En Turquie, la formation d’une alliance réactionnaire

"Ergenekon"

En novembre 1996, des enquêtes déclenchées par un accident de circulation ont révélé l’existence de liens étroits et directs entre l’armée, le gouvernement, le crime organisé et les organisations paramilitaires ultranationalistes telles que les "Loups gris". De nombreuses arrestations et démissions survenaient, mais personne n’a finalement été condamné, en grande partie en raison du refus de l’armée et des services de renseignement de coopérer.

En 2007 une opération antiterroriste s’est transformée en point de départ d’une enquête concernant la supposée existence d’une organisation clandestine appelée "Ergenekon", un réseau secret dont l’objectif principal serait d’affaiblir le pouvoir politique et de provoquer un coup d’État militaire évinçant le Premier ministre de l’époque et actuel président, Recep Tayyip Erdoğan. Toutes sortes d’attentats terroristes et autres évènements déstabilisateurs ont été attribués à "Ergenekon", entre autres le massacre de la place Taksim, à Istanbul, le 1er mai 1977.

À l’époque le Parti de la justice et du développement (Adalet ve Kalkınma Partisi – AKP) disposait, depuis les élections législatives de juillet 2007, de la majorité à la Grande Assemblée nationale (Chambre unique du Parlement). En aout Abdullah Gül, membre de l’AKP, a été élu Président de la République turque. Erdoğan, également membre de l’AKP, était premier ministre depuis 2003. À l’approche des élections, en avril, un mémorandum électronique publié par l’armée avait menacé d’intervenir pour "protéger les caractéristiques immuables de la République de Turquie", une déclaration largement perçue comme une menace contre une éventuelle présidence de Gül.

À la tête de l’opération contre "Ergenekon" ‑ tant au niveau des forces de l’ordre que dans les médias ‑ figuraient des partisans du religieux exilé Fethullah Gülen. À partir de 2007, plus de 500 personnes ‑ dont des activistes, des journalistes, des militaires et des hommes politiques ‑ ont été arrêtées pour leurs liens présumés avec "Ergenekon". Cependant, de par l’ampleur des arrestations et le positionnement des personnes arrêtées l’opération s’étendait bien au-delà des milieux ultranationalistes et laïcs, ciblant souvent directement des ennemis de Gülen et de l’AKP.

En 2010 est venu s’ajouter une autre affaire, le plan "Balyöz" ("marteau de forge"). Ce plan préparé en 2003, peu après l’arrivée de l’AKP au pouvoir (novembre 2002), aurait visé la déstabilisation du gouvernement. Il aurait été principalement élaboré par 3 généraux (passés à la retraite depuis) et approuvé par une assemblée de 162 membres des forces armées, dont 29 généraux.

Dans les années 2000 jusqu’en 2013, Fethullah Gülen était aligné avec l’AKP, sur la base d’une opposition à la fois à l’armée et à l’ancien régime laïc. Or, en décembre 2013 des procureurs ont lancé une vaste enquête pour corruption contre Erdoğan, sa famille et son cercle proche, et Erdoğan et l’AKP ont accusé le mouvement Gülen de tenter de fomenter un "coup d’État" judiciaire contre le gouvernement.

En juin 2014, la 4e chambre criminelle d’Istanbul ordonnait la remise en liberté de 230 militaires condamnés dans le cadre de l’affaire "Balyöz"; en 2015, la Cour de cassation cassait et annulait, sans renvoi, la condamnation de plusieurs des personnalités jugées dans l’affaire "Ergenekon". Les autorités et la justice turques reconnaissaient alors officiellement avoir été manipulées dans le cas "Ergenekon". En avril 2016, la plus haute Cour d’appel de Turquie a annulé les condamnations de 275 personnes impliquées dans cette affaire, en juillet 2019 les 235 suspects restants dans cette affaire ont été acquittés d’appartenance à une organisation terroriste ‑ un tribunal d’Istanbul a jugé qu’il ne pouvait pas prouver catégoriquement qu’"Ergenekon" était bien réelle. Alors que l’affaire judiciaire se refermait, des questions subsistaient sur ce qui a commencé comme une répression contre des éléments ultranationalistes et militaristes dans le pays, mais est de plus en plus considéré comme un ciblage délibéré des opposants au mouvement associé à Gülen et de ses alliés d’autrefois au sein de l’AKP au pouvoir.

