Réunion publique du ROCML à Paris

LES PREMIERS ENSEIGNEMENTS

DE LA LUTTE CONTRE LA LOI TRAVAIL

Camarades, militants syndicalistes et travailleurs mobilisés contre la loi travail, Les militants du ROCML Paris  vous invitent  à une réunion sur le mouvement d’ampleur nationale contre la loi travail.

MERCREDI 29 JUIN 18H30

ACTIT 54 RUE DE HAUTEVILLE PARIS

 DIFFERENCES AVEC LES AUTRES MOUVEMENTS ?

QUELLES PERSPECTIVES POLITIQUES ET SYNDICALES ?

 OU EN EST LA CONSCIENCE DE CLASSE ?

QUELS DEFAUTS ET FAIBLESSES DU MOUVEMENT ?

COMMENT VAINCRE LE CAPITAL ?

télécharger  l’affiche :    reunion_publque

L’ESSOR DU MOUVEMENT OUVRIER EN CHINE

Le nombre de mouvements sociaux a quasiment doublé en un an. Avec les fermetures d’usines et les relocalisations en réponse à une hausse des salaires, de nombreux travailleurs se retrouvent avec des mois de salaires impayés.

Effervescence dans le monde ouvrier en Chine. Entre janvier et novembre, on dénombre 2.354 grèves ou mouvement de protestations de travailleurs. Elles ont quasiment doublé comparativement à celles recensées en 2014 (1.207), a indiqué le China Labour Bulletin, une ONG basée à Hong Kong.

Et novembre a été le mois le plus agité, assure l’ONG. Durant cette période, 301 grèves et incidents ont été dénombrés. Plus qu’en janvier, alors que traditionnellement, ce mois précédant le nouvel an chinois. connait un pic traditionnellement, note le China Labour Bulletin. Dans le détail, le mois dernier, les secteurs où les mouvements de travailleurs ont été les plus nombreux sont la construction avec 133 mouvements observés, devant l’industrie manufacturière (91).

Source : Reuters

Grève dans une usine de Fuzhou

Plusieurs milliers de travailleurs se sont mis en grève pour protester contre la décision du groupe Qing Lu Group , entreprise de Taïwan,  de résilier les contrats de travail et diminuer les salaires.

Le groupe Qing Gushan  fondé en 1969 à Taïwan est sépcialisé dans la sous-traitance pour les groupes Adidas, FootJoy, Mizuno, Nike,  Reebook, etc, et possède plusieurs usines en Chine continentale. C’est la 2eme plus grande entreprise du monde de fabrication de chaussures.

Chengdu

Le patron de l’usine de chaussures ne verse plus les salaires depuis 3 mois. AG, Grève et manifestations pour le versement des salaires.

Répression d’Etat contre les ouvriers d’Amiens

Hier matin s’est tenue l’audience qui devait juger huit ouvriers licenciés de l’usine Good year d’Amiens Nord. Ils comparaissaient, soutenus par une vingtaine de leurs camarades, pour séquestration de deux membres de la direction du site, responsables d’avoir viré des travailleurs exploités pendants des années dans cette usine. Action par laquelle les ouvriers avaient fait pression sur la direction pour obtenir de meilleures indemnités de licenciements. Alors que les deux dirigeants ont retiré leur plainte, le parquet a décidé de maintenir les poursuites et renvoie le procès au 24 novembre 2015.

Cette décision n’est pas surprenante. Elle nous indique une chose ; c’est bien l’Etat qui poursuit les ouvriers en lutte. Comme le disait hier matin un ancien ouvrier de Good Year « C’est Hollande et Valls qui nous poursuivent ». Cette répression d’Etat porte la marque du duo réformes et répression qui caractérise la politique du gouvernement bourgeois.

L’Etat démantèle une par une les conquêtes sociales que les travailleurs ont conquis dans la lutte, et tente de briser la résistance des travailleurs par l’intimidation des poursuites judiciaires, mais aussi en affaiblissant la capacité d’organisation des travailleurs (les récentes fermetures de Bourse du

Travail dans plusieurs villes en est un exemple).

 

D’un coté, la loi Macron favorisera les licenciements et réduira les risques de poursuites pénales pour le patronat. De l’autre on multiplie les poursuites judiciaires contre les ouvriers pour faits de grèves et de manifestations sociales, et ce même après qu’on les ait virés ! On ne voit pas comment l’Etat pourrait être mieux mis à nu dans sa véritable nature d’instrument de domination d’une classe sur une autre.

