LES ELECTIONS DANS LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE BOURGEOISE

Quand ils glissent leur bulletin dans l’urne, les électeurs s’imaginent qu’ils font un libre choix et que ce libre choix entre des candidats, des partis et des programmes est une chance que leur donne la démocratie. Ils acceptent en échange la règle républicaine qui oblige « les minoritaires » à s’incliner devant le « verdict des urnes » et à accepter d’être dirigés par la « majorité » jusqu’aux élections suivantes.

Certes, le suffrage universel est un droit démocratique fondamental, une conquête historique du peuple face à la monarchie, à l’autocratie et aux diverses formes de dictatures terroristes de la bourgeoisie comme le fascisme.

L’expérience de l’exercice de ce droit nous conduit cependant à poser des questions : le choix de l’électeur est-il vraiment libre ? Dans la république démocratique bourgeoise, cette liberté n’est-elle pas qu’apparente ? Le choix n’est-il pas influencé (pour ne pas dire dicté) pour faire élire des représentants de la bourgeoisie ? Par quel mystère la classe ouvrière et les larges couches du peuple, pourtant majoritaires, n’ont-elles jamais porté au pouvoir leurs représentants ? Pourquoi la politique capitaliste se répète-t-elle d’élections en élections ? Pourquoi le libéral Macron, ex conseiller et ministre de l’économie de François Hollande succède-t-il « démocratiquement » au libéral ex président de la République François Hollande ? Comment cela est-il possible ?  Voilà des questions que tout ouvrier conscient doit se poser et auxquelles les communistes marxistes-léninistes doivent répondre.

Ces questions ne sont pas nouvelles. Les dirigeants et penseurs révolutionnaires comme Marx, Engels et Lénine y ont été confrontés. Dans son œuvre L’ETAT ET LA REVOLUTION, Lénine expose la théorie issue de leur expérience. Voilà quelques passages :

La toute puissance de la « richesse » est plus sûre en république bourgeoise, parce qu’elle ne dépend pas des défauts de l’enveloppe politique du capitalisme. La république démocratique est la meilleure forme politique possible du capitalisme. Aussi bien le capital, après s’en être emparé (…) asseoit son pouvoir si solidement, si sûrement, que celui-ci ne peut être ébranlé par aucun changement de personnes, d’institutions ou de partis dans la république démocratique bourgeoise.

 

Cette simple citation contient le noyau de la critique du marxisme-léninisme sur les élections dans la république démocratique bourgeoise. En direction des opportunistes qui attribuent au parlementarisme bourgeois des vertus qu’il n’a pas, Lénine poursuit :

Il faut noter qu’Engels est tout à fait catégorique lorsqu’il qualifie le suffrage universel comme instrument de la bourgeoisie. Le suffrage universel, dit-il, tenant manifestement compte de la longue expérience de la social-démocratie allemande, est…  L’indice qui permet de mesurer la maturité de la classe ouvrière. Il ne peut être rien de plus, il ne sera jamais rien de plus. »

A l’adresse de ceux qui attribuent d’autres vertus à la république démocratique bourgeoise, Lénine poursuit :

Les démocrates petits-bourgeois tels que nos socialistes révolutionnaires et nos menchéviks, de même que leurs frères jumeaux, tous les social-chauvins et opportunistes d’Europe occidentale, attendent précisément quelque chose « de plus » du suffrage universel. Ils partagent eux-mêmes et inculquent au peuple cette idée fausse que le suffrage universel, « dans l’Etat actuel », est capable de traduire réellement la volonté de la majorité des travailleurs et d’en assurer l’accomplissement.

 

Voilà pour la théorie. Certains opportunistes rétorqueront que la référence à la théorie, c’est du dogmatisme, qu’il faut partir de la réalité, du niveau de conscience politique actuel des masses, qu’il ne faut pas heurter des éléments « avancés » du mouvement revendicatif qui croient pouvoir utiliser leur bulletin de vote pour résister à l’offensive anti-ouvrière de la bourgeoisie, ou faire barrage au fascisme…

Les marxistes-léninistes, en aucun cas ne se contentent de réciter la théorie et partent toujours de la situation concrète dans leur analyse de la situation politique. Ils articulent les deux. Ils affirment que l’analyse concrète de la situation concrète doit être éclairée par la théorie, sous peine de sombrer dans l’observation externe des phénomènes et dans leur critique empirique. C’est dans cette logique matérialiste dialectique qu’ils analysent le processus politique actuel, afin d’en tirer la ligne à suivre pour instruire le prolétariat.

Ce qui suit vise à expliquer, aux ouvriers combatifs dans les luttes de classe mais non encore parvenus à une conscience claire de la nécessité de la révolution et du parti du prolétariat, comment il faut comprendre la dernière période électorale, de la démission de Macron du gouvernement Valls Hollande jusqu’à son élection comme président de la république, et son achèvement par l’élection législative de Juin. Il vise à convaincre que tout ce processus a été pensé, planifié et réalisé par les centres dirigeants de la bourgeoisie et que les électeurs ont été manipulés de A à Z pour arriver au résultat final.

