Il faut régulariser les travailleurs sans papiers en grève dans leurs entreprises depuis le 12 février 2018 !

SansPapManif

Nous publions pour information ce tract de la CGT,

Ils travaillent dans la fabrication des plats cuisinés, dans la collecte des ordures ménagères ou de déchets, dans la distribution express des colis, dans la logistique transport, dans le BTP…

Très souvent intérimaires… Ils sont plus d’une centaine de travailleurs sans papiers de 6 entreprises de différents départements d’Île de France à avoir décidé d’arrêter le travail, se mettre en grève 12 février 2018 avec les différentes structures de la CGT pour exiger leur régularisation.

 

Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici!

 

Depuis octobre 2006 et tout particulièrement en 2008 et 2009, des milliers de leurs camarades avaient fait de même avec la CGT et l’appui de nombreuses associations de soutien aux migrants. N.Sarkozy avec ses ministres de triste mémoire de « l’immigration et de l’identité nationale » avait été obligé de reculer.

 

Il avait fini par reconnaître dans les textes et autres circulaires que des dizaines de milliers de travailleurs sans papiers bossent dans notre pays et ce pour le plus grand profit des patrons qui les embauchent.

 

Ces grèves ont permis d’arracher la régularisation administrative d’un très grand nombre d’entre eux, comme de milliers d’autres et la poursuite des contrats de travail. Sous le quinquennat de F.Hollande, dans différentes entreprises (les salons de coiffure du Bld de Strasbourg à Paris, à Sépur dans le 94, sur les chantier COVEA, avenue de Breteuil, et RATP/Vinci, des Halles, à Paris, au Marché d’intérêt national (MIN) à Rungis…) ces grèves n’ont jamais cessé. A chaque fois les travailleurs ont été régularisés comme tout dernièrement à Burker-King à Paris ou sont en passe de l’être comme à Stem (nettoyage) dans le 91.

 

Ce n’est que justice! Ces travailleurs ne prennent et n’ont pris le travail de personne. La CGT comme tout un chacun dans notre société ne peut accepter que des travailleurs du fait de leur situation administrative particulière n’aient d’autre choix que raser les murs et être surexploités.

 

Puisqu’aujourd’hui de plus en plus de patrons exigent de ces travailleurs qu’ils passent par les entreprises d’intérim pour pouvoir les embaucher sans prendre de risques.

 

Puisqu’aujourd’hui les possibilités de régularisation de ces travailleurs se durcissent chaque jour un peu plus au niveau des préfectures.

 

Puisqu’aujourd’hui le gouvernement veut revenir sur les acquis arrachés depuis 2006-2007 qui reconnaissent les bulletins de paye de ces travailleurs – y compris quand ils n’étaient pas à leur nom – comme documents permettant leur régularisation.

 

Puisqu’aujourd’hui avec sa nouvelle loi sur l’asile et l’immigration répressive et réactionnaire en tout point, le gouvernement veut « pourrir la vie » des migrants et de celle de ces travailleurs sans papiers

 

Les travailleurs sans papiers de ces 6 entreprises n’ont pas d’autres choix que de se mettre en grève pour exiger leur régularisation maintenant!

 

 

Il faut les soutenir !

 

 

Liste et adresses des piquets de grève

 

 

 

Ils travaillent dans l’entreprise d’intérim DEFI TECHNOLOGY et sont en grève au

16 Avenue Dausmesnil PARIS 12ème

 

 

Dans l’entreprise de collecte d’ordure ménagère SEPUR et sont en grève

Impasse Colbert à WISSOUS91

 

 

Dans celle de distribution de colis express CHRONOPOST et sont en grève au

9, rue Clément Ader, dans la zone de la Butte aux Cailles à CHILLY MAZARIN – 91

 

 

Dans l’entreprise de logistique transport GLS et sont en grève au

29, rue Jean Moulin à ROISSY – 95 (à côté de la commune de Roissy)

 

 

Dans l’entreprise de plats cuisinés EVENT-THAI et sont en grève au

8/10 rue Henri Dunant CHEVILLY LA RUE  – 94

 

 

Dans l’entreprise de collecte et de recyclage de déchets STLG et sont en grève au

74 avenue du Général de Gaulle LA QUEUE EN BRIE – 94

 

Paris le 12 février 2018

 

LE 51ème CONGRES DE LA CGT: Un congrès plein d’espoir pour l’avenir

Le 51ème congrès de la Cgt s’est tenu à Marseille durant la troisième semaine d’avril 2016. Des militants du ROC-ml étaient présents en tant que délégués au congrès.

 

Un congrès qui se tient en plein mouvement social contre la loi « travail »

 

Le congrès s’est ouvert alors que les travailleurs battent le pavé dans les villes contre la loi El Khomri.

