Note du Comité national de conflit des travailleurs en lutte

Les travailleurs du Venezuela s’organisent et luttent contre la politique néolibérale de Nicolas Maduro

Juin 2023

 

Source :

https://laboursolidarity.org/n/2711/nota-del-comite-nacional-de-conflicto-de-los-trabajadores-en-lucha

 

Le 18 mars 2023, 170 délégués et représentants de syndicats, de fédérations et de mouvements de travailleurs, provenant de 17 États du Venezuela, se sont réunis à Caracas et ont constitué le COMITÉ NATIONAL DE CONFLIT DES TRAVAILLEURS EN LUTTE (CNC-TL), dans le but de rassembler toutes les mobilisations et tous les conflits des régions en une seule lutte, afin de récupérer tous les droits du travail, sociaux, économiques et civils bafoués par le gouvernement néolibéral de Nicolás Maduro.

Le CNC-TL incarne un effort d’organisation nationale qui vise à unifier les manifestations massives auxquelles les travailleurs vénézuéliens ont pris part au cours de l’année dernière, exigeant principalement un salaire décent, conformément à l’article 91 de la Constitution, car le salaire minimum en vigueur aujourd’hui est inférieur à cinq (5) dollars par mois, ce qui représente le salaire le plus bas d’Amérique latine et l’un des plus bas au monde.

Le programme néolibéral mis en œuvre par Nicolás Maduro comprend le développement de zones économiques spéciales (anciennement connues en Amérique latine sous le nom de territoires de maquila), telles que l’Arco Minero del Orinoco ; la privatisation d’entreprises publiques qui avaient été expropriées sous le précédent gouvernement d’Hugo Chávez ; la libéralisation des prix de tous les produits de première nécessité ; l’exonération des droits de douane pour l’importation de produits fabriqués au Venezuela ; la dévaluation constante de la monnaie dans un contexte d’hyperinflation ; la dollarisation du marché intérieur, en fixant le prix du carburant en dollars ; il a également mis en œuvre une flexibilisation totale des relations de travail, droits précédemment consacrés tant dans la Constitution de 1999 (CRBV) que dans la loi sur le travail de 2012 (LOTTT).

Le programme néolibéral mis en œuvre par Nicolás Maduro comprend le développement de zones économiques spéciales (anciennement connues en Amérique latine sous le nom de territoires de maquila), telles que l’Arco Minero del Orinoco ; la privatisation d’entreprises publiques qui avaient été expropriées sous le précédent gouvernement d’Hugo Chávez ; la libéralisation des prix de tous les produits de première nécessité ; l’exonération des droits de douane pour l’importation de produits fabriqués au Venezuela ; la dévaluation constante de la monnaie dans un contexte d’hyperinflation ; la dollarisation du marché intérieur, en fixant le prix du carburant en dollars ; il a également mis en œuvre une flexibilisation totale des relations de travail, droits précédemment consacrés tant dans la Constitution de 1999 (CRBV) que dans la loi sur le travail de 2012 (LOTTT).

En promulguant le mémorandum 2792 du ministère du Travail (2018) et les instructions de l’Onapre (2022), le gouvernement Maduro a ignoré toutes les conventions collectives en vigueur dans le pays et a imposé des barèmes salariaux uniformisés, mettant fin aux échelles salariales basées sur les mérites professionnels et réduisant les salaires jusqu’à 99 % par rapport à la première décennie de ce siècle. Dans la pratique, les primes d’ancienneté (prestations sociales) ont été supprimées et les primes de vacances, de bénéfices et de fin d’année ont été réduites à des niveaux insignifiants. Cela a entraîné une détérioration brutale des conditions de travail et de vie des travailleurs et de leurs familles, tant dans la fonction publique que dans les entreprises privées.

Dans un contexte de corruption profonde aux plus hauts niveaux de l’administration publique, reconnue par le gouvernement lui-même au vu des arrestations judiciaires constantes de ministres, de présidents d’entreprises publiques, de députés et d’officiers militaires, Nicolás Maduro s’est retranché derrière les sanctions économiques imposées au Venezuela par le gouvernement des États-Unis et l’Union européenne pour justifier son programme néolibéral et, plus précisément, sa politique de destruction des salaires.

