Discours du 20 octobre 2017 Meeting contre les ordonnances XXL – 100 ans de la Révolution – PCOF/ROCML

ROCML et PCOF réunis ensemble pour un meeting en commun autour des ordonnances.

ROCML et PCOF réunis ensemble pour un meeting en commun autour des ordonnances.

Une attaque générale contre le monde du travail, en faveur du capital

Depuis son élection en mai, Macron a accéléré la cadence des contre-réformes car pour les monopoles (le grand capital) cela ne va pas assez vite. Alors que le « président des riches »  vient de conclure la loi travail XXL, il veut d’ores et déjà s’attaquer à la formation professionnelle, à l’assurance chômage et dès l’été prochain aux retraites.

Il y a clairement une accélération de mesures réactionnaires, une avalanche désastreuse de mesures anti-ouvrières et d’avantages prodigieux pour la bourgeoisie !

Baisse des APL et des subventions pour les habitats populaires ; la fin des contrats aidés ; la loi travail XXL bien sûr ; l’augmentation de la CSG ; le gel des salaires des fonctionnaires et la suppression de 120 000 d’entre eux; de nouveaux contrats précaires et tout ce qui va arriver !

Dans le même temps pour le patronat : fin des cotisations sociales avec le transfert du CICE ; fin de l’Impôt Sur la  Fortune ; la liberté de déréguler le code du travail entreprise par entreprise etc.

 

S’ajoute à tout cela un mépris dans les paroles de Macron et son gouvernement à l’encontre des travailleurs et particulièrement contre ceux qui luttent ! Nous serions des fainéants, des extrémistes, des cyniques, des gens qui veulent rester dans le passé attachés à des mesures d’un autre temps, des jaloux des riches, qui foutent le bordel au lieu de chercher du boulot. Nous sommes insultés et Macron tente de nous monter les uns contre les autres, de diviser encore plus les travailleurs.  C’est un mépris honteux de la classe ouvrière et il nous incombe à nous, militants, de lui démontrer que renverser sa société pour instaurer le pouvoir des travailleurs n’a rien de vieillot mais va au contraire dans le sens de l’histoire pour enfin mettre un terme à cette escalade réactionnaire et donc à l’exploitation de l’Homme par l’Homme.

Une mobilisation en ordre dispersée, limitée

Malgré toutes les mesures contre le peuple, la lutte ne prend pas, ne s’élargit pas, ne se massifie pas et l’unité ne se met pas en place. Depuis la rentrée on peut lister :

  • Le 12 et le 21 septembre : journées interprofessionnelles à l’appel de la Cgt, Sud, FSU.
  • La 3ème semaine de septembre : appel à la grève reconductible intersyndicale chez les routiers.
  • Le 28 septembre : les retraités
  • Le 10 octobre : journée des fonctionnaires en intersyndicale
  • Le 13 octobre : la métallurgie
  • Le 19 octobre : journée interprofessionnelle à l’appel de la Cgt, Sud.

On observe un émiettement complet. Certaines fédérations de métier appellent seules dans leur coin à la lutte, il n’y a aucune possibilité de trouver des journées interprofessionnelles qui réunissent l’ensemble des grands syndicats, un nombre de manifestants et de grévistes très loin de certaines mobilisations antérieures, des journées éparses sans continuité militante entre elles.

Comme c’est parti, ce n’est pas une mobilisation à la hauteur des attaques que nous subissons qui se met en place.  Il faut dire que le patronat et le gouvernement ont savamment organisé la division par l’achat de certains représentants syndicaux nationaux. La lutte politique est absente depuis des décennies donc il existe un retranchement syndical autour de revendications locales d’entreprises ou autour d’un corporatisme fort.  

À l’époque où le capitalisme rentre dans une crise sans précédent et s’y enfonce inexorablement, le prolétariat a un besoin vital de trouver son indépendance politique.

La lutte politique pour la rupture révolutionnaire

Pour se débarrasser du capitalisme nous pensons que les travailleurs doivent se débarrasser de leurs illusions ou des concepts imposés par la propagande du capitalisme car il n’y a jamais eu des morales de maîtres et des morales d’esclaves mais que des morales établies par les maîtres pour les esclaves.