Le point de départ de l’opération Macron a été le constat, par les milieux politiques dirigeants que le gouvernement Hollande était cuit et que la traditionnelle alternance droite gauche organisée autour de l’alternance PS-UMP (rebaptisée au passage LR) était discréditée, impossible d’être proposée encore une fois aux électeurs. Il fallait lui trouver un substitut en apparence encore inédit, mais garantissant la continuité de la politique libérale bourgeoise pratiquée par le gouvernement Valls Hollande.  Il fallait trouver quelque chose de « nouveau » à la place, sous peine de donner lieu à un scénario difficile à gérer par les monopoles capitalistes (Mélenchon ou Marine Le Pen) . Ce « nouveau », ce fut Macron et le mouvement « en marche ».

On aurait tort de croire que Macron a démissionné du gouvernement Valls et s’est lancé seul, pour l’amour de la France, dans l’aventure des élections présidentielles. Au départ seul, en apparence, et ne s’appuyant sur aucun parti, il n’avait en théorie aucune chance.   MAIS…

Nous en venons au centre de nos questions : Comment, dans la république démocratique bourgeoise, en cachette de l’opinion publique, se fabrique, se lance et se vend avec succès un « nouveau produit » politique, dans une situation « nouvelle » (le rejet des deux principaux partis de « l’alternance républicaine) capable d’assurer la continuité de la politique des monopoles capitalistes ?

La vérité cachée, c’est que les représentants du patronat et du CAC 40, les dirigeants des banques et des monopoles industriels et commerciaux, les  médias, des délégués des partis « de gouvernements » sont organisés dans des  « think tank» ( boîte à idées ) et que c’est dans ces organismes que se définissent les politiques économiques et sociales intérieures et extérieures à mener, pour faire prospérer les « intérêts de la France », c’est-à dire les intérêts des groupes monopolistes français en France et dans le monde.

Ainsi, c’est l’Institut Montaigne qui a tracé la feuille de route du processus politique qui a lancé, en accord avec François Hollande, la fondation du mouvement En Marche le 6 avril 2016, la démission de Macron en août 2016, l’éclatement du PS et de LR par la tragi-comédie des primaires de la droite et du PS. Sponsorisé financièrement par tous les milieux de la bourgeoisie libérale relayés par une campagne médiatique sans précédent, Macron ne pouvait pas perdre. Il devait être élu président de la république. Il l’a été.

Des preuves de ce scénario planifié ?  C’est Médiapart qui les a éventées. L’express du 7 avril publie :

En Marche n’est peut-être ni de droite ni de gauche, mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du MEDEF. Découvert par Médiapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du titre du mouvement. Elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Médiapart en a conservé une capture d’écran. Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée 33 rue Danton 94270 Kremlin Bicêtre. Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne. Et l’adresse de l’association est le domicile privé du couple… Laurent Bigorgne faisait partie en 2015 de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe de Bilderberg, qui passe pour être une version top de Davos. De son côté, le président du MEDEF, Pierre Gattaz, a déclaré sur France Inter « bien aimer l’initiative de Macron qu’il juge « rafraîchissante ».

L’Institut Montaigne n’est pas le seul forum existant. Citons encore l’Institut ASPEN, l’IFRI, la Fondation pour l’innovation politique (FONDAPOL)1, En Temps Réel, la République des idées. On y retrouve les grands chefs d’entreprise, des économistes, des dirigeants de médias, des dirigeants politiques. C’est dans ces cercles que sont élaborés les lignes et les programmes économiques, politiques et sociaux que les gouvernements auront pour mission d’appliquer.1

Non, Macron n’est pas l’ange descendu du ciel qu’on présente au bon peuple. C’est tout simplement l’agent du capital créé de toutes pièces pour remplacer le PS et LR devenus inutilisables. Cela, dans le secret des cercles politiques restreints.

Elu président comme prévu, Macron doit maintenant gouverner dans le cadre des institutions de la Vème République.

Après son élection, Il a constitué un conseil des ministres au-dessus des structures des anciens partis de gouvernement.  A côté d’adhérents d’En Marche, on y retrouve pourtant des socialistes, des LR, des centristes, des Verts, et des « novices » de la société civile (pour le décor novateur). Bref, une nébuleuse dont le point commun est la mise en œuvre accélérée des mesures libérales anti-ouvrières et antipopulaires.

