Plan d’assaut et d’intervention
contre le Parti communiste du Venezuela (PCV)

Avril 2023

 

Source :

https ://prensapcv.wordpress.com/wp-content/uploads/2023/05/dossier.pdf

 

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) s’est définitivement dissocié du gouvernement du président Nicolás Maduro en 2020. La cause en était le non-respect systématique par le gouvernement de l’"Accord-cadre unitaire PSUV-PCV" signé en avril 2018 (annexe 1), ainsi que la mise en oeuvre par le gouvernement d’un programme d’ajustement agressif, antipopulaire et ultralibéral à partir de cette même année.

La décision politique prise par le PCV de rompre avec un gouvernement qui non seulement n’a pas respecté les accords programmatiques, mais a également emprunté une voie diamétralement opposée aux intérêts de la classe ouvrière et des couches exploitées, a été et continue d’être utilisée par la direction du PSUV pour lancer une violente campagne contre le PCV.

La direction du PSUV, faisant preuve d’une attitude profondément antidémocratique et autoritaire, refuse de reconnaitre le droit légitime du PCV à décider de sa politique en toute autonomie. C’est pourquoi elle a porté atteinte aux droits démocratiques et électoraux du PCV lors des scrutins de 2020 et 2021, et empêche constamment le député du PCV d’exercer son droit de prendre la parole lors des sessions parlementaires.

Elle justifie ce caractère antidémocratique par un faux discours antiimpérialiste et "de gauche". C’est ainsi qu’elle utilise les mesures coercitives illégales, unilatérales et criminelles de l’impérialisme US et toute sa rhétorique "antiimpérialiste" pour attaquer, réprimer et criminaliser toute manifestation de critique et de résistance émanant du camp ouvrier et populaire à l’égard de la politique économique néolibérale.

C’est la direction du PSUV, par l’intermédiaire de son vice-président Diosdado Cabello, qui dirige publiquement et directement le plan d’assaut contre le PCV.

Comme nous le dénonçons depuis 2020, le gouvernement et la haute direction du PSUV mènent une campagne systématique de diffamation et d’injures contre le PCV afin de préparer le terrain pour la mise en oeuvre d’un plan d’intervention et d’assaut. Diverses personnalités du gouvernement-PSUV, à commencer par le président de la République et en particulier le vice-président du PSUV, ont de manière irresponsable porté de fausses accusations contre le PCV, prétendant qu’il reçoit des financements du gouvernement des USA, qu’il a des alliances avec la droite et qu’il sert les plans impérialistes.

Il s’agit manifestement d’une manoeuvre visant à criminaliser les luttes du PCV et à préparer l’opinion publique de sorte qu’a accomplir l’objectif qu’ils se sont fixé : saper les droits politiques et électoraux du PCV afin d’empêcher l’émergence d’une alternative au pacte des élites.

Le plan d’assaut et d’intervention :
Chronologie des faits

 

2021 : Diosdado Cabello, vice-président du PSUV, consacre des segments de son émission télévisée hebdomadaire, diffusée sur la chaine d’État, à attaquer le PCV et à répéter le discours selon lequel le PCV serait subordonné aux plans de l’impérialisme (annexe 2).

Fin 2021 : Dans cette émission, Diosdado Cabello commence à mettre en oeuvre une première phase du plan du PSUV visant à attaquer le PCV. Ce personnage, en plus de répéter sa rhétorique anti-PCV, commence à évoquer l’existence de prétendus "organismes régionaux du PCV" qui lui "envoient" des lettres pour lui manifester leur soutien et critiquer la politique de la direction du PCV. Il dévoile ainsi la manoeuvre du PSUV : propager dans l’opinion publique nationale le mensonge sur l’existence d’une division au sein du PCV, pour ensuite tenter de reproduire le schéma qu’ils ont appliqué contre les partis PPT, Tupamaros, UPV, MEP, AD, etc. (partis politiques du Grand Pôle patriotique et de l’opposition de droite) où ‑ en violant l’autonomie et les droits politiques de ces partis ‑ ils ont procédé à leur mise sous tutelle judiciaire pour finalement confier la représentation légale à des militants de ces organisations proches de la politique du PSUV.