Dès le premier jour, lors de l’ouverture cela se fait sentir lorsque la présidence du congrès annonce la présence de la CFDT ou du PS, qui donne lieu à de véritables soulèvements dans la salle avec des slogans repris par une large majorité des délégués tels que « dehors ! », « traitres » ou encore « scandaleux ».

Les grèves et les manifestations en cours poussent de nombreux congressistes à prendre la parole pour dénoncer le gouvernement, montrer la nécessité de lutter classe contre classe et à réclamer un appel du congrès à la lutte, chose qui sera fait durant les jours qui suivirent l’ouverture et approuvé quasi unanimement par le congrès. Cet appel lance l’amplification de la lutte et sa poursuite. Appel qui fut, nous pouvons le dire, imposé à la confédération.

Le fait qu’un mouvement puissant des travailleurs se menait durant le congrès fut un élément incontestablement positif. L’esprit combatif s’en ressentait dans les prises de parole, les critiques sur le syndicalisme rassemblé s’en retrouvaient plus aigües. Des interventions portant la question de la lutte de classes se succédaient. Néanmoins un niveau politique encore assez faible se fait sentir dans nombre d’interventions.

 

Un congrès qui se tient dans un syndicat Cgt tiraillé

 

Le rapport d’activité, qui fait un bilan sur les trois dernières années depuis le dernier congrès, ne trouve que 58,9% de votes d’approbation, score historiquement faible. En effet la succession de Thibault avec l’affaire Lepaon, l’inactivité face aux lois Macron, Rebsamen, etc. auront eu un impact sur la Cgt et ses militants qui remettent en cause l’activité de la confédération.

Il faut aussi noter le souhait de la part des délégués de plus de démocratie dans la Cgt, notamment en ce qui concerne les amendements des textes du congrès, dont 902 étaient proposés et 54 retenus. Les délégués souhaitaient pouvoir avoir accès à tous ces amendements et que ce ne soit pas simplement un bureau restreint qui décide de ceux à retenir et ceux à porter public.

L’une des plus vive discussion dans le congrès fut celle du syndicalisme « rassemblé », tant décrié par une bonne part des syndiqués Cgt. Portée dans l’un des textes d’orientation, ce syndicalisme « rassemblé » auprès de la CFDT fut vivement critiqué et un vote séparé sur cette question est demandé par une bonne part des délégués. Ce qui, bien sûr, sera refusé par la confédération, en danger sur cette question.

C’est dans ce sens que l’on peut observer durant le congrès des fédérations plus combatives (chimie, commerce, métallurgie, construction, etc.), sur des positions se rapprochant de celle d’un syndicalisme classe contre classe, alors que d’autres sont complètement sur la ligne confédérale, sur le syndicalisme « rassemblé », réformiste (cheminot, etc.).

 

Conclusion

 

Les interventions des camarades du ROC-ml à été très appréciées par les délégués du congrès. Ils portaient sur les questions de la lutte et de l’organisation de la Cgt. Cela à aussi été pour nous une riche expérience militante où de nombreux contacts ont été noués.

Il ne faut pas se faire d’illusions, même si ce congrès par rapport aux précédents peut montrer des

choses intéressantes comme des fédérations et des militants combatifs qui tentent de tirer la Cgt sur un syndicalisme de lutte classe contre classe. La Cgt reste principalement sur une ligne claire réformiste. Il n’y pas réellement une nette opposition « révolutionnaire » à la Cgt. Les dirigeants réformistes ont été reconduits pour continuer à mener leur politique réformiste. Philippe Martinez à bien réussi à éluder les vraies questions posées et habilement montrer une façade « radicale » pour mieux se faire accepter et distribuer un peu de poudre aux yeux sur une continuation de la lutte contre la loi El Kohmri de façon dure, usant même de termes comme « lutte de classes » dans son discours d’introduction.

Le faible niveau politique chez les travailleurs aujourd’hui ainsi que chez les militants Cgt leur font penser que changer la tête de la Cgt par une équipe militante radicale changera la Cgt complètement et l’amènera sur un syndicalisme classe contre classe.

Néanmoins, on ne peut nier aujourd’hui le bénéfice politique qu’il y a à militer syndicalement, à participer à un congrès confédéral. Les camarades du ROC-ml à qui l’on a confié ce genre de mandat prouvent encore une fois la confiance qu’ils reçoivent de la part de leur base et sont revenus avec une analyse plus fine des différents rapports de force dans la Cgt.

Nous restons convaincus qu’une certaine avant-garde des travailleurs est organisée dans la Cgt, une base militante qui sera dirigeante dans la lutte de classe pour la révolution. Aujourd’hui même cette radicalité réformiste gêne un système capitaliste qui n’a plus les possibilités de réaliser ses propres illusions d’améliorer le sort des salariés en pleine crise économique.

