LE CAPITALISME EN GUERRE CONTRE LES TRAVAILLEURS

Editorial de la VDC à retrouver ICI

manifestation-CGT

En ce début de quinquennat Macron, le gouvernement s’affiche clairement comme l’état-major de combat de la bourgeoisie. Il mobilise toutes les ressources de l’État pour consolider la domination du Capital sur la société par toutes sortes de cadeaux fiscaux, de lois pour organiser l’exploitation accrue des travailleurs. Le gouvernement tente aussi d’affaiblir les capacités d’organisation et de résistance des travailleurs. Les conséquences concrètes pour ces derniers sont la dégradation de leurs conditions de vie, la diminution du salaire réel, des retraites, l’aggravation de la concurrence entre travailleurs sur le marché du travail. Les mythes d’un « État providence » au-dessus des classes, de l’égalité entre les « citoyens » volent en éclat devant une lutte de classe féroce menée par la classe bourgeoise contre les travailleurs.

Sous le capitalisme impérialiste, les monopoles veulent assurer un profit maximum. Ceux-ci ne peuvent le faire qu’en organisant l’exploitation toujours plus féroce des travailleurs en leur prenant une part toujours plus importante du produit de leur travail. Si la machine grippe, l’existence même du capitalisme est en danger. Quand les profits menacent de diminuer, les gestionnaires des entreprises comme de l’Etat n’ont pas d’autre choix que de prendre des mesures drastiques pour préserver leurs sacrés-saints bénéfices garantir les fondements de l’exploitation capitaliste. C’est tout le sens de la politique de ce gouvernement et de ses prédécesseurs. Voilà pourquoi les mêmes politiques anti-sociales ont été appliquées durant ces dernières années, quelle que soit la famille politique bourgeoise au pouvoir, de droite, de gauche. Ce n’est pas en changeant les personnes comme le défendent les « dégagistes », ce n’est pas en « moralisant » la vie politique que cela peut changer. Le gouvernement est tout entier soumis aux exigences de la bourgeoisie.

De plus en plus, il existe une prise de conscience syndicale mais aussi politique. Cela est nouveau et positif. Mais pour quelle politique ? Les courants « populistes » et réformistes qui ne sont pas au pouvoir surfent sur le mécontentement du peuple pour proposer une politique qui met en avant de fausses mesures « antisystème », dénoncent la finance, souhaitent transformer la société sans toucher aux lois fondamentales du capitalisme. Ces politiques qui ne s’attaquent pas au capital doivent être rejetées. Seule une politique anticapitaliste menée par les éléments les plus conscients du prolétariat et organisée en conséquence peut amener les travailleurs à construire des batailles victorieuses pour faire payer le capital jusqu’à la victoire totale sur la classe exploiteuse.

Face à cette offensive du capital, les travailleurs et les syndicalistes ne restent pas sans réagir. Ils luttent partout avec courage et continuité autour de luttes locales et nationales. Dans ces mobilisations, de nombreux travailleurs prennent conscience que face à la détermination, l’organisation et les moyens de la bourgeoisie, il est nécessaire de passer à un niveau supérieur d’organisation et de lutte. Ils prennent conscience qu’il faut rompre avec la voie de la « concertation » avec le patronat, avec celle des « partenaires sociaux » qui entraine le mouvement des travailleurs à l’échec. Cette époque de négociation des miettes du gâteau est révolue, mais les directions syndicales continuent à s’accrocher à cette politique de collaboration de classe, plutôt qu’à organiser la lutte classe contre classe face au gouvernement Macron.

C’est la bourgeoisie en menant la lutte de classe qui creuse sa propre tombe et pousse les travailleurs à adopter une politique radicalement différente des politiques actuelles. Cette politique devra se libérer de toutes les illusions réformistes. Depuis quelques semaines, les dirigeants de la France Insoumise tentent de mettre sous leur politique l’ensemble du mouvement ouvrier. Les marxistes-léninistes considèrent que tous les travailleurs doivent faire de la politique. Mais ils doivent faire une politique de classe, résolument anticapitaliste à l’encontre du pouvoir bourgeois. Or les directions réformistes se contentent d’une politique parlementariste. Ils veulent seulement faire une autre politique bourgeoise, c’est-à-dire une politique dans le cadre des institutions existantes et du système économique existant. On voit bien que cette politique mène à l’échec partout où elle a été menée. Les communistes marxistes léninistes quelle que soit leur organisation doivent participer à la lutte du prolétariat. En étant présent autour des luttes de la classe ouvrière, ils mettent en avant l’idée de s’organiser autour d’un seul Parti communiste, seul outil capable de mener la lutte politique contre les attaques et le pouvoir de la bourgeoisie. Oui une autre politique est possible, une autre société est possible en rompant avec le mode de production capitaliste, en supprimant la domination du capital, pour instaurer le pouvoir des travailleurs, le socialisme.

A BAS LE CAPITALISME !
LE POUVOIR AUX TRAVAILLEURS !

METTONS EN ECHEC LA POLITIQUE DU CAPITAL, LE PRESIDENT DES RICHES ET SES ORDONNANCES

[image infocom CGT]

[image infocom CGT]

Une avalanche de contre-réformes

 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Macron, une cascade de contre-réformes s’est abattue sur les travailleurs et les classes populaires : casse du droit du travail, chasse aux chômeurs

(qualifiés de fainéants), baisse des APL, durcissement des lois sécuritaires… Le gouvernement Macron-Philippe a annoncé vouloir s’attaquer par la suite à la formation professionnelle, l’assurance-chômage et aux retraites. Ce sont tous les droits sociaux gagnés de hautes luttes par le prolétariat français au sortir de la seconde guerre mondiale qui sont menacés.

De l’autre côté dans le camp du capital ; des patrons, des millionnaires et des monopoles ; ils peuvent voir l’avenir en rose : suppression de l’ISF, poursuite des cadeaux fiscaux aux entreprises, aides à l’embauche (emplois entièrement payés par le contribuable et qui ne coûtent rien à l’employeur !)…etc. Bref ce sont toujours les mêmes qui s’engraissent tandis que les précaires, les salariés et les chômeurs devront se serrer la ceinture et accepter sans broncher de perdre tous leurs droits !

Cette société, on l’aménage pas, on la combat !

Non, nous ne voulons pas de cette vie de misère ! Nous ne voulons pas être des esclaves « ubérisés » ou des autoentrepreneurs corvéables à merci. Alors que nos adversaires sont forts et organisés (MEDEF, partis politiques bourgeois, médias, police…), les travailleurs avancent en ordre dispersé et sous l’influence de leaders politiques et syndicaux qui n’offrent aucune perspective de rupture avec cette société pourrie jusqu’à la moelle. On ne peut humaniser un système inhumain par nature comme l’est la société capitaliste. On ne peut pas non plus l’améliorer par le parlementarisme bourgeois qui n’a jamais apporté le moindre progrès aux masses exploitées.

Il y a cent ans, les travailleurs de Russie montraient l’exemple

 

Il y a cent ans, le prolétariat de Russie, sous la conduite du parti bolchevik de Lénine rejetait dans les poubelles de l’histoire ce « vieux monde » et créait le premier Etat ouvrier de l’histoire. Ils démontrèrent que les masses pouvaient se gouverner par elles-mêmes, sans « chefs » bourgeois et patrons, et construire une société juste et égalitaire qui garantissait à tous le droit au travail, à l’éducation et à la culture.

Aujourd’hui, face à ces attaques d’une violence sans précédent depuis plusieurs décennies, il revient aux travailleurs conscients de ces enjeux, de se rassembler et de mener une lutte acharnée dans les entreprises mais aussi sur le terrain politique, pour redonner au prolétariat français l’outil qui lui fait cruellement défaut depuis des années : un authentique parti révolutionnaire communiste !

A bas les lois pour les patrons du gouvernement Macron !

Unité des travailleurs contre le patronat et l’Etat !