Septembre 2022 : L’une des lettres évoquées par M. Cabello dans ses émissions de télévision a été divulguée. Il s’agit d’une lettre datée de septembre 2022 (annexe 3) et, comme on peut le lire dans son contenu, ses auteurs se font passer pour des militants du PCV et demandent à M. Diosdado Cabello de prendre des mesures pour intervenir au sein du PCV. En d’autres termes, ces prétendus militants demandent au PSUV de passer outre la loi sur les partis politiques, les droits démocratiques du PCV, ses statuts et sa démocratie interne, afin de "le sauver". Comme nous l’avons démontré en détail (annexe 4), les personnes qui ont signé cette lettre ne sont pas des militants du PCV; le principal instigateur est un haut fonctionnaire du Conseil national électoral (CNE) dans une municipalité de l’État de Monagas et la majorité d’entre eux sont des militants actifs reconnus du PSUV.

Novembre 2022 : Le 16e Congrès national du PCV a porté un coup fatal aux aspirations de la direction du PSUV de diviser le PCV à des fins interventionnistes. Le 16e Congrès a adopté à l’unanimité sa politique de lutte contre l’ajustement antipopulaire du gouvernement, a réaffirmé la ligne de combat contre les prétentions impérialistes, et a abouti à l’élection d’un nouveau Comité central où le camarade Oscar Figuera (principale cible des attaques et des calomnies de la direction du PSUV contre le PCV) a obtenu la majorité des votes par les délégués du Congrès.

Le coup porté par le 16e Congrès national aux espoirs de la direction du PSUV de briser l’unité politico-idéologique du PCV, dans le but de reproduire la même manoeuvre d’intervention que celle qu’elle avait menée contre les partis PPT, Tupamaros, UPV, MEP, AD, etc., la pousse à accélérer la mise en oeuvre d’une deuxième phase de son plan d’assaut. Cette décision est le fruit du désespoir de la direction du PSUV, qui cherche à empêcher le PCV de consolider une alternative de gauche face à l’ajustement antipopulaire et au pacte des élites, en vue des élections présidentielles de 2024.

4 février 2023 : Diosdado Cabello ordonne de présenter à l’opinion publique ce groupe de mercenaires qu’il organisait et finançait comme de prétendues "bases du PCV" soutenant la politique antipopulaire du gouvernement. Cela s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation nationale du PSUV (annexe 5). Tout indique que le gouvernement de l’État de Monagas, aux mains du PSUV, a fourni tout le soutien logistique et financier nécessaire à ce groupe de mercenaires pour qu’ils se rendent à Caracas avec des t-shirts, des banderoles et des drapeaux arborant les logos du PCV, commettant ainsi le délit d’usurpation des symboles du PCV. Au cours de la manifestation, le vice-président du PSUV a, dans son intervention, publiquement reconnu ce groupe de mercenaires comme "les bases du PCV".

Dans la foulée, la direction du PSUV et le gouvernement ont utilisé leur pouvoir institutionnel pour demander aux médias publics et privés d’accorder une large couverture médiatique à ce groupe de mercenaires, atteignant ainsi leur objectif de le présenter comme les "bases du PCV" et de répandre l’idée fausse selon laquelle le PCV était divisé. Ce fait met en évidence l’alliance étroite qui lie le PSUV à des secteurs importants des entrepreneurs de la communication. Trois grandes chaines de télévision privées (Globovisión, Televen et Venevisión) ont répondu à l’appel lancé par le PSUV pour couvrir la mascarade des mercenaires. Ces mêmes médias ont ignoré la demande du PCV d’exercer son droit de réponse, ce qui démontre également la subordination de ces entreprises de communication privées à la direction du PSUV et au gouvernement.

11 février 2023 : La direction du PSUV consacre d’importantes ressources financières au financement et à l’organisation d’une réunion des prétendues "bases du PCV" dans un hôtel de luxe situé dans l’État de Monagas. Elle a été baptisée "Rencontre pour le sauvetage du PCV".

