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Lucien Constant

Les nouvelles révélations de Henri de Man [1]

Au mois de septembre 1934, une conférence internationale des planistes s’est réunie à l’abbaye de Pontigny. C’est là que Henri de Man, le grand apôtre du « planisme » [2], a lu ses quatorze thèses planistes.

Certaines précisions, certaines remarques qui y ont été faites permettent mieux aujourd’hui qu’avant de faire ressortir le caractère véritable de la nouvelle doctrine. Nous n’allons pas nous occuper ici des détails du plan belge ou de celui de la C.G.T. Nous sommes pleinement d’accord avec Marcel Déat [3] selon lequel

la vertu du plan, elle est beaucoup moins dans les détails même des projets que l’on propose que dans l’attitude mentale qui suppose le planisme lui‑même [4].

Cette « attitude mentale », profondément réformiste malgré toutes les dénégations de ses partisans, est, comme le réformisme d’avant-guerre, le reflet de l’esprit de la petite-bourgeoisie et de l’aristocratie ouvrière. Elle n’a rien de commun avec la « mentalité » du prolétariat.

*

On sait en quoi consiste l’idée essentielle des « plans ». Aussi bien la C.G.T., que le Parti ouvrier belge, insistent sur la nécessité de créer une économie mixte, réalisée par le rachat par l’Etat des banques et des industries monopolisées. Cela doit donner, selon ses partisans, à l’État la possibilité de diriger l’économie et de sortir de la crise. Ce n’est donc pas vers la suppression du capitalisme que tendent en réalité les planistes. Leurs objectifs sont autres.

Si l’on me demandait ‑ dit de Man ‑ de ramasser, dans une formule aussi brève et aussi simple que possible, la portée de ce planisme, je dirais qu’il est « le socialisme anticrise » [5].

Ce « socialisme anticrise », qu’on pourrait aussi bien appeler « capitalisme anticrise », n’a rien de commun avec le véritable socialisme.

Dans la conférence faite à la Nouvelle École de la Paix, le 10 décembre, et où il reprend les idées exposées à la Conférence de Pontigny, de Man rejette comme fausse l’attitude de Marx et d’Engels qu’il résume ainsi:

c’est l’époque de la crise qui est la plus favorable à la réalisation du socialisme, puisqu’elle est la plus favorable au déclenchement des mouvements insurrectionnels [6].

En même temps, de Man rejette aussi ce qu’il appelle le réformisme qui caractérise le mouvement ouvrier depuis 1871 jusqu’à 1933: moment où de Man a lancé l’idée du plan et de l’économie mixte. Le réformisme consistait selon de Man en ce qu’on « attendait passivement que la crise passe, que revienne la prospérité sans laquelle il était impossible de réaliser les réformes de répartition ».

C’est à cela que de Man oppose son « planisme ». Le vieux réformisme ne correspond pas à la situation nouvelle créée par les monopoles capitalistes. Le planisme, lui, tient compte des changements profonds du capitalisme et cherche l’issue dans des « changements de structure » sans lesquels la liquidation de la crise lui paraît impossible.

De Man essaie de présenter son programme comme révolutionnaire. Mais, en réalité, il n’est que la réédition, adaptée aux nouvelles conditions, du vieux réformisme de Bernstein.

Quels sont les traits caractéristiques du réformisme? Son trait essentiel consistait en ce qu’il se plaçait sur le terrain du capitalisme, qu’il voulait perfectionner en supprimant par voie de réformes certains de ses effets les plus désastreux. Cette politique avait une base à l’époque du développement du capitalisme qui, dans les périodes de prospérité, apportait une certaine amélioration de la situation des ouvriers. Du point de vue de classe, le réformisme représentait l’idéologie de l’aristocratie ouvrière et de la petite-bourgeoisie.

Mais ce courant ne pouvait rester le même à travers les changements qui se sont produits dans l’économie capitaliste. Avant la guerre, encore, les économistes petits-bourgeois se dressaient contre les monopoles et voulaient faire revenir l’économie capitaliste vers son passé de la libre concurrence. Mais, très vite, l’expérience a montré que cette utopie est irréalisable. Dès lors, le petit-bourgeois, écrasé par l’emprise croissante des monopoles sur toute la vie économique, s’adresse à l’État capitaliste pour qu’il se charge de la gestion des industries monopolisées, qu’il les prenne sous son contrôle, qu’il libère enfin le marché de leur emprise et assure, par ces moyens au petit bourgeois la possibilité de vivre. Il veut garder intact le régime capitaliste à condition de supprimer la domination des monopoles capitalistes qui se développent inévitablement sur la base de la libre concurrence.

