrite dans les « gènes » du système de production capitaliste, qu’elle est la conséquence de son fonctionnement même. Le but du capitaliste est de « produire » du profit (3) et toujours plus de profit sans se soucier de la capacité limitée du marché solvable, c’est-à-dire en partie des capacités limi­tées de consommation des travailleurs. Chaque capital dans le secteur où il est investi entre en concurrence avec d’autres capitaux. Pour survivre il n’a d’autre choix que de produire moins cher que ses concurrents, même si l’avantage ne dure qu’un temps, jusqu’à ce que le concurrent fasse de même. Pour ce faire il doit accroître la productivité des travailleurs productifs et la part de surtravail qu’il leur extorque. Il réalise cela principale­ment en remplaçant du travail vivant par des machines et des procédés techniques permettant de produire plus dans le même temps de travail. Mais cela a pour conséquence de faire baisser « la rentabilité du capital » qui s’exprime dans la baisse tendancielle du taux de pro­fit. Il essaiera de lutter contre cette tendance en cher­chant à réduire ce qu’ils considère comme des « coûts », en limitant toute augmentation de salaires ou en les ré­duisant, donc en aggravant de manière générale les conditions de travail et de vie du prolétariat sur toute la planète et sa capacité de consommation. D’autre part avec l’augmentation de la production, il jette sur le marc­hé une quantité encore plus grande de marchandises et de moyens de production qui doivent être vendus avec profit. Ces deux phénomènes sont dialectiquement liés et générateurs de crise.

Conclusion : sous le capitalisme, la sous consommation des travailleurs n’est pas une des causes de la crise, elle est permanente et est une conséquence nécessaire du mode de production capitaliste et cela quel que soit le niveau des salaires.

Marx dans son œuvre scientifique majeure le Capital re­marquait déjà dans les années 1860 qu’ « …on prétend que la classe ouvrière reçoit une trop faible part de son propre produit et que l’on pourrait remédier à ce mal en lui accordant une plus grande part de ce produit, donc des salaires plus élevés. Mais il suffit de rappeler que les crises sont chaque fois préparées précisément par une période de hausse générale des salaires, où la classe ou­vrière obtient effectivement une plus grande part de la fraction du produit annuel qui est destiné à la consom­mation. Du point de vue de ces chevaliers du ‘simple’ ( I) bon sens, cette période devrait au contraire éloigner la crise.» (4)

La crise n’est que le révélateur brutal des contradictions du système de production capitaliste lui-même, qu’au­cune mesure de relance par la consommation ne peut régler.

Ainsi s’il est justifié et dans l’intérêt des travailleurs de s’opposer à la politique d’austérité de tous les gouver­nements de gauche comme de droite, en France et ailleurs, de revendiquer une augmentation des salaires, de lutter contre l’augmentation des impôts directs ou indirects comme la TVA , présenter ces revendications comme étant de nature à résoudre la crise du système c’est une mystification, de la poudre aux yeux.

Duper les travailleurs

Partant de constatations évidentes pour tous les travail­leurs sur la question de l’augmentation des profits et la baisse relative de la part des salaires dans la richesse produite, l’augmentation des inégalités, l’augmentation de la précarité et du chômage, le FDG énonce un certain nombre de mesures qu’il mettrait en œuvre par décrets et des lois s’il était élu. Mais il ne dit pas comment il pourrait faire appliquer ces lois en contradiction fla­grantes avec le mode de fonctionnement du système capitaliste comme on l’a vu plus haut. Il reprend l’utopie des réformistes sur la possibilité de résoudre la crise en ne remettant pas en cause le système lui-même mais en l’améliorant.

Sa stratégie : participer aux jeux politiques des partis bourgeois, capter les voix des travailleurs en lançant des slogans qui semblent répondre directement aux craintes des travailleurs face à la crise, à leurs intérêts immédiats et urgents. C’est ainsi que fonctionne Jean-Luc Mélenchon I Le verbe haut, il se présente comme le défenseur des intérêts de la classe ouvrière sur tous les plateaux télévisés.

