Discours du comité ni guerre ni état de guerre de Pau contre l’OTAN

Les camarades de la cellule de Pau du ROCML étaient présents pour le comité palois ni guerre ni état de guerre afin de dénoncer le sommet de l’OTAN à Bruxelles.

 

Merci à tous d’être venus à l’appel du comité antiguerre de Pau.

Dénoncer les guerres, les préparatifs des grandes puissances à la guerre est pour nous une tâche difficile mais aussi essentielle.

Difficile car dans le climat d’offensive idéologique actuel, mobiliser contre les préparatifs de guerres, c’est aller à contre-courant de l’opinion majoritaire.

Essentiel car pour nous, l’engrenage à la guerre, dont l’OTAN est un des principaux responsable doit être combattu. Il nous faut refuser de livrer des peuples de tous les continents à des guerres dont les seuls buts sont de préserver l’ordre politique, économique et social des grandes puissances qui composent l’OTAN.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, alors que débute le Sommet de l’OTAN à Bruxelles, nous nous mobilisons pour dire non à la guerre, pour défendre la paix, la liberté et la démocratie des peuples.

Qu’est-ce que l’OTAN ?

L’OTAN est née en 1949 autour des Etats-Unis, de l’Angleterre et de la France afin de conserver les intérêts politiques et économiques des impérialismes occidentaux. L’OTAN est née de la volonté de contrer l’influence communiste mais aussi de maintenir partout dans le monde les intérêts des grandes puissances occidentales.

L’OTAN est une organisation politique et militaire qui regroupe des délégations politiques des pays membres et un état-major militaire qui organise les interventions militaires. C’est une alliance militaire d’Etats. C’est-à-dire que lorsque l’OTAN intervient, c’est parce que ces Etats membres, la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis l’ont décidé.

L’OTAN est une organisation illégale du point de vue du droit international fixé par l’Organisation des Nations-Unies. L’OTAN a semé un champs de ruine dans de nombreux pays en contrevenant systématiquement au droit international, fixé pourtant par les Etats de ce monde.

Pourquoi nous combattons l’OTAN ?

 

L’OTAN est l’organisation d’avant-garde des grandes puissances occidentales. C’est elle qui participe à fomenter des guerres aux quatre coins du monde. Elle alimente la haine et la guerre entre les peuples et ne règle aucun problème.

L’OTAN a été de toutes les guerres depuis les années 90 : en ex-Yougoslavie, au KOSOVO…

Rappelez-vous, l’OTAN a participé à intervenir en 2003 en Irak pour soit disant combattre le terrorisme. Pour quels résultats ?

Plus de 500 000 morts. Un pays déstabilisé, ruiné, un peuple qui manque des besoins humains vitaux. Voilà le résultat de 13 années de guerre en IRAK dominé par l’OTAN.

D’après un article du Point, le risque de mort est trois fois plus élevé aujourd’hui qu’avant 2003. 40 % des morts d’Irak l’ont été à cause des conséquences sanitaires et du manque de nourriture.

Un chercheur du CNRS, monsieur Luizard estime que « l’administration s’est effondrée à la suite de l’intervention américaine, l’économie est en proie à la corruption et au népotisme ».

Rappelez-vous, l’OTAN et l’intervention US en Irak devait amener la paix, la prospérité et la démocratie. Les faits sont là. L’OTAN a semé la mort, amené des champs de ruine et créé un terreau qui alimente le fascisme islamiste de DAESH et des autres groupes en Irak et en Syrie.

On pourrait croire que l’intervention en IRAK est une exception. Eh bien non ! En 2011, sous la direction de SARKOZY et de la France, l’OTAN est intervenue en Libye pour déloger Kadhafi. Rappelez-vous, il y avait soit disant une révolution là-bas. Bilan de l’intervention : 12 à 15 000 morts.  Et qu’est-ce que cela a apporté mis à part une guerre civile et le chaos depuis 6 années. Le rapport d’une mission d’information à l’Assemblée Nationale estimait qu’en 2015, « la transition politique est en train de dégénérer en conflit civil », là aussi le mouvement islamiste fasciste commençait à s’implanter.