Cet évènement a permis de mettre en lumière les faits suivants :

1. Les prétendus militants du PCV qui envoyaient des lettres à Diosdado Cabello n’ont jamais existé;

2. Les dirigeants des mercenaires et les prétendues bases ne sont pas des militants du PCV;

3. Le PSUV a recruté des militants issus de ses propres rangs, des organisations du Grand Pôle patriotique et de hauts fonctionnaires de l’État pour mener à bien la mascarade de la "division du PCV";

4. Le gouvernement de l’État de Monagas est probablement la source du soutien logistique et financier pour l’exécution du plan d’assaut contre le PCV (annexe 6).

La prétendue assemblée de Monagas a démontré le niveau de désespoir de la direction du PSUV et sa dangereuse perte de scrupules. Incapables de diviser le PCV, ils ont monté une mise en scène financée par des fonds publics et mettant en scène des personnages recrutés dans leurs rangs pour faire croire à une scission au sein du PCV. Ils ont démontré qu’ils étaient prêts à utiliser tout leur pouvoir institutionnel et médiatique pour passer outre la Constitution et les lois afin d’atteindre leur objectif : s’approprier de force la personnalité juridique du PCV.

15 mars 2023 : Un enregistrement audio d’un appel téléphonique d’un dirigeant national et député du PSUV ‑ Jesús Farías, personnage néfaste détesté par la classe ouvrière vénézuélienne pour être le principal défenseur de la politique de démantèlement des salaires et des droits du travail menée par le gouvernement de Nicolás Maduro ‑ a été divulgué dans les médias. Dans cet enregistrement, ce citoyen confirme que c’est la direction du PSUV qui tire les ficelles du plan d’intervention du PCV, et donne des détails sur les prochaines étapes à suivre : organisation d’assemblées dans les régions et prise de contact avec d’anciens militants du PCV pour les rallier au plan (annexe 7).

18 mars 2023 : L’une de ces premières assemblées dont parlait le dirigeant du PSUV dans l’enregistrement audio a eu lieu. Il s’agissait d’une assemblée organisée dans la région des plaines du pays (Barinas). En ce qui concerne les participants à cette assemblée, il est à nouveau confirmé qu’aucune organisation de base du PCV n’assiste à ces mascarades, et que le PSUV, en plus d’apporter un soutien logistique et financier, fournit également une aide à la mobilisation des militants de son organisation et des fonctionnaires publics afin de remplir les évènements organisés par les mercenaires. Lors de cette activité, les mercenaires ont exposé le plan de la direction du PSUV : "mener toutes les actions légales nécessaires pour parvenir au sauvetage du PCV, à son contrôle et à sa direction…" par ce groupe de mercenaires du PSUV qui se font appeler "bases du PCV" et appeler à un soi-disant évènement national au mois de mai (annexe 8).

Pour certaines organisations qui considèrent le PSUV et le gouvernement de Nicolás Maduro comme une référence progressiste ou de gauche, il doit être difficile d’accepter cette réalité machiavélique. Mais c’est ainsi : la direction du PSUV et le gouvernement de Maduro s’efforcent de s’approprier le sigle et la personnalité juridique du PCV pour les céder à un groupe de mercenaires recrutés dans leurs propres rangs. Il s’agit d’une manoeuvre comparable aux pires attaques de la social-démocratie et de l’extrême droite internationale contre les droits démocratiques des partis communistes et ouvriers du monde entier qui se soient produites au cours de l’histoire.

29 mars 2023 : Diosdado Cabello, vice-président du PSUV, reçoit et présente pour la première fois dans son émission de télévision les chefs de file des mercenaires (annexe 9). Il s’agit là d’un fait important et révélateur. Il est ici démontré une fois de plus publiquement que ces fameuses lettres de militants et d’organismes de dirigeants du PCV dont il a tant parlé dans ses émissions successives n’ont jamais existé. Il n’a reçu qu’une seule lettre, celle que nous présentons à l’annexe 3, et elle ne provenait pas de militants du PCV mais du complot monté par le PSUV.