 Mais pour clore le processus électoral, il doit encore franchir l’étape des élections législatives. Les candidats d’En Marche auront-ils la majorité des députés à l’Assemblée Nationale ? Rien n’est moins sûr. Contredit sur sa gauche par Les Insoumis, quelques PCF et quelques socialistes « canal historique », sur sa droite par le Front National et une partie des Républicains, il semble cependant assuré, en plus des élus En Marche, d’un large soutien de la gauche libérale, du centre et de la droite modérée. Il fera passer au coup par coup sa politique de cadeaux financiers au capital et de régression sociale aux forces du travail, soit par une majorité au parlement, soit par ordonnances. Voilà le scénario écrit dans les règles de la République démocratique bourgeoise pour les cinq ans à venir. Et ainsi de suite…  Sauf si…

Les seules forces capables de perturber les mécanismes du système électoral bourgeois, ce sont les luttes de classe extra-parlementaires, à condition qu’elles ne soient pas dévoyées de leurs buts dans l’ornière réformiste ou dans l’anarcho-syndicalisme. La Parti « communiste » (PCF) porte une grande responsabilité dans l’illusion que le prolétariat pourrait réaliser ses objectifs par la voie pacifique électorale. Ce parti a abandonné sa mission historique. C’est pourquoi la classe ouvrière (et le prolétariat en général) doit reconstruire son indépendance politique au travers d’un parti révolutionnaire dans le but de renverser le système capitaliste, en commençant par le prise du pouvoir politique par la révolution.

L’accentuation des attaques contre les classes travailleuses exploitées et en premier lieu de la classe ouvrière va conduire à des manifestations de plus en plus dures de la lutte des classes. Dans cette perspective, les communistes seront dans et à la tête des luttes ouvrières au travers de leur syndicat. Mais ils diffuseront en même temps, ouvertement la perspective politique révolutionnaire du renversement du système capitaliste, sans concession à l’égard des illusions encore présentes dans la tête des travailleurs : Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Karl Marx, LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE.

1 Les lecteurs qui veulent en savoir plus sur les « Think tank » et leur pouvoir occulte peuvent rechercher sur internet « Le rôle des think tank en France. »

Editorial VDC Juin: Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

Retrouver le journal complet ICI

Il y a des moments où l’histoire s’accélère sous les coups de boutoir d’une lutte de classe qui se développe à cause de l’aggravation des contractions internes du système de production que le capital n’est plus à même de maîtriser.

           L’ancien équilibre capitaliste impérialiste mondial est remis en cause, l’hégémonie des anciennes nations impérialistes, US en tête est contesté par de nouvelles puissances dites « émergentes » (Chine, Brésil, Inde).

La concurrence sur le marché des capitaux et du travail s’aggrave, les bourgeoisies de la vieille Europe n’ont pas d’autres choix(1) que de faire peser sur le prolétariat et tous les travailleurs le poids de cette concurrence. Et elles le font sur le « coût du travail » c’est-à-dire le coût de reproduction de la force de travail, en dégradant la protection sociale, les salaires directs et indirects, les retraites, en augmentant le prix à payer pour l’éducation des jeunes, futurs travailleurs. Ce processus est déjà largement avancé dans les pays comme l’Angleterre ou l’Allemagne cité en exemple par nos « experts » bourgeois en économie, avec leurs boulots « flexibles », les salaires à 4 euros de l’heure et 10 heures de travail par jour. Cette offensive est menée quel que soit le personnel politique à la direction des affaires de l’État : droite bourgeoisie, social-démocratie, ou la cogestion des deux comme en Allemagne et même gauche de la gauche ou radicale comme récemment en Grèce. Tout parti politique qui ne porte pas clairement la perspective de la destruction du capitalisme et son remplacement par un mode de production supérieur que nous appelons socialisme est toujours amené à prendre de telles mesures. La France a pris un certain retard sur cette voie et c’est au PS et au gouvernement Hollande de se charger du sale boulot.

En 2013 la voix des communistes titrait « la droite en rêvait, la gauche le fait », depuis les attaques contre les travailleurs se sont succédées (ANI, loi Macron.). Le mouvement social, qui continue, au moment où nous écrivons ces lignes, en est la conséquence inévitable. Et il ne sera pas le dernier. Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons d’un tel mouvement. Mais plus que les précédents il aura porté au grand jour les intérêts de classe antagonistes de la société. D’un côté le prolétariat et tous les travailleurs de l’autre la bourgeoisie capitaliste et toutes ses forces politiques, médiatiques et répressives. Pour la première fois cette révolte des travailleurs se produit sous un pouvoir de « gauche » il a mis à mal les illusions sur la gauche réformiste censée défendre les intérêts des travailleurs. Le PS apparaît plus clairement que jamais comme un Parti de gouvernement capable de satisfaire les besoins du capital. L’accueil qui a été réservé à sa délégation au dernier congrès de la CGT démontre une certaine prise de conscience de ce fait. Mais dans ce mouvement aussi les partis de l’ex front de gauche sont particulièrement inactifs politiquement et pratiquement.