Henri de Man veut rétablir la libre concurrence non faussée dans le secteur privé. Il veut

Dans toutes les branches de la production qui sont organisées sur des bases capitalistes, mais sans entrer dans la catégorie des monopoles du crédit, de la force motrice ou des matières premières, maintenir le régime actuel de la libre concurrence, débarrassée des entraves du capitalisme monopolisé [7].

Un tel « socialisme » ne ressemble du tout aux aspirations politiques du prolétariat. C’est du « socialisme » à l’usage des capitalistes.

*

Le problème essentiel de la suppression de l’exploitation capitaliste ne joue aucun rôle dans les considérations des planistes.

De Man nous apprend dans ses thèses que « l’essence de nationalisation est moins le transfert de propriété que le transfert d’autorité ». (Thèse 8 bis.)

Or, le problème essentiel du socialisme c’est le problème de la propriété qui constitue la charpente économique de toute société humaine. Cette petite thèse montre à elle seule tout l’abîme qui sépare le « planisme » du socialisme scientifique. Elle prouve mieux que n’importe quoi que de Man, avec sa nationalisation qui n’est qu’un rachat, n’a rien de commun avec le socialisme, que le but vers lequel il tend c’est de perfectionner le capitalisme, le « dépanner », comme s’exprima à Pontigny son lieutenant, le planiste belge Buset [8].

Il est clair que, pour réaliser ce but, « le mouvement socialiste doit abandonner ses préjugés ouvriéristes » (Thèse 10) et créer le front de toutes les classes, de toutes les couches sociales opposées aux monopoles. Cela est d’autant plus possible que la lutte ne doit pas être menée contre le capitalisme.

« La constitution de ce front implique qu’il soit dirigé non point contre le capitalisme dans son ensemble, mais contre ce qui, à l’intérieur du régime capitaliste, constitue l’adversaire commun des classes travailleuses prolétarisées et non prolétarisées: le capitalisme monopoliste et en premier lieu le capitalisme financier. » (Thèse 11.)

Les « classes travailleuses » ne sont qu’un euphémisme. Car de Man n’est pas un marxiste borné, un « ouvriériste ». Il entend parler au nom de « l’intérêt commun ».

« Il s’agit de s’orienter vers un front de toutes les classes qui ont des intérêts communs par rapport, sinon au capitalisme tout court, tout au moins au capitalisme financier, monopoliste et parasitaire. »

On ne peut que remercier de Man pour avoir exprimé avec une telle clarté l’idéologie de collaboration des classes, de l’alliance des travailleurs et des entrepreneurs capitalistes « contre le capital monopoliste et parasitaire ». La contradiction des classes est remplacée par de Man par l’opposition chrétienne du capital usuraire malhonnête et du capital productif honnête.

Remarquons que la même opposition de deux capitaux se trouve à la base du programme national-socialiste dont l’auteur, Feder, est le protagoniste de la lutte contre l’« esclavage de l’intérêt ». Ce rapprochement frappant montre que le contenu du planisme est réactionnaire, emprunté aux mêmes sources que les « théories » fascistes.

*

Le front unique de toutes les classes devra, pour réaliser son plan, prendre la possession de l’Etat qui, lui-même, devra, selon de Man, changer de caractère. Quel sera cet État qui doit présider aux destinées de l’économie mixte ?

Il est assez difficile de les dégager des explications très confuses sur ce point de de Man. Nous savons seulement que cela doit être un « État fort ». Il doit être fort « pour pouvoir commander aux banques, de commander aux trusts industriels au lieu d’être commandé par eux ». Il comprendra

« une organisation corporative autonome des entreprises nationalisées ou contrôlées par l’État, déparlamentarisation des procédés de contrôle, révision nécessaire de la doctrine des pouvoirs, etc. ». (Thèse 9.)

