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Venezuela – Syndicats |
Source :
https://bibliofep.fundacionempresaspolar.org/dhv/entradas/s/sindicatos/
Même si la mort du général Juan Vicente Gómez (17 décembre 1935) a été l’événement qui a permis la création officielle des organisations syndicales, il est important de préciser que l’existence de groupes de travailleurs primaires remonte à bien plus loin. Les investissements étrangers réalisés sous le mandat d’Antonio Guzmán Blanco (1870-1888) ont permis le développement de certaines activités : extraction d’asphalte du lac de Guanoco, de soufre à El Pilar, de charbon à Naricual, d’or à El Callao ; navigation lacustre, fluviale et côtière ; chemins de fer ; industries naissantes ; travaux publics ; maisons de commerce, etc. ; où, sans équivoque, se sont développées des relations de travail typiquement capitalistes et où l’on a pu observer les prémices d’organisations de travailleurs, ainsi que les débuts de la lutte pour l’amélioration des conditions de travail. À cette fin, un Congrès des travailleurs s’est réuni à Caracas, le 28 octobre 1896, sous la présidence d’Alberto González Briceño, avec Leopoldo Torres Abandero comme secrétaire. Le Congrès des travailleurs de 1896 a vu la participation de différents corps de métier à caractère plutôt artisanal que prolétarien : tailleurs, menuisiers et ébénistes, typographes et fabricants de cigares. Son programme abordait divers points tels que «… déterminer la manière concrète de diffuser l’instruction populaire… », ou étudier «… la nécessité de créer des sociétés coopératives… » au Venezuela, tout en encourageant l’élaboration d’un « …règlement pour l’union des sociétés de bienfaisance de cette ville [Caracas] afin de promouvoir l’économie parmi les classes ouvrières… ». Outre ce programme à caractère syndicaliste, le Congrès ouvrier de 1896 soulignait la nécessité de fonder un parti ouvrier, en tant qu’expression politique des revendications proposées. Cependant, les aléas de la vie politique nationale n’ont pas permis à cette initiative de perdurer. C’est sous la forme de sociétés de bienfaisance ou d’associations d’entraide que les ouvriers vénézuéliens se sont regroupés au cours des premières décennies du XXe siècle, notamment avec le développement de l’industrie pétrolière naissante. Ces considérations conduisent à affirmer que, pendant la période mentionnée de gestation du mouvement ouvrier, on ne peut pas parler de syndicats au sens strict, ni de syndicalisme proprement dit.
Naissance du mouvement syndical
À partir de 1936, sous le gouvernement d’Eleazar López Contreras, une campagne fut lancée par les organisations politiques et par le président de la République lui-même, visant à obtenir la syndicalisation massive des travailleurs. L’idée fut rapidement adoptée et dépassa même largement les attentes de ceux qui l’avaient soutenue et diffusée. L’importance de s’unir au sein de syndicats a pris de l’ampleur parmi les ouvriers, ce qui a abouti à la création d’une fédération ouvrière du Venezuela, dont l’objectif était d’étendre son action à l’ensemble du pays. L’organisation du Ier Congrès des travailleurs du Venezuela a débuté au milieu de l’année 1936. Ses principaux promoteurs étaient la Confédération syndicale ouvrière du Venezuela et l’Association nationale des employés (ANDE), qui ont invité tous les syndicats du pays à former des fédérations régionales et à élire leurs délégués pour cet événement national. Son inauguration eut lieu le 6 décembre 1936 au théâtre Bolívar de Caracas. 219 délégués représentant 94 syndicats, qui regroupaient 50 652 travailleurs, y assistèrent. La direction du congrès était composée de Jesús Mata Guerra, Efraín Rovira, Jesús Gómez Barbieri et Alejandro Oropeza Castillo. Son ordre du jour comprenait la discussion sur la grève pétrolière alors sur le point d’éclater, la loi sur le travail, les statuts des ligues paysannes et la création d’une centrale syndicale. Le 31 décembre, la création de la Confédération vénézuélienne du travail (CTV) a été approuvée ; celle-ci était présidée par Alejandro Oropeza Castillo et comptait un comité national composé de Jesús Gómez Barbieri, Augusto Malavé Villalba, Luis Hernández Solís et Luis Ruiz. En février 1937, le gouvernement du président López Contreras a dissous les partis politiques de gauche et expulsé du pays 47 citoyens, parmi lesquels figurait la majorité des dirigeants de la CVT nouvellement créée. Le 1er mai 1938, une Conférence syndicale nationale s’est tenue à Caracas, à laquelle ont assisté 99 délégués, représentant 49 000 travailleurs. Sa portée fut très limitée en raison du harcèlement policier et des restrictions imposées par le gouvernement. En 1941, un groupe de syndicats pétroliers s’est réuni et a créé l’Union syndicale pétrolière du Venezuela sous la présidence de Jesús Farías. Cette organisation a été revitalisée en 1943 avec l’organisation du Ier Congrès des travailleurs pétroliers, et Jesús Farías, Luis Tovar, Vicente Gamboa, Manuel Taborda et Luis Beltrán Hernández ont été confirmés à sa direction. En 1944, l’Union syndicale pétrolière du Venezuela, l’Union des travailleurs de Zulia et la Fédération syndicale du District fédéral ont convoqué une Convention syndicale nationale qui s’est tenue au Nuevo Circo de Caracas le 22 mars de cette année-là. Le congrès a réuni 370 délégués représentant 150 syndicats, dont 41 étaient dirigés par Acción Democrática (AD) et les autres par le Parti communiste du Venezuela (PCV). L’ordre du jour de la convention était le suivant : situation économique des travailleurs et la guerre, le prolétariat vénézuélien et les problèmes de l’après-guerre, la législation vénézuélienne ainsi que l’organisation et l’unité des travailleurs. Un incident entre Acción Democrática et le Parti communiste a permis à Ramón Quijada de qualifier l’événement de « communiste » et, profitant de cette situation, le 24 mars, le Journal officiel publia une résolution exécutive dissolvant la Confédération vénézuélienne des travailleurs et déclarant illégaux 91 syndicats et fédérations de travailleurs représentant environ 10 192 travailleurs sur les 23 346 affiliés aux syndicats existants dans tout le pays. Avant la dissolution de la convention, l’affiliation de la CVT à la Confédération des travailleurs d’Amérique latine (CTAL) et à la Fédération syndicale mondiale avait été décidée. En décembre 1944, des délégations des deux partis ont assisté en Colombie au IIe Congrès de la CTAL et sont parvenues à un accord sur l’unification du mouvement syndical vénézuélien, créant en 1945 la Fédération des travailleurs du Venezuela qui, bien qu’intégrant en son sein toutes les tendances politiques, n’a jamais vraiment connu une existence réelle.