Pas de solution à la crise sous le capitaliste

Tirant les leçons des luttes de la classe ouvrière depuis plus d’un siècle et à partir des enseignements marxistes léninistes, Le ROC-ML affirme que le système capitaliste s’enfonce inexorablement dans une crise profonde qui va de plus en plus aggraver la situation matérielle des travailleurs en France et dans le Monde. Ceci nous pou­vons déjà, malheureusement, le constater au travers des mesures ultra réactionnaires prises par les dif­férents gouvernements. Le ROC-ML, soutient, et conti­nuera de soutenir, que seule la classe ouvrière sous la direction d’un Parti Communiste portant ses intérêts historiques doit faire la révolution socialiste, mettre fin à la propriété privée des moyens de production et mettre ainsi fin à la crise du capitalisme. La seule issue à la crise du système capitaliste qui sera bénéfique pour la classe ouvrière passe par un changement radical de système de production, par la prise de pouvoir du pro­létariat lui-même. Il n’y pas d’issue à la crise sous le capitalisme puisque la crise est la conséquence du sys­tème capitaliste. Toutes les promesses, les fausses solu­tions proposées par les réformistes comme Mélenchon ne sont que poudre aux yeux pour utiliser les tra­vailleurs comme simple clientèle électorale et les maintenir sous la domination politique de la classe do­minante, la bourgeoisie

 

1 Communiqué du Front de Gauche de Côte d’or, novembre 2013.

2 Jacques Généreux : comment le Front de gauche compte financer sa révolution sociale et écologique, avril

3 Le terme scientifique exact est production de plus- value. La plus-value étant l’ensemble des profits- industriel, commercial, financier…

4 Karl Marx Le capital, La pléiade, économie II p 781

 

Sur le mot d’ordre de sortie de l’Europe

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Un article toujours d’actualité, extrait de la Voix des Communistes n°5.

La profonde crise sociale qui secoue l’ensemble des pays européens a fait apparaître dans ces pays des revendications désignant l’UE comme la source de tous les maux et prônant la sortie de la zone euro et de l’Union Européenne.

Remarquons tout de suite que le retour à une monnaie nationale ne remettrait pas en cause le fondement de la crise, puisqu’il ne s’agit pas d’une crise monétaire mais d’une crise générale du système capitaliste. En France, cette revendication du retour au franc est l’expression d’un sentiment nationaliste chauvin, désignant les « autres » comme cause des difficultés de la société.

Quant au mot d’ordre « Sortir de L’Union Européenne » de portée plus large sur quelle réalité repose-t-il et qu’implique-t-il?

L’UE est un cartel de pays impérialistes, c’est une machine servant à favoriser les impérialistes d’Europe dans leurs rivalités envers les autres impérialistes (US, russes, chinois, etc.). Le mythe de l’Europe Unie s’est brulé les ailes depuis bien longtemps: le « rêve » des fédéralistes tombe devant la réalité matérielle du capitalisme et de l’inégalité de développement du capitalisme qui font que dans le cadre de ce système, aucune union harmonieuse ne peut exister durablement, les bourgeoisies gardant une base nationale et restant en concurrence les unes avec les autres. Malgré les discours, les ententes entre pays capitalistes ne sont possibles que si chacun peut y trouver son compte !

Se retirer de l’Union Européenne est une revendication très naturelle pour les peuples engagés malgré eux dans cette structure. Et nous, communistes sommes pour la destruction de toutes les structures dont la raison d’existence est de permettre la domination de classe de la bourgeoisie, que ces instances soient nationales ou supranationales. Nous sommes donc pour la destruction de l’Union Européenne. Pour autant cette seule revendication n’est absolument pas suffisante. Comme dans la question de l’euro, s’en tenir au retrait de l’UE ce serait revenir à un « capitalisme national » historiquement dépassé, à la fois réactionnaire et utopique. Certains courants politiques en France notamment, adoptent sur cette question une position chauvine: ils voient l’UE comme un outil d’asservissement de la France, alors que c’est le contraire: l’UE est un outil des puissances impérialistes, dont la France. Plutôt que de réduire, elle sert à accroitre sa force (et si ce n’était pas le cas, cela ferait bien longtemps qu’on n’en parlerait plus!). Ces positions chauvines conduisent à entretenir le sentiment national des travailleurs, leur soumission à la bourgeoisie au nom de l’intérêt national, en affaiblissant la conscience de classe. De ce point de vue chauvin, la sortie de l’Union Européenne, de ce cartel des impérialistes, perd donc son caractère progressiste pour devenir un des moyens d’une visée réactionnaire.