Pour se débarrasser de cette servitude, les travailleurs doivent d’intéresser à la question politique générale (et non pas uniquement aux questions syndicales). Est-ce que je suis exploité ? Pourquoi ? Comment mettre fin à cette exploitation ? Etc. Certains pensent déléguer leur pouvoir politique à un super président tous les cinq ans. Pourtant, si le prolétariat ne fait pas de politique il est contraint de subir celle des autres, celle qui conduit à l’austérité, à la régression, d’une façon ou d’une autre à une politique pro-capital. Il y a ceux, dégoutés par la « politique politicienne », qui se trouvent hors jeu des questions politiques, qui sont lassés et préfèrent à ce titre l’apolitisme.

Pourtant, si nous voulons avancer sur les questions essentielles comme celles de la révolution, c’est à nous de faire de la politique, de la politique révolutionnaire. N’attendons pas que cela tombe du ciel ou que cela vienne d’un messie quelconque. Faisons notre politique qui sera en rupture révolutionnaire avec toutes les autres politiques.

Au final, les salariés dans la lutte syndicale ou dans la lutte contre le capitalisme doivent opérer une rupture révolutionnaire, c’est-à-dire rompre avec toutes ces idées qui amènent à penser qu’un autre capitalisme est possible, que l’on pourrait le reformer, le rendre « social », ce qui nous oblige dans les luttes actuelles à rester dans les limites, les frontières du capitalisme. Si au contraire, nous opérons dans nos consciences et notre pratique cette rupture révolutionnaire, nous pourrons dépasser ces limites du capitalisme et proposer à l’ensemble des masses populaires une nouvelle solution, radicale : une nouvelle société.

La rupture révolutionnaire conduit à rompre avec le réformisme, le parlementarisme, etc. comme théories qui ne font pas avancer la lutte du prolétariat en la laissant dans l’impasse du capitalisme. La rupture révolutionnaire oblige les travailleurs en lutte à ne plus se limiter aux revendications dites économiques (d’augmentation de salaire, etc.) mais à revendiquer le pouvoir même, pas seulement celui dans l’entreprise mais celui de toute la société. La rupture révolutionnaire contraint les ouvriers conscients à s’organiser, plus uniquement dans les syndicats (structures indispensables mais qui ne sont pas celles suffisantes pour la conquête du pouvoir) mais dans le Parti politique de la classe ouvrière.

La lutte ou les luttes actuelles, celles que l’on mène actuellement et celles qu’il va falloir mener dans les prochaines années aux vues du calendrier de Macron, ne pourront, à la lumière de ces derniers éclaircissements, n’apporter au mieux que des victoires sporadiques. Pour apporter le pouvoir à la classe ouvrière en France ; pour opérer cette rupture révolutionnaire, seule issue qui permettra de mettre un terme à la misère, au chômage, à la barbarie, la guerre, aux problèmes du logement, etc., les marxistes-léninistes doivent se rassembler et gagner au combat politique les militants de combat, les militants avancés qui font leur preuve dans toutes les luttes locales et parcellaires.

 

Solidarité avec les travailleurs de l’usine de TORAY à Lacq-Abidos

Depuis le 11 juillet les ouvriers de l’usine de TORAY CFE, sur le complexe de Lacq (64), sont en grève pour obtenir la réintégration d’un de leur camarade licencié pour « insubordination »[1]. L’usine est quasiment à l’arrêt. La direction préfère perdre des millions d’euros par la paralysie de la production que de céder à la revendication des travailleurs. Voilà qui est révélateur du véritable visage du patronat qui ne tolère pas, au-delà de toute autre considération, que l’on puisse contester son autorité et son pouvoir dans « son » usine. Le travailleur doit rester son esclave salarié !

Mais voilà que contre toute attente de sa part, habitué à mettre les travailleurs en condition de concurrence les uns par rapport aux autres, il voit s’exprimer la solidarité de cette classe de prolétaires qu’il méprise et exploite et sans le travail de laquelle il n’est rien et ne pourrait vivre un seul instant.

Cette lutte vient grossir toutes les luttes et grèves en cours partout en France et que les médias couvrent de leur silence. Viendra le jour où ces luttes iront grossir le fleuve qui emportera cette société malade du capital et grosse d’une société sans exploitation. Société socialiste dans laquelle ce sont les travailleurs qui auront le pouvoir.