Confederación de Trabajadores de Venezuela (CTV)
Au moment du coup d’État civilo-militaire d’octobre 1945, Acción Democrática était déjà parvenue à s’imposer comme une force rivalisant avec les communistes pour la suprématie dans le milieu syndical, une situation facilitée par les divisions au sein même du PCV. C’est Acción Democrática qui est à l’origine de la convocation du IIe Congrès syndical national, qui s’est tenu le 14 novembre 1947 au Théâtre national de Caracas ; 15 fédérations régionales et 7 fédérations professionnelles y étaient représentées. Le congrès décide de reconstituer la CTV, sous le nouveau nom de Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), dont le comité exécutif est entièrement composé de militants d’Acción Democrática : Bernando Pérez Salinas, Augusto Malavé Villalba, Juan Herrera, Francisco Olivo, Luis Hurtado Higueras et Ramón Quijada. Le gouvernement militaire qui avait renversé le président Rómulo Gallegos interdit en 1948 les assemblées syndicales. En réponse, le mouvement syndical convoqua en février 1949 une grève générale à durée indéterminée. La junte militaire a alors dissous la CTV, ainsi que 24 fédérations régionales, conformément au décret n° 56 du 25 février 1949. Le dernier grand affrontement entre les organisations syndicales et le gouvernement militaire fut la grève des pétroliers de 1950, qui fut durement réprimée par le gouvernement ; un décret du Conseil des ministres daté du 8 mai déclara dissous 35 syndicats, 9 unions, une association et la centrale syndicale. Le mouvement syndical se reconstitue au Venezuela à partir du 23 janvier 1958. Le IIIe Congrès de la CTV s’est ouvert le 13 novembre 1959 et s’est tenu à Los Caracas, en présence de 900 délégués représentant 59 761 travailleurs cotisants selon les chiffres officiels, organisés en 9 fédérations nationales et 22 fédérations régionales, qui regroupaient 685 syndicats urbains et 1 250 organisations paysannes. Le rapport de forces au sein du congrès penchait nettement en faveur d’Acción Democrática avec 470 délégués (52,2 %), contre 210 (23,3 %) pour le PCV, 130 (14,5 %) pour le Parti social-chrétien COPEI et 90 (10 %) pour l’Union républicaine démocratique (URD). Le congrès a décidé de réorganiser la CTV et a approuvé une longue déclaration de principes qui a servi de base politique à son action future. Les contradictions entre le PCV et le Mouvement de gauche révolutionnaire (MIR), d’une part, et les partis Acción Democrática et COPEI, d’autre part, s’étaient intensifiées en raison de la ligne de lutte armée adoptée par les premiers, de sorte que les membres social-chrétiens et adecos du Comité exécutif décidèrent, le 18 décembre 1960, de traduire en tribunal disciplinaire tous les dirigeants de gauche et de convoquer pour janvier 1961 un congrès extraordinaire de la CTV. L’événement a réuni 195 délégués d’Acción Democrática et 85 délégués du COPEI, et il a été convenu d’une double affiliation internationale, d’une part au Bureau régional interaméricain du travail (ORIT) de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et à la Confédération latino-américaine des syndicats libres (CLASL) de la CISL d’autre part, bien qu’en réalité, seule l’affiliation à la première de ces organisations régionales ait été effective, en plus de l’affiliation à la CISL. Les discussions ont porté sur le renforcement de la démocratie au Venezuela et sur la stratégie à adopter face à la gauche. Le Comité exécutif désigné lors de ce congrès était composé exclusivement de membres des partis AD et COPEI, ce qui a de nouveau consacré la division du mouvement syndical vénézuélien. La création de la Banque des travailleurs (BTV) en 1968 a marqué un tournant dans l’évolution de la CTV et a consacré le contrôle hégémonique exercé par Acción Democrática au sein de cette centrale syndicale. Lors du VIIIe Congrès des travailleurs (1980), la plus grande centrale syndicale du pays, rompant avec ses positions traditionnelles, s’est prononcée en faveur d’un nouveau modèle économique pour le pays et, dans l’autre document central, celui sur la cogestion, a présenté cette thèse comme son objectif à court terme. À la suite du scandale provoqué par la mise sous tutelle de la Banque des travailleurs (1982) et dans le cadre des déclarations du président par intérim de la CTV et de son Comité exécutif, dans lesquelles, pour la première fois, la centrale syndicale exprime publiquement ses critiques et ses divergences avec le gouvernement présidé à nouveau depuis 1984 par Acción Democrática, se tient à Caracas, le 20 mai 1985, le IXe Congrès de la CTV. Y ont assisté 1 549 délégués, dont 920 (60 %) étaient issus d’AD, 315 du COPEI, 148 du Mouvement électoral du peuple (MEP), 60 de l’Union républicaine démocratique (URD), 16 du Mouvement vers le socialisme (MAS), 8 du MIR, 7 du PCV et 35 indépendants et d’autres petites organisations, représentant 23 fédérations régionales et 27 fédérations nationales. Comme lors du congrès précédent, le thème de la cogestion a dominé le débat sur la réorganisation de l’économie, où les analyses et les mesures concernant l’emploi et les salaires des travailleurs ont joué un rôle fondamental. Sur le plan de l’organisation interne, la politique de syndicats nationaux par branche et par industrie n’a pas réussi à obtenir le consensus nécessaire. La CTV reste aujourd’hui, et de loin, la centrale hégémonique du mouvement syndical vénézuélien.