Erdoğan a commencé à prendre pour cible les membres du mouvement de Gülen et l’a désigné comme une "organisation terroriste" (FETÖ, selon les initiales de "organisation terroriste fethullahiste") en mai 2016. L’organisation, tenue responsable de la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016 contre l’AKP et son dirigeant Erdoğan, a été victime d’une répression brutale. Des milliers de policiers, de fonctionnaires et d’autres personnes accusées de liens avec le mouvement Gülen ‑ y compris les procureurs impliqués dans les procès "Ergenekon" ‑ ont été limogés et arrêtés.

C’est ainsi qu’Erdoğan s’est tourné vers le "parti des généraux", avec lequel il avait été en conflit depuis dix ans. Un nouveau consensus s’est formé au sein du Conseil national de sécurité. Désormais, le noyau dirigeant de l’État serait composé de l’AKP et des généraux. Les accusés d’"Ergenekon" et de "Balyöz" seraient libérés, leurs charges abandonnées. Le processus de paix serait interrompu et la guerre déclarée au peuple kurde. En échange, les généraux mettraient toutes les ressources de l’État au service d’Erdoğan pour démanteler l’"État parallèle" du mouvement Gülen. Ainsi a pris fin le conflit majeur qui, entre 2002 et 2011, avait opposé le "parti des généraux" et l’AKP pour le contrôle de l’État.

De fait, sous le prétexte "Ergenekon" étaient visées les ingérences de l’état-major dans la politique ainsi que les tentatives de coup d’État. Mais passer au stade d’une confrontation ouverte aurait signifié s’aliéner toute l’armée, les commandants de la police ont créé une organisation fictive appelée "Ergenekon" et ont agi sous cette couverture. Parmi les personnes arrêtées figuraient de nombreux criminels de guerre et des éléments de la contreguérilla, ainsi que des personnes emprisonnées pour opposition au gouvernement de l’AKP. Cependant, des chefs de la contreguérilla comme Veli Küçük, Levent Ersöz et Arif Doğan n’ont même pas été jugés pour les crimes commis contre le peuple. En ne les tenant pas responsables des disparitions forcées, des incendies de villages, des exécutions extrajudiciaires et des activités du Hizbulvahşet (un groupe terroriste), on leur a fait comprendre qu’ils seraient libérés s’ils concluaient des compromis avec le gouvernement Erdoğan. De fait, depuis leur libération les éléments contreguérilla jugés dans l’affaire "Ergenekon" travaillent activement pour le Pouvoir et Erdoğan. Certains ont repris leurs activités contreguérilla sur le terrain, ou organisent des rassemblements en tant que chefs mafieux, proférant des menaces de bain de sang. D’autres sont devenus députés du CHP, influençant la politique du parti par le biais de messages de l’état-major, ou alors se sont ralliés politiquement au Vatan Partisi (Parti patriotique, VP). Le VP est dirigé par Doğu Perinçek. Celui-ci avait été emprisonné en 2008 en rapport avec l’affaire "Ergenekon", jusqu’en 2014.

[Au sujet de Perinçek, voir plus loin une brève description du personnage.]