Tout en reconnaissant que ces sanctions constituent une ingérence inacceptable des puissances étrangères dans les affaires intérieures du Venezuela, nous affirmons également qu’elles n’ont aucun impact sur l’élite au pouvoir, mais qu’elles affectent directement le peuple vénézuélien. Nous considérons que ces sanctions ne sont pas la cause principale de l’« assouplissement » des relations de travail appliqué par le gouvernement Maduro. La crise dans notre industrie pétrolière est principalement due à la corruption généralisée qui règne au sein du gouvernement, comme le démontrent les poursuites judiciaires engagées contre presque tous les dirigeants de PDVSA ces dernières années.

Le travail salarié au Venezuela se situe aujourd’hui à des niveaux proches de l’esclavage, car les travailleurs ne perçoivent pas pour leur travail une rémunération qui leur permette de couvrir les frais minimaux de subsistance pour eux-mêmes et leurs familles.

La politique du travail de Maduro, qui consiste en un esclavage salarié, a entraîné une migration massive de jeunes et de travailleurs qualifiés qui, avec leurs familles, fuient le pays à la recherche de meilleures conditions de travail. Plus de sept (7) millions de Vénézuéliens ont émigré, car ils estiment qu’ils ne peuvent pas survivre avec les salaires et les conditions de travail actuels au Venezuela.

Face à cette réalité grave et brutale, la création du CNC-TL constitue un pas en avant dans le renforcement des luttes syndicales qui, depuis 2022, se multiplient dans tous les coins du pays. Dans l’immédiat, le CNC-TL s’est proposé de convoquer un Congrès national des travailleurs afin d’approfondir l’organisation et le débat au sein du mouvement ouvrier vénézuélien, en avançant vers la définition d’un programme de luttes qui contribue à faire face à un gouvernement totalement intransigeant qui, malgré d’importantes recettes en devises provenant de l’exploitation du pétrole, de l’or, du coltan, bauxite, du charbon, du lithium et des diamants (revenus qui ne sont pas rendus publics, protégés par des lois anticonstitutionnelles telles que la « loi anti-blocus », qui, dans la pratique, suspend la validité de la CRBV et confère des pouvoirs extraconstitutionnels à l’exécutif pour diriger l’économie du pays), refuse de reconnaître la nécessité d’un salaire décent et de conditions de travail adéquates pour le peuple vénézuélien, et répond par la répression aux nombreuses mobilisations syndicales dans tout le pays et aux manifestations en général (de nombreux dirigeants syndicaux ont été arrêtés et jugés pour leur activité à la tête de ces manifestations).

La création de la Commission de soutien international rattachée au Comité national de conflit – Travailleurs en lutte vise à faire connaître cette grave réalité vénézuélienne aux mouvements de travailleurs, aux organisations de défense des droits humains, aux médias indépendants, aux organisations sociales et culturelles et à d’autres expressions sociales d’Amérique latine et du monde entier, en encourageant la plus grande solidarité possible, qui peut s’exprimer par la création de comités de solidarité dans chaque pays, car notre lutte en tant que travailleurs est aussi celle de tous les travailleurs du monde contre l’exacerbation de l’exploitation capitaliste imposée par le néolibéralisme, même si celui-ci se dissimule sous le masque de « gouvernements ouvriers ou socialistes ».

 

Le Comité national de conflit est composé de :