Les communistes doivent continuer ce travail syndical, de conscientisation, d’amener la combativité dans les rangs de la Cgt, de conduire vers un syndicalisme de classe contre classe, tout en sachant que seul un Parti prolétarien et communiste apportera la réelle indépendance à un syndicat de lutte de classe. Mais c’est bien dans cette lutte syndicale aujourd’hui que nous trouverons les cadres de ce Parti pour demain.

SOUTENONS LES COMITES DE BASE DES CGT GOODYEAR

Les comités Goodyear ont été créés pour réunir partout en France le maximum de militants syndicalistes, politiques ou salariés dans des organisations de base afin de combattre la décision du tribunal d’Amiens mais aussi plus largement la criminalisation de l’action syndicale, les comités de soutien aux Goodyears ont élargi aujourd’hui leur combat à la lutte contre l’état d’urgence ainsi que contre la loi travail.

Les comités se sont multipliés dans tout le territoire. Le nombre de comités montre l’ampleur et le succès de cette initiative.

Une des premières activité de ces comités est d’organiser des meetings où sont présents les condamnés Goodyear ainsi que leur avocat, ces meetings font cartons pleins systématiquement avec des centaines de participants. Ainsi les Goodyears opèrent un véritable « tour de France » devant des salles combles, des discours revendicatifs. Nous soutenons ce genre d’actions, car cela faisait un moment qu’une telle initiative forte au niveau national, n’avait pas connu un tel engouement autour de thématiques sur la répression et la lutte de classe.

Le chemin que prennent aujourd’hui ces comités prouve encore une fois leur utilité pour la lutte politique avec                                               des réunions regroupant l’ensemble des comités à Paris et tentant de faire des rassemblements sur la capitale. L’énergie investie à intervenir politiquement dans le 51ème congrès de la CGT en un sens critique est aussi positive, à la condition de fortifier la CGT et le syndicalisme anticapitaliste.

C’est sur ce constat que nous tirons la conclusion que ces comités de base peuvent servir, aux véritables militants communistes, d’organisations de travailleurs basés sur leurs intérêts de classe. Ainsi, nous participons avec nos forces à renforcer les comités où nous sommes présents et à les créer là où il n’y en a pas.

En pleine lutte contre la loi dite travail, de larges masses de travailleurs font grève et manifestent régulièrement dans les rues. Cette contestation qui s’exprime doit prendre le chemin de l’organisation. Bien que ces dernières ne soient pas des organisations révolutionnaires, elles ont l’avantage de regrouper des militants ouvriers avancés.

Dans quels buts pouvons-nous y participer ? :

 

Développer l’esprit d’organisation dans la classe ouvrière

Combattre l’influence du réformisme

Insuffler l’unité d’action de la classe sur ses propres intérêts

N’attendons pas que la classe ouvrière crée des structures directement révolutionnaires car nous pourrions attendre éternellement. La bataille d’influence doit se mener dans toutes les organisations de la classe et laissons la tactique mortifère de la chaise vide aux gauchistes. Rappelons-nous que les soviets se sont bolchévisés par le travail des communistes dans leur sein uniquement deux ou trois mois avant la Révolution d’Octobre. Ils étaient auparavant largement sous l’influence des conciliateurs et réformistes (socialistes révolutionnaires et mencheviks).

Notre place est auprès des travailleurs qui s’organisent quand bien même ceux-ci restent encore sous l’influence du réformisme, de l’opportunisme ou toutes autres déviations, notre objectif et de s’y battre pour y faire naître la conscience de classe et l’esprit d’organisation les plus larges possibles !

Goodyear Amiens : Consternation ! Indignation ! (UD CGT PARIS)

Le mardi 12 janvier 2016, le Tribunal d’Amiens vient de rendre son jugement concernant les 8 camarades « ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ».
24 mois de prison dont 9 mois fermes ! C’est un véritable scandale et une atteinte grave à la liberté de défendre ou conquérir des droits sociaux !

Le gouvernement est plus apte à faire condamner des ouvriers, des syndicalistes CGT, qui n’ont comme seul reproche que d’avoir défendu leurs emplois pendant plus de 7 ans, alors que les patrons délinquants en col blanc qui bafouent le Code du Travail au quotidien, fraudent le fisc au travers de paradis fiscaux,  licencient en toute impunité, ne sont jamais inquiétés !

Les camarades qui ont défendu l’emploi pour éviter à des familles de sombrer (les divorces, les suicides, le chômage, les dépressions…comme l’ont vécu, les ex continental de Clairoix) se voient traiter comme des gangsters.

L’union départementale CGT est indignée. Elle apporte tout son soutien fraternel aux 8 camarades et au syndicat CGT Goodyear dans cette terrible injustice qu’ils subissent.