Confederación de Sindicatos Autónomos de Venezuela (CODESA)
Dès 1941, au sein de petits groupes liés à l’Église catholique, et en particulier à la Compagnie de Jésus, ainsi qu’au COPEI, on discutait de la nécessité de mettre en place un syndicalisme inspiré de la doctrine sociale de l’Église catholique. Le prêtre jésuite Manuel Aguirre Elorriaga devint le promoteur de cette idée et organisa un programme de stages de formation sociale qui s’adressaient initialement aux ouvriers, puis s’ouvrirent aux professionnels, aux étudiants, aux politiciens et aux industriels. Cette activité s’accompagnait de retraites spirituelles à l’église San José del Ávila, ce qui conféra une orientation nettement religieuse à l’ensemble du processus. Cette phase initiale s’achève par la fondation, lors d’une assemblée tenue le 5 juillet 1945, du Cercle ouvrier de Caracas, dont le comité directeur était composé de Juan B. Silva, Lilia Bello, Simón Barres, Enriqueta Fuenmayor, Miguel Silvera, Víctor Hernández, Modesto Simancas, avec le conseil ecclésiastique de Manuel Aguirre. Le cercle a poursuivi son travail de formation et deux organisations catholiques ont été créées, qui allaient participer, de diverses manières, à l’émergence ultérieure de la CODESA ; il s’agit de l’Union fraternelle des dirigeants de l’Action catholique (FUNDASC) et de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Sous le gouvernement de Marcos Pérez Jiménez, certains jeunes, influencés par la JOC, rejoignent l’Union vénézuélienne des employés et des ouvriers (UVEO) ; ce syndicat, aux côtés du Círculo, sera à l’origine de la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA). L’existence au sein du COPEI d’un organisme fonctionnel dédié au domaine syndical, le Front des travailleurs chrétiens (FTC), ainsi que cette nouvelle organisation sociale de travailleurs, ont rendu nécessaire la mise en place d’un mécanisme de coordination. C’est ainsi qu’a été créé en 1959 le Comité unitaire des syndicalistes chrétiens (CUSIC). Les 20 et 21 août 1964 se tient le Ier Congrès national de la CODESA. Le bureau était présidé par William Franco et cinq fédérations, regroupant 60 syndicats et 80 ligues paysannes, y étaient représentées. Le discours d’ouverture portait sur la réforme agraire comme moyen de promouvoir le développement autonome du pays. Entre 1964 et 1981, la CODESA a tenu cinq congrès. À l’occasion du VIe Congrès (1985), une division entre les membres de la Confédération a conduit à l’élection de deux comités exécutifs qui se disputent leur légitimité.
Confederación General de Trabajadores (CGT)
La présence au sein de la CODESA de militants du parti social-chrétien COPEI, qui jouaient un rôle décisif dans les instances dirigeantes, a suscité des débats et des affrontements avec les secteurs partisans de l’autonomie syndicale face à une structure à caractère partisan. En 1971, un groupe important de dirigeants et de militants de la CODESA, après avoir critiqué l’ingérence excessive du COPEI au sein de la Centrale, à laquelle s’ajoutaient des conflits de leadership, décida de créer une autre organisation syndicale. À cette fin, le 24 avril 1971, le Ier Congrès national de la CTG s’est tenu au Palais des sports de Caracas, présidé par Reinaldo Milano Hernández, avec la participation de 5 fédérations régionales regroupant 30 syndicats et 15 000 affiliés. L’affiliation de cette nouvelle centrale syndicale à la Confédération mondiale du travail (CMT) et à la Centrale latino-américaine des travailleurs (GLAT) a été ratifiée. Depuis cette date et jusqu’en 1995, la CGT a tenu cinq congrès.
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Confederación de Trabajadores de Venezuela |
Source :
https://latinoamericana.wiki.br/es/entradas/c/ctv
Parmi les différentes centrales syndicales présentes dans le pays, la plus importante est la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), créée sous l’influence de l’Action démocratique (AD), un parti qui, à ses débuts, s’identifiait à la social-démocratie européenne mais qui, aujourd’hui, est le principal porte-parole de l’impérialisme américain dans le pays et l’un des principaux opposants à Hugo Chávez.
Après un coup d’État perpétré par l’AD, le parti a organisé, en 1947, un congrès des travailleurs qui a décidé de fonder la CTV. Tous les postes de direction étaient contrôlés par ce parti. Cette action visait à empêcher l’influence du Parti communiste vénézuélien (PCV) et de différents groupes révolutionnaires au sein du mouvement syndical. Depuis lors, la CTV, branche syndicale de l’AD, se caractérise par un syndicalisme corporatiste et bureaucratisé.
De plus, l’histoire de la CTV est marquée par des accusations constantes de corruption, un lien ancien et solide avec l’AFL-CIO (American Federation of Labor and Congress of Industrial Organization) des États-Unis et le soutien à la réforme néolibérale du travail du gouvernement de Rafael Caldera (la loi organique du travail de 1997), qui a entraîné la perte des droits du travail et contribué à ce que le secteur formel de l’économie n’accueille que 12 % de la classe ouvrière.