Construisons un parti révolutionnaire défendant les intérêts de la classe ouvrière 

Les politiques économiques des gouvernements n’ont pas pour objectif le bien-être des populations !

http://rocml.org/wp-content/uploads/2017/09/VDC_21.pdf

Au sein de l’économie mondiale, les sources de conflits vont s’accentuant, ce qui implique forcement des dissensions sur le plan politique. Selon l’angle de vision propre à chacun des représentants de la classe capitaliste, les appréciations qu’ils formulent varient.

Abstraitement parlant, le rôle des organismes supranationaux tels que le FMI ou l’OMC, est d’œuvrer dans la mesure du possible en faveur d’une gestion collective du système capitaliste à l’échelle mondiale, de façon à porter la création de plus-value et l’accumulation des capitaux, dans leur totalité, à une dimension maximum. De fait, leur action consiste à jouer les médiateurs dans le but de désamorcer les facteurs de crise provoqués par la concurrence entre les multiples pôles d’accumulation du capital. Ainsi, dernièrement, ces institutions se montrent préoccupées. Par exemple, à l’occasion de l’assemblée commune entre le FMI et la Banque mondiale tenue en avril dernier, Christine Lagarde, directrice générale du FMI a déclaré: « Il ne faut pas mettre en péril le moteur du commerce, qui a alimenté la croissance et qui est un élément crucial de la productivité » (AFP, 20/4/2017). Ces recommandations sont motivées par la multiplication de prises de positions, de la part de responsables politiques tels que Marine Le Pen ou Donald Trump, en faveur de mesures protectionnistes.

Le terme protectionnisme désigne l’application d’un ensemble de mesures visant à protéger l’économie d’un pays contre la concurrence étrangère au niveau du commerce extérieur. Il s’agit ainsi de restrictions apportées au principe du libre-échange. En élargissant le champ d’actions concerné, les partisans du protectionnisme préconisent aussi des mesures censées stimuler activement le développement de l’économie nationale. Cependant, les protagonistes du libre-échange, eux non plus, ne se soucient nullement de développer un commerce mondial équilibré, bénéfique pour l’ensemble de la population du globe. Au sein du monde capitaliste, n’existe aucune harmonie collective.

Aujourd’hui l’économie mondiale est régie par les rapports de production capitalistes tels qu’ils se sont établis à travers un développement à partir de leur essor au 19e siècle, en passant par l’époque des empires coloniaux, et ayant atteint le stade de l’impérialisme capitaliste caractérisé par la formation de groupements industriels et financiers en situation de monopole ou oligopole. Dans ce cadre, les relations entre les états nationaux et les centres d’accumulation de capitaux sont devenues complexes. Il n’y a plus de lien mutuel direct entre un état donné et un ensemble délimité de capitalistes que l’on pourrait désigner comme « sa » classe capitaliste au même titre que l’on parle de « sa » population. Ces centres d’accumulation de capitaux ne sont pas pour autant devenus des entités pouvant régner sur le monde en s’affranchissant totalement des états nationaux et de leurs gouvernements. Dans chaque état, le rôle des institutions qui forment ce que l’on appelle l’appareil d’état, consiste toujours à assurer la domination de la classe capitaliste exploiteuse sur la classe ouvrière exploitée et sur l’ensemble de la population. Mais à l’époque des empires coloniaux, le système économique mondial était compartimenté selon des démarcations affirmées formellement, tandis que maintenant la complexité des connexions économiques croisées, multiformes, aux délimitations mouvantes, s’est fortement accentuée. Les différents aspects des politiques protectionnistes s’inscrivent dans ce contexte.

Ce qui compte en premier lieu du point de vue d’un gouvernement dans sa fonction territoriale, ce sont: sur le plan économique, la balance des paiements (qui inclut la balance commerciale) ainsi que le budget (c’est-à-dire les impôts et les taxes), et sur le plan politique, sa capacité de maintenir intacte la domination de la bourgeoisie au sens générique. Les divers discours propagandistes concernent en grande partie ce dernier domaine (Chirac et la fracture sociale, Le Pen et les immigrés, Hollande et l’union nationale contre le terrorisme, etc.). Les dilemmes économiques proviennent de la nécessaire conciliation entre le fonctionnement générale de l’économie « nationale » et les intérêts des capitalistes dont les investissements sont liés d’une façon ou d’une autre avec le pays.

Le Front national, en France

 

En France, le programme de Marine Le Pen comporte des mesures relevant du protectionnisme. Il prétend favoriser les entreprises qui produisent sur le territoire national, dans le but affiché de développer l’emploi. De façon ciblée, il prévoit une taxe pénalisant les entreprises considérées comme françaises mais qui vendent en France des produits importés par le biais d’une filiale à l’étranger. Les formulations à ce sujet varient. En 2012, Marine Le Pen déclare: « Un signal très clair sera donné: vous vendez en France, alors vous produisez en France! C’est pourquoi il faudra taxer à hauteur de 35% l’industrie automobile qui ne réalise pas au moins la moitié de sa production sur le sol français. »(1) En 2017: « Chaque produit qui sortira d’une usine délocalisée afin d’être revendu sur le marché français sera taxé à hauteur de 35%. »(2) Elle inclut d’ailleurs les prestations de services: «Mon projet pénalisera financièrement par une taxe de 35% également les délocalisations de prestations de services dont abusent tant de grandes entreprises françaises. »(3) Une « contribution sociale » serait prélevée sur l’ensemble des biens et des services importés, d’un montant de 3%. Cette mesure, étant en elle-même protectionniste, servirait à financer une « prime de pouvoir d’achat » versée aux salariés et retraités qui touchent moins de 1500 euros par mois(4). Cela s’apparente à une subvention au bénéfice des employeurs, de façon similaire au principe du « revenu universel », mais en l’occurrence non « universel ». Il faut souligner que Marine Le Pen s’est prononcée contre un relèvement du salaire minimum, au motif que « cela entraine une charge supplémentaire pour les entreprises, qui sont déjà dans une très grande fragilité dans notre pays »(5).

Au-delà de ces taxations définies explicitement, le programme du FN adopte le protectionnisme comme principe général, tout en prévoyant des mesures différenciées. Selon Marine Le Pen: « cela ne fait aucun sens de taxer indifféremment tous les produits provenant de tous les pays. […] Et il n’y a pas de raison de taxer certains pays de l’Union européenne. Nous taxerons surtout les pays qui font du dumping fiscal et social. ». Bernard Monot, conseiller de Marine Le Pen sur les questions économiques, indique comme cibles potentielles « les pays hors UE avec lesquels notre balance commerciale est très déficitaire » (Les Echos).

Trump et le Parti républicain aux USA

 

Durant sa campagne électorale et depuis qu’il a été élu, Trump a annoncé l’instauration d’une « énorme taxe aux frontières » (« big border tax »)(6). Au départ cela était censé signifier des tarifs douaniers à l’importation. Cependant les membres républicains de la Chambre des représentants projettent un autre dispositif, élaboré antérieurement à la désignation de Trump comme candidat de leur parti. Ce projet (dit « border adjustment tax ») vise à instaurer  – comme le nom l’indique – un impôt sur les sociétés comportant un ajustement à la frontière dont le mécanisme passe par la détermination de l’assiette pour l’impôt sur les sociétés. Le montant de cet impôt, au lieu d’être basé sur les bénéfices tels qu’ils sont pris en compte normalement (total des revenus moins le total des couts), ne prendrait pas en compte les importations dans les couts ni les exportations dans les revenus. Le taux serait en outre baissé de 35% à 20%. Le fait est que dans ce domaine, comme dans certains autres, Trump tente à assumer des choix propres qui diffèrent des positions du Parti républicain. Selon la vision de Trump, les taxes à l’importation devraient être ajustées pays par pays, selon un principe de réciprocité, en fonction du taux que le pays concerné fait supporter aux exportations venant des USA (reuters, 12/4/17).