L’OTAN depuis 2011 jusqu’à aujourd’hui pousse aussi à intervenir en Syrie pour déloger Bachar El Assad. Ce sont les puissances membres de l’OTAN qui ont transformé le conflit national syrien en un conflit régional. Ce sont ces mêmes puissances qui ont armé les forces les plus obscurantistes et réactionnaires, les forces islamistes comme Al Nosra, proche d’Al Qaïda. Cette semaine, Trump a accusé l’IRAN de développer les guerres au Moyen Orient,  « L’Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire – jamais – et il doit cesser le financement, l’entraînement et l’équipement meurtriers de terroristes et de milices ».

Monsieur Trump a dit cela depuis Israël, un pays qui dispose de l’arme nucléaire et qui dispose d’un équipement meurtrier qu’il teste depuis plus de 50 ans sur le peuple palestinien.

Monsieur Trump dit cela alors qu’il vient de signer de juteux contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite qui elle soutient depuis des décennies des groupes islamistes comme Al Qaida, Daesh ou encore Al Nosra. La France a d’ailleurs fait de même. Elle dit combattre le terrorisme mais en même temps vend ses armes au Qatar et à l’Arabie Saoudite.

Ce sont ces pays qui ont des responsabilités dans le développement du fascisme islamiste dans le monde. Ces dirigeants devraient rendre des comptes.

Que ce soit en Irak, en Syrie ou en Libye, l’OTAN n’a pas combattu le fascisme islamiste ni amené la paix et la démocratie aux peuples. Au contraire l’OTAN a amené la guerre civile, le chaos et créé le terreau à la prospérité de ces groupes fascistes islamistes.

Mais quels sont les véritables buts de l’OTAN ?

Comme l’a révélé une note d’un conseiller d’Hilary Clinton, l’OTAN est intervenue en Libye parce que « le locataire de l’Elysée, [le président Sarkozy] voulait déloger Mouammar Kadhafi pour gagner des parts de marché pétrolier, accroître son influence régionale, renforcer l’armée française, faire barrage aux ambitions libyennes et, las but not least, renforcer son prestige politique à un an de l’élection présidentielle».

Conquérir les sources de matières premières, dominer des territoires stratégiques pour les grands groupes multinationaux, voilà les buts réels des guerres fomentées par l’OTAN. On comprend maintenant pourquoi la paix et la démocratie ne se sont jamais installées dans les pays où l’OTAN intervient. La défense de la démocratie et des droits de l’Homme cher au porte-parole médiatique de l’OTAN, BHL sont un enrobage idéologique pour justifier les interventions. Cependant les vraies raisons sont à chercher ailleurs !

L’OTAN a donc pour but de dominer la zone d’influence de ses pays membres. C’est pour cela que depuis quelques temps, elle tente d’effrayer ses concurrents russes et chinois.

En 2016, le sommet de l’OTAN s’était tenu en Pologne et des manœuvres militaires hors normes avaient lieu là-bas et dans les pays baltes. Cela ne fait aucun doute que c’est la Russie qui était visée par de tels exercices militaires. En déployant des troupes et des armements aux frontières russes et en installant un système de défense anti-missile, l’OTAN aggrave les tensions avec la Russie et empêche la construction de relations pacifiques.

De sommet en sommet, l’OTAN participe à militariser la planète. Les 28 Etats membres de l’OTAN sont appelés à augmenter leur budget militaire jusqu’à 2% de leur PIB mais également utiliser 20% de leur budget de défense à des équipements militaires (navires de guerre, avions de combat, drones, bombes, technologie). Le tout-puissant lobby de l’armement se frotte les mains d’avance. Le nouveau président Macron défend cette militarisation du monde entier.

Le sommet de l’OTAN, qui se tient en ce moment dans les nouveaux bâtiments du siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles doit être le moment d’une prise de conscience de la population sur les dangers réels d’une nouvelle guerre !

Les peuples aspirent à vivre en paix, à travailler non pour faire la guerre, mais pour répondre à leurs besoins vitaux, matériels, culturels, et intellectuels. L’OTAN va dans le sens contraire de ces besoins. Alors que les budgets de la santé, de l’éducation, de la culture subissent l’austérité, le budget de la défense va augmenter afin d’alimenter des guerres sans fin sur tous les continents de ce monde.