Rien ne peut justifier un tel acharnement, si ce n’est que de vouloir museler les salariés, en profitant d’un état d’urgence pour casser les acquis sociaux et le Code du Travail.

L’Union départementale CGT de Paris se joindra à toutes les initiatives pour défendre les 8 camarades dans leurs libertés syndicales.

Dans le même temps le jugement était rendu pour les 5 camarades d’énergie Paris et là, la justice aura été plus clémente, avec 3 relaxes et 2 condamnations à des amendes avec sursis. Même si ce n’est pas une victoire car nous visions une relaxe totale, cette décision est une avancée et la mobilisation autour des 5 camarades d’énergie aura permis une relaxe partielle.

La mobilisation est plus que jamais d’actualité. L’UD CGT de Paris défendra systématiquement toutes les libertés syndicales.

Il ne peut  y avoir de défense des droits conquis ni de nouvelles conquêtes sociales sans liberté syndicale.

L’Etat d’urgence : Une arme au service de la répression des mouvements populaires

L’Etat d’urgence se retourne contre le peuple. L’interdiction des manifestations du mouvement révolutionnaire et progressiste jusqu’au 30 novembre le montre. Les mobilisations des travailleurs à Paris comme en partout en France ont fait l’objet de répression et d’arrestations. Le gouvernement dit interdire les manifestations publiques pour « notre » sécurité. Pourtant, toutes les manifestations sportives, culturelles, religieuses ont lieu. Les meetings de tous les partis politiques bourgeois se présentant aux élections sont d’ailleurs autorisés.Seules les manifestations politiques, marquant une opposition de classe avec le gouvernement sont interdites et réprimées.

Le gouvernement utilise l’état d’urgence pour réprimer les manifestations populaires ayant des revendications légitimes : sur les migrants pour la liberté de circulation des travailleurs, et sur l’environnement, pour les revendications démocratiques et anticapitalistes dénonçant la mascarade de la COP21.

A chaque fois, le gouvernement PS instrumentalise ces évènements, utilise son appareil politique pour dresser l’opinion contre les organisations progressistes et criminaliser ceux qui manifestent :

  • Sur les migrants, les médias ont inventé des reportages qui voulaient montrer que certains terroristes étaient des migrants. Ceci est faux. Les migrants fuient justement l’Irak, la Syrie dévastés par les groupes réactionnaires du type DAESH et les terroristes sont français ou belges. De plus, DAESH a d’autres moyens, grâce à certains pays alliés des impérialismes occidentaux comme la Turquie et les Etats arabes réactionnaires pour acheminer ses terroristes plutôt que de les envoyer dans des embarcations de fortune se transformant très souvent en cimetières flottants. En réalité, les attaques idéologiques des médias visaent à diviser les travailleurs entre français et étrangers. Pourtant un travailleur syrien et un travailleur français ont plus d’intérêts en commun qu’un travailleur français et un patron français.
  • Lors de la COP21, les médias ont manipulé l’opinion avec l’agitation de « casseurs » qui auraient lancé des bougies et des pots de fleurs pris sur le, mémorial de la Place de la République, à Paris. L’objectif du gouvernement était de marginaliser, de criminaliser les manifestants. Pourtant de nombreuses vidéos montrent la police en train de piétiner ce lieu de recueillement. Il s’agissait pour le gouvernement de faire croire que les moyens de l’état d’urgence sont utilisés pour sécuriser l’espace public. La vérité c’est qu’ils n’ont d’autre but que de réprimer le mouvement révolutionnaire et progressiste. 317 gardes à vues à cette occasion. L’écrasante majorité a été mise hors de cause. Cela montre une fois de plus la tentative d’instaurer un climat de terreur sociale pour les mobilisations du mouvement ouvrier et révolutionnaire.

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Partant de ces réalités, le ROCML

  • Condamne la politique répressive du mouvement ouvrier et progressiste sous prétexte de combattre le terrorisme,

 

  • Réaffirme le droit pour le mouvement ouvrier et les forces progressistes à manifester librement,

 

  • Exige la fin de l’état d’urgence qui est utilisé pour mener une politique de terreur et de guerre sociale contre le mouvement syndical et ouvrier.

 

Le ROCML appelle toutes les forces progressistes et révolutionnaires à se mobiliser, à poursuivre leurs luttes, notamment le 2 décembre aux côtés des travailleurs d’Air France et de tous ceux qui subissent la répression patronale. Le capital n’a pas lancé de trêve sociale, continuons à nous mobiliser malgré les entraves que le gouvernement crée.

 

Le ROCML invite les communistes, les militants marxistes-léninistes à se rencontrer, à prendre des initiatives communes pour combattre l’ »unité nationale » de manière unitaire et construire une unité populaire contre le capitalisme et le terrorisme.