La séparation des pouvoirs doit y prendre des formes nouvelles.

« L’Exécutif gouverne, les institutions représentatives, c’est‑à‑dire basées sur l’exercice du droit de suffrage individuel, n’auront qu’un droit de regard et de contrôle. » (Thèse 9.)

Mais cette « représentation des intérêts corporatifs » ne signifie pas du tout la « démocratie industrielle » que, il y a quelques années, les socialistes présentaient comme la réforme essentielle dans la voie du socialisme. Dans l’économie mixte de de Man, la participation des ouvriers à la gestion des entreprises est réduite à zéro.

« … Dans une économie mixte, l’idée syndicaliste de la démocratie industrielle n’est pas réalisable dans la mesure où elle le serait dans une économie socialiste totale. Au fond de ma pensée, je regrette ‑ en ma qualité de vieil antiétatiste ‑ qu’on ne puisse aller plus loin, mais la leçon des faits est claire[9] »

La classe ouvrière n’est pas capable de diriger l’industriel, tel est le leitmotiv qui se dégage de tous les raisonnements de de Man.

De Man rejette le socialisme puisque le rapport des forces rend impossible, selon lui, la prise du pouvoir, et le prolétariat reste toujours incapable de diriger les usines et les fabriques. Vieilles chansons réformistes que tout cela! En parlant du rapport réel des forces, de Man veut dire par cela que le prolétariat est en minorité dans presque tous les pays capitalistes. Ce n’est pas nouveau.

Mais ce que de Man ne voit pas, c’est que le prolétariat peut entraîner derrière lui de larges couches de populations travailleuses contre la bourgeoisie. Le programme de la dictature du prolétariat ne contient rien qui soit contraire à leurs intérêts. Brisant les chaînes du capitalisme la dictature du prolétariat libère les petits paysans, artisans, les petits commerçants de l’exploitation capitaliste, les soutient par tous les moyens, élève leur niveau de vie. Le pouvoir ouvrier prépare en même temps les conditions qui permettront d’effectuer le passage de la petite production à la grande, non par la voie de misère et des privations pour les petits propriétaires, mais en leur assurant la situation meilleure dans les exploitations collectives, coopératives, usines, etc. Ainsi il transforme tous les travailleurs en une seule classe de producteurs libres et conscients de la société socialiste. L’exploitation capitaliste, la crise, les guerres, l’impossibilité de supprimer la misère sans une transformation complète du régime, sans une lutte acharnée contre la bourgeoisie monopoliste ou autre, poussent les masses toujours plus larges de la petite bourgeoisie vers le communisme.

Le triomphe de la dictature du prolétariat en U.R.S.S. prouve d’une manière éclatante que le prolétariat, constituant même une minorité infime par rapport à la paysannerie, peut non seulement prendre le pouvoir, mais aussi construire sa propre industrie avec une vitesse que jamais n’avaient atteint les pays capitalistes.

*

De Man ne considère pas le rapport des forces sociales comme une grandeur variable qui dépend de l’accroissement de l’influence de l’aile révolutionnaire du mouvement ouvrier, etc. Il ne s’agit pas pour lui d’une impossibilité momentanée de faire la révolution. Non, le triomphe de l’insurrection est, en général, impossible. Et cela non seulement grâce à la faiblesse numérique du prolétariat par rapport aux autres classes sociales, mais encore vu l’évolution de la technique militaire, etc. qui rendent toute lutte insurrectionnelle impossible. En parlant de la lutte insurrectionnelle, de Man dit, en reprenant les idées de Paul Faure sur les pavés qu’il faut laisser aux cantonniers:

L’État dispose actuellement d’un excédent de puissance tel, par rapport aux moyens de la lutte économique directe, par exemple de la grève générale, et à plus forte raison de la lutte insurrectionnelle, que cette lutte n’a plus aucune chance de succès. (Vie socialiste, 22‑12‑34, p. 8.)

Pour ceux qui, malgré tout, seraient tentés de croire que la prise du pouvoir est possible, de Man réserve encore d’autres arguments. Nous avons déjà vu que de Man exclut la classe ouvrière de la gestion des entreprises dans le régime de l’économie mixte. Ce sont les mêmes raisons, l’incapacité de direction qui rendent impossible la socialisation de l’industrie, etc. Il faut donc l’éviter. Porté au pouvoir par l’insurrection, le gouvernement ouvrier sera forcé d’aller « trop loin ».