Nous ne voulons pas de la militarisation de l’UE ni d’une superpuissance européenne ! L’OTAN est la machine de guerre la plus agressive du monde et nous avons besoin, de toute urgence, de paix et de développement durable.

C’est à nous, travailleurs, citoyens, peuples du monde entier de nous mobiliser pour la paix et contre la guerre. Lorsque les peuples lèvent pour la paix, les fauteurs de guerre perdent toujours, l’exemple de l’Algérie, du Viet Nam l’a montré.

Faisons pression sur nos gouvernements pour investir dans le bien-être social, pas dans la guerre !

Nous demandons clairement à nos gouvernements : nous devons quitter l’OTAN et elle doit être dissoute !

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Réunion publique à Paris

APPEL

Trois mois de contestation, de grèves, de manifestations et de débats de société contre la Loi El Khomri. La classe ouvrière montre sa détermination. Le mouvement d’opposition large ne faiblit pas malgré la dure répression. Cette opposition arrive dans une phase décisive. Qu›est-ce qui va changer pour les travailleurs immigrés avec cette loi ?
L’ACTIT, ROC-ML (Paris) et d’autres marxistes-léninistes invitent à une

réunion – débat :
Le mouvement sociale contre la loi
El Khomri – son importance, les conditions de sa victoire, ses perspectives.
Samedi 11 juin à 16 h
dans les locaux de l’ACTIT
54, rue d’Hauteville. 75010 Paris (1er étage)

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COLLECTIF NI GUERRE NI ETAT DE GUERRE : UN COLLECTIF A RENFORCER

C’est un premier pas dans la reconstruction d’un mouvement anti-guerre et anti-impérialiste en France. La naissance de ce collectif en janvier-février 2016 a marqué la volonté d’organisations politiques, de syndicats et d’associations de développer et d’organiser la lutte contre la guerre sur tout le territoire de l’Etat français. Ce comité, qui s’est d’abord constitué à Paris et qui se renforce en province (Marseille, Beauvais…), a de suite lié l’analyse de la situation actuelle à l’action concrète contre les guerres françaises comme en témoignent les manifestations du 12 et 19 mars à Paris.

 

LA NECESSITE D’UN MOUVEMENT ANTIGUERRE EN FRANCE

 

Afghanistan, Côte d’Ivoire, Mali, Centrafrique, Syrie, Libye, Irak et tant d’autres encore. Les interventions militaires françaises se sont multipliées ses dernières années sans que naissent des mouvements de rue contre la guerre ou encore une volonté coordonnée de s’opposer à la guerre. Pour autant, beaucoup d’organisations révolutionnaires ou progressistes avaient dénoncé les guerres sans toutefois franchir le pas d’une tentative unitaire de s’opposer à la guerre.

Aujourd’hui, la première pierre est posée. L’état d’urgence et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et social, l’intervention française en Syrie et les risques de déflagration en un nouveau conflit mondial ont été des déclics pour tenter de construire une riposte à cet état de guerre permanent mis en place par l’Etat impérialiste français.

 

Le ROCML a toujours affirmé la nécessité de réunir toutes les organisations révolutionnaires et progressistes qui s’opposent aux guerres menées par la France dans un vaste front de lutte contre la guerre. Ne nous y trompons pas, la cible des communistes est l’impérialisme français. C’est notre propre bourgeoisie qu’il faut d’abord combattre. Souvent le mouvement antiguerre s’est mobilisé en France lorsque notre propre impérialisme n’intervenait pas directement : Irak en 2003. Il est donc vital que le mouvement anti-guerre se développe contre les guerres menées par son propre pays. C’est en cela que le mouvement antiguerre combat réellement les guerres.

 

LE SENS DE NOTRE INTERVENTION DANS LE COLLECTIF CONTRE LA GUERRE

 

Le ROCML se reconnait dans les 4 points essentiels de la plateforme du collectif :

1) L’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait de toutes les troupes françaises à l’extérieur et la fin des traités et alliances militaires (OTAN),

2) La dénonciation des ventes d’armes,

3) la dénonciation de la militarisation de la société et le complexe militaro-sécuritaire,

4) Le soutien à l’autodétermination des peuples et sa solidarité aux forces de résistance et d’émancipation.