Depuis l’épisode de l’enquête pour corruption contre Erdoğan en décembre 2013, le vide laissé par les cadres du mouvement Gülen, purgés au sein de l’État, a été comblé principalement par des cadres nationalistes-kémalistes ou appartenant au MHP, ceux-là mêmes qui avaient été écartés des postes influents entre 2002 et 2013. Ainsi, bien avant l’apparition du MHP sur la scène politique après les élections du 7 juin 2015 (cette année-là, l’AKP perdait la majorité absolue, obtenant 41 % des suffrages et 46 % des sièges), l’alliance Pouvoir-Nationalistes-MHP s’était déjà constituée dans les nouveaux rapports de force étatiques.

Actuellement, bien qu’Erdoğan ait pu intimider la faction nationaliste "Ergenekon" en exhumant certains dossiers, rien n’indique que la coopération établie après 2013 soit rompue. Il semble qu’Erdoğan et "Ergenekon" aient prolongé et renouvelé leur accord. Le groupe "Ergenekon", ayant probablement perdu espoir en d’autres partis, a décidé de poursuivre sa collaboration avec Erdoğan pour un nouveau mandat.

Doğu Perinçek

Doğu Perinçek participe au Türkiye Isci Partisi (Parti des travailleurs de Turquie, TIP) dès la création de celui-ci en 1967, puis il dirige le Türkiye Ihtilalci Isçi Köylü Partisi (Parti révolutionnaire travailleur paysan de Turquie, TIIKP) fondé en 1971. À la suite du coup d’État de 1971 il est condamné à douze années de prison, puis libéré en 1974 dans le cadre d’une amnistie générale. En 1978 il constitue le Türkiye Isçi Köylü Partisi (Parti travailleur paysan de Turquie, TIKP). Ce parti se désolidarise des groupes radicalisés optant pour la lutte armée ‑ il va jusqu’à publier les noms et adresses de leurs militants. Après le coup d’État militaire de 1980, Perinçek est à nouveau arrêté, puis interdit d’activités politiques. Néanmoins en 1987 il crée dans l’ombre le Sosyalist Parti (Parti socialiste, SP). Après avoir récupéré ses droits politiques avec l’abolition de l’article 141 du Code pénal turc en 1991, il est élu président du SP. Ensuite il dirigé le Isçi Partisi (Parti des travailleurs, IP), fondé après la dissolution du SP en 1992. Il a été emprisonné une fois de plus en 1998-1999. En 2015, le nom de l’IP a été changé en Vatan Partisi (Parti patriotique, VP).

Perinçek s’inspire de l’idéologie diffusée en Russie par Alexandre Douguine, lequel soutient la perspective de la Russie comme centre d’une vaste région englobant l’ensemble de ce qu’on désigne comme l’Eurasie. En avril 2022 Perinçek a tenu une conférence de presse en rapport avec les élections présidentielles en France: "Nous appelons les Turcs, les Algériens, les Arabes, tous les musulmans, les Africains qui voteront en France et nos amis Français à voter pour Marine Le Pen. Le vote pour Macron est un vote pour se soumettre à l’impérialisme américain. Le vote pour Marine Le Pen est celui qui se révolte contre la persécution américaine."

Les généraux

En Turquie, depuis la mise en place d’un système multipartite en 1950, l’armée intervient de multiples façons dans le jeu politique : coups d’État, gouvernance parallèle, financement d’associations et d’organisations politiques. Elle dispose de multiples leviers d’influence par l’intermédiaire du contrôle effectif d’institutions non militaires et l’autonomisation progressive de cette institution par rapport au pouvoir civil entre la fin des années 1950 et la fin des années 1970.

En particulier, la Constitution de 1961 instaure un Conseil de sécurité nationale (Millî Güvenlik Kurulu, MGK), composé de ministres déterminés par la loi, du chef d’état-major des armées et des commandants des forces armées. Le MGK est alors présidé par le président de la République ou, en son absence, par le Premier ministre. Il informe le Conseil des ministres de ses avis afin de participer à l’élaboration des décisions en matière de sécurité nationale. Les modifications constitutionnelles apportées par les gouvernements de technocrates choisis par les militaires au lendemain du coup d’État de 1971 aboutissent à la restructuration du MGK, qui gagne une influence accrue sur le jeu politique. Le MGK n’est plus seulement chargé de donner des avis sur la politique de sécurité nationale, il fait des recommandations que les ministres doivent prendre en compte.