S’il s’avérait indispensable, à la suite d’événements étrangers à notre volonté, de recourir à la force, il faudrait aller beaucoup plus loin que le plan[10].

« Ne pas aller trop loin ». Il nous semble avoir entendu déjà ces mots dans d’autres circonstances historiques. Ce sont des sociaux-démocrates allemands et leur chef Kautsky, dirigeant en 1918 la commission de socialisation du gouvernement d’Ebert, qui lancèrent ce mot d’ordre aux ouvriers affamés de Berlin qui, eux, voulaient aller plus loin, jusqu’au bout, jusqu’à la destruction totale du régime bourgeois. C’est sous ce mot d’ordre qu’ils ont étouffé dans le sang l’insurrection de Spartacus. Et les arguments qu’ils employaient pour justifier leur politique contre-révolutionnaire étaient exactement les mêmes que nous donne « l’antiréformiste et révolutionnaire » de Man.

Tout devient ainsi clair. La victoire de l’insurrection est impossible. Si même elle était possible, le prolétariat au pouvoir aurait gâché tout le beau plan de l’économie mixte. Incapable de diriger l’économie, il aurait fait sombrer toute la société dans le chaos épouvantable des crises, guerres civiles et étrangères. La seule issue possible de la crise, c’est le maintien de l’exploitation capitaliste, corrigée par le rachat des banques et d’une partie minime des usines (un dixième de l’industrie belge selon le calcul de Varga[11]). Toute l’action révolutionnaire ne peut qu’empêcher la réalisation de ce plan et par conséquent, le « gouvernement fort » qui aura pour tâche de la réaliser devra exercer sa force non seulement contre les banquiers et monopolistes, mais en même temps contre les ouvriers qui, selon de Man, ne sont pas encore mûrs pour l’émancipation politique et sociale.

Le plan de de Man, comme le planisme en général, constitue la forme la plus moderne du réformisme. Plein de méfiance envers le prolétariat, il veut guérir les maux du régime en s’attaquant aux monopoles, banques, etc.

*

Ce néo-réformisme est utopique et réactionnaire. Son programme est réactionnaire dans la mesure où il tend, d’un côté, au retour vers la libre concurrence, de l’autre, vers la concentration entre les mains de l’État capitaliste de la gestion de la grande industrie en assurant de cette manière les profits plantureux aux capitalistes devenus simples rentiers parasites.

Il est en même temps utopique dans la mesure où il croit possible de pouvoir limiter le pouvoir réel des banques et des monopoles dans le régime capitaliste. Les planistes croient possible la création d’une économie transitoire sans la destruction de l’État capitaliste. La majorité parlementaire doit permettre d’éviter toute lutte violente et destructrice et assurer le passage pacifique d’un régime à l’autre. Les « réalistes », genre de Man, ferment ainsi complètement leurs yeux devant la dure réalité allemande, italienne, polonaise, etc., etc., qui montre que le capital financier balaie les gouvernements et les Parlements dès le moment où ils cessent de lui être utiles. Un gouvernement « planiste », s’il voulait vraiment s’attaquer aux banques et aux monopoles, même dans la forme bénigne préconisée par de Man, verrait se dresser contre lui toute la puissance de classe de la bourgeoisie, son appareil étatique, sa police, son armée. Il est stupide de croire que, dans ce cas, la bourgeoisie non‑monopoliste puisse soutenir le planisme contre le capital monopolisé. La communauté des intérêts des exploiteurs envers le prolétariat, la dépendance des industries non monopolisées, des banques, etc. rendent dès le début impossible la réalisation du Plan.

Un gouvernement des planistes, s’il n’est pas immédiatement chassé par la bourgeoisie, devra plier sa tête « socialiste » devant les exigences de la bourgeoisie et abandonner ses projets. Si un tel gouvernement voulait tenir tête au capital financier, il ne pourrait le faire qu’en mobilisant les masses ouvrières pour la lutte armée contre la bourgeoisie, pour la destruction de son appareil étatique. Cela s’appelle l’insurrection. Mais jamais de Man ne le ferait. Car il sait bien que l’insurrection victorieuse du prolétariat ne se laisserait maintenir dans les cadres excessivement étroits de l’économie capitaliste et que le prolétariat au pouvoir peut « aller trop loin ».