Popularisons cette grève exemplaire, soyons prêts à répondre à toute demande de solidarité de leur part. Leur détermination et leur unité dans la lutte sont une garantie d’une issue victorieuse.

ROCML le 16 juillet 2017

 

 

 

 Envoyez vos messages de soutiens et de solidarité à l’adresse mail suivant:

 

cgt.toray@laposte.net

 

 

 

 

Grève dans l’usine Toray CFE (64)

 

Dans les usines TORAY CFE sur le complexe de Lacq qui embauche plus de 400 salariés, la quasi-totalité des ouvriers s’est mise en grève depuis le 11 juillet pour un salarié licencié injustement ! Presque toute l’usine est depuis à l’arrêt, chose qui ne s’était jamais produite dans l’histoire de cette entreprise. C’est environ 200 grévistes qui se mobilisent pour une seule personne sur le principe de « un pour tous, tous pour un ». Ce n’est ni une logique financière, ni un mot d’ordre national qui a conduit tous ces salariés en grève mais la solidarité. Les salariés et la Cgt réclament la réintégration immédiate de notre camarade dont la direction lui reproche une insubordination. Ce que l’ensemble des grévistes conteste. Nous sommes à l’heure actuelle toujours en grève dans une usine qui est quasiment à l’arrêt complet. La Direction ne veut faire aucun geste envers notre camarade alors nous continuons la lutte.

 

La Cgt Toray-CFE

cgt.toray@laposte.net

[1] Voir le communiqué du syndicat de TORAY que nous reproduisons ici.

Discours du comité ni guerre ni état de guerre de Pau contre l’OTAN

Les camarades de la cellule de Pau du ROCML étaient présents pour le comité palois ni guerre ni état de guerre afin de dénoncer le sommet de l’OTAN à Bruxelles.

 

Merci à tous d’être venus à l’appel du comité antiguerre de Pau.

Dénoncer les guerres, les préparatifs des grandes puissances à la guerre est pour nous une tâche difficile mais aussi essentielle.

Difficile car dans le climat d’offensive idéologique actuel, mobiliser contre les préparatifs de guerres, c’est aller à contre-courant de l’opinion majoritaire.

Essentiel car pour nous, l’engrenage à la guerre, dont l’OTAN est un des principaux responsable doit être combattu. Il nous faut refuser de livrer des peuples de tous les continents à des guerres dont les seuls buts sont de préserver l’ordre politique, économique et social des grandes puissances qui composent l’OTAN.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, alors que débute le Sommet de l’OTAN à Bruxelles, nous nous mobilisons pour dire non à la guerre, pour défendre la paix, la liberté et la démocratie des peuples.

Qu’est-ce que l’OTAN ?

L’OTAN est née en 1949 autour des Etats-Unis, de l’Angleterre et de la France afin de conserver les intérêts politiques et économiques des impérialismes occidentaux. L’OTAN est née de la volonté de contrer l’influence communiste mais aussi de maintenir partout dans le monde les intérêts des grandes puissances occidentales.

L’OTAN est une organisation politique et militaire qui regroupe des délégations politiques des pays membres et un état-major militaire qui organise les interventions militaires. C’est une alliance militaire d’Etats. C’est-à-dire que lorsque l’OTAN intervient, c’est parce que ces Etats membres, la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis l’ont décidé.

L’OTAN est une organisation illégale du point de vue du droit international fixé par l’Organisation des Nations-Unies. L’OTAN a semé un champs de ruine dans de nombreux pays en contrevenant systématiquement au droit international, fixé pourtant par les Etats de ce monde.

Pourquoi nous combattons l’OTAN ?

 

L’OTAN est l’organisation d’avant-garde des grandes puissances occidentales. C’est elle qui participe à fomenter des guerres aux quatre coins du monde. Elle alimente la haine et la guerre entre les peuples et ne règle aucun problème.

L’OTAN a été de toutes les guerres depuis les années 90 : en ex-Yougoslavie, au KOSOVO…

Rappelez-vous, l’OTAN a participé à intervenir en 2003 en Irak pour soit disant combattre le terrorisme. Pour quels résultats ?