À partir du début des années 1980, l’autonomie acquise au fil des années 1960 et 1970 permet à l’état-major de participer à la répression contre les forces politiques de gauche au début des années 1980, puis contre les partis islamo-conservateurs dans les années 1990.

Lors des coups d’État de 1960, 1971 et 1980, les militaires mettent en place des dispositifs visant à assurer l’autonomie financière de l’armée en court-circuitant le Parlement. À chaque intervention, les militaires affirment un peu plus leur autonomie en matière budgétaire, diversifient leurs revenus extrabudgétaires et organisent la reconversion des militaires à la retraite dans différents secteurs économiques. Le Fonds de soutien pour l’industrie de la défense (Savunma Sanayi Destek Fonu, SSDF) et le secrétariat d’État à l’industrie de la Défense (Savunma Sanayi Müstes¸arlıg˘ı, SSM), créés le 7 novembre 1985, assurent le financement régulier des équipements militaires en s’appropriant des ressources extrabudgétaires et fiscales.

L’Institution d’assistance mutuelle de l’armée (Ordu Yardımlas¸ma Kurumu, OYAK), un fonds de pension militaire, est créée le 3 janvier 1961 par la junte au pouvoir. À partir des années 1960, OYAK investit dans un nombre croissant de secteurs d’activités pour devenir l’une des plus puissantes holdings de Turquie. OYAK fait fructifier les cotisations de ses membres, mais compte principalement sur les revenus de ses filiales, dont le nombre et le périmètre d’activités se sont multipliés avec le temps. Implantée dans de nombreux secteurs, dont l’automobile, le ciment, l’acier, mais aussi les assurances et les banques, OYAK constitue en outre un moyen efficace de diversification des positions et des intérêts des militaires. En 2001, OYAK fait l’acquisition de la Sümerbank, une des plus anciennes institutions bancaires du pays. Lorsque la participation des officiers aux activités des sociétés financières exposait ces militaires aux divers scandales qui ont secoué le secteur bancaire au seuil des années 2002, l’état-major a pu les réaffecter au sein de la nouvelle Sümerbank, rebaptisée OYAK Bank.

L’armée est aussi un propriétaire foncier important en Turquie. L’insertion des militaires dans le monde économique passe en outre par la reconversion d’officiers retraités au sein de groupes industriels ou bancaires. À partir des années 1980, la libéralisation du secteur bancaire a permis à de nombreux anciens officiers ‑ dont la plupart des membres de la junte au pouvoir de 1980 à 1983 ‑ de rejoindre les conseils d’administration des nouvelles sociétés financières. Et ce recrutement de militaires par des sociétés privées ne se limite nullement au secteur bancaire.

Dans les années 1990, l’armée ‑ confrontée au renforcement des partis islamo-conservateurs ‑ s’est appuyée sur des réseaux laïcs et "national-souverainistes" en redéployant son discours vers la protection du kémalisme face à la "réaction islamiste". Ce registre, articulant défense des libertés et de la laïcité (comme ce fut le cas en 1960), est resté central dans la contestation de l’AKP jusqu’à ce que le parti parvienne à s’imposer à l’état-major, à partir d’un nouveau contexte, à la suite des élections du 3 novembre 2002 et de l’arrivée d’un gouvernement monopartisan AKP. La vague de réformes liées à la candidature de la Turquie à l’Union européenne, ainsi que les exigences des bailleurs de fonds internationaux et du Fonds monétaire international ont fortement contribué à la marginalisation des militaires dans le système politique.