Il est certain qu’au sujet des mesures protectionnistes, les appréciations de la part des secteurs de l’économie national des USA varient.

Les entreprises qui produisent de l’acier sont demandeurs à cet égard. La branche se trouve dans une situation difficile. En 2015, selon un classement au niveau mondial selon la quantité produite, la plus grande société US, Nucor Corp, vient en 14e place avec 19,62 millions de tonnes, puis U.S. Steel vient en 21e place avec 14,52 millions de tonnes (par comparaison, en 1re place ArcelorMittal avec 97,14 millions de tonnes)(7). Ces sociétés sont presqu’exclusivement confinées au territoire national US. En 2014, la production mondiale d’acier a réalisé le plus haut niveau jamais atteint, avec 1,66 milliards de tonnes, les prix au niveau international ont fortement baissé, les importations vers les USA ont augmenté considérablement en conséquence(8). En 2016, les producteurs US d’acier ont obtenu l’instauration d’une taxe de 266% sur l’importation d’acier laminé à froid, utilisé pour la fabrication de voitures ainsi que de multiples équipements, en provenance de sept pays dont la Chine. Les fabricants de voiture, ayant évidemment un point de vue opposé, ont réagi, comme par exemple Ford qui s’est adressé à la Commission du commerce international US (International Trade Commission, USITC). Trump, en prenant sa fonction, avait eu recours à Dan DiMicco, ex-PDG du groupe Nucor mentionné ci-dessus, comme conseiller. Mais dans ce cas aussi, il se heurte à des divergences avec le Parti républicain. Il annonce que tout projet d’infrastructure publique devra utiliser de l’acier produit dans le pays. Cependant dans le passé, les législateurs républicains ne se sont pas montrés favorables à l’idée d’une croissance stimulée par des engagements publics alourdissant les déficits budgétaires. Concrètement, dans le cadre d’une stimulation générale du secteur de l’énergie non renouvelable, Trump soutient la construction de l’oléoduc Keystone XL qui devrait renforcer le réseau d’oléoducs Keystone existant reliant des puits au Canada notamment à des terminaux sur la côte du Texas. Or, à ce sujet, l’année dernière, les républicains ont bloqué un amendement exigeant qu’uniquement de l’acier US devrait être utilisé pour le pipeline(9).

L’industrie US de l’aéronautique, exportatrice, est favorable au système envisagé de « l’ajustement à la frontière »(6).L’inverse est le cas du point de vue de l’UE (Les Echos). Les USA représentent 23% des exportations du groupe Airbus. Celui-ci est certes implanté aux USA mais près de 90% des pièces assemblées dans ce pays viennent de l’étranger. Toute la filière serait touchée, car les sous-traitants, eux aussi, font fabriquer des pièces élémentaires au Mexique ou en Chine.

La position du secteur de l’agriculture des USA est caractéristique en ce qui concerne les implications indirectes des politiques protectionnistes. Les états fédéraux où se trouvent les grandes exploitations agricoles ont massivement favorisé Trump à l’occasion des élections. Le secteur est largement exportateur, notamment en direction du Mexique. Or les milieux d’affaires concernés voient déjà des signes annonciateurs de répercussions négatives; l’expérience a montré qu’une guerre commerciale engagée par les USA entraine souvent des ripostes visant l’agriculture US(10).

l’impérialisme capitaliste combine défense, agression, domination

 

Le fond de la question des mesures protectionnistes réside dans ces connexions multiples entre d’une part, les responsables politiques et d’autre part, les représentants directs sur le plan économique, de différentes fractions de la classe capitaliste.

Du point de vue général, les interprétations pseudo-théoriques relèvent, au gré des inclinaisons prédéterminées ou des humeurs du jour, de deux catégories; elles considèrent que le résultat du protectionnisme, « au bout du compte » est – bénéfique aux yeux des uns, – néfaste aux yeux des autres. Dans les deux cas prévalent l’approximation et l’exagération de discours essentiellement propagandistes. Par exemple, au sujet de la taxe d’ajustement aux frontières, ses promoteurs prétendent que l’effet à l’export et à l’import s’équilibre, soit par une réévaluation induite de la monnaie nationale, soit par une augmentation induite des prix et des salaires intérieurs. Il y a néanmoins des commentaires exprimant une vision plus nuancée: « Personne sait avec certitude ce qui arriverait en réalité. Si l’économie ne réussit pas à s’ajuster, les importateurs payeront beaucoup plus de taxes, et les exportateurs obtiendraient une aubaine. Tout ajustement serait douloureux. »(6)

Quant à Marine Le Pen, elle ne trouve guère de soutiens du côté du grand capital au sujet de son programme économique protectionniste, voire isolationniste, bien que ses discours nationalistes bénéficient d’accointances considérables. Jusqu’à nouvel ordre, la bourgeoisie française ne fait pas le choix d’une stratégie impérialiste nationale séparée; elle maintient son association avec les autres pays d’Europe, notamment l’Allemagne, à travers le cadre de l’UE. La partie économique du programme du FN reste un annexe subordonné à la vision purement idéologique nationaliste, xénophobe, résumé par exemple ainsi: « Nous sommes David contre Goliath, c’est avec notre amour pour notre pays, que nous terrasserons la soumission, l’abandon, la capitulation, la trahison que l’on cherche à imposer à notre peuple. » (La Dépêche 27/4/17) Par comparaison, la politique impulsée par Donald Trump pour les USA articule de façon effective conjointement les deux aspects que sont protectionnisme et agressivité impérialiste.

Il faut noter ici que les mesures protectionnistes enfreignent le principe du libéralisme, défini comme « doctrine économique qui privilégie l’individu et sa liberté ainsi que le libre jeu des actions individuelles conduisant à l’intérêt général ». Ce fait met en lumière le caractère erroné des orientations politiques qui prétendent attaquer les maux engendrés par le capitalisme en dénonçant le « néolibéralisme » comme source de tous les malheurs. Par ailleurs, un aspect significatif impliqué par le principe de « l’ajustement à la frontière » dépasse la sphère purement commerciale. L’application de cette taxation pourrait inciter des sociétés étrangères ayant une large clientèle aux USA à racheter des sociétés implantées dans ce pays. C’est une indication claire du fait que la bourgeoisie, au niveau d’un pays impérialiste donné, ne se soucie pas de savoir si telle entreprise ou grand groupe est authentiquement « de souche » : elle tient surtout à être membre, d’une façon ou d’une autre, des cercles dominants sur place, politiquement et économiquement. L’objectif primordial est de maintenir autant que possible à l’état concerné un statut de grande puissance pouvant rivaliser avec les autres impérialismes.

 

(1) Marine Le Pen, Discours à l’occasion de la galette présidentielle organisée à Saint-Denis, 9/1/2012.

(2) https://www.marine2017.fr/carnets/whirlpool-amiens-ne-fermera/

(3) Marine Le Pen, Discours …, 9/1/2012.

(4) Marine Le Pen, Assises présidentielles de Lyon, 5/2/2017.

(5) Marine Le Pen, Invitée de la matinale d’Europe 1, 25/1/2017.

(6) How America’s border-adjusted corporate tax would work », The Economist, 13/2/2017.

(7)  https://www.worldsteel.org/en/dam/jcr:1568363d-f735-4c2c-a1da-e5172d8341dd/orld+Steel+in+Figures+2016.pdf

(8) Mark J. Perry: « US steel tariffs: A case study in protectionism, economic losses on net, and ‘legal plunder’ », 2/6/2016.

(9) Mark O’Hara: « Weighing Trump’s Mettle: Will He Be a Game Changer for US Steel? », 10/11/2016.

(10)Jessica Holzer: « Wary of Protectionism, U.S. Agriculture Wages Charm Offensive to Save Mexican Exports », Foreign Policy, 23/3/2017.

 

FACE AUX ATTAQUES DE LA BOURGEOISIE, LA FRANCE INSOUMISE DIFFUSE DES ILLUSIONS !