Le 30 novembre 2015

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS D’AIR FRANCE LICENCIES

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS
D’AIR FRANCE LICENCIES

A Air France, quatre camarades sont licenciés sans aucune indemnité, envoyés au chômage, un autre mis à pied. Cinq travailleurs victimes de la vengeance patronale qui ne peut tolérer que l’on résiste aux attaques de celui-ci contre nos conditions de vie et de travail. Il s’agit pour les capitalistes de faire comprendre aux travailleurs qui sont les véritables maitres de la société. Dans le même temps l’instauration de l’Etat d’urgence conduit de fait à interdire aux travailleurs toute manifestation syndicale prévue dans les jours ou semaines qui suivent et l’extension de la surveillance de militants syndicalistes.

Les travailleurs, les syndicalistes conséquents ne doivent pas se laisser intimider et réduit au silence au nom de « l’unité nationale contre le terrorisme » et s’interdire de manifester leur soutien aux travailleurs licenciés. Interpelons nos syndicats, confédération, fédérations pour organiser une riposte nationale, faisons voter dans nos syndicats des motions de soutien. Dénonçons la « double peine » infligée à ces travailleurs d’Air France jugés, le 2 décembre 2015, pour de prétendues « violences volontaires en réunion ».

Retrouvons-nous devant le tribunal de Grande Instance de Bobigny pour manifester notre colère et notre solidarité  aux cinq inculpés !

ROCML

Le 15 novembre 2015

LECONS D’UNE GREVE CHEZ VINCI

LECONS D’UNE GREVE CHEZ VINCI

         Le  13 Février une grève sur les chantiers de VINCI se terminait victorieusement une semaine après avoir été déclenchée.  Elle fut précédée d’un travail de préparation et d’information de militants syndicaux dévoués à leur classe. Pour nous communistes, sa portée dépasse la simple  question des augmentations de salaires obtenus, car la  mobilisation des travailleurs de plusieurs entreprises impliquées sur les chantiers de VINCI, la solidarité qui s’est exprimée entre eux dans la lutte, ont fait naître ou renaître chez les travailleurs la conscience qu’ils appartiennent à une classe aux intérêts diamétralement opposés à ceux du capital. Prise de conscience nécessaire (voir l’article précédent) pour qu’ils s’érigent en classe politiquement indépendante de la classe bourgeoise, donc en Parti et conduisent la société vers une société nouvelle, socialiste sans exploitation de l’homme par l’homme.

         Nous publions ci-dessous l’analyse qu’en fait un camarade ayant participé à la grève. Qu’elle soit source d’inspiration et d’encouragement pour  les communistes  dans leur activité militante.

Après la grève de l’an passé chez Vinci qui avait démontré la capacité de mobilisation des travailleurs pour leurs revendications, le collectif  CGT Vinci-CGT a décidé, avant que la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) commence, d’organiser un rassemblement devant le siège de Vinci à Rueil-Malmaison le 6 novembre 2014. Le collectif CGT Vinci IDF  s’est particulièrement impliqué dans cette initiative.  Plus de 500 salariés  ont répondu à l’appel. Cette forte mobilisation a conduit plusieurs délégués de divers syndicats,  notamment de la CGT et de la CFDT,  à envisager un prolongement à cette action.

Le 7 janvier  des délégués de 15 entreprises se réunissent à Rungis, en intersyndicale. Tirant les leçons de la grève de l’an dernier il fut décidé  qu’aucune NAO ne serait signée séparément  dans chaque entreprise avant d’avoir obtenu une négociation avec VINCI. Un premier tract d’information fut largement distribué aux travailleurs avec comme date butoir de réaction de VINCI le 28 Janvier. Une deuxième réunion de l’intersyndicale fut fixée au 4 février 2015. Ce jour-là  constat fut fait que  Vinci ignorait l’intersyndicale et manœuvrait pour diviser et régner.  Mais Vinci n’a pas réussi à diviser l’intersyndicale. Dans aucune entreprise un accord NAO n’a été signé. Jamais auparavant, autant  d’entreprises n’avaient mené une telle action collective concertée.

Pour enrayer le mouvement collectif naissant, Vinci dans certaines entreprises a proposé des augmentations pour empêcher la grève. Un exemple, chez SOGEA (un des points forts syndical) elle a proposé 1.5% d’augmentation générale pour les ouvriers qui touchent moins de 2500 euros/brut, avec l’argument « pour 0,5% de plus que vous demandez cela ne vaut pas le coup de faire grève ».  La réponse a été claire et nette, Le 4 février, L’intersyndicale lance un mot d’ordre de grève reconductible à partir du lundi 9 février 2015. Les salariés ont massivement répondu à  l’appel sur les chantiers et se sont mis en grève pour des augmentations de salaires et d’autres revendications annexes sur la base d’une revendication  de 2% d’augmentation générale des salaires pour tous au minimum. La CFDT proposait 1.5 % mais la CGT ne l’a pas accepté. Aujourd’hui la pratique a montré que c’était une erreur de baisser la barre des revendications.