Ce mouvement démontre aussi que le dialogue social, la concertation entre « partenaires sociaux » sont des mensonges dans une société où une minorité détient les moyens de productions et d’échanges, politiques et financiers et où la majorité ne dispose que de sa force de travail pour vivre et survivre .

Dès à présent et cela ne peut que s’amplifier à l’avenir, on remarque une certaine radicalisation de syndicalistes et militants politiques et des jeunes. L’opportunité est donnée aux communistes de faire progresser cette radicalisation vers une prise de conscience de l’échec de la voie réformiste et de la nécessité d’abattre le capitalisme afin de mettre fin à l’exploitation de plus en plus brutale de leur force de travail. Dans cet affrontement classe contre classe le prolétariat n’a jamais été aussi fort que quand il disposait d’un parti politique indépendant de la bourgeoisie concentrant et décuplant ses forces, capable d’unifier la lutte des travailleurs des différents pays et entraînant le prolétariat vers l’objectif de renversement du pouvoir de la bourgeoisie.

(1) Ce sont les lois du mode de production capitaliste qui s’imposent aux agents du capital.           .

La VDC de Juin en vente: Une et sommaire

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Sommaire:

– Editorial:  Ce que révèle l’offensive actuelle du capital contre les travailleurs

– Les premiers enseignements de la lutte contre la loi travail

– Le congrès de la CGT: un congrès plein d’espoirs pour l’avenir

– Les 32 heures: une revendication à lier à la lutte anticapitaliste

– Le congrès du PCF: Quelles perspectives pour ce parti? Quelles tâches pour les communistes?

– Les illusions sur la nature de l’Etat

– La réforme électorale de la bourgeoisie

 

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UNE VDC

Sommaire:

Editorial: luttons contre le capitalisme

Le mouvement contre la loi El Khomri

Les comités Goodyear

Le mouvement antiguerre en France

La situation au Kurdistan

 

Editorial de la VDC

Ce premier mai 2016 se situe dans une situation politique intérieure et internationale tendue qui met à l’ordre du jour le retour de la classe ouvrière comme classe pour soi, c’est-à-dire consciente de ses propres intérêts de classe, et comme actrice politique indépendante dans son combat anticapitaliste.

Le projet de loi El Kohmri, dite loi-travail (traduire contre le travail) a provoqué une riposte puissante des travailleurs et de la jeunesse. Ce projet de loi remettant en cause la relative protection du code du travail a été la goutte qui a fait déborder le vase des mesures anti-ouvrières accumulées par les gouvernements de droite et de gauche qui se succèdent depuis des dizaines d’années.

 

Il est maintenant devenu évident que de droite ou de gauche, les partis politiques qui alternent à l’Elysée et au Palais Bourbon (Présidence et Chambre des Députés) multiplient d’un côté les cadeaux au patronat, et de l’autre les coups bas aux ouvriers et aux travailleurs exploités. Ces partis ont perdu toute crédibilité auprès des travailleurs, et c’est bien ainsi. Qu’ils dégagent !

Mais la question se pose : par qui, par quoi les remplacer ? Plusieurs tentations se manifestent : 1) le rejet de la politique. 2) Le vote Front National. 3) Construire un nouveau front de gauche avec un autre nom ?

Déserter le combat politique n’est pas une solution. On peut comprendre ceux qui n’y croient plus. Mais cela laisse le champ libre aux partis que l’on ne veut plus.

Le Front National ? Ce Parti ultra réactionnaire est comme les autres : au service des intérêts des capitalistes. Ses discours contre l’immigration n’ont qu’un but : diviser les prolétaires selon leurs origines pour affaiblir la classe ouvrière et le peuple face aux exploiteurs.

Un nouveau Front de gauche ? Raccommoder la « gauche de la gauche » (PCF, NPA, Verts… ) avec une providentielle « gauche » du PS (les frondeurs…) ? Ce conglomérat, comme l’a montré l’effondrement de l’expérience du Front de Gauche en 2012, n’a aucune chance de se reconstruire vu les oppositions d’intérêts étroits entre ses composantes virtuelles. Et s’il advenait, ce serait pour faire in-fine la courte échelle au PS sous prétexte de faire obstacle à la droite et au FN.

Ces solutions ne sont pas des perspectives positives pour le mouvement ouvrier et populaire authentique, c’est-à-dire anticapitaliste.

Alors, QUE FAIRE ? Karl Marx, le fondateur de la théorie révolutionnaire du prolétariat, a écrit pour conclure son MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE : L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. Cette grande recommandation n’a jamais été aussi actuelle. Comment la concrétiser aujourd’hui ?