Pour que cette revendication de sortie de l’UE ne soit pas marquée de chauvinisme mais soit en accord avec les principes internationalistes, il faudrait la considérer comme une voie pour détruire l’UE et affaiblir les pays impérialistes qui la constituent. Mais pour cela le seul moyen est la révolution socialiste. C’est pourquoi seuls ne versent pas dans le chauvinisme ceux qui considèrent la nécessité de la sortie et de la destruction de l’Union Européenne comme conséquence de la révolution socialiste dans chaque pays!

Cette lutte pour le socialisme, qui entraînera l’éclatement de l’UE dirigée par et pour les pays impérialistes qui la constituent, n’est pas une lutte purement nationale mais internationaliste: elle vise à détruire le capitalisme non seulement dans un pays, mais partout! Elle vise à ce que la classe ouvrière prenne possession du pouvoir et transforme la société dans un pays et partout! C’est une lutte solidaire de la classe ouvrière et des peuples du monde entier.

Cette analyse, qui différencie les communistes des chauvinistes quant à la question de la sortie de l’Union européenne avait été faite dès 1994 par une organisation grecque du nom de S.A.K.E. Dans leur brochure « Hors de l’UE impérialiste, Pour une Grèce socialiste » ils y disent notamment que, si l’adhésion de la Grèce a l’UE a été bénéfique pour la bourgeoisie à qui elle a donné « un parapluie protecteur », cela s’est traduit pour le prolétariat par la restriction des droits, des reculs sociaux et la montée du chômage.

Concernant la lutte pour la sortie de l’Union Européenne il est dit : «La lutte pour le désengagement de la Grèce de l’UE, la lutte pour la victoire de la révolution populaire socialiste n’est pas une lutte purement nationale. C’est une lutte internationaliste, non seulement contre le capitalisme grec mais contre le capitalisme mondial (…). La lutte pour le désengagement de la Grèce de l’UE n’est pas une lutte pour une Grèce capitaliste indépendante, qui ne peut exister, et qui même si elle existait serait aussi anti-ouvrière et antipopulaire qu’une Grèce membre de l’UE (…). Peu avant dans le texte, précédant ces explications, l’idée énoncée était: « Au cours du processus de développement du mouvement révolutionnaire, il se peut qu’un membre de la CEE devienne le maillon faible de la chaîne et que les conditions révolutionnaires y murissent. La classe ouvrière victorieuse, appuyée par les classes ouvrières des autres pays, doit alors sortir le pays de l’UE, ce qui constituera un coup décisif contre la coalition impérialiste et accélèrera le processus de décomposition et de dissolution, en aidant ainsi le développement du climat révolutionnaire dans les autres pays »

Voilà qui rétablit la position de l’internationalisme à l’heure où se développent des discours tentant de remettre au goût du jour la farce du « produisons français » que le PCF révisionniste a déjà essayée dans le passé de vendre vainement aux ouvriers de France.

La croyance en un retour salvateur à un espace national « protégé » participe à la tentation de chercher des « solutions » dans le cadre du capitalisme « national ». Cassant les reins à ces inepties, écartant les freins à la conscience révolutionnaire, la tâche actuelle des communistes est la formation de partis communistes marxistes- léninistes véritables et la préparation de la classe ouvrière, du prolétariat et des masses populaires en général à la révolution socialiste.

Abattre le système capitaliste pourrissant ou supporter des souffrances encore plus grandes dans l’implosion du système (guerres, famines, destructions de la force de travail…) – capitalisme ou socialisme – tel est, en définitive, le seul choix qui est posé aux prolétaires.

Voilà pourquoi les communistes rejettent ce mot d’ordre « sortir de l’Union Européenne » : Parce qu’il sème des illusions chauvines parmi travailleurs et parce que sa réalisation ne constituerait en rien un pas en avant vers la révolution socialiste.

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La tâche prioritaire des jeunes révolutionnaires

La tâche prioritaire des jeunes révolutionnaires :

La reconstruction du Parti Communiste Marxiste-Léniniste

Depuis quelques années, des jeunes se tournent vers le marxisme-léninisme car le capitalisme ne peut plus apporter de solutions à leurs problèmes. Ils voient dans les écrits communistes les outils nécessaires pour se forger une analyse politique de classe afin de résister à l’offensive du capital. Cette tendance est bien entendue positive néanmoins, peu de communistes se sont réellement engagés dans la réalisation de la tâche prioritaire de tous les révolutionnaires de France, à savoir la reconstruction d’un état-major révolutionnaire. Avoir conscience qu’il faut créer un Parti indépendant de la classe ouvrière, c’est refuser de céder au brouillard idéologique que disperse la bourgeoisie auprès de tous les militants révolutionnaires, c’est comprendre que sans son Parti, la classe ouvrière ne peut plus mener victorieusement sa lutte de classe. C’est en fait la tâche de tous les jeunes communistes.