La CTV a joué un rôle décisif dans toutes les actions putschistes qui ont eu lieu dans le pays, en particulier la grève du 9 avril 2002, qui a précédé le coup d’État du 11, vaincu quelques jours plus tard.
La CTV a également participé à un lock-out lancé le 12 décembre de la même année. Ce blocage, auquel ont adhéré divers entrepreneurs de l’industrie, des établissements d’enseignement privé, des médias, du commerce et des dirigeants de la société Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), avait pour objectif principal d’empêcher la production et le raffinage du pétrole, ce qui compromettrait l’économie vénézuélienne. On en est même arrivé à recourir à des actes de sabotage, avec la destruction de machines et d’installations.
Les patrons et la CTV se sont heurtés à une forte résistance de la part des travailleurs les mieux organisés et de la population qui, petit à petit, ont réussi à reprendre le contrôle de la production, en occupant directement les usines ou en exigeant leur réouverture. C’est ainsi qu’en février 2003, le lock-out a été vaincu. Environ 5 000 employés de la société PDVSA ont été licenciés, y compris des cadres et des directeurs, et les présidents de la Fedecámaras et de la CTV ont été arrêtés.
Actuellement, l’action de la CTV fait l’objet d’une forte remise en question au sein du milieu syndical, comme en témoignent principalement la perte de syndicats importants et la création et la croissance d’une nouvelle centrale, l’Union nationale des travailleurs (UNT).
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Central Bolivariana Socialista |
Source :
https://cbolivariana.org.ve/wp-content/uploads/2024/10/PERFIL-POLITICO-SOCIAL.pdf
CBST – Profil politico-syndical
La Centrale bolivarienne socialiste des travailleurs et travailleuses de la ville, de la campagne et de la pêche (CBST-CCP) est une organisation syndicale vénézuélienne, créée le 10 novembre 2011 par le commandant Hugo Chávez, dans le but de représenter et de défendre les droits des travailleurs dans divers secteurs, de promouvoir le socialisme et de lutter contre l’impérialisme.
Mission
Consolider une société socialiste, juste et égalitaire, à partir d’un nouveau modèle de syndicalisme qui favorise l’unité des travailleurs de la ville, de la campagne et de la pêche du pays, l’amélioration de leur qualité de vie et le développement endogène de l’État, ainsi que son indépendance économique, technique et scientifique. Honnêteté Solidarité Humanisme
Vision
* Être une organisation syndicale révolutionnaire qui transforme la culture et la pratique syndicales en les liant étroitement à la lutte politique, avec une large dimension humaine et de justice, qui défend les droits des travailleurs et promeut leur développement intégral.
Objectifs
* Améliorer les conditions de travail : Veiller à ce que tous les travailleurs aient accès à des conditions de travail sûres, équitables et dignes, notamment à des salaires adéquats et à des prestations sociales.
* Promouvoir l’unité syndicale : Encourager l’unité et la solidarité entre les différents syndicats et fédérations afin de renforcer le mouvement syndical au Venezuela.
* Défendre la souveraineté nationale : S’opposer aux interventions étrangères et aux politiques impérialistes susceptibles de porter atteinte à la souveraineté et à l’indépendance du Venezuela.
* Encourager la participation des travailleurs : Promouvoir la participation active des travailleurs à la prise de décision et à la gestion des entreprises et des organisations où ils travaillent.
* Développer des programmes de formation : mettre en place des programmes de formation initiale et continue afin d’améliorer les aptitudes et les compétences des travailleurs, en les adaptant aux besoins du marché du travail.
* Renforcer les Conseils productifs des travailleurs (CPT) : Soutenir et renforcer les CPT afin qu’ils jouent un rôle plus actif dans la gestion et le contrôle de la production au sein des entreprises.
* Promouvoir le socialisme : Œuvrer à la construction d’une société socialiste qui donne la priorité au bien-être de la classe ouvrière et à la justice sociale.
La CBST-CCP regroupe 17 Fédérations sectorielles nationales, parmi lesquelles :
* FUTPV: Federación Unitaria de Trabajadores y Trabajadoras del Petroleo del Gas, sus Similares y Derivados de Venezuela
* FENTRASEP: Federación Nacional de Trabajadores del Sector Público
* FENASIRTRASALUD: Federación Nacional de Sindicatos Revolucionarios de Trabajadores de la Salud
La CBST-CCP est membre de la Fédération syndicale mondiale (FSM).
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L’"Assemblée constituante ouvrière" |
Le 14 aout 2025, lors du "premier congrès pédagogique des enseignants bolivariens à Caracas", Nicolás Maduro annonce l’objectif de mettre en oeuvre un processus d’"Assemblée constituante ouvrière". Voici comment il caractérise le prétendu enjeu[1] :
Je pense que le moment est venu pour le grand mouvement des travailleurs et travailleuses du Venezuela de lancer un processus constituant afin de dépasser les structures bureaucratiques du syndicalisme traditionnel, du syndicalisme vieillissant, épuisé, et que nous nous engagions dans la construction de mouvements nouveaux et puissants qui incarnent l’essence même de ce que le commandant Chávez nous a toujours proposé.
Pour commencer, le 23 octobre 2025 est mise en place une Commission promotrice de l’Assemblée constituante ouvrière, dont les membres valident publiquement le serment suivant, prononcé par Maduro[2] :
La main sur le coeur, nous nous levons tous pour prêter serment en ce moment précieux sur la planète Terre, sous la protection de notre Seigneur Jésus-Christ, avec les bénédictions de Dieu tout-puissant, je jure que j’impulserai avec une nouvelle force constituante un processus exemplaire afin que la classe ouvrière du Venezuela soit de mieux en mieux préparée, soit de mieux en mieux organisée et puisse tenir le grand congrès de la classe ouvrière les 14, 15 et 16 décembre. Qu’il impulsera la force définitive de la classe ouvrière en tant que guide de la révolution socialiste du 21e siècle […]. Je le jure. Je le ferai. Vous êtes désormais assermentés en tant que Comité promoteur du Grand Congrès national de la classe ouvrière.