Le Conseil de sécurité nationale a vu son fonctionnement considérablement modifié et son influence a diminué en conséquence depuis 2003. Ses décisions ne lient plus le gouvernement, son secrétaire général est désormais un civil, les réunions, auparavant mensuelles, se tiennent tous les deux mois et le vice-Premier ministre et le ministre de la Justice sont désormais membres du MGK, ce qui renforce le nombre des civils par rapport aux militaires. Par ailleurs, en devenant un parti dominant capable de gouverner seul, l’AKP a pu mettre en oeuvre une stratégie de pénétration massive des institutions étatiques et tenir tête aux réseaux national-souverainistes implantés dans la fonction publique. Par le biais des relais dont il dispose dans la magistrature, le Parti a bénéficié d’une série d’actions judiciaires lancées contre des officiers putschistes pour reprendre le contrôle des plus hauts échelons de l’institution. Ainsi, en octobre 2008 ‑ quelques mois après une tentative infructueuse du procureur général visant à obtenir la fermeture de l’AKP et l’interdiction d’activité politique pour 71 de ses dirigeants ‑, les premiers procès contre les militaires sont ouverts. Ils visent les membres d’"Ergenekon".

Kemal Kiliçdaroğlu

En novembre 2023 le Parti républicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi – CHP) tenait un Congrès. L’ancienne administration dirigée à l’époque par Kemal Kiliçdaroğlu a été écartée après la défaite de celui-ci aux élections présidentielles de 2023. Özgür Özel a été élu pour lui succéder.

En 2019 Ekrem İmamoğlu, membre du CHP, a été élu maire d’Istanbul, contre le candidat de l’AKP. En mars 2025, il a été arrêté sous accusation de terrorisme, corruption, blanchiment d’argent, enrichissement personnel. (Il allait être désigné comme candidat du CHP pour les élections présidentielles de 2028.) De nombreuses représentants du CHP ont également été arrêtés par la suite. Le CHP fait aussi l’objet de deux procès, un au civil et l’autre au pénal, sur "la nullité" de son congrès en raison de supposées irrégularités, ce qui pourrait remettre en cause l’élection d’Özel comme dirigeant. Le 21 septembre 2025, le CHP a tenu un Congrès extraordinaire visant à reconduire Özel à sa présidence.

Ces manoeuvres de la part du pouvoir visent à provoquer des divisions au sein du CHP entre partisans de la direction actuelle et ceux de l’administration précédente dirigée par Kiliçdaroğlu. S’il parvient à annuler le Congrès, il pourrait nommer un administrateur à la tête du CHP, mais envisagerait le retour de Kiliçdaroğlu, qui s’était dit prêt à reprendre la direction du CHP.

Kiliçdaroğlu, dans une vidéo qu’il a publiée en ligne, invitait le CHP à prendre des mesures disciplinaires contre "toute personne impliquée dans des actes répréhensibles et de corruption". "Tous les politiciens, tous les partis peuvent succomber à la corruption, aux pots-de-vin et même à la trahison, mais le CHP ne peut être associé à la corruption, aux pots-de-vin ou aux entrepreneurs impliqués dans le système de corruption. Il ne peut pas donner suite à des allégations de corruption. Il doit se purifier."

Depuis sa cellule, İmamoğlu a dénoncé les ambitions de Kiliçdaroğlu comme une "trahison" : "Ceux qui seront purgés seront ceux qui collaborent avec l’ordre établi. Nous purgerons le Parti des personnes qui cherchent à maintenir le vote du CHP à 25 %", a-t-il déclaré, en référence au résultat obtenu par Kiliçdaroğlu en tant que candidat contre le président Erdoğan aux élections générales de 2023.

Autre prise de position de Kiliçdaroğlu : il a désapprouvé les manifestations organisées par le CHP pour protester contre l’arrestation du maire d’Istanbul.

Toutefois, selon des informations récentes (19 décembre 2025) il n’a finalement pas l’intention de redevenir dirigeant du CHP ni d’un autre parti politique.