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Soutenons les comités de base des CGT Goodyear

Les comités Goodyear ont été créés pour réunir partout en France le maximum de militants syndicalistes, politiques ou salariés dans des organisations de base afin de combattre la décision du tribunal d’Amiens mais aussi plus largement la criminalisation de l’action syndicale. Les comités de soutien aux Goodyears ont élargi aujourd’hui leur combat à la lutte contre l’état d’urgence ainsi que contre la loi Travail.

Les comités se sont multipliés dans tout le territoire. Le nombre de comités montre l’ampleur et le succès de cette initiative.

Une des premières activités de ces comités est d’organiser des meetings où sont présents les condamnés Goodyear ainsi que leur avocat, ces meetings font cartons pleins systématiquement avec des centaines de participants. Ainsi les Goodyears opèrent un véritable "tour de France" devant des salles combles, avec des discours revendicatifs. Nous soutenons ce genre d’actions, car cela faisait un moment qu’une initiative forte au niveau national n’avait pas connu un tel engouement autour de thématiques sur la répression et la lutte de classe.

Le chemin que prennent aujourd’hui ces comités prouve encore une fois leur utilité pour la lutte politique avec des réunions regroupant l’ensemble des comités à Paris et tentant de faire des rassemblements sur la capitale. L’énergie investie à intervenir politiquement dans le 51e congrès de la CGT en un sens critique est aussi positive, à la condition de faire en sorte de fortifier ainsi la CGT et le syndicalisme anticapitaliste.

C’est sur ce constat que nous tirons la conclusion que ces comités de base peuvent servir aux véritables militants communistes, en tant que structures organisationnelles de travailleurs basées sur leurs intérêts de classe. Ainsi, nous participons avec nos forces à renforcer les comités là où nous sommes présents et à les créer là où il n’y en a pas.

En pleine lutte contre la loi dite Travail, de larges masses de travailleurs font grève et manifestent régulièrement dans les rues. Cette contestation qui s’exprime doit prendre le chemin de l’organisation. Bien que les comités en question ne soient pas des organisations révolutionnaires, ils ont l’avantage de regrouper des militants ouvriers avancés.

Dans quels buts pouvons-nous y participer ?

– Développer l’esprit d’organisation dans la classe ouvrière,

– Combattre l’influence du réformisme,

– Insuffler l’unité d’action de la classe sur ses propres intérêts.

N’attendons pas que la classe ouvrière crée des structures directement révolutionnaires, car nous pourrions attendre éternellement. La bataille d’influence doit se mener dans toutes les organisations de la classe; laissons la tactique mortifère de la chaise vide aux gauchistes. Rappelons-nous que les soviets se sont bolchévisés par le travail des communistes dans leur sein uniquement deux ou trois mois avant la Révolution d’Octobre. Ils étaient auparavant largement sous l’influence des conciliateurs et réformistes (socialistes révolutionnaires et mencheviks).

Notre place est auprès des travailleurs qui s’organisent, quand bien même ceux-ci resteraient encore sous l’influence du réformisme, de l’opportunisme ou toutes autres déviations. Notre objectif est de s’y battre pour y faire naitre la conscience de classe et l’esprit d’organisation les plus larges possibles.