Le ministre du Pouvoir populaire chargé du Processus social du travail, Eduardo Piñate, est plus prosaïque et va droit au but en ce qui concerne la question du syndicalisme. Il a souligné que l’objectif est de parvenir à une Centrale bolivarienne socialiste des travailleurs et travailleuses (CSBT) ‑ qui, elle, existe déjà sous ce nom et est d’office fidèle régime ‑ renouvelée[3]. Il ne se réfère ni au mouvement ouvrier en général, ni aux organisations syndicales autres que la CSBT, considérées comme "structures bureaucratiques du syndicalisme traditionnel, du syndicalisme vieillissant, épuisé" (voir plus haut).
Finalement les 15 et 16 décembre 2025 s’est tenu le "Congrès constituant de la classe ouvrière". Des propositions ont été élaborées, dont les suivantes[4].
Dans le domaine organisationnel : Nomination d’une Commission nationale de transition ouvrière dotée de pleins pouvoirs pour diriger le renouvèlement des méthodes, de l’organisation et des directions de la Centrale bolivarienne socialiste des travailleurs; cette commission devra présenter un calendrier de transition dans un délai de 20 jours, aboutissant à la tenue d’un congrès des travailleurs dans 18 mois, et à la définition de nouveaux statuts et d’une nouvelle méthodologie électorale dans 6 mois, garantissant des dirigeants actifs dont le mandat est révocable.
Dans le domaine de la "Défense intégrale de la patrie" : Création, mise en place et renforcement des Corps de combattants de la classe ouvrière dans tous les lieux de travail (publics et privés), avec une formation militaire, idéologique et tactique permanente; recrutement massif de travailleurs au sein de la Milice bolivarienne et coordination de ces corps avec les Unités communales de milice.
[1]._https://correodelcaroni.com/laboral-economia/sindicatos-en-resistencia-y-sobrevivencia-ante-la-ofensiva-oficialista/
[2]._https://www.facebook.com/JULIMAR23/videos/el-jefe-de-estado-nicolás-maduro-moros-juramentó-este-jueves-al-comité-promotor-/767446762927743/
[3]._http://www.psuv.org.ve/temas/noticias/inicia-debate-para-renovacion-liderazgos-movimiento-obrero-venezuela/
[4]._https://observatoriodetrabajad.com/2025/12/22/congreso-constituyente-de-la-clase-obrera-observatorio-de-trabajadors-en-lucha/
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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Un accord syndical historique place la défense des salaires au coeur de la lutte des travailleurs 17 décembre 2025 |
Source :
https://laboursolidarity.org/n/3709/historico-acuerdo-unitario-sindical-coloca-el-rescate-del-salario-en-el-centro-de-la-lucha-de-los-trabajadores
Dans un geste d’une profonde portée politique, sociale et professionnelle, plus d’une cinquantaine d’organisations syndicales, professionnelles et sociales du Venezuela, diverses sur le plan idéologique et politique, ont signé un accord national unitaire qui marque un tournant historique en mettant fin à la fragmentation imposée au mouvement des travailleurs et en plaçant l’unité de classe au-dessus des différences, en réponse collective à l’appauvrissement généralisé, la répression et la criminalisation de la contestation, et comme expression ferme de la lutte pour le rétablissement des salaires, des retraites, de la liberté syndicale et des droits du travail systématiquement bafoués par l’État vénézuélien.
Salaires et retraites réduits à la misère
L’axe central de l’accord unitaire est la lutte pour le rétablissement des salaires et des retraites, dévastés par des politiques anti-travailleurs qui ont détruit les revenus des travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, en remplaçant le salaire constitutionnel par des primes discrétionnaires sans incidence sur les droits du travail ni la sécurité sociale, en violation flagrante de l’article 91 de la Constitution et de la loi organique sur le travail, condamnant des millions de familles à la précarité tandis que le discours officiel occulte cette réalité avec des discours sur la croissance économique qui ne profite pas aux travailleurs.
Lois anti-travailleurs et destruction des acquis historiques
L’accord désigne comme directement responsables de cette situation des instruments tels que la loi anti-blocus, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les instructions de l’ONAPRE, qui ont permis le contournement des droits, l’externalisation et la suspension des conventions collectives, favorisant ainsi les intérêts patronaux tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
Ces mesures ont pulvérisé la négociation collective et laissé les travailleurs sans protection juridique effective face aux abus de l’État-employeur.
Répression, criminalisation et atteinte à la liberté syndicale
Un autre aspect de l’accord est la défense sans restriction de la liberté syndicale, considérée comme un droit humain fondamental. Les organisations dénoncent une politique systématique de persécution policière et judiciaire, d’intervention dans les syndicats, d’emprisonnement des dirigeants syndicaux, de déni du droit de grève et de criminalisation des manifestations syndicales, en violation des conventions 87 et 98 de l’OIT.
Dans ce contexte, l’accord exige la libération totale de tous les syndicalistes emprisonnés, poursuivis en justice ou disparus, réaffirmant que la lutte syndicale n’est pas un délit et que sans liberté syndicale, il ne peut y avoir de véritable démocratie.
Une unité plurielle pour reconstruire la valeur du travail
L’accord pose comme principe l’unité dans la diversité, dans le respect de l’autonomie, de la pluralité idéologique et de l’indépendance de chaque organisation. Loin d’imposer des structures, les centrales et les syndicats signataires s’engagent à maintenir une instance unitaire, plurielle et représentative, destinée à coordonner des actions communes et à assurer un suivi efficace des engagements pris.
