Le jeudi 18 juin 2013, un contrôle d’identité musclé sur un couple de jeunes musulmans a enflammé la ville de Trappes durant tout le week-end, provoquant des heurts violents, des dizaines d’arrestations, des moyens policiers impressionnant. Un jeune garçon de 14 ans a été grièvement à l’œil par un coup de flash Ball au moment de la répression. Le contrôle qui a déclenché les émeutes est pourtant quotidien, banal, ici ou dans les autres cités populaires de France : la police harcèle les habitants, stigmatise des franges entières du peuple. Mais cette fois-ci, pour la jeunesse de Trappes c’en était trop. Cette jeunesse finit par exploser, elle n’en peut plus des monts et merveilles que leur ont promis les différents gouvernements pour améliorer leur condition. Alors que la misère se développe, l’insalubrité des logements, l’augmentation de l’électricité, le chômage ; ils prennent conscience qu’ils n’ont rien à attendre de la République bourgeoise et du gouvernement « socialiste ». Leur révolte spontanée, inorganisée, peu politisée, n’est qu’une réplique à la violence de ce système capitaliste, elle a un caractère démocratique et politique mais faute d’expérience et d’organisation, ils ne parviennent pas à affaiblir ceux qu’ils visent.

Aujourd’hui, il manque une force organisée éclairée d’une analyse scientifique du monde qui intègre ces luttes des quartiers populaires au combat général contre le système capitaliste, il manque un Parti communiste de France.

Le pouvoir ne sort pas affaibli de ces émeutes et il les utilise pour dresser l’opinion contre ces quartiers populaires, contre les prolétaires d’origine immigrés. Il se sert de la peur de l’islam pour diviser les travailleurs, créer un climat de suspicion sur ces franges populaires. Mais il faut être clair, c’est avant tout le contexte social, la pauvreté, le chômage, l’absence de perspectives d’avenir (32,7 % des jeunes sont sans diplômes dans cette cité), conséquences des contradictions du système capitaliste, qui ont motivé que des jeunes passent à l’acte et utilisent la violence contre la police. Si la religion progresse dans ces quartiers, c’est dû en particulier à l’absence d’un Parti communiste capable de rassembler cette révolte pour l’axer contre les causes réelles de ces injustices : le système capitaliste. Le pouvoir bourgeois ne manque pas de rappeler après avoir réprimer de manière exceptionnelle les jeunes émeutiers que la remise en cause, même verbale de la République, est intolérable pour la bourgeoisie : « La mise en cause d’un élu, la mise en cause d’un ministre, la mise en cause des forces de l’ordre (…) montre bien qu’il y a un problème. Acceptez les lois de la République » (vidéo I-Télé).
Valls répète en boucle à qui veut bien l’entendre que l’autorité de la République bourgeoise doit être respectée : « la sécurité n’est ni de droite, ni de gauche. C’est une valeur de la République. Chacun doit prendre ses responsabilités et se rassembler autour des forces de l’ordre qui travaillent dans des conditions très difficiles. Les relations entre les forces de l’ordre et la population doivent être des relations de confiance » (Le Parisien, 29/07/13). Mais cet ordre social qu’il appelle à respecter, c’est celui qui laisse librement la bourgeoisie exploiter les prolétaires, c’est celui qui ne donne aucune perspective à la jeunesse populaire, c’est celui qui licencie les travailleurs et qui réprime ceux qui veulent sauver leur emploi ou améliorer leurs conditions de vie. Cet ordre, c’est l’ordre bourgeois et il n’est pas acceptable pour les travailleurs.

La criminalisation de la révolte populaire de la part des médias bourgeois, de la police n’est pas un fait nouveau, dès que les travailleurs s’opposent à la politique de la bourgeoisie, ils doivent subir sa violence et sa justice de classe. Le gouvernement et les médias préfèrent par contre s’attendrir sur la jeunesse dorée de ce monde, comme la naissance du petit fils de la reine d’Angleterre. Ils n’ont que faire des problèmes et des difficultés que rencontre la jeunesse populaire de France. Quant à de nombreux intellectuels, ils disent comprendre la situation de cette jeunesse des quartiers populaires, ils l’a dépeignent souvent, mais tels Emile Zola qui en son temps décrivait brillamment la condition de la classe ouvrière, ils sont effrayés et ne manquent pas de condamner la violence et se rangent derrière la bourgeoisie et de sa police dès que ces jeunes expriment cette colère dans la réalité. Les véritables causes de cette révolte sont occultées en en faisant porter la responsabilité à « l’islamisation » des quartiers. Pour eux cette révolte n’est pas légitime, ces jeunes ont le droit de critiquer le système, mais pas de chercher à le transformer.

La jeunesse des quartiers, c’est la jeunesse du peuple. Même si les formes de sa révolte sont inefficaces et se retournent même contre eux, les travailleurs ne peuvent accepter que la classe bourgeoise, que l’Etat bourgeois la réprime.