Avec l’élection d’Emmanuel Macron à la tête de l’Etat, c’est une nouvelle étape qui est franchie pour mettre en place une nouvelle offensive contre les acquis et les conditions de vie des salariés. Le mouvement ouvrier, qui s’est mobilisé en 2016 contre la loi El Khomri, va encore devoir batailler ferme pour empêcher les ordonnances Macron d’être appliquées. Dominé par les idées réformistes dans les revendications syndicales comme dans la lutte politique, le mouvement ouvrier ne dispose pas actuellement des outils pour vaincre le gouvernement Macron, bien disposé de son côté, à mener la guerre de classe(1).

Mélenchon,  la France Insoumise et le PCF ne sont pas la direction politique qu’il faut au mouvement ouvrier pour vaincre l’offensive du capital. Ce n’est pas pour rien que depuis qu’il n’existe plus de parti communiste digne de ce nom en France, le mouvement ouvrier n’a subi que des défaites. Pourquoi le réformisme mène-t-il les travailleurs à la défaite ?

Du côté économique, il ne se borne qu’à la critique des excès et de certaines politiques du système capitaliste mais ne condamne pas ce système dans son ensemble : « Nous adapterons désormais le système aux êtres humains et non plus l’inverse »(2). Adapter le capitalisme et non pas renverser et détruire ce système qui est basé sur la propriété privé des entreprises ne peut amener qu’à l’enrichissement d’une minorité d’individu au détriment d’une large majorité de la société, voilà le mot d’ordre de la France Insoumise. Bien entendu, ce point de vue ne permet pas de comprendre la crise du capitalisme et son fonctionnement. Pour Mélenchon, la crise n’est pas celle du système capitaliste mais est due à la politique de l’Offre et au pouvoir des actionnaires. Ainsi, une autre politique serait possible. Bien entendu, une alternative est possible mais pas dans le cadre de ce système. Et Mélenchon a faux sur toute la ligne. Le capital français tente de faire face à la crise et à ses concurrents en détruisant les conditions de vie et de travail des salariés afin de les rendre compétitifs face aux salariés chinois, allemands… L’objectif derrière est de maintenir les profits des grandes entreprises françaises. Celles-ci n’agissent pas par méchanceté envers les salariés mais parce que sous le capitalisme, pour qu’une entreprise survive et se développe, il faut qu’elle réalise des profits, les plus élevés possibles face à ses concurrents. Aucune politique ne peut donc empêcher le capitalisme de se restructurer dans ce sens. Au contraire, en faisant croire qu’il existerait une autre politique possible dans le cadre du capitalisme français, la France Insoumise maintient des illusions et empêche l’émergence d’un front anticapitaliste, qui veuille organiser les travailleurs pour contrer l’offensive du patronat par un puissant rapport de force.

Au point de vue international, Mélenchon ne fait pas une critique fondamentale de la politique menée par la France que nous qualifions, nous les communistes, d’impérialiste. Au contraire, la France Insoumise par la voix d’A. Corbières est venue au secours de l’armée et du général De Villiers estimant que « les conséquences de l’austérité sur l’armée sont intolérables. Le « coup de gueule » du général de Villiers est légitime »(3). Ce que ne disent pas nos apprentis militaristes, c’est que ces 850 millions d’économies se font sur des équipements militaires de combat offensif, c’est-à-dire sur du matériel servant aux interventions militaires. De plus, Macron ne renonce pas à porter à 2 % du PIB le budget des armées et de la « Défense ». La question que tout travailleur doit se poser est plutôt à quoi sert ce budget de l’armement ? Bien entendu, à cela le pâle imitateur de Jean Jaurès qu’est JL Mélenchon ne répond pas. Il n’explique pas pour quelle raison l’armée française intervient à l’extérieur. Si dans son programme la FI dit vouloir mettre fin à la Françafrique, elle ne revendique pourtant pas la fin des interventions françaises en Afrique et la fermeture de toutes ses bases sur ce continent(4). Au contraire, A. Corbières apporte son soutien au général De Villiers, ce représentant de tout ce que la France a de réactionnaire et d’impérialiste. Issu d’une famille de la noblesse et frère du politicien raciste et islamophobe Philippe de Villiers, le général de Villiers a commandé les troupes françaises partout où elles sont allées semer la mort pour augmenter leurs précarrés économique et stratégique : le Kosovo, l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la Centrafrique, le Mali, les pays du Sahel…(5) Et à l’intérieur du pays ? La FI soutient-elle le maintien de l’état d’urgence et la militarisation de la société ? La vague de répression contre les mouvements ouvriers et démocratiques est aussi à lier à la place de plus en plus centrale qu’occupe l’armée dans la société. Plutôt que de dénoncer le rôle de cet instrument pour l’Etat capitaliste-impérialiste, Mélenchon ne fait que tromper les gens et attiser leur chauvinisme et nationalisme. L’intérêt des travailleurs est pourtant de dénoncer l’utilisation des armées pour l’intérêt économique et stratégiques des grandes entreprises et de l’Etat capitaliste, au détriment des peuples d’Afrique et d’Asie. Plutôt que dénoncer une petite baisse du budget des armées, les communistes dénoncent le manque d’argent pour l’éducation, la santé, la culture. Plus de 4 milliards d’euros d’économie sont prévus sur la santé en 2018 par rapport aux estimations des besoins réels(6).

Enfin, au point de vue politique, La FI fait l’erreur opportuniste classique mais inacceptable sur l’Etat et la prise du pouvoir. En effet, Mélenchon estime que l’Etat est au-dessus des classes sociales et qu’il peut être conquis au moyen des élections afin de mettre en place une politique favorable aux travailleurs. C’est absolument faux et répandre de telles idées, c’est entretenir des illusions sur l’Etat. Comme l’expliquaient K. Marx et Lénine, « L’Etat est un organisme de domination de classe, un organisme d’oppression d’une classe par une autre ; c’est la création d’un « ordre » qui légalise et affermit cette oppression en modérant le conflit des classes »(7). « Nous sommes pour la république démocratique en tant que meilleure forme d’Etat pour le prolétariat en régime capitaliste, mais nous n’avons pas le droit d’oublier que l’esclavage salarié est le lot du peuple, même dans la république bourgeoise la plus démocratique »(8). Il est bien vrai que dès que les salariés se révoltent, ils sont ramenés à la légalité bourgeoise ou réprimés violemment pour avoir osé revendiquer des mesures « plus justes ». Le mouvement contre la loi El Khomri a montré que le pouvoir bourgeois n’avait rien d’autre à proposer que la force aux manifestants. La démocratie n’était pas réelle pour l’immense majorité des salariés mais simplement au service des patrons. Même dans un rapport de force favorable pour les travailleurs, les moments favorables pour obtenir des acquis sous le capitalisme sont faibles et nécessitent une force politique très organisée et souvent révolutionnaire : en 1936, en 45 et en 68. Contrairement à ce qu’affirment les réformistes, la tête de l’Etat ne peut pas être conquise par les élections car la domination économique, politique et militaire de la bourgeoisie est trop forte. Pour instaurer un pouvoir ouvrier et populaire, il faut un parti qui organise les travailleurs et qui lutte pour renverser définitivement le pouvoir économique et politique du capital. Pour cela, la voie électorale est impossible : elle est illusoire.

(1) Il suffit de voir les mesures répressives avec la reprolongation de l’état d’urgence, les répressions de diverses manifestations : à Bure contre l’enfouissement des déchets nucléaires, à Bordeaux contre un local antifasciste, dans les divers rassemblements du front social…

(2) Généreux J., Les bonnes raisons de voter Mélenchon, Les liens qui libèrent, Paris, 2016, 174 p., p. 55.

(3) « Budget des Armées: Le général de Villiers sera reçu vendredi par Emmanuel Macron », 20 minutes, 16 juillet 2017

(4) https://avenirencommun.fr/livret-garde-nationale-defense/

(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Villiers_(militaire)

(6) « Santé : plus de 4 milliards d’économies en 2018 », Les Echos, 27/06/2017.