Les propositions des directions des entreprises VINCI (entre 0,3 et 0,5% en moyenne d’augmentation de la masse salariale) ont été majoritairement refusées par les délégués syndicaux.

Alors que le Groupe VINCI annonce 2,5 milliards de résultats en 2014, et bénéficie de toutes les mesures gouvernementales (CICE, pacte de responsabilité, …) : c’est l’austérité salariale pour les salariés !

Le premier jour de grève, seul le blocage de la circulation des  marchandises et des camions de béton fut organisé. Le deuxième jour le blocage fut total. A l’exception de tout ce qui concernait la sécurité et la santé. Citons parmi les chantiers touchés par la grève :

La station de traitement des eaux d’Achères.

La Canopée à Chatelet-Les Halles.

Le stade ARENA à Nanterre.

Le chantier SMAROV à St-Cyr l’école.

Le chantier Veolia à Aubervilliers.

Cette grève a été massive, du jamais vu depuis plus de 30 ans en Ile de France et dans le bâtiment : plusieurs centaines de travailleurs en grève (près de 700), 5 grands chantiers bloqués ainsi que plusieurs autres chantiers des entreprises BATEG, Dumez, GTM, SICRA, SOGEA IDF, TPI, CBC … Sur l’ensemble de l’Ile-de-France, sur les grands chantiers ce sont près de 2000 ouvriers qui n’ont pas travaillé.  Ce mouvement a même suscité  une autre grève pour une prime de chantier chez le NGE-Gantoli.

Après 4 jours, la grève s’achève victorieusement le Vendredi suivant. Le mouvement démarré collectivement sur la plupart des grands chantiers se termine aussi en même temps, sans qu’il s’essouffle. C’est déjà une grande réussite d’une mobilisation collective. Le silence des médias a été assourdissant sur cette grève massive d’une semaine. L’esprit de solidarité et la ténacité, dans  l’organisation de la grève (malgré le manque de préparation sur certains chantiers) fut incroyablement élevé. Soulignons  le courage des camarades combatifs qui se sont mobilisés dès 4-5 heures du matin durant toute la grève. IL faut aussi remercier  les ouvriers non-grévistes de certaines entreprises qui n’ont pu travailler du fait des blocages des chantiers et qui ont manifesté leur solidarité avec nous. Malgré les tentatives de leur direction de les monter  contre les grévistes au nom du ‘droit du travail’ et qui ne voulait pas les  payer. Aussi, l’esprit « un pour tous, tous pour un » conscience élémentaire d’appartenir à une même classe exploitée s’est manifesté avec force.

Pour faire face aux patrons, il n’y avait pas que des délégués, il y avait la classe ouvrière.  Les délègues ont été portés et poussés par les travailleurs, ainsi les négociations NAO chez  DODIN se sont déroulées sur le lieu de grève sous le contrôle des travailleurs en grève.

La solidarité de la CGT-FNSCBA s’est manifestée par le déplacement du  secrétaire de la FNSCBA et de plusieurs secrétaires fédéraux, qui ont apporté leur soutien aux grévistes. Certains patrons de Vinci, ont  osé envoyer le SMS suivant aux élus : « n’écoutez pas les personnes extérieures à l’entreprise ». Génial ! Aucune entreprise de Vinci, ne peut seule prendre  des décisions sans l’aval du « pouvoir central » extérieur, mais on nous demande de ne pas écouter nos camarades de l’extérieur ! La bourgeoisie veut éviter à tout prix que  les travailleurs agissent  comme une classe, une force collective, mais comme des individus serviles. Mais là aussi Vinci a échoué.

Certains pensent que nous n’avons pas atteint complètement nos objectifs. Mais pour juger d’un succès ou d’un échec il faut envisager l’ensemble du mouvement et sa préparation. Sans le succès du 6 novembre, la préparation de la lutte, la formation d’une intersyndicale aurions-nous obtenu ce que nous avons obtenu ?

Ce fut une grande victoire régionale qui n’a pas de précédent et  qui permet d’espérer d’autres mobilisations plus importantes, seules garantes de succès plus importants. Penser que l’on peut s’en sortir seul est une illusion. Le patron nous accuse de refuser des augmentations individualisées. Mais pourquoi se fait-il tirer l’oreille pour augmenter l’ensemble des salariés? C’est qu’il sait lui, qu’il y a une contradiction  totale  entre son intérêt de patron (gagner le plus possible sur le dos des ouvriers) et augmenter les salaires. Ce que les ouvriers gagnent en plus c’est ce qu’il gagne en moins !  C’est la bataille  éternelle entre la bourgeoisie et classe ouvrière tant qu’existera le système capitaliste d’exploitation de l’homme par l’homme.