Raquel Figueroa (CNProfesores), Gregorio Alfonso (APUCV), Pedro Eusse (CUTV), Eduardo Sánchez SINATRA/UCV), José Bodas (FUTPV), José Basanta (SITRALUMINA Bolívar), Ana Rosario Contreras (Col. Enfermería DC), Carmen Teresa Márquez (FVM), Servando Carbone (UNETE), Dick Guanique (FADESS), Pedro García (ASOCEJUPRC), José Teixeira (FENATEV), Gricelda Sánchez (FORDISI), Ana Yánez (UNETE), Edgar Silva (Comité Pensionados del IVSS), Ketha Stephany (FAPUV), Yanny González (Col. Enfermería Barinas), José Jiménez (AEUC Carabobo), Oswaldo Méndez (Corpoelec Lara), Nelson Álvarez (APUNELLARG Guárico), Alí Gavidia (Sindicato CANTV Mérida), Luisa Rada (SITRAENSEÑANZA DC Caracas), Argelia Castillo (Centrale ASI), Ofelia Rivera (UDSE Caracas), Juan Carlos Calderón (USB La Guaira), Ronald Rodríguez (SITRAIUTSucre), Pedro Moreno (DDHH CTV), Orlando Chirinos (CCURA), Jorge Tovar (FETRASINED Monagas), Carlos Timaure (CTL Miranda), Nairobi Ávila (Coalition Magisterio Yaracuy), Jesús León (SOLUZ Zulia), Ángel Castillo (Collectif 2 juin Caracas), Freddy Lucena (CTL Aragua), Manuel Vásquez (CTL Aragua), Arturo Gómez (Trab. del Campo Guárico), Golfang Acosta (SUNEP Amazonas), Thony Navas (Sirtrasalud Caracas), Jhonny Magdaleno (Fetracarabobo), Islenis Pulido (FETRASINED), Raul Ordóñez (Fédération hydrologique, Zulia), Juan Contreras (Syndicat minier), José María Bastidas (Comité de conflit des parents et représentants Trujillo), José Luis Sánchez (UDO Sucre), Alex Sánchez (SUTICEZ Zulia), Juan Gutiérrez (Palabra Obrera), Albert Villarroel (ATAUNEG Guárico), Edgar Pérez (CAIT), Luis Bastardo (UPTOS Sucre), Emilio Losada (FENAJUPV), Jenny Silva (Syndicat des travailleurs de la mairie de Caracas).

 

Commission de soutien international du CNC‑TL

Thony Navas
Leonardo Arantes
Juan García
Samuel Bravo
Ana Sofía Viloria
Mara Gabriela García
Roberto López Sánchez

 

 

Comité national de conflit des travailleurs en lutte

Maduro intensifie sa politique de destruction des salaires

7 mai 2023

 

Source :

https://provea.org/actualidad/comite-nacional-de-conflicto-de-los-trabajadores-maduro-profundiza-su-politica-de-destruccion-del-salario/

 

L’annonce faite par Nicolás Maduro le 1er mai confirme une politique salariale qui vise à réduire le coût de la main-d’œuvre afin de maximiser les profits et de réduire les dépenses publiques.

Le gouvernement consolide sa politique de prime sur le revenu des travailleurs et renforce sa politique de destruction des salaires et, par conséquent, des prestations sociales, violant ainsi les articles 91 (salaires), 92 (prestations sociales) et 89 (intangibilité et progressivité des droits) de la Constitution.

Il gèle le salaire minimum pendant plus d’un an dans un contexte de forte inflation et de non-application systématique et de détérioration des conventions collectives, ce qui accroît la précarité des conditions de vie matérielles de la classe ouvrière.

Cette politique (qui s’est intensifiée depuis 2018 avec le mémorandum 2792, puis en 2022 avec la directive ONAPRE) a représenté le plus grand recul pour la classe ouvrière depuis 1997, lorsque la rétroactivité des prestations sociales a été supprimée.

Maduro s’est moqué des travailleurs vénézuéliens en n’augmentant pas le salaire minimum. Celui-ci reste fixé à 130 Bs par mois, soit l’équivalent de 5 dollars, bien en dessous du minimum fixé par les organismes internationaux, qui estiment le salaire minimum pour sortir de l’extrême pauvreté à 57 dollars. Les plus touchés sont les 5 millions de retraités, qui ne perçoivent pas la prime alimentaire et sont soumis à l’extermination, un crime contre l’humanité.

Les primes qui ont augmenté, et la prime de guerre qui a été réduite, n’ont aucune incidence sur le salaire.

Cela signifie qu’elles ne sont pas prises en compte dans le calcul des primes de fin d’année, des congés payés et des prestations sociales, acquis historiques de la classe ouvrière vénézuélienne qui tendent à disparaître en raison de la politique de destruction de l’économie menée par le pouvoir exécutif national.

Avec cette politique, le gouvernement fait peser tout le poids de la crise sur les travailleurs et profite aux capitalistes du secteur commercial importateur et du secteur financier spéculatif.

Le revenu minimum légal (qui n’est pas le salaire minimum, fixé à 130 Bs) s’élève à 70 dollars, soit 1 750 bolivars par mois selon le taux fixé par la BCV au moment de la rédaction de cette déclaration.