(7) Lénine, L’Etat et la révolution, Editions sociales, Paris, 1975, p. 12.

(8) Idem, p. 30.

 

UNE MOBILISATION QUI DOIT S’AMPLIFIER JUSQU’AU RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES

AFFICHE ordonnances

 

Des premières mobilisations importantes

 

La première mobilisation contre la loi travail est un succès : plus de 200 manifestations dans tout le pays, plus de 4000 appels à la grève et entre 400 000 à 500 000 participants. Cette manifestation a été importante notamment en province où la mobilisation a été importante à l’appel de la CGT-FSU-SOLIDAIRES. De nombreux militants de base de FO, de la CFDT, des milliers de non-syndiqués étaient présents dans les cortèges pour s’opposer à ces lois travail puisque c’est l’ensemble des travailleurs qui est attaqué.

Pourtant, le gouvernement a bien essayé de casser dans l’œuf toute opposition des travailleurs à sa politique. Il peut compter sur le soutien des directions syndicales de la CFDT et de FO ouvertement partisanes des pseudos concertations sociales. Mais plus de la moitié des unions départementales de FO ont pris part aux actions du 12 septembre. Des syndicats de base de la CFDT étaient aussi présents.

Ensuite le pouvoir a tenté par son appareil de communication de culpabiliser la contestation et de diviser le mouvement. « L’opération Saint Martin » de Macron en est l’exemple. Il s’agissait d’opposer les manifestants qui se battent contre cette loi travail aux habitants sinistrés des iles en faisant passer les premiers pour des « fainéants ».

Après l’image, le bâton a été utilisé pour intimider les travailleurs. Les provocations répressives se sont multipliées avec l’utilisation de barrages filtrants à l’entrée du cortège parisien. Manifester à Paris nécessitait de s’armer de courage et d’une profonde volonté. À Lyon, la police a empêché pendant deux heures un cortège de jeunes de faire la jonction avec celui des travailleurs. La fermeté des syndicalistes de la CGT contre cette provocation gouvernementale a permis de réaliser la jonction des deux cortèges.

La deuxième mobilisation a été plus faible au niveau du nombre, mais la détermination et l’envie de combattre grandit. Le mécontentement populaire est très fort. Si demain, le mouvement prend de l’ampleur, les provocations policières du gouvernement vont se multiplier. Les travailleurs doivent se préparer à cette éventualité.

Pour construire le rapport de force, s’organiser sur les lieux de production et les entreprises.

Seul un rapport de force puissant  porté par une conscience politique anticapitaliste peut faire reculer ce gouvernement. D’ores et déjà, FO et la CGT Transports appellent à une grève reconductible à partir du 25 septembre. Le 28 ce sont les retraités qui appellent à manifester puis le 10 octobre ce sont les fonctionnaires qui appellent toutes les fédérations à les rejoindre.

Dans cette mobilisation, la CGT a un rôle essentiel dans l’organisation de la lutte. La CGT n’est pas isolée contrairement à ceux que veulent faire croire les grands médias. C’est elle qui porte les revendications justes qui sont celles d’une majorité de travailleurs. Dans ces manifestations les travailleurs se sont unis sur le mot d’ordre : « ne rien lâcher face aux mesures antisociales ». Pour avoir refusé de participer à ces mobilisations Mailly, secrétaire général a été désavoué par sa base. Voilà comment finissent les bureaucrates de la compromission avec le patronat. Ils sont lâchés par les travailleurs confrontés à des attaques frontales de l’état bourgeois.

Chaque travailleur, syndicaliste, conscient de la nécessité d’organiser un rapport de force favorable aux travailleurs face au gouvernement, a pour tâche de mobiliser ses collègues à la base, entreprise par entreprise. Ce n’est pas en regroupant les syndicalistes de lutte hors des structures syndicales, hors des entreprises que ce rapport de force pourra se construire, même si ces regroupements paraissent plus radicaux que les structures syndicales. C’est une erreur de se couper du corps militant des syndicats situés dans les entreprises. C’est cette erreur que commet le « front social » et qui de plus ne règle pas le problème de la division syndicale. La CGT, est la seule organisation par rapport aux autres confédérations, où l’on trouve les militants et courants les plus combattifs, les plus avancés pour défendre des travailleurs même si la confédération CGT reste sur des positions réformistes qui limitent ses objectifs et sa volonté de lutter, ce dont nombre de syndicalistes prennent conscience. Seule la lutte de classe peut conduire à un succès et dépend du niveau de conscience et d’organisation. Aujourd’hui la classe ouvrière doit relever le défi et mener la lutte politique contre le gouvernement Macron en sachant que demain la classe ouvrière sans son parti communiste ml, ne pourra ni défendre ni préserver durablement les victoires qu’elle peut obtenir.

La grève généralisée ou le blocage de l’économie la construction d’un rapport de force contre le gouvernement ne se décrète pas par slogan. Elle se construit à la base, dans les entreprises, dans les quartiers. Comment bloquer l’économie, arrêter la production si la majorité des salariés des lieux de production ne s’engagent pas dans la lutte et la grève ? C’est dans les entreprises, dans les universités, dans les lycées que doivent se tenir les assemblées générales. C’est là qu’il faut convaincre la base des salariés, la masse des étudiants et des lycées que cette loi travail est contraire à leurs intérêts. Si on ne perd pas 7 jours de grève, c’est 7 années qu’on perdra sous le poids de ces contreréformes. Cette mobilisation résultera aussi du travail antérieur de lutte quotidienne pour la défense des travailleurs et des jeunes. Il est important de lier les revendications locales aux revendications nationales. Obtenir localement satisfaction tout en luttant à une autre échelle peut donner confiance et détermination aux salariés.

Toute lutte doit être préparée pour mobiliser les travailleurs : dans des assemblées générales sur nos lieux de travail, en utilisant les heures d’informations syndicales, des diffusions de tracts sur les marchés et sur les lieux de travail etc. Il est nécessaire de développer des syndicats dans chaque entreprise, des UL défendant les intérêts de classe des travailleurs. Dans les lycées, et les universités, il importe d’organiser des AG et de se préparer à rejoindre les travailleurs en lutte.

Renforcer l’unité de la lutte et la solidarité pour développer la conscience de classe

Ces attaques et cette lutte montrent l’opposition réelle entre les classes, l’antagonisme qu’il existe entre le travail et le capital. Pendant des décennies, les idées sur la conciliation des classes, sur l’harmonie des intérêts généraux ont pu faire illusion. Désormais, ces conceptions sont battues en brèche. Les ordonnances dévoilent au grand jour, aux yeux de tous que pour faire fructifier son capital avec profit, la bourgeoisie n’a plus d’autre solution que de précariser les travailleurs, détruire leurs conditions de vie, baisser leurs salaires, augmenter leur temps de travail. La lutte des classes n’a pas disparu, la bourgeoisie la mène aujourd’hui au grand jour. Les travailleurs ne peuvent qu’y répondre en renforçant l’unité de leur classe dans cette lutte.

On voit justement partout dans les cortèges, les secteurs, les syndicats des entreprises en lutte, les militants qui combattent fermement leurs licenciements comme c’est le cas des GM & S. Cela donne une force importante au mouvement. En dénonçant leurs patrons locaux, les travailleurs condamnent aussi le patronat (le MEDEF) et le gouvernement qui veulent donner de nouvelles armes aux exploiteurs. Ce n’est que sur cette base que les consciences pourront progresser pour affronter l’offensive des patrons et de l’État.

Toute la classe ouvrière et les couches populaires sont victimes de ces contreréformes : des jeunes lycéens et étudiants des milieux populaires qui peuvent craindre une vie de salariés précarisés jusqu’à leurs 30 ans, aux retraités qui voient leurs pensions diminuer.