Le mouvement contre la réforme des retraites en 2010 de même que le mouvement actuel contre la loi-travail El Kohmri montrent la force du mouvement ouvrier et populaire. Mais en même temps, ils pointent les faiblesses de ce mouvement, et en particulier la difficulté d’unir dans un flux ascendant de longue durée les luttes qui visent le pouvoir politique. Pourquoi ? Parce qu’aucune force politique organisée ne veut aller jusqu’au renversement de ce pouvoir. Tous les partis sont d’accord pour attendre « les prochaines élections ». Et on recommence… !

Il faut en finir avec cette ligne qui conduit à la défaite. D’abord, il faut rejeter sans concession les partis politiques qui ont fait la preuve qu’ils sont du côté de la bourgeoisie : la droite et le FN ; Le.PS aussi. Ensuite, il ne faut plus suivre les partis qui, à la gauche du PS n’ont d’autre perspective à offrir que faire la courte échelle au PS !

Et ensuite ? Ensuite, il faut constater qu’aucune organisation politique anticapitaliste n’existe aujourd’hui pour donner une perspective positive au mouvement ouvrier et populaire. Les communistes et les militants révolutionnaires anticapitalistes doivent se fixer l’objectif du Parti et être conscients des tâches qui en découlent. Il faut faire mûrir cette nécessité dans les luttes de classe, qu’elles soient partielles ou générales, économiques ou politiques. C’est à quoi travaille le ROCML.

 

 

COMBATTONS LES GUERRES INTER-IMPERIALISTES !

 

Ce 1er mai 2016 est aussi marqué par les guerres et le terrorisme qui ensanglantent des pays dans tous les continents. Alors que l’occident capitaliste avait promis un monde de paix après l’écroulement du bloc soviétique et la fin de « la guerre froide », les guerres se succèdent et se multiplient aux quatre coins du monde. Elles ont pour cause première la lutte des puissances impérialistes grandes ou moins grandes, anciennes ou « émergentes » pour se partager les richesses naturelles des pays, contrôler les voies de communication internationales, préserver et élargir les marchés des marchandises. Les premières victimes des agressions impérialistes sont les peuples des pays visés par la volonté de repartage du monde entre les puissances impérialistes. Les travailleurs ne doivent pas tomber dans le panneau de soutenir les guerres de la France sous prétexte qu’elles viseraient des dictateurs.

 

DENONCONS LES POURVOYEURS ET LES MANIPULATEURS DU TERRORISME !

 

Pour réaliser leurs buts les pays impérialistes dont la France n’hésitent pas à créer, financer et armer des organisations terroristes pour déstabiliser les Etats qui leur résistent ou qui ont d’autres alliances. Cependant, gonflées par leurs succès, les créatures se retournent parfois contre leurs créateurs. La France et la Belgique viennent de payer durement la politique de leurs apprentis sorciers. Les attentats de Paris et de Bruxelles n’ont tué que des gens du peuple. Les larmes de crocodiles des Hollande et Cie ne doivent pas occulter leur politique criminelle irresponsable de soutien aux terroristes qui ont frappé à Paris et à Bruxelles et qui leur ont donné l’occasion de renforcer leur politique sécuritaire antidémocratique destinée à museler les travailleurs, avec l’état d’urgence par exemple.

 

SOUTENONS LES LUTTES DES PEUPLES POUR LEUR EMANCIPATION NATIONALE !

 

En ce jour du premier mai, les communistes n’oublient pas que des nations ou des minorités nationales luttent pour la réalisation de leurs droits démocratiques nationaux. Actuellement, dans le sud de la Turquie, la population kurde qui revendique ses droits démocratiques et nationaux subit une répression féroce de l’Etat fasciste turc. Des villes sont bombardées et des quartiers entiers rasés par l’artillerie lourde de l’armée turque. Il y a des centaines de morts et des blessés par milliers. La Turquie fait partie de l’OTAN. Nos dirigeants se taisent. Dans le Kurdistan du nord de la Syrie (Rojava), les combattants kurdes alliés aux formations armées des tribus arabes, turkmènes… combattent avec héroïsme les terroristes de DAESH (le prétendu Etat Islamique), lui infligeant des défaites retentissantes. Une grande partie du Rojava est libérée et sous le contrôle des combattants et du peuple kurde et d’autres ethnies. Leur combat n’est pas terminé et peut se heurter à d’autres antagonismes. En même temps qu’il soutiennent toutes les luttes authentiques pour les droits nationaux des peuples opprimés, les communistes et la classe ouvrière de France doivent soutenir sans condition, politiquement et matériellement, le glorieux peuple kurde de Turquie et de Syrie..

 

 

VIVE LE 1er MAI 2016 !

 

HORS DU POUVOIR LA BOURGEOISIE ET SES PARTIS !

 

C’EST LA CLASSE OUVRIERE QUI DOIT DIRIGER LA SOCIETE !

 

COMBATTONS LES GUERRES IMPERIALISTES !