LA JEUNESSE COMMUNISTE

A LA REMORQUE D’UNE STRATEGIE REFORMISTE

 

La JC est l’organisation de jeunesse du PCF. Ces deux organisations « s’enrichissent mutuellement » d’après les statuts de la JC proposés au Congrès de décembre 2014. De fait, si la base militante de la JC parait plus radicale que le PCF, il n’en reste pas moins que les perspectives politiques de la JC correspondent à la stratégie mise en place par le PCF au sein du Front de Gauche. L’objectif de la JC reste un hypothétique « dépassement du capitalisme », formule vague qui permet de faire cohabiter des tendances révolutionnaires avec l’ensemble des militants réformistes. Mais les militants communistes de la JC peuvent se poser la question : que se cache-t-il derrière ce « dépassement du capitalisme » ? Concrètement, on se rend compte que cette formule signifie la transformation du capitalisme par voie parlementaire. C’est une alliance avec les partis bourgeois au pouvoir alors que ceux-ci mènent une politique de classe en faveur du capital. En vérité, la JC est sous l’influence politique du PCF et malgré la présence de militants révolutionnaires honnêtes, elle applique la stratégie réformiste du PC.

Pour nous, il n’y a pas de solution dans un parti qui se fixe comme objectif l’aménagement du système capitaliste par le biais d’une majorité parlementaire, soutenu par le mouvement ouvrier. Donner une caution au PCF en s’organisant au sein de ses structures reviendrait à détourner le mouvement ouvrier de ses objectifs historiques. En effet, la perspective mise en avant par les réformistes d’une « majorité alternative » n’est pas une solution qui permettrait de développer les luttes et la conscience de classe de ceux qui refusent l’austérité.

Seul le rassemblement des militants politiques révolutionnaires communistes se liant aux militants syndicaux et de classe trempés dans la lutte peut permettre un pas en avant vers la perspective révolutionnaire. Ce n’est pas parce qu’on ne va pas prendre le pouvoir et construire le socialisme dès demain qu’il ne faut pas aujourd’hui s’organiser pour cet objectif. Repousser à demain la création d’une organisation révolutionnaire, être à la JC en attendant que le Parti soit créer pour ensuite le rejoindre, c’est croire que le Parti peut tomber tout prêt du Ciel. En gros, c’est repousser à jamais la reconstruction en France d’un Parti communiste.

Pourtant, la jeunesse révolutionnaire de France est courageuse. Elle a su dans le passé être à la pointe du combat communiste. C’est elle qui a appuyé de tout son poids la création d’une section française de l’Internationale communiste, c’est elle qui a mené la lutte anti-impérialiste des années 20, c’est elle qui a versé son sang dans la lutte pour la libération nationale de 1940-44. Il ne fait aucun doute que, conscients des besoins du présent, les jeunes révolutionnaires venus au marxisme-léninisme s’engageront dans la tâche prioritaire de la reconstruction du mouvement communiste en France.

CONSTRUIRE LE PARTI COMMUNISTE

LA PRIORITE DE TOUS LES JEUNES COMMUNISTES

 

Marx et Engels ont montré que le prolétariat a une mission historique, c’est de renverser la société bourgeoise afin de se libérer de son exploitation. En accomplissant cela, ils libéreront l’ensemble des couches laborieuses de la société qui subissent le joug du capitalisme. Cependant, pour accomplir leur mission, ils ont constaté que le prolétariat doit s’organiser dans un parti politique indépendant de la bourgeoisie, un parti communiste. Ainsi, pour réaliser les objectifs politiques du prolétariat, pour donner de la force à cette classe, pour développer sa conscience de classe, il faut un Parti communiste solide.

En 1900, Lénine constate que la lutte pour des réformes économiques est mise au premier plan au détriment de la lutte politique et révolutionnaire de la classe ouvrière :

« La lutte économique a une importance prépondérante, on relègue au second plan les objectifs politiques du prolétariat, on les rétrécit et on les limite, on prétend même que vouloir constituer un parti indépendant en Russie, c’est se borner à reprendre les paroles d’autrui, et que les ouvriers doivent se cantonner à la lutte économique, en laissant la politique aux intellectuels alliés des libéraux »[1].