Ce collectif rassemble différentes organisations avec lesquelles nous discutons et débattons. De ce fait, les militants du ROCML vont s’investir dans le débat autour de plusieurs questions : le Moyen-Orient, la Françafrique, la sécurisation de la société ; afin de participer à la construction des analyses et de la politique du collectif.

Les communistes participant à ce collectif essaient de faire le lien entre les guerres extérieures de la France et le système capitaliste-impérialiste. Tant que ce système économique de pillage existera, les guerres continueront. Ce n’est pas une question de choix dans une politique extérieure. De même, les guerres de conquêtes extérieures et la guerre sociale à l’intérieur du pays sont les deux faces de l’offensive réactionnaire du capital. Il est grand temps que les communistes fassent la lumière sur l’imbrication de ces phénomènes pour que les travailleurs comprennent mieux la situation actuelle et luttent, non plus seulement contre la politique du gouvernement, mais contre le système impérialiste.

 

A bas l’impérialisme français et ses guerres !

 

Multiplions la création de collectifs antiguerres dans tout le pays !

 

Relions les luttes contre les guerres de conquêtes à la lutte contre les mesures d’austérité et anti-ouvrières !

Le site du collectif : http://collectifantiguerre.org/

Contacter le collectif : antiguerre16@gmail.com

Communiqué du ROCML sur les attentats meurtriers en Turquie

Communiqué du ROCML sur les attentats meurtriers en Turquie

En Turquie, le 10 octobre 2015 un carnage a été perpétré contre un rassemblement pour  la paix.

Déjà selon l’information fournie par  HDP (Parti Démocratique des peuples),  on dénombre 128 morts,  des centaines de blessés et des  dizaines de blessés graves.

Nous  présentons notre solidarité et nous partageons la douleur des familles et des peuples de Turquie.

Ce double attentat à la bombe qui a couté plus de cent vies, n’est pas le premier :

Rappelons  la tragédie de Suruç (en face de Kobané)  qui a fait 33 morts, le double attentat à la bombe à Diyarbakir (capitale du Kurdistan coté Turquie), encore une fois dans un meeting de HDP, sans oublier les attaques policières permanentes contre les manifestants d’Istanbul et Hakkâri (à l’extrémité du  Kurdistan).

Depuis le 7 juin 2015, AKP a perdu la majorité absolue au parlement, le pouvoir a accentué la pression contre les mouvements progressistes, communistes et Kurdes. Depuis des mois que le peuple kurde réclame l’autogestion de son territoire, des centaines d’arrestations ont eu lieu, y compris parmi les élus comme les maires ou conseillers municipaux du Kurdistan.

Aussi la condamnation des actes « terroristes » par les medias occidentaux, des hommes politiques occidentaux ne saurait occulter  les actes terroristes du pouvoir. L’identité véritable des responsables de cet attentat est secondaire face à la responsabilité flagrante des forces dirigeantes réactionnaires au pouvoir en Turquie :

-La bourgeoisie turque, n’a pas digéré la victoire de HDP le  7 juin (81 députés au parlement), une première  dans l’histoire de la Turquie pour les représentants d’une large alliance des peuples Turc et Kurde. Cela est passé sous silence en occident.

La bourgeoisie turque qui n’a pas été capable de consolider un gouvernement à son service, utilise la terreur pour faire reculer le mouvement populaire qui s’est amplifié  depuis les événements de Gezi (Taksim) à Istanbul. Ce n’est pas nouveau dans l’histoire de la Turquie : le massacre du 1 mai 1977(32 morts), de Maras (des centaines de morts), de  Sivas (37 intellectuels, acteurs et actrices brûlés vif en témoignent …..et la liste est longue.

Ne tenant pas compte du cessez le feu décidé par le PKK, l’Etat Turc a mis la fin à la période de négociations et repris la lutte armée contre le peuple Kurde sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Combien d’activistes de l’EI la Turquie a-t-elle mis hors d’état de nuire ou arrêté 0000000,00 et  encore 0!