Ils soulignent que cette unité n’est pas conjoncturelle, mais qu’il s’agit d’une réponse éthique face à la faim, aux inégalités et au déni des droits qui frappent la classe ouvrière.
Des engagements concrets envers les travailleurs
Parmi les engagements pris, il convient de souligner la lutte pour un salaire et une pension qui couvrent les besoins vitaux, la restitution de la valeur réelle des prestations sociales, le paiement de la dette historique accumulée, la réactivation complète des conventions collectives, l’abrogation des lois anti-travailleurs et la garantie de conditions de travail dignes pour tous les secteurs, y compris les travailleurs informels, qui constituent aujourd’hui la majorité dans le pays.
De même, les organisations s’engagent à dénoncer ces violations devant les instances internationales et à mener une vaste campagne nationale d’organisation, de communication et de mobilisation syndicale.
Annonce d’une grande mobilisation nationale le 15 janvier 2026
Pour concrétiser ce nouveau moment d’unité, l’accord annonce une grande journée nationale de mobilisation le 15 janvier 2026, dans le cadre de la Journée des enseignants, appelant tous les travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, à lutter pour le rétablissement des salaires, des pensions et des revendications sociales.
Unité pour récupérer ce qui a été pris
Cet accord se termine par une définition claire du moment historique : ce qui a été pris à la classe ouvrière ne sera pas récupéré par le silence ou la résignation, mais par l’unité, l’organisation et la lutte. En affirmant que le salaire n’est pas un chiffre mais une question de vie, de dignité et de justice sociale, les organisations signataires transforment cet engagement en une feuille de route pour la reconquête des droits du travail, précisant clairement qu’il ne s’agit pas d’une déclaration rhétorique, mais d’un accord de combat, de défense de la vie et d’unité historique, par lequel le mouvement syndical vénézuélien annonce qu’il est prêt à affronter la misère et la répression pour récupérer ce qui appartient légitimement à ceux qui soutiennent le pays par leur travail.
Soutien pluriel
L’Accord national unitaire bénéficie du soutien des principales organisations syndicales, professionnelles et sociales du pays, parmi lesquelles les centrales historiques suivantes : Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV), Union nationale des travailleurs (UNETE), la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA), la Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI) et la Confédération générale des travailleurs (CGT), ainsi que des organisations emblématiques du secteur universitaire, éducatif et de la santé telles que l’APUCV, le SINATRAUCV, FETRASUV, l’Ordre des infirmiers du district capital, APROUPEL-Maracay, SINDITEBA-FENATEV Barinas, la Coalition des enseignants de l’État de Sucre, le Mouvement des éducateurs Simón Rodríguez, REDEDUCADORES et le Mouvement des éducateurs unis pour le Venezuela ; ainsi que des expressions de lutte régionale telles que l’Union nationale d’action sociale, syndicale et professionnelle de Zulia (UNASSG), l’Alliance sociale des travailleurs d’Aragua (ASTA), le Syndicat bolivarien des employés de la mairie de la municipalité de Páez de l’État de Portuguesa, le Mouvement 23 BAUXILU, la Fédération unitaire des syndicats bolivariens de l’État de Carabobo (FUSBEC) et des espaces syndicaux unitaires tels que le Comité national de conflit des travailleurs en lutte ((CNCTL), entre autres, dont la convergence plurielle confirme que cet accord n’est ni partiel ni sectoriel, mais constitue une référence nationale d’unité et d’engagement de la classe ouvrière vénézuélienne pour la défense des salaires, des retraites, de la liberté syndicale et des droits du travail.
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Accord unitaire des travailleurs |
ACCORD UNITAIRE DES TRAVAILLEURS
Pour la sauvegarde des salaires, des retraites et de la liberté syndicale!
Caracas, 12 décembre 2025
Nous, représentants des centrales syndicales, des fédérations, des organisations non confédérées, des syndicats de base, des associations professionnelles, des associations de travailleurs, des organisations de retraités et de pensionnés, des centres de formation ouvrière, des travailleurs informels et des organisations sociales;
CONSIDÉRANT :
• Que les politiques économiques mises en œuvre par l’État ont détruit les revenus des travailleurs actifs, des retraités et des pensionnés, réduisant les salaires et les pensions à des niveaux de misère et affectant la santé, l’alimentation, la sécurité et la dignité de millions de familles.
• Que le salaire minimum légal a été remplacé par des primes arbitraires n’ayant aucune incidence sur les prestations, les pensions, la sécurité sociale ni les calculs salariaux, en violation de l’article 91 de la Constitution et des principes salariaux de la LOTTT.
• Que des instruments et des lois à caractère anti-travail restent en vigueur — notamment la loi anti-blocage, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les directives associées à l’instruction de l’ONAPRE — qui permettent la désalarisation, l’externalisation, le non-respect des droits et la précarisation extrême du travail, favorisant exclusivement les intérêts patronaux des secteurs public et privé.
• Que plus de 60 % de la main-d’œuvre est informelle et ne bénéficie ni de revenus décents ni de protection sociale, alors que seulement 38 % soutient l’activité économique nationale, situation aggravée par la migration forcée et la destruction de l’appareil productif.
• Que le discours officiel sur la « croissance économique » contraste avec le refus systématique d’augmenter les salaires, de rétablir les droits ou de garantir des conditions de travail dignes.
• Qu’il existe une répression systématique de l’État contre le mouvement syndical et, de manière générale, contre les travailleurs qui luttent, par le biais de pratiques de persécution policière et judiciaire, de criminalisation de la protestation et de déni du droit de grève, en violation des conventions n° 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiées par la République.