Au fur et à mesure que le plan d’intervention et d’assaut contre le PCV a progressé, l’absence totale de pudeur et de honte au sein de la direction du PSUV a été mise à nu. La fin a justifié le recours aux moyens les plus éhontés. Une preuve flagrante du niveau de décomposition politique du PSUV est le profil de la personne qu’ils ont désignée pour assumer le rôle de porte-parole du groupe de mercenaires qui se présentent comme les "bases du PCV". Il s’agit de Mme Griseldys Herrera, une personne qui n’a jamais eu de liens avec le PCV et qui est une fonctionnaire de haut niveau reconnue au sein du Conseil national électoral (CNE) et du gouvernement de l’État de Monagas. Elle occupe au sein du gouvernement de cet État le poste de conseillère juridique, c’est à dire qu’elle est une cadre politique de confiance du gouverneur du PSUV dans cette région, Ernesto Luna. L’annexe 10 présente les preuves attestant que cette citoyenne, avant de recevoir l’ordre de ses supérieurs au sein du PSUV de mener ce plan d’assaut contre le PCV, exerçait des fonctions de haut niveau au sein de cette préfecture.

Le profil de cette porte-parole principale des mercenaires désignée par le PSUV met en évidence qu’il s’agit d’un plan bien ficelé par le PSUV qui vise à confier la représentation légale du PCV à des cadres de sa totale confiance une fois l’assaut judiciaire exécuté.

15 avril 2023 : Les mercenaires ont tenu une conférence de presse dans l’État de Táchira aux côtés d’un ancien dirigeant régional du PCV de cette région, Henry Parra. Ce personnage a été exclu du PCV en 2021, lorsqu’il a tenté, dans le contexte des élections régionales de cette année-là, de diviser le PCV pour soutenir les candidats du PSUV. Il s’agit d’un fait public rapporté par la presse régionale (annexe 11). De ce fait, M. Parra et sa clique d’opportunistes se sont ralliés au PSUV et aux postes institutionnels qui leur ont été proposés. Les personnes présentes à cette conférence de presse ne sont pas des militants du PCV, et certaines sont d’anciens militants expulsés dans le cadre du processus électoral de 2021. Tous occupent des postes de direction dans différentes institutions de l’État, comme le précise l’annexe 12. Il est important de souligner que cette conférence de presse a été organisée depuis le Palacio de los Leones, siège du parlement régional contrôlé par le PSUV. Seuls le PSUV et le gouvernement régional ont accès à ces lieux.

LE PSUV ET SES MERCENAIRES ONT COMMIS EN TOUTE IMPUNITÉ LES ABUS SUIVANTS :

Le PSUV et ses mercenaires ont commis en toute impunité
les abus suivants :

Diffamation et calomnie à l’encontre du PCV sans présenter de preuves. Ils affirment de manière totalement irresponsable que le PCV reçoit de l’argent des USA et d’anciens ministres du PSUV, sans présenter aucune preuve. Ces calomnies sont sévèrement punies par la législation vénézuélienne.

Usurpation des logos et des symboles du PCV.

Ils refusent le droit de parole à notre député à l’Assemblée nationale.

Tout porte à croire qu’ils utilisent les ressources publiques d’une préfecture et d’organismes publics pour financer leur campagne contre le PCV.

Ils attaquent le PCV dans les médias publics et lui refusent le droit constitutionnel de réponse ou de défense.

Conclusions

Au sein du PCV, nous disposons de preuves suffisantes pour affirmer qu’il existe une décision ferme au plus haut niveau du gouvernement national visant à mettre en oeuvre une intervention judiciaire contre le PCV.

La stratégie ignoble et mafieuse du PSUV a été dévoilée et mise à nu. Malgré tous les efforts déployés, avec toute leur puissance et leur argent, pour rallier des militants du PCV à leur plan néfaste, ils n’ont obtenu aucun résultat. Il s’agit d’une action honteuse et désespérée, car ils n’ont pas pu, et ne pourront pas, briser l’unité et la dignité des militants du PCV, ni notre ferme détermination à lutter contre l’austérité antipopulaire du gouvernement de Nicolás Maduro et des patrons.