JCML- ROCML
Juin 2013
Sur les évènements de Trappes

Le jeudi 18 juin 2013, un contrôle d’identité musclé sur un couple de jeunes musulmans a enflammé la ville de Trappes durant tout le week-end, provoquant des heurts violents, des dizaines d’arrestations, des moyens policiers impressionnant. Un jeune garçon de 14 ans a été grièvement à l’œil par un coup de flash Ball au moment de la répression. Le contrôle qui a déclenché les émeutes est pourtant quotidien, banal, ici ou dans les autres cités populaires de France : la police harcèle les habitants, stigmatise des franges entières du peuple. Mais cette fois-ci, pour la jeunesse de Trappes c’en était trop. Cette jeunesse finit par exploser, elle n’en peut plus des monts et merveilles que leur ont promis les différents gouvernements pour améliorer leur condition. Alors que la misère se développe, l’insalubrité des logements, l’augmentation de l’électricité, le chômage ; ils prennent conscience qu’ils n’ont rien à attendre de la République bourgeoise et du gouvernement « socialiste ». Leur révolte spontanée, inorganisée, peu politisée, n’est qu’une réplique à la violence de ce système capitaliste, elle a un caractère démocratique et politique mais faute d’expérience et d’organisation, ils ne parviennent pas à affaiblir ceux qu’ils visent.

Aujourd’hui, il manque une force organisée éclairée d’une analyse scientifique du monde qui intègre ces luttes des quartiers populaires au combat général contre le système capitaliste, il manque un Parti communiste de France.

Le pouvoir ne sort pas affaibli de ces émeutes et il les utilise pour dresser l’opinion contre ces quartiers populaires, contre les prolétaires d’origine immigrés. Il se sert de la peur de l’islam pour diviser les travailleurs, créer un climat de suspicion sur ces franges populaires. Mais il faut être clair, c’est avant tout le contexte social, la pauvreté, le chômage, l’absence de perspectives d’avenir (32,7 % des jeunes sont sans diplômes dans cette cité), conséquences des contradictions du système capitaliste, qui ont motivé que des jeunes passent à l’acte et utilisent la violence contre la police. Si la religion progresse dans ces quartiers, c’est dû en particulier à l’absence d’un Parti communiste capable de rassembler cette révolte pour l’axer contre les causes réelles de ces injustices : le système capitaliste. Le pouvoir bourgeois ne manque pas de rappeler après avoir réprimer de manière exceptionnelle les jeunes émeutiers que la remise en cause, même verbale de la République, est intolérable pour la bourgeoisie : « La mise en cause d’un élu, la mise en cause d’un ministre, la mise en cause des forces de l’ordre (…) montre bien qu’il y a un problème. Acceptez les lois de la République » (vidéo I-Télé).
Valls répète en boucle à qui veut bien l’entendre que l’autorité de la République bourgeoise doit être respectée : « la sécurité n’est ni de droite, ni de gauche. C’est une valeur de la République. Chacun doit prendre ses responsabilités et se rassembler autour des forces de l’ordre qui travaillent dans des conditions très difficiles. Les relations entre les forces de l’ordre et la population doivent être des relations de confiance » (Le Parisien, 29/07/13). Mais cet ordre social qu’il appelle à respecter, c’est celui qui laisse librement la bourgeoisie exploiter les prolétaires, c’est celui qui ne donne aucune perspective à la jeunesse populaire, c’est celui qui licencie les travailleurs et qui réprime ceux qui veulent sauver leur emploi ou améliorer leurs conditions de vie. Cet ordre, c’est l’ordre bourgeois et il n’est pas acceptable pour les travailleurs.

La criminalisation de la révolte populaire de la part des médias bourgeois, de la police n’est pas un fait nouveau, dès que les travailleurs s’opposent à la politique de la bourgeoisie, ils doivent subir sa violence et sa justice de classe. Le gouvernement et les médias préfèrent par contre s’attendrir sur la jeunesse dorée de ce monde, comme la naissance du petit fils de la reine d’Angleterre. Ils n’ont que faire des problèmes et des difficultés que rencontre la jeunesse populaire de France. Quant à de nombreux intellectuels, ils disent comprendre la situation de cette jeunesse des quartiers populaires, ils l’a dépeignent souvent, mais tels Emile Zola qui en son temps décrivait brillamment la condition de la classe ouvrière, ils sont effrayés et ne manquent pas de condamner la violence et se rangent derrière la bourgeoisie et de sa police dès que ces jeunes expriment cette colère dans la réalité. Les véritables causes de cette révolte sont occultées en en faisant porter la responsabilité à « l’islamisation » des quartiers. Pour eux cette révolte n’est pas légitime, ces jeunes ont le droit de critiquer le système, mais pas de chercher à le transformer.

La jeunesse des quartiers, c’est la jeunesse du peuple. Même si les formes de sa révolte sont inefficaces et se retournent même contre eux, les travailleurs ne peuvent accepter que la classe bourgeoise, que l’Etat bourgeois la réprime.

JCML- ROCML
Juin 2013