Combien de militants progressistes, communiste et Kurdes l’Etat Turc a-t-il emprisonné et tués: Plusieurs centaines, y compris des victimes de Suruç et même des députés communistes Turcs.

Les choses sont claires! Les actes terroristes sont du côté du pouvoir réactionnaire turc et les attentats terroristes sont des actes qui renforcent sa politique de répression contre les peuples de Turquie.

L’Etat Turc est seul responsable de ce massacre! Quels qu’en soient ses sous-traitants comme l’EI ou ses agents à l’intérieur du pays.

Ce n’est pas à l’Etat Turc qu’il faut  envoyer les  condoléances, mais aux peuples de Turquie et en particulier  au HDP.

Vive le la lutte des peuples en Turquie !

Vive la lutte pour la démocratie et le socialisme en Turquie !

Vive la lutte de peuple Kurde et son choix!

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes (France)

Le 11 Octobre 2015

1965-2015 : 50 années de silence sur un massacre …

Le ROCML s’associe et participera à cette initiative en mémoire aux communistes indonésiens massacrés par la bourgeoisie. Il incite ses membres, sympathisants, les communistes, progressistes et syndicalistes à se joindre à cette initiative.

Indonésie 1965 pour la mémoire, la Justice et les réparations

Il y a 50 ans, le 30 septembre 1965 un massacre politique débutait en Indonésie. Plus d’un million de membres ou sympathisants du Parti Communiste Indonésien étaient assassinés, jetés dans des fosses communes, torturés, violées et plusieurs dizaines de milliers emprisonnés sans jugement dans des camps de concentration. Les conséquences des massacres de 1965 et 1966 ont engendré des blessures pour plusieurs générations. Les disparitions, les enlèvements, la torture, l’ostracisme envers des familles entières, ont été les méthodes de gouvernement d’un régime qui a ensuite pillé les ressources nationales au profit de compagnies étrangères.

Ce massacre, qui se déroule au moment même où commence l’intervention américaine au Vietnam, a été commandité par la CIA et exécuté par les militaires indonésiens et des religieux dont les propriétés étaient menacées par la mise en œuvre d’une véritable réforme agraire impulsée par le PCI qui, fort de ses 3 millions de membres et des 16,6% aux dernières élections était entré dans le gouvernement de Soekarno initiateur du mouvement des « Non Alignés » lors de la conférence de Bandung en 1955. Aujourd’hui, 50 ans après il est grand temps de demander justice et réparation. Car de même que l’on tua des gens parce qu’ils étaient arméniens, juifs ou tutsis, on tua en Indonésie pour la seule raison d’être membre ou sympathisant d’un parti politique ou d’une organisation qui lui est liée.

Il est temps de faire la lumière sur un des pires massacres de l’histoire du XXème siècle passé sous silence par les médias et de rendre justice aux victimes de ce crime contre l’humanité. Pour commémorer le souvenir de ce massacre et en hommage aux victimes de ce génocide, le Réseau Indonésie et le réseau Sortir du Colonialisme appellent à un grand rassemblement le 30 septembre à 18 h 30 à la Fontaine des Innocents, Métro Les Halles ou Châtelet

Premiers signataires : Réseau Indonésie, Réseau Sortir du colonialisme, MRAP, AFASPA, ACCA, Cedetim, collectif Fathi Koumba, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), La Maison du Tamil Eelam, CDISCOM (Comores) NPA, Pôle de Renaissance communiste de France, Parti Révolutionnaire « Communistes », ROC ML

REFORMER LE CAPITALISME OU L’ABATTRE ?

Camarade, Plus de trois ans après l’élection de François Hollande, tous ceux qui ont cru que « lui président » sortirait le pays de la crise, ferait reculer le chômage, défendrait les systèmes sociaux (retraite sécu) font l’amer constat qu’ils ont été bernés. Aux prochaines élections peut-être iront-ils rejoindre le premier parti de France, la masse des abstentionnistes, ou se laisseront attirer par les sirènes « anti système » du parti de Marine Le Pen. Bernés aussi, les électeurs de la gauche de la gauche incarnée par le  Front de Gauche qui ont suivi ses consignes de vote pour Hollande afin d’écarter le danger de droite. « La droite en rêvait, la gauche le fait »  annoncions nous dans notre journal de décembre 2013, aujourd’hui  le pouvoir socialiste est encore allé encore plus loin dans la soumission au capital et dans l’attaque des conditions de travail et de vie des travailleurs.