• Que le mouvement syndical a été attaqué, fragmenté et affaibli, dépouillé du droit à la négociation collective, laissant les travailleurs sans défense juridique effective face aux agressions constantes du patronat tant public que privé.
• Que la liberté syndicale est un droit humain fondamental, conquis par la lutte historique du mouvement ouvrier, consacré par l’article 95 de la Constitution et ratifié par la Convention n° 87 de l’OIT.
• Que les organisations syndicales sont des entités autonomes et indépendantes, des outils essentiels pour la défense exclusive des intérêts, des droits et des acquis de la classe ouvrière, sans ingérence extérieure.
• Que, face aux tentatives de subordination institutionnelle par le biais de mécanismes irréguliers tels que la soi-disant « assemblée constituante syndicale » et l’absence de protection juridique effective, il est indispensable de défendre cette autonomie afin de préserver les libertés fondamentales des travailleurs.
NOUS CONVENONS
De lutter ensemble pour rétablir la valeur du travail au Venezuela, par le biais d’une véritable revalorisation des salaires et des retraites, du rétablissement intégral des droits du travail et des droits contractuels, de la défense des libertés publiques, de l’autonomie syndicale, et en exigeant la libération totale de tous les prisonniers et personnes poursuivies en justice issus du mouvement syndical.
PRINCIPES DE L’ACCORD
1. Unité dans la diversité. ‑ Respect total de l’autonomie de chaque organisation, ainsi que de la pluralité de ses idées et de ses approches. Des actions communes sont mises en place sans imposer de structures ni supplanter les identités.
2. Engagement collectif et éthique. ‑ Cet accord exprime un engagement envers la classe ouvrière. Les décisions seront prises à l’issue d’un débat transparent, démocratique et visant à obtenir le plus large consensus possible.
3. Coordination et cohérence. ‑ Les organisations travailleront de manière coordonnée pour promouvoir des objectifs communs, en garantissant une participation équitable et un suivi efficace des accords.
4. Transparence et inclusion. ‑ Toutes les actions se dérouleront de manière ouverte, en encourageant la participation de tous les travailleurs sans distinction de secteur, de région, de genre, d’idéologie, d’affiliation politique, de croyance religieuse ou de statut professionnel.
5. Solidarité et soutien mutuel. ‑ Un soutien est assuré aux travailleurs et aux organisations confrontés à des persécutions, à des violations de leurs droits ou à des difficultés en raison de leur participation à la défense des intérêts du travail.
ENGAGEMENTS UNITAIRES ENVERS LE PEUPLE TRAVAILLEUR
Les organisations signataires mèneront une lutte commune afin de :
• Obtenir un salaire et une pension minimale qui répondent aux besoins vitaux des travailleurs actifs et retraités ainsi que de leurs familles, conformément à l’article 91 de la Constitution et à l’article 104 de la LOTTT.
• Exiger la reconnaissance de toutes les primes comme faisant partie du salaire réel, avec incidence sur les prestations, l’ancienneté, les congés et les bénéfices, en garantissant que le salaire serve de base pour les cotisations, les retraites et la sécurité sociale.
• Rétablir le paiement rétroactif des retraites aux retraités à l’étranger et garantir les droits des personnes âgées tels qu’établis aux articles 80 et 86 de la Constitution nationale.
• Rétablir la valeur réelle des prestations sociales, des congés, des participations aux bénéfices et de l’ancienneté, et payer la dette historique accumulée par l’État.
• Rétablir pleinement les conventions collectives, en garantissant des clauses de protection salariale.
• Rétablir le droit de grève, en supprimant toute interdiction ou limitation arbitraire.
• Abroger toutes les mesures et lois anti-travailleurs qui détruisent les droits et facilitent l’externalisation.
• Garantir des conditions de travail dignes et l’application effective de la loi organique sur la prévention, les conditions et l’environnement de travail (LOPCYMAT).
• Exiger la cessation immédiate de l’ingérence de l’État-employeur dans les syndicats, y compris les tentatives visant à remplacer ou à ignorer les directions légitimes.
• Rejeter la soi-disant "assemblée constituante syndicale" ou "assemblée constituante ouvrière", instrument destiné à corporatiser et à subordonner le mouvement syndical.
• Exiger la fin de la criminalisation de l’activité syndicale et de la lutte pour les libertés publiques.
• Exiger la libération immédiate de tous les dirigeants syndicaux détenus ou poursuivis en justice.
DANS L’IMMÉDIAT, NOUS AVONS L’INTENTION DE
• Mettre en place une coordination nationale représentative des différents secteurs et organisations du mouvement syndical vénézuélien, chargée de coordonner et d’assurer le suivi du présent accord.
• Convoquer des assemblées de travailleurs dans tout le pays afin d’organiser la défense juridique et constitutionnelle des droits du travail.
• Lancer une campagne nationale de diffusion de l’accord par le biais de mécanismes de communication, d’organisation et de mobilisation syndicale.
• Dénoncer auprès des organismes internationaux la violation des droits du travail au Venezuela.
CONSIDÉRATION GÉNÉRALE
Nous reconnaissons qu’aucune divergence ne l’emporte sur l’urgence de la faim, la destruction des revenus et la négation de nos droits. Notre unité n’est pas conjoncturelle, c’est un engagement éthique envers ceux qui font vivre le pays.
Nous considérons le salaire, les prestations sociales et les conventions collectives comme des droits inaliénables et une cause centrale face aux inégalités. Nous revendiquons pleinement l’esprit de l’article 91 de la Constitution : le salaire n’est pas un simple chiffre, c’est un outil indispensable à la vie, à la justice et à l’ascension sociale.