Objectivement, le planisme lui‑même a pour fonction de maintenir le prolétariat dans les cadres du régime capitaliste. Il profite des difficultés de la lutte révolutionnaire pour le pouvoir pour faire miroiter devant les masses fatiguées par la crise l’espoir d’une amélioration certaine sans aucun effort, sans aucune difficulté, par la simple déposition dans l’urne d’un bulletin de vote.

Dans un récent article, sous le titre significatif: Il est (midi) moins cinq, écrit à l’occasion d’une puissante manifestation de 25.000 mineurs belges du Borinage acclamant la grève générale, de Man avoue le caractère réel de son planisme: moyen de retenir les ouvriers de la lutte en faisant miroiter devant leurs yeux le mirage du plan du travail réalisé pacifiquement, sans grève.

Il reste tout juste encore assez de sang-froid pour patienter encore un peu, comme il reste tout juste encore assez de ressources pour ne pas crever de faim.

Et pourquoi ne pas le dire? C’est tout juste aussi que cette masse exaspérée veut encore accorder à ses militants ‑ même à ses militants les plus « à gauche », comme Spaak [12] ‑ la confiance requise pour prêter l’oreille à d’autres mots d’ordre que celui de la bataille à outrance, immédiate et par tous les moyens.

À ce point de vue, une constatation m’a incomparablement plus impressionné que les cris et les huées de quelques douzaines de surexcités: c’est que le seul moyen, pour les orateurs, d’empêcher que cette surexcitation ne se communiquât à la grande masse, consistait à lui démontrer que la situation politique laissait espérer, à très bref délai, une solution qui permettrait de faire l’économie du moyen suprême de la grève générale. (Le Peuple Belge du 20 janvier.)

Créant de telles illusions, il détourne les ouvriers de la lutte effective contre le régime, prolonge son agonie, prolonge les souffrances de ces masses et prépare ainsi le jour où le désenchantement forcé des masses petites-bourgeoises va les pousser contre le « marxisme », compromis pour les socialistes-planistes, contre les ouvriers déçus et isolés entre les bras du fascisme.

 



[1]. Source:
Cahiers du Bolchévisme, 12e année, n° 4, 15 février 1935, p. 225‑231.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12779v/

[2]. [Note ROCML:] Le planisme se réfère initialement à l’ouvrage d’Henrik De Man "Au-delà du Marxisme", publié en 1927 en Belgique puis en 1930 en France. Le Parti Ouvrier Belge (POB) fait appel à lui pour élaborer son plan en 1933.

[3]. [Note ROCML:] En France, les planistes sont minoritaires au sein de la SFIO et certains d’entre eux (le courant dit néo-socialiste de Marcel Déat, qui formera le Parti socialiste de France) sont exclus en 1933, les planistes restants sont battus au congrès de mai 1934.

[4]. La « Vie Socialiste » du 22 décembre 1934, p. 11.

[5] Idem, p. 5.

[6] La « Vie socialiste » du 22 décembre 1934, p. 5.

[7] Henri de Man (« Pour un plan d’action », p. 30).

[8]. [Note ROCML:] Max Buset. Membre du POB. De 1929 à 1932 secrétaire général de la Centrale d’éducation ouvrière (CEO); celle-ci, depuis sa fondation en 1911 comme émanation du POB, avait été dirigée par Henrik de Man. Élu député en 1932.

[9] « Information Sociale » du 13 décembre 1934, p. 14.

[10] « Information Sociale » du 13 décembre 1934.

[11]. [Note ROCML:] Evgueni Varga. Dirigeant entre 1927 et 1947 à Moscou de l’Institut d’Économie et de Politique Mondiales.

[12]. [Note ROCML:] Paul-Henri Spaak. Membre du POB. À l’intérieur du parti, il conduit un groupe oppositionnel, d’abord au moyen de l’organe La Bataille Socialiste créé en 1926, qui ensuite est remplacé par l’hebdomadaire L’Action Socialiste.