 

Il est inquiétant de constater que les soutiens sur place étaient peu nombreux. Nous sommes pourtant prévenu, la répression anti syndicale et anti ouvrière du gouvernement va continuer, accompagnant comme son ombre les réformes capitalistes. En 2013, le gouvernement et l’Assemblée nationale avaient rejeté la proposition d’une loi d’amnistie pour les syndicalistes. Et il n y a aucune raison de penser qu’un changement de cap va s’opérer à ce niveau. Une telle loi ne se quémande pas, elle s’obtient par le rapport de force, par la lutte.

 

C’est dans ce sens qu’il faut penser à organiser la réponse populaire à la justice des patrons. Cette année 2015 est marquée par les 120 ans de la CGT, et l’année qui suit par les 80 ans du Front Populaire. Il faut défendre dignement ce pourquoi nos ainés se sont battus et aller, par la lutte, vers de nouvelles conquêtes. Mais on va vers le danger d’une banalisation de la répression des travailleurs si on sous-estime la nécessité d’une résistance massive et organisée que l’on doit opposer à l’Etat bourgeois.

 

Un ouvrier

Militant CGT

La « Marche Noire » des mineurs espagols

La « Marche Noir » de mineurs espagnols
« Si nos enfants souffrent de la faim, les vôtres verseront du sang »

 

La troisième « marche noire » de l’histoire est partie des trois régions où existe encore une production minière : León, Asturias et Aragón contra la décision de l’Etat espagnol de supprimer les subventions à l’industrie minière, surtout aux mines du charbon qui alimentent les centrales thermique de production électrique.

La marche, organisée par les syndicats FITAG-UGT et FI-CC.OO. Affiliés à Industriall Global Union, a subi une répression aussi dure que du temps de la dictature franquiste, déjà vécu pendant la reconversion industrielle des années 80.

Les polices antiémeutes, la Police National et la Guardia Civil ont assiégé les villages qui soutenaient les mineurs.

Les mineurs ont combattu durement, beaucoup mieux préparés que le reste  de la classe ouvrière d’aujourd’hui, mais ingénument  en défendent des intérêts du patronat minier et en marchant  même avec les  maires du Partido Popular des régions affectées. Cette marche organisée par les syndicalistes de l’UGT et de la CCOO qui dans le même temps étaient en train de négocier une réduction par étapes des subventions sur une période de cinq ans.

Les mineurs ont combattu avec l’idée utopiste de faire changer d’opinion au ministre d’Industrie, c’est à dire, comme il arrive souvent, les syndicalistes traîtres menaient la lutte des  mineurs dans une impasse.

On a vécu des moments de grands solidarité pendant tout le parcours et à l’arrivée à Madrid, où des milliers de personnes les ont reçu et soutenu. Mais la même histoire se répète. Un secteur très combatif de la classe ouvrière (par exemple dans les  chantiers navals) lutte isolé et avec un but économiste et sectoriel. Après vient la défaite, la déception et la démobilisation.

Ces mêmes syndicalistes traitres ont mené les travailleurs miniers à défendre les subventions pour les patrons, tel était le but qu’ils ont donné à la marche.

Cependant, la marche n’ayant pas atteint ce but, les patrons des mines s’en sont pris aux mineurs en baissant leurs salaires, puisque ceux-ci ne leur seront plus utiles.

Un de ces patrons, Victorio Alonso, propriétaire d’UMÏNSA, a imposé de nouvelles conditions de travail pour que les mineurs travaillent plus et gagnent moins: horaires, temps de travail, salaires, congés payés, heures supplémentaires, etc. Les patrons imposent une flexibilité complète : 6 jours continus avec journées de 10 h et 3 jours de repos forcé, pertes de salaires jusqu’à 400 euros, réduction des heures supplémentaires jamais déclarées…

Des mineurs décident de se mettre en  grève sans la faire approuver  en assemblée générale, et certains autres continuent de travailler protégés par la police.

Tous les membres du comité de grève reçoivent une lettre de licenciement, mais 60% des mineurs décident de continuer la grève.

L’origine du conflit vient de la nécessité pour l’entreprise de respecter les  quotas de charbon  à livrer dans un certain délai, pour cela il faudrait embaucher plus de personnel, acheter de nouvelles machines, c’est-à-dire plus d’investissements. L’entreprise veut répercuter ces charges sur les salariés. Les salariés sont dans l’attente d’une  négociation entre l’administration régionale et le patron, complètement  ignorés par les médias, usés psychologiquement  et touchés économiquement, et sans être maîtres de leur destin.

 

Tel est le résultat de la domination des centrales syndicales réformistes et économistes sur la lutte des mineurs,  sans aucun but politique et isolée des autres secteurs de la classe ouvrière.

Cette situation se répète tous les jours en Espagne dans le cadre d’une défaite générale de la classe ouvrière qui lutte de ce fait de façon spontanée, fragmentée et à contretemps.

 

Commission de Relations Internationaux du PCOE

4 avril 2013