Sur ce montant, seuls 7,42 % correspondent au salaire. Et la tendance est à la baisse jusqu’à sa disparition.

Les employeurs privés se réjouissent de cette politique du pouvoir exécutif national, car elle est conçue pour faire disparaître les prestations sociales et les engagements sociaux. L’avenir des travailleurs est en danger.

Avec ces 70 dollars, il est impossible de subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes si celle-ci ne dispose que d’un seul revenu.

Cela signifie que pour survivre, le travailleur doit chercher d’autres emplois, travaillant souvent plus de 12 heures par jour, ce qui accroît l’exploitation de la classe ouvrière.

Il s’agit là d’un recul sans précédent, car la journée de travail de huit heures maximum est une conquête de la classe ouvrière mondiale.

Maduro mène une politique salariale esclavagiste.

Face à cette situation, le Comité national de conflit des travailleurs en lutte confirme que nous intensifierons les actions de protestation pour exiger le respect de l’article 91 de la Constitution.

Mais nous continuerons également à lutter pour le respect des conventions collectives, la sécurité sociale et la liberté syndicale. De même, nous continuerons à exiger la libération de tous les travailleurs et militants sociaux poursuivis en justice pour le simple fait d’avoir défendu leurs droits et leurs acquis sociaux.

Nous invitons tous les syndicats, fédérations et centrales syndicales à organiser des assemblées de travailleurs dans chaque lieu de travail, afin de décider des actions à mener face à cette parodie inhumaine et néolibérale de Nicolás Maduro.

De même, nous appelons à renforcer l’unité démontrée dans tout le pays le 1er mai, lorsque la force de la classe ouvrière à se mobiliser contre la politique de famine de Maduro a été mise en évidence.

Avec ces 70 dollars, il est impossible de subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes si celle-ci ne dispose que d’un seul revenu.

Cela signifie que pour survivre, le travailleur doit chercher d’autres emplois, travaillant souvent plus de 12 heures par jour, ce qui accroît l’exploitation de la classe ouvrière.

Il s’agit là d’un recul sans précédent, car la journée de travail de huit heures maximum est une conquête de la classe ouvrière mondiale.

Maduro a une politique salariale esclavagiste.

Nous évaluerons de manière responsable la mise en œuvre des dispositions de la Constitution relatives au droit de grève. Nous continuerons à organiser et à promouvoir des mobilisations dans tout le pays pour défendre nos acquis et mettre fin à cette politique économique néolibérale qui ne profite qu’à une minorité corrompue, exploiteuse et pillarde, au détriment de la majorité, en particulier des travailleurs vénézuéliens.

Enfin, nous appelons tous les travailleurs actifs, retraités et pensionnés à descendre dans la rue le 29 mai prochain, à l’occasion de la Journée des personnes âgées. Organisons dès maintenant la mobilisation dans tout le pays pour exiger des pensions à vie, conformément à l’article 91 de la Constitution nationale.

Donnons une première réponse forte contre la politique salariale et la politique de famine menées par le gouvernement.

 

Comité national des conflits des travailleurs en lutte

 

 

Comité national de conflit des travailleurs en lutte

Le Comité national de conflit des travailleurs lutte contre la répression au Venezuela

24 juillet 2025

 

Source :

https://www.costadelsolfm.org/2025/07/24/el-comite-nacional-de-conflicto-de-los-trabajadores-esta-en-lucha-contra-la-represion-en-venezuela/

 

Le Comité national de conflit exprime son rejet face à la recrudescence de la répression contre le peuple vénézuélien. Au cours des dernières semaines, des travailleurs, des défenseurs des droits humains, des leaders étudiants et syndicaux ont été arbitrairement arrêtés. Le 22 juillet dernier, deux leaders syndicaux reconnus ont été arrêtés : Yanny González, présidente de l’Ordre des infirmières de Barinas, et Fidel Brito, président de Fetrabolívar. Tous deux se consacrent à la défense des droits de leurs membres et des travailleurs en général, face à la politique gouvernementale d’élimination des salaires.

Cette vague de répression s’inscrit dans le contexte des négociations entre le gouvernement américain et Maduro, qui ont abouti à la libération d’environ 60 prisonniers politiques, alors qu’il en reste encore une vingtaine, comme cela avait été annoncé. De même, ces arrestations arbitraires interviennent à quelques jours d’élections municipales très contestées par la population vénézuélienne en raison des irrégularités commises à plusieurs reprises par le CNE et qui se sont multipliées depuis le 28 juillet 2024.