APPEL IMPÉRIEUX À L’UNITÉ
Nous lançons un appel à l’ensemble du pays et invitons tous les secteurs du monde du travail — actifs, retraités, bénéficiaires de pensions ; employés du secteur formel et informel ; du secteur public et privé — à se joindre à ce grand accord national.
Ce n’est que la première étape d’une lutte historique qui ne tolère plus ni silence ni humiliation : le travail doit retrouver sa valeur, le salaire doit être digne et l’avenir doit appartenir à ceux qui le construisent par leurs efforts.
La défense du salaire et des droits du travail n’est pas seulement une cause syndicale, mais une cause morale, démocratique et sociale : sans salaire, il n’y a pas de vie ; sans droits, il n’y a pas d’avenir ; sans unité, il n’y a pas de victoire.
Aujourd’hui, le Venezuela doit le savoir : NOUS SOMMES UNIS.
Diverses organisations et centrales syndicales, aux visions et parcours différents, signons cet engagement parce que la dignité du travail transcende toutes les frontières ; parce que les travailleurs méritent de vivre, et non de survivre ; et parce que sans justice sociale, il n’y aura ni stabilité, ni développement, ni véritable démocratie.
C’est un accord de lutte.
C’est un accord pour la vie.
C’est un accord d’unité historique.
Unis, nous, les travailleurs, vaincrons!
Caracas, le 12 décembre 2025
ORGANISATIONS SIGNATAIRES AU 12/12/2025 :
1. Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV)
2. Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV)
3. Centrale syndicale nationale des travailleurs (UNETE)
4. Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA)
5. Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI)
6. Confédération générale des travailleurs (CGT)
7. FETRA-Carabobo
8. Association des professeurs de l’Université centrale du Venezuela (APUCV)
9. Ordre des infirmiers du District fédéral
10. Fédération des travailleurs syndiqués de l’éducation (FETRASINED)
11. Sindicato Nacional de Trabajadores de la UCV (SINATRAUCV)
12. Federación de Trabajadores Universitarios (FETRASUV)
13. Unión Nacional Acción Social, Sindical y Gremial del Zulia (UNASSG)
14. Alianza Social de Trabajadores de Aragua (ASTA)
15. Sindicato Único de Trabajadores de la Educación Pública, Privada y Similares del Estado Apure (SUTEPPS)
16. Asociación de Profesionales Universitarios en Funciones Administrativas y Técnicas de la UCV (APUFAT)
17. Colegio de Bioanalistas del Estado Sucre
18. Sindicato Único de Empleados y Obreros Electricistas y Conexos del Estado Cojedes (SUDEOECEC)
19. Sindicato de Trabajadores de la Educación del Estado Portuguesa (SITE-filial FETRASINED)
20. Asociación de Profesores de la UPEL Maracay (APROUPEL-Maracay)
21. Sindicato de Profesionales de la Docencia – Colegio de Profesores de Yaracuy (SINPRODO-CPV)
22. Sindicato Bolivariano de Empleados de la Municipalidad de Boconó (SIBOEMBO)
23. Sindicato de Trabajadores y Trabajadoras “Eusebio Baptista” de la Alcaldía de Boconó (SITTEBAMB)
24. Sindicato de Obreros Alcaldía de Caracas (SUOMGIA DCML)
25. Coordinadora de Pensionados y Jubilados de Venezuela (COPENJUVE)
26. Asociación de Educadores Jubilados y Pensionados Unidos de la Región Capital (ASOCEJUPRC)
27. Coalición Magisterial del Estado Sucre (Sinvema, Sinproted, Suma, Fenatev)
28. Asociación de Profesores de la Universidad Simón Bolívar del Litoral (APUSB)
29. Sindicato de Trabajadores de la Educación de Barinas (SINDITEBA-FENATEV)
30. Sindicato de Empleados de la Fundación Instituto de Ingeniería (SEFII)
31. Sindicato de Trabajadores de la Salud del Distrito Capital (SIRTRA-SALUD DC)
32. Movimiento de Educadores Simón Rodríguez (MESR)
33. Comité de Derechos Humanos para la Defensa de los Pensionados, Jubilados, Personas Adultas y Personas con Discapacidad (El COMITÉ)
34. Asociación de Educadores Jubilados y Pensionados Unidos del Estado Aragua
35. Movimiento Pedagógico REDEDUCADORES
36. Frente Nacional de Lucha de la Clase Trabajadora (FNLCT)
37. Movimiento de Educadores Unidos por Venezuela (MEUPV)
38. Plataforma Ciudadana por la Defensa de la Constitución
39. Sindicato Único de Empleados de los Poderes Públicos del Ejecutivo del Estado Sucre (SUEPPLES)
40. Colegio de Economistas del Estado Sucre
41. Comité de Conflicto de la Universidad de Oriente
42. Organización de Hombres por la Equidad y la Igualdad
43. Secretaría de Organización de la Asociación de Trabajadores de la Universidad Nacional Experimental de Guayana
44. Sindicato Único de Trabajadores de las Municipalidades del Estado Portuguesa (SUTMEP)
45. Sindicato Bolivariano de Empleados de la Alcaldía del Municipio Páez del Estado Portuguesa (SIBEPAEZ)
46. Movimiento 23 BAUXILUM
47. Comité Nacional de Conflicto de Trabajadores en Lucha (CNCTL)
48. Coordinadora de Trabajadores en Lucha de los Altos Mirandinos (CTLAM)
49. Coordinadora Metropolitana de Trabajadores en Lucha (CMTL)
50. Vanguardia Laboral (VL)
51. Corriente Sindical Palabra Obrera
52. Unión de Trabajadores Revolucionarios (UTR)
53. Sindicato de Trabajadores de la Educación del Estado Portuguesa
54. Frente Autónomo Sector Eléctrico (FASE)
55. Federación Unitaria de Sindicatos Bolivarianos del Estado Carabobo (FUSBEC)