 

SOUTIEN INTERNATIONALISTE AUX TRAVAILLEURS ET AUX PEUPLES DU MONDE !

 

SOUTIEN AU COMBAT DEMOCRATIQUE ET NATIONAL DU PEUPLE KURDE !

REPOUSSONS L’OFFENSIVE DE LA BOURGEOISIE ! DONNONS DES PERSPECTIVES ANTICAPITALISTES A NOS MOBILISATIONS !

EDITORIAL DU N°13 DE LA VDC

 

Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, l’État utilise la menace terroriste pour renforcer les mesures réactionnaires. L’État d’urgence est prolongé de 6 mois. Dans cette situation, le gouvernement en profite pour accentuer l’offensive du capital contre les travailleurs. Que ce soit un gouvernement de gauche qui orchestre cette offensive n’est pas un paradoxe. La fonction même de l’État capitaliste, qu’il soit géré par la droite ou par la gauche est de servir la classe économiquement dominante de la société. Le PS assure ce rôle avec application. Aujourd’hui l’illusion d’un « Etat providence » soucieux des intérêts des travailleurs vole ainsi en éclat.

La situation internationale et nationale conduit en effet la bourgeoisie à renforcer son oppression socio-économique et son emprise politique et idéologique. Elle n’a pas d’autre logique que de faire supporter aux travailleurs le fardeau de la crise de son système d’exploitation de l’homme par l’homme. Les prolétaires, l’ensemble des travailleurs peuvent et doivent s’y opposer en tant que seule classe révolutionnaire et arrêter le bras meurtrier du capital.

Une aggravation réelle de la situation internationale

Contrairement à une idée que veulent diffuser les médias bourgeois, la guerre ne s’est pas déclenchée le 13 novembre 2015, au soir des attentats. Cela fait bien longtemps que ceux qui dirigent la France font la guerre en Afrique et au Moyen Orient. Ce qui est en jeu, ce ne sont pas les droits de l’Homme ou l’amour de la liberté. Ces prétextes servent à faire accepter la guerre auprès du peuple de France. Qui accepterait en effet les guerres si les dirigeants impérialistes en avouaient leurs véritables objectifs ? En réalité, la France est en guerre afin de défendre les intérêts de l’État impérialiste (des grands monopoles d’État et privés présents en Afrique et au Moyen Orient) pour les sphères d’influence, les ressources de matières premières, la sécurité et le contrôle des routes commerciales. Ces ressources de plus en plus convoitées font l’objet d’une lutte pour leur partage entre les grandes puissances qui dominent économiquement le monde : États-Unis, Chine, Russie, France, Angleterre… Intervention au Mali pour protéger les intérêts d’Areva et de l’uranium, intervention en Libye pour obtenir du pétrole, des contrats de reconstruction (le pays est d’ailleurs laissé à feu et à sang) et affirmer la puissance politique, économique, culturelle de l’État impérialiste français. La liste est longue.

Le Moyen-Orient (Syrie, Irak) et l’Europe de l’Est (Ukraine) sont les deux régions où la lutte pour les zones d’influence devient de plus en plus intense. Ces tensions sont d’autant plus accentuées par les effets de la crise capitaliste : chaque puissance cherche à sécuriser ses approvisionnements en matières premières, à vendre ses marchandises surproduites… Cette concurrence de plus en plus aiguë voit s’affronter deux « camps » impérialistes : d’un côté, la Russie et la Chine (avec leurs alliés locaux : la Syrie, l’Iran), de l’autre, les États-Unis, l’Union Européenne (dont la France) avec leurs alliés locaux : la Turquie, l’Arabie Saoudite, Israël… Ces guerres montent en tension. Non seulement le camp des impérialistes occidentaux a cru bon d’utiliser les forces islamistes pour renverser Assad. En finançant et en armant les islamistes, les Occidentaux ont créé des monstres qui servent leurs intérêts (encore aujourd’hui avec le Front Al Nosra, branche d’Al Qaïda) ou ont échappé en partie à leur contrôle (DAESH). Contrairement à des idées reçues, il ne s’agit pas d’une guerre entre islamistes soutenus par l’Occident, et laïcs dont la Russie serait le défenseur. Les impérialistes financent ceux qui servent leurs intérêts et ne se soucient pas des questions religieuses ou de laïcité. Seuls comptent pour eux les profits que vont produire l’installation de leurs entreprises. Ainsi, alors qu’ils finançaient les talibans contre les Soviétiques, les États-Unis ont aussi soutenu le régime laïc de Saddam Hussein dans les années quatre-vingt pour contrer l’influence de la « révolution » islamique iranienne.