Dans ce contexte, il semble contradictoire que le gouvernement parle de démocratie et d’élections et arrête sans aucune justification des dirigeants sociaux et syndicaux reconnus qui exercent leurs activités dans le cadre des lois et de la Constitution. Cela démontre la fausseté du discours du gouvernement sur une prétendue démocratie au Venezuela.

Ces arrestations suivent les mêmes schémas de violation des droits humains que depuis 2013 : disparitions forcées, perquisitions sans mandat, menaces, arrestations de proches de dirigeants syndicaux, comme dans le cas de notre camarade Maritza Moreno, présidente de l’Ordre des infirmières de l’État de Bolívar, qui est poursuivie par les forces répressives de l’État. Ils ont perquisitionné son domicile et, ne l’ayant pas trouvée, ont emmené son mari, Ángel Rivas, en prison, ce qui nous rappelle les pratiques des nazis en Allemagne. De même, il y a deux semaines, une centaine de travailleurs pétroliers ont été arrêtés, sans que l’on sache où ils se trouvent ni les raisons de leur détention. Le jeune étudiant Simón Bolívar Obregón, représentant des étudiants au Conseil universitaire de l’UCV, a également été arrêté. Comme dans la plupart des cas, on ne sait pas où il se trouve ni pourquoi il a été arrêté.

Une vague de répression effrénée s’est abattue sur les enseignants, avec le licenciement et l’exclusion illégale de la masse salariale de plus de 50 000 d’entre eux dans tout le pays, laissant des centaines de milliers d’élèves sans professeurs, sans se soucier du déficit gigantesque qui existe pour ces professionnels. De la même manière, des médecins, des journalistes, des avocats, des infirmières, des enseignants, des personnes âgées et des défenseurs des droits de l’homme sont persécutés, disparaissent et sont emprisonnés.

Cette pratique répressive vise à semer la peur parmi la population afin de faire taire les revendications légitimes face au coût élevé de la vie, aux salaires insuffisants, aux coupures d’électricité, à la pénurie d’eau, d’essence et de gaz, ainsi qu’à freiner l’exercice légitime des droits constitutionnels, y compris l’organisation et la participation populaire.

À cet égard, le Comité national de conflit des travailleurs en lutte exige la fin de la répression et que le Défenseur du peuple se range pour une fois en 25 ans du côté des victimes, c’est-à-dire la majorité de la population. Nous exigeons qu’il se prononce sur ce comportement répressif de l’exécutif national et qu’il prenne les mesures nécessaires pour garantir le respect des procédures légales et des droits humains des détenus, qui doivent être libérés immédiatement, car ils n’ont commis aucun crime.

De même, nous appelons toutes les organisations sociales, professionnelles, étudiantes, paysannes, communautaires et syndicales à unir leurs efforts pour défendre les droits humains de tous les Vénézuéliens et à se mobiliser dans le cadre de la Constitution, afin de mettre fin à la répression et de faire respecter tous nos droits sociaux, économiques et politiques.

 

Comité national de conflit des travailleurs en lutte

 

 

Comité national de conflit des travailleurs en lutte

Un accord syndical historique place la défense des salaires au cœur de la lutte des travailleurs.

17 décembre 2025

Accord unitaire des travailleurs

Pour la sauvegarde des salaires, des retraites et de la liberté syndicale!

12 décembre 2025

Documents

 

 

Comité national de conflit des travailleurs en lutte

Communiqué

18 janvier 2026

 

Source :

https://laboursolidarity.org/n/3744/sindicalistas-venezolanos-nos-hablan

 

En premier lieu, pour que les choses soient dites clairement, même si ce point est évident pour vous et pour nous : nous condamnons totalement l’intervention militaire étatsunienne.

Avant le 3 janvier, il y avait déjà eu 22 interventions armées des Etats-Unis envers le Venezuela. Le 3 janvier, aucune des trois forces militaires de l’Etat vénézuélien (aérienne, terrestre, maritime) n’a réagi. 150 avions US ont survolé la capitale, 15 hélicoptères US s’y sont posés, sans riposte. Cela laisse place à des interrogations… Depuis des années, le gouvernement nous racontait que la Russie nous protègerait en cas d’attaque impérialiste US !