C’est dans une lutte commune que se construit l’union de tous les travailleurs. Il est important pour cela de tisser des liens entre les différents secteurs en lutte de la classe (luttes contre les licenciements, les revendications des chômeurs, des travailleurs sans-papiers, lu lutte des femmes, Aussi, des solidarités devront se nouer entre les lycéens étudiants et les travailleurs. La multiplication des échanges sur les piquets de grève ou les AG étudiantes permettra de développer l’esprit de solidarité et de lutte face à ce gouvernement capitaliste.

 

 

La lutte contre les ordonnances est politique !

Le capitalisme est en cause !

 

Là où le travail d’organisation à la base est accompli, la grève est massive, la détermination importante. Pour développer le rapport de force face au capital, il faut avoir conscience que ce gouvernement agit pour le compte des capitalistes. Il ne pourra reculer que devant une pression importante. En 36, pour obtenir les congés payés, les travailleurs avaient occupé leurs usines durant plus d’un mois.

Comme beaucoup de militants syndicaux s’en aperçoivent, arrêter l’offensive de la bourgeoisie ne peut se limiter au plan syndical. Plus que jamais le camp des travailleurs a besoin de mener un combat politique. Mélenchon et la France Insoumise comptent incarner ce combat. Effectivement la lutte contre les ordonnances doit prendre le caractère d’une lutte politique contre Macron et son gouvernement. Cependant, au bout de la rue, ce n’est pas avec les élections que les travailleurs pourront briser l’offensive du capital. L’expérience grecque autour de SYRIZA est l’illustration de l’échec d’une telle politique réformiste qui finit par s’acoquiner avec les forces réactionnaires. IRISAS n’a fait que poursuivre la politique d’austérité au service du capital grec et européen et de l’impérialisme (manœuvres militaires entre l’armée grecque et l’armée israélienne). Pourquoi les Insoumis ne veulent-ils pas tirer les leçons de ces échecs ? Ne serait-ce pas remettre en cause toute leur politique réformiste ?

Il faut empêcher ces contre-réformes de passer. Prendre conscience qu’il faut se battre pour éliminer le capitalisme qui entraine ces contre-réformes. Sans une politique centrée sur ses propres intérêts immédiats et stratégiques et organisé dans leur parti politique les travailleurs ne pourront pas être une force puissante capable de freiner l’offensive du capital et de battre le camp de la bourgeoisie. Les travailleurs ont un monde à gagner. Ils n’ont rien à perdre que leur chaine.

 

 

AMPLIFIONS LA MOBILISATION

 

COMBATTONS LES LOIS ANTI-OUVRIERES !

ET LUTTONS CONTRE LE CAPITALISME !

 

 

ROCML 23 septembre 2017

 

 

 

 

Un million contre des licenciements ? Sous le capitalisme, l’appauvrissement de la majorité fait la richesse de quelques-uns !

Le cas de Muriel Pénicaud, la ministre du travail de Macron, est tellement représentatif de ce gouvernement. Cette commis du grand capital, ancienne DGRH de Danone, a touché plus d’un million d’euros de plus-value sur des stock-options qu’elle a reçu après avoir annoncé un plan de licenciement. 900 personnes ont été licenciées et la ministre non pas du travail mais du patronat a profité d’être à la tête de l’entreprise Danone pour s’enrichir personnellement. Le malheur de la majorité fait comme toujours le bonheur de quelques-uns, dans une société où la majorité travaille pour que s’enrichisse une minorité de capitalistes.

Voilà donc au travers de Muriel Pénicaud le visage du capitalisme et de l’Etat qui le sert. Les dirigeants de ce gouvernement ne servent que les intérêts des monopoles et du patronat. Les ordonnances mises en place par cette ministre vont dans ce seul sens : détruire les droits et acquis des travailleurs pour augmenter encore les profits des grandes entreprises et enrichir des commis comme Pénicaud, Macron… Pour mettre en place les ordonnances, elle touchera sûrement une « prime » bien plus importante de la part de la bourgeoisie française, pour services rendus à la « nation »,  Oups ! Au capitalisme faudrait-il dire !

Contrairement à la propagande faite sur cette ministre, Muriel Pénicaud n’a rien à voir avec le monde du travail. Rien de bon ne peut venir de ce gouvernement et c’est pour cela qu’il faut engager la lutte. Refusons la négociation et le pseudo « dialogue social ». S’organiser dans nos entreprises, au travers des syndicats et se mobiliser contre les mesures anti-ouvrières qui se préparent reste la seule solution. Cette corruption, que les lois n’interdisent pas malgré une prétendue « moralisation de la politique », existera tant que le pouvoir capitaliste sera maintenu en France : regardez Bayrou, Macron lui-même, etc. C’est ce système qui corrompt notamment les hommes politiques pour qu’ils répondent à leurs intérêts particuliers. Il faut donc aussi s’organiser pour instaurer un système politique répondant aux besoins des travailleurs, le socialisme, seule possibilité de créer un gouvernement des travailleurs, représentant leurs intérêts !

pénicaud

« On a un code du travail, qui, en gros, n’est fait que pour embêter 95% des entreprises et sanctionner les 5% qui ne se conduisent pas dans les règles. »

 

Muriel Penicaud

SE MOBILISER, S’ORGANISER ET LUTTER POUR ABATTRE LE CAPITALISME !

Editorial de la VDC de septembre 2017 à retrouver en ligne ici. 

Depuis des décennies, la bourgeoisie mobilise toutes ses ressources pour réduire les droits que les travailleurs ont gagné à travers de grandes luttes durant un siècle. Après la révolution d’octobre de 1917, le pouvoir des soviets a donné un nouvel élan aux mouvements anticapitaliste et anti-impérialiste, à la lutte des prolétariats et travailleurs de chaque pays. Ils se sont organisés, mobilisés et ont remporté de grandes victoires. En France en 1936, 45-47, 1968 …etc. la journée de 8h, les congés payés, la retraite, le droit syndical. La plupart de ces droits consignés dans le code du travail, sont le fruit de la lutte de longue durée de la classe ouvrière. A chaque moment crucial de la lutte, l’Etat n’a pas hésité à utiliser la répression, les humiliations, l’interdiction des organisations politiques et syndicales des prolétaires…afin de préserver les intérêts de de la bourgeoisie monopoliste impérialiste.

Sans s’organiser, les travailleurs n’auraient jamais pu gagner une seule lutte. La bourgeoisie sait très bien que, tant que la classe ouvrière est divisée, tant qu’elle n’a pas pu réaliser l’unité dans l’action, elle ne peut résister à ces offensives.

Depuis 1995, des luttes ouvrières importantes ont eu lieu : 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016. Sans compter d’autres grandes luttes dans divers secteurs de la société comme la lutte des travailleurs sans-papiers. Elles ont montré la force potentielle que possède la classe. Ces luttes n’ont pas seulement défendu les acquis existants, mais ont eu un retentissement important en France et au niveau international. Sans ces luttes, aussi limitées qu’elles le furent dans leurs objectifs et leur organisation, la classe aurait longtemps perdu face aux remises en cause de ses droits.

Cette longue expérience interpelle les militants combattifs et les plus conscients de la classe et les communistes : COMMENT DEPASSER LE NIVEAU DE LUTTE ATTEINT AUJOURD’HUI ? COMMENT ETABLIR UN RAPPORT DE FORCE FAVORABLE AUX TRAVAILLEURS ?

Pour donner une réponse à ces questions, il faut bien être conscient que dans la situation actuelle des batailles parcellaires, isolées peuvent être gagnées. Mais pour que les travailleurs passent à l’offensive, un rapport de force favorable face à la bourgeoisie ne peut pas s’obtenir d’un coup, en une seule fois, même par une lutte aussi dure et générale que possible. Il est des combats qu’il faut mener avec persévérance :

– Pour battre en brèche les positions de certains syndicats qui entretiennent la division des travailleurs et collaborent avec le patronat. Il faut combattre les illusions sur le prétendu « dialogue social » et les « vertus » du syndicalisme d’accompagnement social.