Les puissances impérialistes ont fait du Moyen Orient leur terrain de d’affrontement. Pour cela, elles sont prêtes à manipuler les peuples pour parvenir à leurs fins. Aujourd’hui, le risque d’embrasement, d’une « troisième Guerre Mondiale » comme le dit Sarkozy est bien réel. Mais il ne s’agit pas comme il le fait croire d’une guerre contre le djihadisme. La presse le relate quotidiennement : les tensions montent au Moyen Orient avec le risque de dégénérer en guerre car il se produit des incidents entre les deux camps impérialistes. Lorsque la Turquie a abattu un avion russe, lorsque l’Iran a intercepté deux navires US, les risques se sont accentués. En réalité, toutes les grandes puissances ont rassemblé leurs flottes en Méditerranée. Cela n’est pas annonciateur de bonnes nouvelles pour les travailleurs et les peuples.

C’est en partie pour ces raisons que le gouvernement Hollande entretient depuis les attentats de novembre un climat de guerre et de suspicion à l’intérieur du pays. L’état d’urgence et les mesures qu’il porte permettent de donner les mains libres au gouvernement et à l’armée pour agir à l’extérieur, sans contestation intérieure. Il a aussi besoin de mobiliser des forces pour poursuivre ses guerres à l’extérieur car ces guerres nécessitent la présence en France d’une chair à canon, c’est-à-dire de jeunes prêts à mourir pour la « cause ». Peu de jeunes sont actuellement prêts à mourir « pour la nation ». L’État utilise son appareil idéologique pour mobiliser après les attentats, avec des pubs guerrières ou encore son « service civique ». Pour l’instant, il n’a pas réussi à créer un esprit de caserne dans la jeunesse.

Une offensive du capital*à l’intérieur de la France

Le gouvernement ne se contente pas d’agir sur la situation extérieure. La crise que traverse le capitalisme oblige la bourgeoisie à renforcer sa domination sur les travailleurs. Au vu du contexte international, du ralentissement (épuisement) de la croissance chinoise qui tirait l’ensemble du monde capitaliste, cette tendance se renforcera encore davantage. Les transnationales françaises pour rester compétitives et préserver leurs profits à l’échelle mondiale, comptent sur les mesures de Hollande, Macron, Valls. Les contre-réformes de l’État visent à augmenter l’exploitation des travailleurs (accroître l’extorsion de plus-value absolue et donc les profits) : augmenter la durée de travail, son intensité, diminuer les salaires et prestations sociales. C’est le sens de l’ANI, du CICE, de la loi Macron. Hollande fait bien son travail… pour les intérêts du capital ! Les partis bourgeois (PS, UMP, FN) au service du capital assument leur mission. Les économistes disant le contraire sont « atterrants » ou alors cela reviendrait à dire qu’un autre capitalisme est possible. C’est une tromperie. Il ne faut pas partir du monde tel qu’on voudrait qu’il soit mais tel qu’il est pour le transformer. Ce constat est primordial aujourd’hui pour tout communiste afin de comprendre et trouver des solutions pour notre camp.

Seulement, face au train de mesures en faveur de la bourgeoisie, le prolétariat, certes n’oppose pas une résistance à la hauteur des enjeux, mais ne reste pas non plus les bras croisés. Si les grèves restent à un niveau faible quant à la participation des masses ouvrières en 2015, l’intensité et la force des grèves menées se sont accrues là où elles sont apparues. Surtout, la base militante syndicale qui mène les luttes refuse les mesures nationales du gouvernement et interpelle les partis réformistes comme le PCF sur leurs liens avec le PS. L’épisode de la lutte des Air France a rappelé à la bourgeoisie que son pouvoir ne serait pas éternellement maintenu. Ce dynamisme de classe inquiète le pouvoir. Cependant, il manque encore une coordination des luttes pour faire des luttes partielles, isolées, une lutte générale contre le capitalisme. La lutte des Air France et Goodyear donnent néanmoins une impulsion en ce sens. Pour ces raisons, l’offensive économique du capital s’accompagne désormais d’une attaque idéologique et répressive envers la classe ouvrière. Les attentats ont servi de prétexte pour briser toute volonté de contestation : unité nationale derrière le drapeau de la bourgeoisie, état d’urgence, déchéance de la nationalité…Le gouvernement a deux cordes à son arc. La première est la division de classe par la répression. Les militants écologistes mis en résidence surveillée lors de la COP21, la condamnation à de la prison ferme pour les syndicalistes CGT de Goodyear, l’attaque systématique contre la CGT servent à intimider le mouvement ouvrier, à casser dans l’œuf toute tentative de résister sur une base de classe. Le but recherché est de sanctionner les luttes de la classe afin d’empêcher les luttes. La déchéance de nationalité s’inscrit quant à elle dans un contexte de dynamique chauvine, raciste et réactionnaire du capital. C’est la deuxième corde à l’arc de la bourgeoisie. Il s’agit de diviser les travailleurs en créant des différences juridiques entre Français et immigrés et leurs enfants. Cette dynamique existe par le renforcement idéologique du Front National et la faiblesse de la classe ouvrière. L’appareil d’Etat et les médias à son service utilisent les préjugés des masses pour mobiliser derrière eux le peuple. Cela avait marché le 11 janvier, notamment dans les couches petites bourgeoises. Cependant, malgré tous leurs efforts, ils ont aussi constaté qu’ils peinaient à mobiliser les foules derrière leurs perspectives : Qui a attaché son drapeau à la fenêtre chez les travailleurs ? Ils pouvaient se compter sur les doigts de la main…