Quelle différence entre la droite et la gauche ? Le Parisien du 7 septembre  répond à la question en titrant  « Droite Gauche on ne s’y retrouve plus, le  clivage droite gauche n’existe presque plus ». Mais il ne fournit bien sûr aucune explication sur les causes de cette situation.

Seule l’analyse marxiste de la nature de la société capitaliste et de son évolution donne la réponse.

Camarade, si tu poursuis ta lecture, nous allons essayer le plus brièvement et le plus clairement possible d’en donner les grandes lignes et surtout sur ce que tout camarade  animé par l’idéal communiste, tout progressiste , partisan d’un monde nouveau sans exploitation,  sans guerre, misère, famine et catastrophes écologiques  ou militant syndicaliste dévoué à la défense des intérêts des travailleurs peut et doit faire pour sortir de l’impuissance  politique dans laquelle nous sommes plongés.

Le Parti socialiste au pouvoir, reconstitué par F. Mitterrand est selon les paroles d’un des dirigeants historique de la SFIO (ancêtre du PS)1 «  le gérant loyal du capitalisme », cela l’a amené à abandonner le discours réformiste pour adopter une politique ouvertement libérale très proche, sinon identique à celle de la droite, laissant à sa minorité de « gauche » et au Front de gauche la défense de la politique réformiste.

Mais ce qui caractérise tous les partis (les Verts, gauche de la gauche -Front de gauche- et droite de la droite –FN- compris) – c’est qu’ils  fondent leur activité sur l’objectif de gouverner la France capitaliste.

Ils ne remettent pas en cause le  capitalisme, son mode de production dont le  seul but est de produire  du profit  par l’exploitation des travailleurs, donc la domination politique du capital. L’expérience  désastreuse de la gauche radicale Syriza en Grèce est là pour le démontrer sans sortir du capitalisme on ne peut changer la société.

L’activité politique de tous ces Partis est conditionnée par  les échéances électorales. Et comme on peut s’en apercevoir à l’approche des élections régionales, le temps des magouilles, compromis, accords électoraux est de retour.

Cela veut dire que lors des prochaines élections présidentielles quel que soit le candidat sur lequel tu porteras ton suffrage  la politique en faveur du capital et contre les travailleurs sera poursuivie.

Sous le capitalisme, l’Etat est au service de la classe qui a le pouvoir économique et est le garant, le gérant, des intérêts généraux de cette classe et du capital qu’elle détient. Et il n’en saurait être autrement car certaines lois objectives qui fondent l’économie capitaliste ne peuvent être « dépassées » qu’en changeant de mode de production. Voilà pourquoi quel que soit le parti au pouvoir il sera au  service  du capital.

A la fin de la deuxième guerre mondiale,  la bourgeoise  a passé un compromis historique  avec le Parti communiste en lui accordant quelques sièges au gouvernement et des réformes favorables aux travailleurs pour éviter des soulèvements révolutionnaires et pour les entrainer à « retrousser les manches » selon la célèbre expression de Maurice Thorez pour relancer la production  (des profits) en France.  

Pendant  la  période de relative prospérité2  « des trente glorieuses », Le jeu politique  gauche droite se met en place  bientôt suivi par la période de l’alternance droite gauche à la tête de l’Etat. Les  illusions des travailleurs sur l’Etat providence, sur la possibilité d’obtenir certaines  réformes portées par la gauche au gouvernement, se renforcent pendant cette période d’autant que le Parti communiste ne les combat pas, pire il en est le porteur. Le réformisme  qui prétend que l’on peut changer par des réformes politiques  le capitalisme et aller vers le socialisme domine.