 

Ces phrases sont écrites au moment où Lénine définit les moyens de créer un Parti politique de classe, indépendant, qui serait en mesure de prendre le pouvoir à la bourgeoisie. Dans la situation actuelle d’absence d’un parti communiste en France, l’expérience des communistes bolcheviks est essentielle à assimiler afin de reconstruire cet outil. Effectivement, aujourd’hui aussi, la lutte syndicale, économique domine le mouvement ouvrier. L’action politique de la classe ouvrière est en retrait. Le réformisme se contente de tenter de mobiliser les ouvriers sur les élections bourgeoises. Les partis réformistes se partagent les rôles avec les dirigeants syndicaux sous leur influence. Ils interviennent peu lors des mouvements de lutte mais tentent lors des élections politiques de réorienter la colère des travailleurs vers leurs partis. Au contraire des réformistes, les militants communistes et révolutionnaires pensent que mettre en avant des objectifs politiques au sein du mouvement ouvrier est une tâche essentielle pour renforcer l’unité politique des travailleurs face à leur adversaire de classe. Ils lient leurs revendications pour des réformes au but final qu’est la révolution socialiste. Ils ne se contentent pas comme les réformistes d’utiliser les retombées des luttes ouvrières pour faire aboutir leurs visées parlementaires au sein du système parlementaire bourgeois, ils ne laissent pas les intérêts politiques du prolétariat aux « intellectuels alliés des libéraux ».

En France, cette politique léniniste a bien existé lorsque le PCF était révolutionnaire. Le Parti mettait la lutte politique du prolétariat en avant, la liant aux revendications économiques. Ce fut le cas lors de la lutte anticoloniale au Maroc. En 1925, le PCF lança des grèves politiques dénonçant l’action de l’armée, française et réclamant dans le même temps des augmentations de salaires.

Ainsi, comme le remarque Maurice Thorez en 1931 :

Grâce à l’existence d’un parti marxiste-léniniste, « avec le développement de la conscience de classe, avec la création des organisations ouvrières (syndicats et Parti), nous commençons à trouver des grèves politiques. C’est-à-dire des grèves dont les ouvriers eux-mêmes ont souligné consciemment le caractère politique en ajoutant des mots d’ordre politiques aux revendications économiques, et même en mettant au premier plan la revendication politique»[2].

Dans la situation actuelle, la priorité est la création d’un parti communiste en rassemblant tous les militants marxistes-léninistes qui ont conscience que seule la Révolution et le Socialisme permettront au prolétariat de se libérer du capitalisme. La création du Parti est donc une tâche spécifique et importante pour tout communiste. Lénine après Marx a remarqué que le mouvement communiste nait de la fusion entre les communistes maîtrisant la science marxiste et l’avant-garde militante du mouvement ouvrier. Cette fusion lorsqu’elle se produit permet l’émergence d’un parti communiste mais il n’y a pas de recette miracle pour obtenir ce résultat. Comme l’explique Lénine, Dans chaque pays, cette fusion a été un produit de l’histoire, s’est opérée par des voies originales, selon des circonstances de temps et de lieux »[3].

Le PCF d’aujourd’hui n’est plus marxiste-léniniste, ni révolutionnaire. Comment créer un Parti ? En luttant au sein du PCF ? Hélas non, le nouveau parti communiste ne verra pas le jour comme en 1920 car les circonstances d’aujourd’hui sont différentes. Il n’existe pas de pays socialiste capable d’influencer le mouvement ouvrier de France, de fournir des moyens matériels. Il n’existe pas comme à la fin de la 1ère Guerre Mondiale une poussée révolutionnaire dans la classe ouvrière. La conscience politique des masses n’est pas aussi élevée. Le PCF est depuis trop longtemps ancré dans le réformisme, il n’y a plus de possibilités pour lui de redevenir communiste. Sa base n’est plus ouvrière comme auparavant (voir les analyses de Mischi). Il est aussi nécessaire de tenir compte de la situation internationale où le mouvement communiste est très affaibli. Le réformisme est en contrepartie une force organisée dans le mouvement ouvrier. S’organiser dans le PCF, ancré depuis des décennies dans le réformisme, pour le transformer de l’intérieur est une impasse avérée par l’histoire du mouvement communiste. Il est nécessaire dans la situation actuelle de réunir et d’organiser les communistes véritables afin de construire une force politique indépendante organisationnellement, politiquement et idéologiquement. Ce parti ne tombera pas du ciel du jour au lendemain.