Notre grève et sa réussite a servi d’exemple à d’autres grèves comme sur le chantier Achères, chez NGE où les travailleurs ont obtenu 150 euros/mois, de prime de chantier que leurs patrons leur refusaient depuis le début de chantier (juillet 2014).

Encore une fois, cette grève nous as montré que la question de l’organisation et la conscience d’appartenir à un collectif, à une classe  aux intérêts  en opposition totale avec ceux du patronat, sont fondamentales. Là  où une lutte donne des résultats, c’est qu’une force organisée collective existe, et là où se construit une force organisée, des luttes fructueuses peuvent se mener.  Là où  il y a eu une résistance sans faille, des organisations syndicales d’entreprises solides, formées de militants convaincus, les patrons se mordent les doigts.

Pour mener la lutte correctement, pour avoir une perspective de classe et organiser la lutte dans un esprit collectif, le militant ouvrier doit se battre avec et dans sa classe.

Cette lutte et les luttes des dernières années nous ont instruits sur le fait suivant: Nombre de négociations n’en sont pas vraiment  car elles ne s’appuient sur aucun travail sur le terrain. Nombre de délégués ne font pas confiance aux travailleurs. Ils sont sur le terrain défavorable de la soumission au patronat, dans la recherche systématique d’un compromis sans rapport de force et qui se termine souvent mal pour les travailleurs.

Patronat et salariés, nous ne sommes pas des « partenaires sociaux » comme on veut nous en persuader. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité avec nos patrons. Alors que le mouvement de grève était au plus haut et nous mettait en position de force, certains délégués syndicaux, à l’encontre de la décision de l’intersyndicale ont tenté de négocier seuls ou n’ont pas su résister face aux pressions de leurs patrons. Ce comportement a dès le début  affaibli le rôle de l’intersyndicale qui n’a pu jouer pleinement son rôle d’interlocuteur central pour les négociations et pour coordonner la lutte. Mais les délégués CGT ont été fermes et ont défendu le principe «  on a commencé ensemble on finira la grève ensemble ». Il faut bien comprendre que cette situation qui a affaibli la force du mouvement n’est pas le résultat d’un comportement d’un ou deux délégués « achetés par le patronat ». Le caractère et le comportement individuel est secondaire et n’est que l’illustration de l’état de conscience de classe et de l’organisation syndicale. Souvent en fait  il n’existe pas de véritable syndicat d’entreprise qui fonctionne vraiment, mais des individus syndiqués. Même quand la CGT est la seule représentante sur une entreprise, il n y a pas fonctionnement collectif.  Par contre  le patron, avec sa force et son pouvoir économique, sa discipline, son service du personnel (DRH), la mobilisation des cadres (certaines cadres avouent « je suis obligé de suivre »), ses règles disciplinaires, ses mesures discriminatoires vers  les meneurs de la lutte… est très bien organisé. Nous ne pouvons en dire de même sur  beaucoup d’entreprises pour les syndicats.

Certains syndicats ou délègues au lieu défendre l’intérêt général défendent leur situation, et leur faiblesse ou leurs intérêts sont au  cœur de leur activité. Ce comportement conduit les travailleurs à perdre confiance en leur force, et  il n’est pas possible pour eux de  faire l’expérience que leur lutte unie les conduits à faire plier le patronat.

On sait que la CFDT ou la CFTC au niveau national sont des « partenaires »  du gouvernement qui promulgue des lois contre l’intérêt des travailleurs. Nous avons néanmoins œuvré pour qu’existe une intersyndicale car l’unité des salariés et l’unité syndicale à la base est favorable à la lutte et nous nous y serions opposés dans le cas contraire ou si au cours de la lutte elle était devenue un obstacle.

S’est posé au cours de la lutte le problème d’une possible unité ouvriers, etams et cadres. L’unité absolue entre ces trois catégories est un rêve tout éveillé. Plusieurs raisons à cela. Si formellement ces trois catégories ont en commun d’être des salariés, ils ne jouent pas le même rôle dans la production. Les ouvriers sont directement au cœur de la production, ils ont  un lien étroit, direct avec la production. Les etams et cadres sont dans les bureaux, ils ont des taches  qui mettent en avant leur individualité. La notion de « mérite individuel » est bien accepté par les etams et cadres au contraire des ouvriers. Le patron utilise très bien cette différence d’état d’esprit pour manipuler et diviser les salariés.