Le constat est que le régime est toujours en place, la répression et les restrictions aux libertés aussi ; cela s’est même renforcé depuis le 3 janvier. Un nouveau décret a été publié, motivé par l’état d’urgence.

Le président des Etats-Unis se positionne en gendarme du monde. On sait bien que ce qui l’intéresse au Venezuela, ce n’est pas la démocratie, mais le pétrole ! Il faut comprendre une chose essentielle : même sous Chavez, et bien sûr aussi après Chavez, l’impérialisme US n’a jamais disparu de notre pays, les multinationales ont toujours été présentes au Venezuela. Chevron en est la figure de proue. Lorsque les syndicalistes du secteur pétrolier dénonçaient les cadeaux pétroliers faits à Cuba, à l’Iran, à la Russie ou à la Chine, ils/elles étaient taxés de suppôts de l’impérialisme ! Pour être en règle avec la Constitution, dans chaque contrat pétrolier il y a une entreprise vénézuélienne, mais toujours minoritaire, sous la coupe d’une multinationale. Les Etats russes et chinois ont beaucoup investi au Venezuela. Nous sommes aujourd’hui au milieu de la lutte et des accords entre les impérialistes étatsunien, russe et chinois !

Sous couvert d’anti-impérialisme, le groupe dirigeant qui était au gouvernement, et qui l’est toujours, est devenu pro-impérialiste. L’absence de riposte à l’intervention militaire du 3 janvier, la poursuite du gouvernement via celle qui était vice-présidente, montrent l’accord tacite avec les Etats-Unis.

C’est sûr que certaines personnes dans le pays espéraient une intervention extérieure de ce type pour que soient rétablies les libertés. Ce n’est pas notre position, ce n’est pas l’intérêt de la classe ouvrière. Comme dit précédemment, ce n’est pas du tout l’objectif de l’intervention US, et ce n’est pas, non plus, ce que veut faire le gouvernement validé par les Etats-Unis. Par ailleurs, on ne peut pas accepter le principe même d’une intervention militaire impérialiste.

En tant que travailleurs, travailleuses, syndicalistes, quelles sont nos priorités ? On doit continuer la lutte pour la démocratie, pour la libération de toustes les prisonnieres politiques, pour les droits des travailleurs et travailleuses, et pour le respect du droit à l’autodétermination des peuples, dont le nôtre.

Il faut donner quelques éléments concrets aux camarades d’autres pays pour qu’ils et elles comprennent bien notre situation, la situation de la classe ouvrière vénézuélienne, dans la suite de ce que nous avons pu déjà exprimer lors de la rencontre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, en novembre 2025 :

● En 2018, il y a eu des mesures austéritaires très fortes, sous le nom de « programme de récupération, croissance et prospérité économique ». Cela s’est traduit par une interdiction des augmentations de salaire, alors que les prix ont été libérés.

● Le salaire officiel est de moins d’un dollar par mois ! C’est le cout de deux litres d’essence. Il y a des primes, en général comprises entre 120 et 150 dollars. Il n’y a pas d’augmentation de salaire depuis des années.

● Dans le secteur pétrolier, depuis 4 ans la convention collective n’a pas été revue ; c’est une des exigences des multinationales qui est ainsi satisfaite.

● On a gagné beaucoup de dossiers juridiques : pour le paiement de salaires non payés, à la suite de licenciements injustifiés, pour exiger des réintégrations, etc. Mais les entreprises publiques ne respectent pas ces décisions et le gouvernement a laissé faire. Depuis le 3 janvier, on a l’impression que des consignes ont été données pour que les décisions mêmes soient contraires aux demandes légitimes des travailleurs et travailleuses.

● Rien que dans le secteur du pétrole, il y a 120 travailleurs en prison, sans même aucun acte d’accusation ; la répression antisyndicale, anti-ouvrière est très forte : le décret de situation d’urgence légalise les arrestations extra-judiciaires. Les contrôles, par exemple, sur le contenu des téléphones personnels, se multiplient. L’armée accentue la pression dans les entreprises.