Plus de 500 000 morts. Un pays déstabilisé, ruiné, un peuple qui manque des besoins humains vitaux. Voilà le résultat de 13 années de guerre en IRAK dominé par l’OTAN.

D’après un article du Point, le risque de mort est trois fois plus élevé aujourd’hui qu’avant 2003. 40 % des morts d’Irak l’ont été à cause des conséquences sanitaires et du manque de nourriture.

Un chercheur du CNRS, monsieur Luizard estime que « l’administration s’est effondrée à la suite de l’intervention américaine, l’économie est en proie à la corruption et au népotisme ».

Rappelez-vous, l’OTAN et l’intervention US en Irak devait amener la paix, la prospérité et la démocratie. Les faits sont là. L’OTAN a semé la mort, amené des champs de ruine et créé un terreau qui alimente le fascisme islamiste de DAESH et des autres groupes en Irak et en Syrie.

On pourrait croire que l’intervention en IRAK est une exception. Eh bien non ! En 2011, sous la direction de SARKOZY et de la France, l’OTAN est intervenue en Libye pour déloger Kadhafi. Rappelez-vous, il y avait soit disant une révolution là-bas. Bilan de l’intervention : 12 à 15 000 morts.  Et qu’est-ce que cela a apporté mis à part une guerre civile et le chaos depuis 6 années. Le rapport d’une mission d’information à l’Assemblée Nationale estimait qu’en 2015, « la transition politique est en train de dégénérer en conflit civil », là aussi le mouvement islamiste fasciste commençait à s’implanter.

L’OTAN depuis 2011 jusqu’à aujourd’hui pousse aussi à intervenir en Syrie pour déloger Bachar El Assad. Ce sont les puissances membres de l’OTAN qui ont transformé le conflit national syrien en un conflit régional. Ce sont ces mêmes puissances qui ont armé les forces les plus obscurantistes et réactionnaires, les forces islamistes comme Al Nosra, proche d’Al Qaïda. Cette semaine, Trump a accusé l’IRAN de développer les guerres au Moyen Orient,  « L’Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire – jamais – et il doit cesser le financement, l’entraînement et l’équipement meurtriers de terroristes et de milices ».

Monsieur Trump a dit cela depuis Israël, un pays qui dispose de l’arme nucléaire et qui dispose d’un équipement meurtrier qu’il teste depuis plus de 50 ans sur le peuple palestinien.

Monsieur Trump dit cela alors qu’il vient de signer de juteux contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite qui elle soutient depuis des décennies des groupes islamistes comme Al Qaida, Daesh ou encore Al Nosra. La France a d’ailleurs fait de même. Elle dit combattre le terrorisme mais en même temps vend ses armes au Qatar et à l’Arabie Saoudite.

Ce sont ces pays qui ont des responsabilités dans le développement du fascisme islamiste dans le monde. Ces dirigeants devraient rendre des comptes.

Que ce soit en Irak, en Syrie ou en Libye, l’OTAN n’a pas combattu le fascisme islamiste ni amené la paix et la démocratie aux peuples. Au contraire l’OTAN a amené la guerre civile, le chaos et créé le terreau à la prospérité de ces groupes fascistes islamistes.

Mais quels sont les véritables buts de l’OTAN ?

Comme l’a révélé une note d’un conseiller d’Hilary Clinton, l’OTAN est intervenue en Libye parce que « le locataire de l’Elysée, [le président Sarkozy] voulait déloger Mouammar Kadhafi pour gagner des parts de marché pétrolier, accroître son influence régionale, renforcer l’armée française, faire barrage aux ambitions libyennes et, las but not least, renforcer son prestige politique à un an de l’élection présidentielle».

Conquérir les sources de matières premières, dominer des territoires stratégiques pour les grands groupes multinationaux, voilà les buts réels des guerres fomentées par l’OTAN. On comprend maintenant pourquoi la paix et la démocratie ne se sont jamais installées dans les pays où l’OTAN intervient. La défense de la démocratie et des droits de l’Homme cher au porte-parole médiatique de l’OTAN, BHL sont un enrobage idéologique pour justifier les interventions. Cependant les vraies raisons sont à chercher ailleurs !