– Pour construire un rapport de force extra-parlementaire suffisamment puissant pour que son pouvoir soit menacé. C’est ainsi que cela s’est toujours passé, en 1936, en 1945 et en 1968. Ce ne sont pas les parlements qui ont spontanément accordé aux ouvriers leurs conquêtes sociales, ce sont les luttes massives de la classe ouvrière. Il en sera de même aujourd’hui, alors que la bourgeoisie veut revenir en arrière sur les conquêtes sociales.

La bourgeoisie, par son action au gouvernement avec l’appui des organisations patronales, essaie toujours de diviser pour mieux régner, en empêchant que les travailleurs agissent unis en tant que CLASSE. Les lois qui ont été adoptées depuis plusieurs années et celles qui vont être promulguées ont un double objectif :

Affaiblir et désorganiser les syndicats dans les entreprises et affaiblir la capacité de résistance contre ses prétentions de supprimer les droits acquis depuis un siècle.

Alors en face de cette situation, les travailleurs combattifs et les communistes ont deux tâches dépendantes l’une de l’autre à réaliser : réorganiser leurs forces au-delà des luttes de résistance aux attaques du pouvoir du capital et participer à ces luttes pour faire reculer le gouvernement et le MEDEF. Les mouvements de ces dernières décennies ont révélé la faiblesse de la conscience politique des travailleurs accentuée par une vague de dépolitisation. Aujourd’hui, la classe ouvrière est orpheline du Parti qui seul peut permettre une conscience de classe et l’élever au niveau d’une véritable conscience anticapitaliste.

Les ouvriers et les autres couches de travailleurs ont toutes les raisons pour se rassembler et mobiliser leurs forces pour affronter les attaques actuelles du patronat et de l’Etat capitaliste ainsi que celles qui vont venir. L’objectif immédiat sera de contrecarrer la loi de révision du code du travail. Cet objectif est capital, et les militants du ROCML se mobiliseront avec les travailleurs pour empêcher le pouvoir politique d’atteindre ses objectifs nuisibles aux travailleurs et faire progresser la conscience politique des travailleurs.

Mais le mouvement ouvrier ne peut limiter son combat aux seules revendications économiques et sociales. Il ne peut oublier l’objectif révolutionnaire d’arracher durablement le pouvoir économique et politique à la bourgeoisie et à ses partis. Le mouvement ouvrier doit créer ses propres institutions politiques, de nouveaux rapports sociaux pour s’affranchir définitivement de l’exploitation capitaliste.

Là encore l’existence d’un parti révolutionnaire porteur du programme de la classe ouvrière pour renverser le capitalisme et construire une autre société socialiste est indispensable.

Mobilisons-nous pour l’abrogation des lois anti-ouvrières : ordonnances de Macron, lois El Khomri !

Plutôt qu’aménager le capitalisme, il faut abattre !

 

Jeunes prolétaires, lycéens et étudiants, Tous unis dans la lutte contre les ordonnances !!

tract jcmlA télécharger sur le site

Les mesures annoncées jeudi 31 août par le gouvernement sont un coup mortel porté à l’avenir de la jeunesse et aux droits des travailleurs. Par ces cinq ordonnances le gouvernement Philippe-Macron entend détruire les derniers vestiges des conquêtes sociales de la classe ouvrière, héritage des grands mouvements sociaux de 1936 à 1968. Avec ces contre-réformes réactionnaires les patrons pourront régner en maître absolu dans leur entreprise et contraindre les salariés à toutes les reculades sur les salaires, les conditions de travail, le temps de travail….etc. Même se syndiquer et défendre des droits minimaux deviendra difficile dans l’avenir. C’est une véritable destruction du syndicalisme qui est à l’œuvre, pour le plus grand profit du MEDEF et du CAC 40 qui ont accueilli la nouvelle chaleureusement !

Pour les jeunes ces ordonnances ne feront qu’accroitre la précarité et la pauvreté qui touchent déjà un très grand nombre. Le plafonnement des indemnités prudhommales rendra encore plus facile le licenciement. La pression qui pèse déjà sur nos épaules ne fera que s’accroître, nous poussant à accepter n’importe quel emploi dans n’importe quelle condition. Sous prétexte d’être « jeune » il nous faudrait accepter la « flexibilisation » du marché du travail, renoncer au CDI (présenté comme une relique du passé), se jeter à corps perdu dans « l’ubérisation », avec comme seul avenir de devenir auto-entrepreneur, c’est-à-dire travailleur pauvre et sans droits ! Nous refusons d’être précaires à vie ! Nous désirons un travail décent et non être des individus corvéables à merci. Nous voulons un système éducatif qui offre la chance chacun de s’épanouir et non un système qui sélectionne par l’argent et les origines sociales. Mais ce système n’est pas possible tant que dominent les patrons et ces gouvernements de capitalistes !

Des centaines de milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, se sont déjà mobilisés il y a un an contre la loi travail d’El Khomri. Face à cette nouvelle attaque gravissime il devient urgent de se mobiliser aux côtés des travailleurs en lutte. De reprendre le flambeau de nos aînés qui se sont battus pour nos droits sociaux. Le chômage, la précarité, la pauvreté ne sont pas des fatalités pour la jeunesse populaire et le prolétariat en général. Ce sont des symptômes d’une maladie qu’on appelle capitalisme ! Seul l’organisation des opprimés et exploités dans des organisations indépendantes de la bourgeoisie pourra faire avancer la lutte pour une société plus juste et égalitaire. Cette société nouvelle c’est la société socialiste, comme nos aînés soviétiques nous l’ont montré. Il y a 100 ans les ouvriers russes jetaient à la poubelle de l’histoire la bourgeoisie et le système capitaliste, faisons de même aujourd’hui avec les ordonnances de Macron !

Les ordonnances à la poubelle !

Reconstruisons une véritable opposition classe contre classe face aux mesures réactionnaires de la bourgeoisie !

Battons-nous pour une société débarrassée de l’exploitation et de la misère !

Vive le communisme !

Tract ROCML pour le 12 septembre

Le tract en PDF, à imprimer pour les manifs, les AG…JOurnee_mobilisation_12092017 (1)

LE CAPITALISME N’A PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE S’ATTAQUER AUX DROITS DES TRAVAILLEURS !

ET LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS D’AUTRE ALTERNATIVE QUE DE LUTTER POUR RENVERSER LE CAPITALISME !

 

Camarade travailleur

 

Nous nous mobilisons contre les ordonnances Macron Pénicaud réformant le Code du travail qui sont une remise en question de tes droits. Elles ne sont que le début d’une série de mesures favorables au patronat, qu’il nous faudra aussi combattre.

Depuis le début de la crise de 1973, l’offensive du capital contre les travailleurs n’a jamais cessé. Le conflit capital travail a toujours été au cœur du développement du capitalisme. Les capitalistes ont constamment cherché à réduire les droits des travailleurs pour rendre l’exploitation du travail toujours plus « profitable ». Dans la société capitaliste, tous les « acquis », droits et avantages obtenus parfois par une lutte sanglante sont remis tôt ou tard en question.

En France ce qu’a obtenu la classe ouvrière à la suite de grandes périodes de lutte (1936, 45-47,68) l’a été grâce à une forte organisation, une mobilisation d’une très grande majorité des travailleurs et à niveau de conscience politique sans laquelle les travailleurs n’auraient pu se mobiliser aussi massivement. Chez les travailleurs, le communisme incarné par l’URSS fut un facteur important pour leurs mobilisations pour lutter. On peut dire qu’il y eut une unité d’action de la classe, autour des syndicats (notamment de la CGT, politiquement influencée par l’esprit communiste) dans une perspective anticapitaliste.