Cette escalade des agressions de la direction du PSUV contre le PCV commence, s’accélère et s’intensifie parallèlement à l’intensification des manifestations ouvrières pour des salaires décents. Cela fait quatre mois que des mobilisations continues et massives de travailleurs ont lieu dans tout le pays pour réclamer des salaires équivalents au panier de la ménagère et le rétablissement de leurs droits du travail. Cette indignation populaire s’amplifie à la suite des récents scandales de corruption où tout un réseau mafieux de dirigeants du PSUV, de prête-noms et d’entrepreneurs semble impliqué dans une escroquerie à l’échelle nationale portant sur plus de 20 milliards de dollars.

Le gouvernement craint que ce mécontentement croissant des masses populaires ne se concrétise en une alternative politique de classe au pacte d’élite entre les deux pôles de la bourgeoisie nationale : le PSUV au pouvoir et la bourgeoisie traditionnelle.

Le PCV n’a conclu aucune alliance avec des partis ou des forces de droite au Venezuela : notre ligne politique est claire ‑ construire l’alternative indépendante de la classe ouvrière et des couches populaires face à l’austérité néolibérale du pacte des élites. Ce sont le gouvernement et la direction bourgeoise du PSUV qui ont conclu des alliances et des accords avec la droite traditionnelle, voire avec l’impérialisme américain et européen.

Nous n’avons aucun doute que les agressions contre le PCV et leur intention de prendre d’assaut et d’intervenir dans notre organisation correspondent également à cet effort du gouvernement pour démontrer au capital national et mondial sa bonne volonté et son obéissance. Rien n’est plus attrayant pour le capital mondial que d’opérer dans un pays où le Parti communiste est interdit et où le mouvement ouvrier voit ses droits syndicaux restreints.

La situation actuelle est très dangereuse : si le PSUV parvient à mener à bien son projet de prise de contrôle et d’intervention au sein du PCV, l’action politique de notre Parti sera déclarée illégale. Une bande de mercenaires se présentera comme les représentants de notre organisation, usurpant notre sigle, et cela ouvrira la voie à des mesures répressives et de persécution contre nos militants et nos biens.

ANNEXES

ANNEXE 1 : Accord-cadre unitaire PSUV-PCV

Avril 2018
Lire le texte intégral de l’accord ici

 

Un article paru dans l’organe du Comité central du PCV ‑ Tribuna Popular ‑ numéro 3008 d’aout 2019 dénonçant le non-respect de l’accord par le PSUV

 

ANNEXE 2 : Quelques exemples de diffamation du PCV
par le vice-président du PSUV, Diosdado Cabello,
dans son émission hebdomadaire "Con el Mazo Dando"
et sur ses réseaux sociaux

De 2021 à aujourd’hui

Cabello accuse le PCV de recevoir des fonds provenant de sources corrompues sans présenter la moindre preuve – (Tweet + vidéo)

 

Cabello accuse le PCV d’"adopter le même discours que les Américains" afin de criminaliser le PCV – (article)

 

ANNEXE 3 : Une lettre des prétendues "bases" du PCV
adressée à Diosdado Cabello, signée par les mercenaires
Zoilo Arostegui, Carlos Fermín et Darío Fermín

Septembre 2022

 

ANNEXE 4 : Éléments prouvant que les signataires de la lettre
figurant à l’annexe 3 ne sont pas membres du PCV

 

Zoilo Arostegui
Membre du PSUV
Il faisait l’objet d’une procédure judiciaire (NP01-P- 2007-004898) pour avoir commis un délit de violence physique à l’encontre d’une femme. L’affaire a été mystérieusement classée sans suite.

 

Carlos Fermín

Actuellement directeur du CNE à Punta de Mata-Monagas.