Avec son arsenal répressif et sa pression idéologique contre le camp des travailleurs, le gouvernement espère avoir les mains libres pour mener ses guerres à l’extérieur et pour imposer ses conditions d’exploitation capitaliste à l’intérieur.

REPOUSSER L’OFFENSIVE DU CAPITAL

DONNER DES PERSPECTIVES*ANTICAPITALISTES*A NOS MOBILSIATIONS

C’est le capitalisme qui entraîne le peuple dans la misère et la guerre. Le PS au pouvoir prend les mesures qui permettent à la bourgeoisie française de préserver ses profits dans le cadre de ce système. Les travailleurs comprennent de plus en plus que le gouvernement mène une politique à l’encontre de leurs intérêts. Tout comme Les Républicains, le PS sert lui aussi la classe capitaliste. Cela fait d’ailleurs bien longtemps. D’ailleurs ce n’est pas la première fois que les socialistes mettent des syndicalistes en prison. En 1948, alors que le PS est aux affaires, le ministre de l’intérieur, Jules Moch, de l’époque avait envoyé les CRS et même l’armée pour mater la grève des mineurs. Des syndicalistes avaient alors été condamnés à de la prison. Le capital sait depuis longtemps que le parti socialiste ne gêne pas ses intérêts. Au contraire, il est un bon gestionnaire du capitalisme pour attaquer les travailleurs et renforcer les positions de l’impérialisme français. C’est pour cela que les travailleurs doivent riposter à chaque réforme réactionnaire mise en place par ce gouvernement, dénoncer son rôle et sa nature bourgeoise.

L’épouvantail du fascisme brandi à chaque élection n’est pas d’actualité car le jeu du parlementarisme n’est pas épuisé. La bourgeoisie a encore des solutions dans le cadre de la démocratie bourgeoise pour maintenir sa domination. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas combattre le FN. Il faut le combattre mais sur des positions de classe. La meilleure réponse à l’offensive du capital est dans le développement des luttes, non dans le vote pour les partis qui nourrissent le FN depuis 30 ans. Le réformisme qui capitule devant l’état d’urgence étant incapable de créer une force politique indépendante et alternative laisse le champ libre à cette offensive réactionnaire et désarme les travailleurs : Il laisse le terrain aux forces réactionnaires et donc n’est pas la solution. Celle-ci réside dans les initiatives qui commencent à s’organiser contre l’état d’urgence, la guerre et la répression. Les militants communistes doivent participer à ces initiatives. Ils doivent y porter des positions de classe anticapitalistes en y expliquant la situation politique actuelle et en combattant les idées réformistes qui n’ont jamais rien produit pour combattre le capitalisme. Les communistes doivent occuper le terrain de la lutte sur des bases anticapitalistes.

La CGT, est une des cibles de l’offensive du capital. Dans la situation concrète actuelle, elle est la seule organisation des travailleurs, poussée par les syndicalistes et les syndicats des entreprises, où peut s’organiser la résistance. Pour réussir à avoir du poids, être écoutés, les communistes doivent être engagés dans la lutte quotidienne de la classe ouvrière et plus particulièrement dans les syndicats. C’est en liaison avec les luttes de la classe que les communistes pourront amener des propositions politiques et anticapitalistes.C’est donc en créant un courant d’idées communistes dans la classe, dans le travail quotidien, dans les luttes, les débats, que les communistes peuvent progresser vers la création d’un Parti communiste. Les communistes doivent être conscients des tâches immenses qui les attendent. Ils doivent garder confiance dans les capacités de la classe ouvrière à surmonter ses faiblesses. Il n’existe pas d’autre chemin pour empêcher la bourgeoisie de mener son offensive. De l’organisation et de la riposte de la classe ouvrière, dépend la réussite ou l’échec de l’offensive réactionnaire du capital.

PARTOUT OU NOUS SOMMES, COMBATTONS LA GUERRE ET LES EFFETS DE LA CRISE DU CAPITALISME !

 

REFUSONS TOUTE UNITÉ NATIONALE AVEC NOS EXPLOITEURS !

 

À L’OFFENSIVE DU CAPITAL, IMPOSONS NOS INTÉRÊTS DE CLASSE!

ORGANISONS LA RIPOSTE, CLASSE CONTRE CLASSE !

 

ROCML, le 1er février 2016