Pourquoi cette organisation indépendante est-elle si importante ? Lénine explique que :

« Sans cette organisation, le prolétariat est incapable de s’élever à une lutte de classe consciente : sans cette organisation, le mouvement ouvrier est condamné à l’impuissance »[4].

Cette citation est valable tant que le capitalisme n’est pas renversé et les faits démontrent la véracité de l’analyse léniniste. Il n’existe actuellement pas de lieu d’assimilation de l’expérience des luttes, de la politique de la bourgeoisie, d’analyse générale de la société. De plus le mouvement est impuissant car il se limite à la lutte pour des réformes économiques. Il n’a pas d’objectifs politiques et sans cela évidemment, pas de dynamisme ou d’énergie. Il reste faible, ne grandit pas. Le réformisme quant à lui utilise l’énergie du mouvement ouvrier vers des buts limités, soumis à des impératifs de conciliation avec le système capitaliste.

Les communistes ont donc une tâche fondamentale aujourd’hui : reconstruire un Parti communiste indépendant organisationellement du vieux PCF réformiste. Que doit-on attendre des militants communistes répondant à cette tâche ? Comme Lénine l’évoque dans Que faire ?, nous devons rassembler les militants révolutionnaires, formés théoriquement au marxisme-léninisme, trempés dans la lutte de classe et gagnant une envergure nationale[5]. En effet, le parti communiste bolchévik d’Union Soviétique, grand par son expérience pour le mouvement communiste international, n’est pas devenu fort par hasard mais parce que ses dirigeants, ses cadres (parmi lesquels Lénine, Staline, Kalinine, Sverdlov…) avaient une haute conscience des tâches du mouvement pour le faire progresser et vaincre.

Est-ce qu’aujourd’hui le PCF peut se prévaloir de réutiliser cette expérience ? Quel parti aujourd’hui révèle aux travailleurs les méfaits du capitalisme ? L’abandon depuis des décennies d’une orientation clairement communiste et de classe empêche le PCF d’être le levier pour transformer la situation actuelle.

Mais alors quelle solution ? S’organiser pour construire un Parti communiste pour le prolétariat de France. Les jeunes communistes ont toute leur place dans ce processus. Les marxistes-léninistes qui mettent en avant la nécessité du Parti ont conscience des difficultés, de leur isolement actuel, de l’étendue de la tâche actuelle. Effectivement, aujourd’hui s’engager dans la JC peut sembler plus simple du fait du nombre, de ses moyens matériels, mais malheureusement, ça n’apporte pas de perspectives de progrès pour le mouvement ouvrier sauf la mise au pas des éléments révolutionnaires par les réformistes, derrière le FDG et à voter PS aux élections. Face à l’offensive du capital, on ne peut pas limiter notre riposte à ce type de conciliations bourgeoises !

Face à l’étendue de nos tâches et à nos difficultés, nous devons agir en communiste. Comme l’explique Staline à propos de tous les éléments défaitistes au sein du mouvement ouvrier :

«  La lutte du prolétariat n’est pas une avance ininterrompue, une chaîne continue de victoires. La lutte du prolétariat a aussi ses épreuves et ses revers. Le véritable révolutionnaire n’est pas celui qui fait preuve de courage dans la période de l’insurrection triomphante, mais celui qui, tout en combattant bien durant l’avance victorieuse de la révolution, fait preuve de tout autant de courage quand la révolution bat en retraite, quand le prolétariat connait la défaite, celui qui ne perd pas la tête et ne flanche pas quand la révolution subit des revers, quand l’ennemi remporte des victoires ; qui n’est pas pris de panique ni ne perd espoir quand la révolution est en recul »[6].

Ne pas flancher aujourd’hui, c’est ne pas renoncer à organiser la classe ouvrière sur la base de ses intérêts de classe et dans un parti indépendant de la bourgeoisie. Voilà ce qu’est être un communiste au XXIème siècle.

JCML

janvier 2015                                                                   

 

[1] Lénine, Par où commencer ?, 1900

[2] Thorez M., « La grève politique de masse », in Cahiers du bolchévisme, n°1, janvier 1930.

[3] Lénine, Par où commencer ?, 1900

[4] Idem.

[5] Voir le chapitre 2, la formation du POSDR dans l’Histoire du Parti Communiste bolchevik d’Union Soviétique, 1939.

[6] Staline J., écrit en 1924, in Les questions du léninisme.

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