En avril 2022, il a fondé le mouvement Proyecto Reconstrucción Nacional (PRN), un parti de droite qu’il a lui-même créé et qu’il comptait transformer en "parti unique de droite".

Il a dirigé la remise de la lettre à Diosdado Cabello, mais s’est ensuite retiré de la scène publique après la révélation réussie de celle-ci par le PCV.

 

Darío Fermín

Également militant du Projet de reconstruction nationale (PRN)

Actuellement fonctionnaire du CNE à Punta de Mata, dans l’État de Monagas.

 

 

Johan Coraspe

Militant du PSUV

Fonctionnaire au ministère des Communes

Il travaille également pour le Conseil national électoral en tant que coordinateur d’un bureau de vote dans la paroisse de Los Godos

 

 

ANNEXE 5 : Diosdado Cabello salue le groupe de mercenaires
lors du défilé du PSUV

4 février 2023

 

Il "salue" le groupe de "militants de base du PCV" lors du défilé – (vidéo) – (article)

 

Cabello salue la "rébellion" contre le PCV – (Tweet)

 

ANNEXE 6 : Des mercenaires organisent une conférence de presse
appelant au "sauvetage" du PCV dans l’État de Monagas

11 février 2023

 

La chaine publique VTV diffuse un reportage sur l’évènement – (vidéo)

 

Le gouvernement de l’État de Monagas soutient la promotion de l’évènement

 

Le PCV réagit à l’action organisée par les mercenaires – (article)

 

 

ANNEXE 7 : Enregistrement audio du député du PSUV Jesús Farías
exposant le plan d’attaque contre le PCV

15 de marzo de 2023

 

Écoutez l’enregistrement complet ici

 

Réaction du PCV dénonçant le plan d’assaut révélé par Farías – (article)

 

ANNEXE 8 : L’évènement de Barinas

18 mars 2023

Griseldys Herrera (gouvernement de Monagas) préside la manifestation des mercenaires dans l’État de Barinas (Tweet + video)

 

Les mercenaires à Barinas

 

Réponse officielle de la Direction régionale du PCV à Barinas, par l’intermédiaire du secrétaire politique Leonardo Rodríguez, dénonçant la "manipulation" de l’événement –  (vidéo)

 

ANNEXE 9 : Diosdado Cabello reçoit et présente pour la première fois dans son émission de télévision "Con El Mazo Dando" (épisode n° 425) les chefs de file des mercenaires

29 mars 2023

 

 

 

ANNEXE 10 : Profil de Griseldys Herrera : l’une des instigatrices du plan d’assaut

Militante du PSUV

Fonctionnaire du CNE, responsable de l’Unité technique de participation citoyenne du CNE dans l’État de Monagas

 

Conseillère juridique de la préfecture de l’État de Monagas et membre de la commission des marchés publics de la préfecture de l’État de Monagas – (Tweet)

 

 

• Elle a été secrétaire du Conseil législatif de l’État de Monagas pour le PSUV

• Elle a été contrôleuse de la municipalité de Maturín, dans l’État de Monagas, pour le PSUV

 

 

Elle est chargée de gérer la logistique des événements auxquels les mercenaires ont participé

 

 

ANNEXE 11 : Conférence de presse des chefs de file
dans l’État de Táchira

15 avril 2023

Ancien dirigeant du PCV aux côtés des autres mercenaires de l’État de Monagas (video)

Henry Parra : responsable des affaires syndicales de la zone éducative de Táchira; Jaime Otero : directeur de l’Office national de lutte contre le crime organisé et le financement du terrorisme (ONCDOFT) et beau-frère d’Henry Parra; Mireya Otero : épouse d’Henry Parra; Shayenska Martinez : directrice de l’école publique Mariscal Sucre; Solanda Vivas : directrice de l’école publique Cecilio Acosta; Wilson Vivas.

 

Le PCV explique que la position d’Henry Parra et de Jaime Otero, qui soutiennent le PSUV lors des élections, ne reflète pas la ligne du PCV (2021) – (Tweet + vidéo)

 

Henry Parra et Jaime Otero ont été exclus du PCV en 2021 (Article)