Ces illusions perdurent encore aujourd’hui mais sont battues en brèche car la situation a changé : le capitalisme devenu mondial est en crise, une crise profonde et durable. Le réformisme n’a plus de grain à moudre  et les solutions pour tenter d’en sortir sont partout les mêmes : s’en prendre aux travailleurs, à leur conditions de vie et d’existence, à leur salaire, au temps de travail etc… et là plus de différence apparente entre  les solutions de droite et de  gauche !

Certains à la gauche de la gauche et même à l’extrême gauche s’en prennent au capital financier, à la finance en opposition au bon capital industriel qui s’invertirait dans la production au lieu de spéculer en bourse. Depuis longtemps, comme Lénine l’a démontré dans son ouvrage « l’impérialisme stade suprême du capitalisme »3   il n’y a plus aucune différence entre ces capitaux qui ont fusionné, notamment par l’intermédiaire des banques.

Et si le capitalisme a pu se maintenir jusqu’à nos jours malgré ses crises  c’est grâce et par l’existence du capital financier qui lui a permis un temps de continuer à se développer malgré la surproduction. La crise que nous connaissons est celle du système capitaliste tout entier et pas seulement celle de la finance.  D’autres rêvent de revenir à l’époque bénie des trente glorieuses et à l’application d’un programme inspiré de celui du CNR4, rêve utopiste dans les conditions actuelles dans les conditions de la crise du système capitaliste.

Arrivé à ce point de ta lecture tu t’interroges,  peut-être fais-tu partie de ceux qui ont compris tout cela mais tu as des doutes, tu ne vois pas dans la situation actuelle de possibilités d’un réel changement. Et tu as raison, toutes les conditions n’existent pas encore, mais les con

ditions objectives, les contradictions du capitalisme ne peuvent que s’aggraver et conduire les travailleurs à s’engager dans la voie de la transformation radicale de la société.

Il faut avoir confiance en sa classe, les prolétaires, la seule classe révolutionnaire de la société capitaliste à être porteur d’un monde nouveau. Si la classe ne se mobilise pas dans sa lutte quotidienne pour ses revendications, elle ne se mobilisera pas pour un  objectif supérieur, abattre le capitalisme et instaurer le socialisme.

 

Aussi il s’agit pour tout syndicaliste anti-capitaliste conséquent, défenseur des intérêts des travailleurs, d’agir pour unir la classe ouvrière dans son combat quotidien contre la classe bourgeoise, d’agir pour développer la solidarité de classe, dépasser le cadre strictement corporatiste, local,  fusionner les luttes au niveau national, de défendre des revendications générales qui peuvent unir l’ensemble des travailleurs dans une même lutte : réduction du temps de travail sans perte de salaire, augmentations égales pour tous etc. et combattre la conception d’un syndicalisme « apolitique», car cet apolitisme est en fait une politique de soumission à la politique de la bourgeoisie. Voilà pourquoi les travailleurs doivent mener leur propre politique indépendante et pour ce faire il leur faut leur propre parti politique.

Peut-être te considères-tu communiste, cela te donnes donc  l’objectif de travailler pour redonner aux travailleurs, aux prolétaires le Parti Communiste qui leur manque. Ce Parti n’existe pas et il est vain de croire qu’on peut le créer à partir du parti communiste français, gangréné depuis longtemps par le cancer du réformisme et de la soumission au pouvoir du capital.

Quand ces objectifs seront en bonne voie de réalisation tu penseras comme nous  que réformer le capitalisme c’est utopique et qu’être réaliste c’est lutter pour renverser le capitalisme et instaurer le socialisme.

 

[1] Tirant le bilan de son action à la tête du gouvernement, Léon Blum déclarera au procès de Riom intenté par le régime de Vichy : « J’ai été le gérant loyal des intérêts de la bourgeoisie. »

2 Il n’est pas question dans cet article d’analyser cette période marquée par le rôle important  de l’Etat dans le domaine économique (politique fordiste et keynésienne) , par  l’extension sans précédent du crédit à la production et à la consommation etc… et la crise des  années   1980

3 Ouvrage disponible sur papier ou en format électronique sur simple demande à roc.ml@laposte.net

4 CNR Comité National de la Résistance qui prévoyait entre autre la mise en place de  la sécurité sociale.