La bourgeoisie n’a jamais changé de cible : avec constance et persévérance elle a cherché à laminer et contrôler les organisations que la classe ouvrière s’est données pour lutter pour ses objectifs propres. D’abord éliminer ou rendre inoffensives ses organisations révolutionnaires, et en particulier le parti communiste, le syndicalisme de lutte de classe et jusqu’aux associations culturelles, sportives, de solidarité de la classe ouvrière. Cette démarche a pris plusieurs formes : Pression politique, arrestations, sanctions financières, amalgame, corruption de syndicalistes… etc.

Aujourd’hui Macron et Philippe ne sont pas tombés de ciel. Quand Hollande dit qu’il « a laissé un bon terrain », il n’a pas tort. La dégradation des droits de travailleurs n’a pas été menée pas un seul gouvernement. C’est sous Mitterrand que tout a été enclenché. C’est le début de la restructuration capitaliste au niveau mondial dont Maastricht est la conséquence, de la destruction des grands bastions industriels des travailleurs, le glissement ouvert du PC dans le jeu politique bourgeois. A suivi la remise en cause de ce que les services publics avaient de favorable aux travailleurs, les privatisations, la destruction de pans entiers de l’industrie, la délocalisation, la précarisation… que les reformes réactionnaires de Balladur, Villepin, Sarkozy et Hollande ont accentué.

Tant que la société capitaliste perdurera, il n’y aura aucun « acquis » définitif. Il nous faut défendre nos droits constamment et répondre aux attaques. Ces droits ne nous ont pas été donnés, ils ont été arrachés par la lutte quand nous avons su créer un rapport de force politiquement favorable, quand le pouvoir de la bourgeoisie a été menacé.  Et cela n’est pas non plus acquis facilement, en particulier quand il faut se mobiliser pour passer à un niveau supérieur de la lutte, de l’entreprise jusqu’au niveau national, et mettre en échec le gouvernement.

Les patrons et leur syndicat le MEDEF, accusent le syndicat CGT de faire de la politique. Mais devant toutes ces mesures politiques prises par le gouvernement et au plus haut sommet de l’Etat, les travailleurs eux devraient s’abstenir d’une réponse politique ?!

Le ROCML soutient sans réserve l’initiative de la CGT pour faire face à cette offensive du capital. Les travailleurs n’ont d’autre solution que de riposter politiquement et de créer les conditions de leur unité d’action autour de la CGT au plan syndical. Sans unité de classe aucune victoire n’est possible. La politique de collaboration des directions de certaines confédérations comme la CFDT ou de FO, ne peut pas empêcher l’unité d’action à la base de tous les travailleurs sans distinction d’appartenance syndicale.

Cette unité de classe doit clairement combattre le système capitalisme sinon la lutte pour nos droits sera utilisée pour aménager le capitalisme.

Les réformes réactionnaires de Macron-Phillipe, sont en continuité des lois El-Khomri, Rebsamen… etc. La bourgeoisie a conscience que tout n’est pas gagné pour elle. Voilà pourquoi elle mène une propagande pour isoler la CGT. Elle sait par expérience que la capacité de mobilisation de la classe ouvrière est plus grande qu’on pourrait le croire.

Travailleurs, jeunes, femmes, immigrés et retraités, aujourd’hui l’enjeu est important. On doit défendre nos droits à tout prix ! La lutte syndicale est déterminante mais elle ne saurait suffire. Ne prêtons pas l’oreille à la propagande de la bourgeoisie que ses médias déversent à flots ininterrompus pour culpabiliser les travailleurs et paralyser leur riposte. Construisons notre unité et la convergence de lutte ouvrière et populaire face à cette offensive. La classe ouvrière ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens de luttes dont elle dispose, à organiser la solidarité avec travailleurs en lutte, des réunions d’information, des assemblées pour discuter de l’action à mener, des grèves, des occupations… etc.

Sans perspective politique anticapitaliste révolutionnaire, la mobilisation restera fragile, au niveau d’une simple résistance aux attaques du capital et non d’une offensive contre lui. Tirons les leçons des luttes de 1995, 2003, 2005, 2007, 2010 et 2016 et celles des autres pays, récemment la Grèce et la Turquie, pour ne citer que les plus récentes.

Une leçon principale que l’on peut tirer de tous ces évènements est que nous devons, nous travailleurs, rejeter les illusions réformistes  visant à réformer le capitalisme que continuent à défendre les organisations politiques électoralistes  de « gauche », illusions qui ne sont qu’un moyen pour nous soumettre à la politique de la bourgeoisie, illusions qui nous empêchent de mener une controffensive au plan politique et pratique, d’accumuler des forces pour faire naître ou renaitre le parti politique et l’organisation syndicale de lutte de classe.

Faisons de ce 12 septembre le jour où nous nous engageons dans cette voie. La dégradation de nos organisations de classe qui a duré plusieurs décennies sera surmontée par une lutte prolongée. Et elle ne sera victorieuse que si nous rejetons toute illusion de réformer le capitalisme pour le rendre plus « humain ». Les communistes marxistes-léninistes sont du côté des travailleurs, avec l’objectif qu’ils mènent une action politique indépendante de celle de la bourgeoisie.

 

Battons-nous pour l’abrogation de toutes les lois anti-ouvrières !

Les ordonnances à la poubelle !

À bas le capitalisme !

La classe ouvrière vaincra !

LIBERTE POUR SALAH HAMOURI ARRETE PAR L’ARMEE ISRAELIENNE

Communiqué du ROCML et de la JCML

 

Depuis le 23 aout 2017, Salah Hamouri, militant de la cause palestinienne, citoyen franco-palestinien est détenu de manière arbitraire par l’armée israélienne. Il s’est fait arrêter sans aucun motif alors qu’il vit à Jérusalem-Est.

            Ce militant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), figure de la lutte des prisonniers politiques palestiniens, avait déjà été arrêté en 2005 par Israël. Il avait alors purgé une peine de 7 ans avant d’être libéré grâce à une mobilisation solidaire, notamment en France.

            Aujourd’hui, Salah Hamouri est de nouveau arrêté de manière arbitraire. Il a été placé en détention « pour enquête », c’est-à-dire qu’il est emprisonné par simple prévention. Cette détention administrative peut durer jusqu’à 6 mois sans procès, sans que Salah puisse avoir accès à son dossier, sans qu’il puisse avoir d’avocats. Plus de 500 prisonniers politiques palestiniens subissent ce traitement arbitraire et injuste. On voit bien à quoi peuvent mener les états d’exceptions à l’heure où de nombreux États dont la France s’inspirent des méthodes répressives israéliennes…

            Le 5 septembre, Salah Hamouri a été condamné par le tribunal à purger sa peine datant de 2005 alors qu’il a été libéré en 2011. C’est inacceptable. Une nouvelle fois, Israël montre son véritable visage d’État colonialiste et impérialiste. Pour maintenir sa domination sur la terre de Palestine, cet État ne peut vivre qu’en dominant tout un peuple par le bâton, par les bombes et les injustices les plus brutales.

            Le sort réservé à Salah Hamouri nous rappelle celui de plus de 7000 militants palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes.

            Plus que jamais, la solidarité envers les peuples opprimés comme le peuple de Palestine doit s’intensifier. Tous les militants doivent participer aux manifestations en faveur de la lutte anticoloniale des Palestiniens et pour la libération de Salah Hamouri et des autres prisonniers politiques.

            En France, combattons la tentative de Macron de criminaliser le mouvement de solidarité envers la Palestine en le faisant passer pour antisémite.

Les vrais criminels, c’est Netanyahou, l’État et l’armée israélienne qui colonise la Palestine. Les vrais criminels, ce sont les grandes puissances complices de ce crime contre les peuples. N’oublions pas que depuis plus de 30 ans, en France, notre camarade Georges Abdallah subit la vengeance la plus injuste des criminels de guerre israéliens et de leurs complices français en étant emprisonné.

 

LIBERTÉ POUR SALAH HAMOURI ET POUR LES 7000 PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !

 

INTENSIFIONS LA SOLIDARITÉ POUR RENFORCER LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN FACE À L’ÉTAT SIONISTE D’ISRAEL !

 

free-salah

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