L’OTAN a donc pour but de dominer la zone d’influence de ses pays membres. C’est pour cela que depuis quelques temps, elle tente d’effrayer ses concurrents russes et chinois.

En 2016, le sommet de l’OTAN s’était tenu en Pologne et des manœuvres militaires hors normes avaient lieu là-bas et dans les pays baltes. Cela ne fait aucun doute que c’est la Russie qui était visée par de tels exercices militaires. En déployant des troupes et des armements aux frontières russes et en installant un système de défense anti-missile, l’OTAN aggrave les tensions avec la Russie et empêche la construction de relations pacifiques.

De sommet en sommet, l’OTAN participe à militariser la planète. Les 28 Etats membres de l’OTAN sont appelés à augmenter leur budget militaire jusqu’à 2% de leur PIB mais également utiliser 20% de leur budget de défense à des équipements militaires (navires de guerre, avions de combat, drones, bombes, technologie). Le tout-puissant lobby de l’armement se frotte les mains d’avance. Le nouveau président Macron défend cette militarisation du monde entier.

Le sommet de l’OTAN, qui se tient en ce moment dans les nouveaux bâtiments du siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles doit être le moment d’une prise de conscience de la population sur les dangers réels d’une nouvelle guerre !

Les peuples aspirent à vivre en paix, à travailler non pour faire la guerre, mais pour répondre à leurs besoins vitaux, matériels, culturels, et intellectuels. L’OTAN va dans le sens contraire de ces besoins. Alors que les budgets de la santé, de l’éducation, de la culture subissent l’austérité, le budget de la défense va augmenter afin d’alimenter des guerres sans fin sur tous les continents de ce monde.

Nous ne voulons pas de la militarisation de l’UE ni d’une superpuissance européenne ! L’OTAN est la machine de guerre la plus agressive du monde et nous avons besoin, de toute urgence, de paix et de développement durable.

C’est à nous, travailleurs, citoyens, peuples du monde entier de nous mobiliser pour la paix et contre la guerre. Lorsque les peuples lèvent pour la paix, les fauteurs de guerre perdent toujours, l’exemple de l’Algérie, du Viet Nam l’a montré.

Faisons pression sur nos gouvernements pour investir dans le bien-être social, pas dans la guerre !

Nous demandons clairement à nos gouvernements : nous devons quitter l’OTAN et elle doit être dissoute !

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Cellule Guy Moquet: Combattons les licenciements sur le bassin de Lacq !

Hier PECHINAY, CELANESE, TEPF (Total). Aujourd’hui, c’est le tour de Yara (85 emplois directs menacés), un plan social chez SOBEGI (47 postes), du chômage technique chez TORAY, REXAM… Des sous-traitants menacés de fermetures ou de réduction des effectifs avec le dumping social pratiqué par les patrons en utilisant des travailleurs détachés.

Rien ne va plus sur le bassin de Lacq d’où l’importance de combattre les plans de licenciement et de fermeture d’usine.

Comme d’habitude, les travailleurs sont sacrifiés sur l’autel des profits de ces grandes entreprises avec la complicité des gouvernements de droite et de gauche. Des entreprises comme YARA ont touché de l’argent public ou des crédits d’impôts par le CICE. Le pipeline de vapeur reliant YARA à SOBEGI a été payé par les « collectivités locales », c’est-à-dire la population locale du bassin !

Nous sommes aux côtés de tous les salariés menacés de perdre leur emploi. Nous ne pouvons pas accepter le fatalisme des licenciements d’autant plus que le bassin de Lacq fournira de moins en moins de travail aux salariés, et aux jeunes de la région !

Il est donc important qu’aujourd’hui, tous les salariés, les jeunes, les retraités, se mobilisent ENSEMBLE, par la grève politique et solidaire, pour défendre le maintien des activités sur le bassin de Lacq.

         La lutte pour défendre l’outil de travail sur le bassin de Lacq est plus que jamais d’actualité. Seule l’instauration d’un rapport de force de tous les travailleurs du bassin et de la région de Pau, d’Orthez pourra faire reculer les plans néfastes des patrons !

SOLIDARITE, UNITE ET LUTTE

FACE AUX PATRONS

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