         Néanmoins  il faut savoir identifier ce qui peut amener les etams et une fraction des cadres à la lutte ou du moins se montrer solidaire de celle-ci. En excluant les cadres supérieurs qui ne seront  jamais solidaires des travailleurs car ce sont en fait des patrons. Pour mener un mouvement commun, il faut bien distinguer les revendications de chacun et les limites objectives de la lutte engagée.

C’est dans la lutte que se révèlent les positions  de chaque organisation et leur tactique. Grâce la lutte  on peut également savoir à qui on a à faire. La lutte est à la fois sélective et unificatrice. Elle permet de savoir qui a vraiment envie de se battre. Une anecdote: Un ouvrier de chez Efiage a été solidaire de la grève sur le chantier d’Achères. Son patron a aussitôt décidé de le muter ailleurs. Lors du dernier jour de grève, les grévistes ont rendre hommage à cet acte de solidarité et demandé la réintégration de ce camarade sur le chantier en menaçant de poursuivre la grève. Finalement ce travailleur est revenu sur le chantier. C’est  la Solidarité entre les travailleurs qui l’a permis. Belle illustration d’une prise de conscience d’appartenir à une même classe. C’est dans la lutte que les travailleurs font l’expérience concrète de la lutte de classe, que leur conscience s’éveille et se consolide. Les militants combatifs ont là un terrain  favorable pour leur faire comprendre que tout acquis est une victoire, mais une victoire temporaire, sans cesse remise en question par le patronat ou le pouvoir.  Il ne faut pas oublier que les lois votées au niveau national par le parlement sans y être forcées par la lutte des travailleurs   ne sont jamais en notre faveur. Voir les lois ANI ou actuellement la loi  Macron.

Toutes en faveur du patronat.

Voilà pourquoi les travailleurs doivent élever leur niveau de lutte, ne pas se cantonner à des revendications locales ou régionales, mais les élever au niveau  national  en une lutte de toute la classe contre le pouvoir politique de la bourgeoisie vers le but vers lequel l’histoire les entraîne , l’abolition de leur état d’esclaves du capital.

Un militant syndicaliste gréviste

LA LOI MACRON UNE NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LES TRAVAILLEURS

En pleine actualité « favorable » à la bourgeoisie, le Ministre des finances fait passer un projet de loi actuellement débattu au Parlement qui vient casser toute sécurité de l’emploi et fait revenir les conditions de travail à un autre temps.

Alors que la CGT connait actuellement une crise en son sein, telle que les déboires du secrétaire général poussé vers la sortie, l’unique syndicat en capacité à mobiliser les travailleurs contre cette loi est paralysé. En preuve, la très faible mobilisation du 26 janvier contre le projet Macron où la confédération de la CGT était plus occupée à remplacer le secrétaire démissionnaire qu’à organiser un mouvement.

La population quant à elle est plus préoccupée par la prétendue « islamisation » de la France, de son « invasion » probable par les musulmans suite au traumatisme qu’a créé l’attentat du 7 janvier plutôt que par les incessantes attaques du capital sur nos conditions de travail et de vie.

La loi Macron, une loi avant tout contre les travailleurs

Un an et demi après la loi dite de “sécurisation” de l’emploi, qui avait déjà largement facilité les licenciements économiques et permettait aux patrons d’outre passer la direction du travail et ses inspecteurs pour conclure des PSE par des accords d’entreprise (prenant le dessus sur le code du travail), Macron vient avec une loi bradant toujours plus les salariés et les livrant à un degré supérieur de précarité.

Ainsi, le patronat aura la quasi liberté de licencier qui il veut quand il veut et ce sans motif. Ce faitpourrait ainsi faire retourner les travailleurs à un autre temps où l’ouvrier syndicaliste, même simplement contestataire, se faisait licencier et inscrire sur une liste noire par le patronat et vivait alors dans la pauvreté et le chômage. C’est un coup dur pour l’ensemble des travailleurs et particulièrement pour les syndicats d’entreprises qui doivent absolument se battre pour barrer la route à ce projet.

Il faut prendre conscience qu’une telle loi aura réellement des conséquences sur nos vies dans nos entreprises. Sans un mouvement d’ampleur et d’une large masse de travailleurs pour abroger cette loi et toutes les réformes prises par les différents gouvernements qui vont à l’encontre de nos intérêts, le Capital continuera à détruire les acquis que gagnés par nos ainés. Nous créons l’ensemble des richesses de la société, se battre pour une vie décente n’est pas du vol ou de la mendicité mais bien un acte légitime pour récupérer les fruits de notre travail.

ABROGATIONS DE TOUTES LES REFORMES PASSEES ET PRESENTES QUI AFFAIBLISSENT LE PROLETARIAT

MENONS LA LUTTE POUR ABROGER CES REFORMES REACTIONNAIRES AFIN DE RENFORCER LE PROLETARIAT

TOUS DANS LA RUE LE 9 AVRIL

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