Plus que jamais, notre tâche est d’unifier la classe ouvrière, sur la base de ses revendications et de l’exigence de ses droits. Si la « grande mobilisation nationale du 15 janvier » est pour le moment suspendu, il y aura toutefois des actions dans les prochains jours, les prochaines semaines. Le soutien du syndicalisme international sera important pour nous.

L’internationalisme est aussi important vis-à-vis des millions de vénézuéliens et vénézuéliennes en exil. Les illusions sur l’intervention étatsunienne, « l’aide » des multinationales, doivent être combattues.

La loi prévoit un contrôle ouvrier dans les entreprises, un contrôle populaire des comptes publiques. Mais cela n’existe pas. C’est aussi sur ce genre de choses que nous devons mettre l’accent, pour montrer que l’issue à la pauvreté, à la répression, etc., que nous vivons depuis des années, n’est pas dans le capitalisme des multinationales ou les interventions impérialistes.

On doit continuer les discussions avec nos collègues, nos voisins et voisines, faire en sorte que le plus grand nombre partage nos positions : défense des revendications ouvrières, libération des prisonniers er prisonnières politiques, respect des libertés, dénonciation des impérialismes !

 

 

Section d’Anzoátegui de l’Union nationale des travailleurs (UNETE)

La section d’Anzoátegui de UNETE
rejette la participation de la dirigeante syndicale Marcela Maspero
au "Congrès citoyen"

15 septembre 2014

 

Source :

https://prensapcv.wordpress.com/2014/09/15/unete-anzoategui-rechaza-participacion-de-marcela-maspero-en-evento-de-la-extrema-derecha/

 

Barcelone, le 15 février 2014, Tribuna Popular TP / Par : Service de presse UNETE-Anzoátegui .- Dans un communiqué diffusé à l’échelle nationale, la section d’Anzoátegui de l’Union nationale des travailleurs (UNETE) a publiquement exprimé son rejet de la participation de la dirigeante syndicale Marcela Maspero à ce qu’elle appelle le « Congrès citoyen ».

La section UNETE Anzoátegui exprime son refus de voir Maspero s’attribuer le rôle de porte-parole de cette centrale syndicale dans des espaces dirigés par des personnalités telles qu’Antonio Ledezma et María Corina Machado.

Voici le communiqué dans son intégralité.

 

L’UNETE d’Anzoátegui rejette la participation de Marcela Máspero au « Congrès citoyen » aux côtés d’Antonio Ledezma et de María Corina Machado

Non à l’utilisation du sigle de l’UNETE pour redorer le blason des contre-révolutionnaires !

Aucun accord ni aucune alliance avec aucun secteur de la bourgeoisie !

Tout le pouvoir politique et économique aux travailleurs pour concrétiser l’héritage de Chávez!

Depuis l’Union nationale des travailleurs (UNETE) de l’État d’Anzoátegui, nous tenons à exprimer notre rejet total de la participation de Marcela Máspero (qui continue de se présenter publiquement comme dirigeante nationale de la centrale syndicale révolutionnaire et socialiste UNETE) à la cérémonie de lancement du nouveau front contre-révolutionnaire (MID) créé par des secteurs de la droite et de l’extrême droite vénézuéliennes mardi dernier, le 19 août.

Cet événement, organisé sous le nom de « Congrès citoyen » pour tenter de dissimuler sa véritable nature contre-révolutionnaire, était dirigé par des contre-révolutionnaires notoires tels qu’Antonio Ledezma, le parti Vanguardia Popular du fasciste Leopoldo López ou la députée d’extrême droite bien connue María Corina Machado (étroitement liée également aux bandes fascistes qui ont attaqué ces derniers mois des étudiants et des travailleurs révolutionnaires dans différentes villes et sur différents lieux de travail)

Machado, Ledezma et les autres organisateurs de la manifestation qui s’est tenue mardi dernier, le 19, sont des politiciens bourgeois ouvertement contre-révolutionnaires et néolibéraux. Leur objectif n’est autre que de mettre fin à la révolution au Venezuela et de revenir au pouvoir pour faire ce qu’ils ont fait pendant des décennies : gouverner dans leur seul intérêt et dans celui de tous ceux qui les financent : les impérialistes et la bourgeoisie vénézuélienne.

Si quelqu’un a encore des doutes, il suffit de voir quels sont les gouvernements et les partis qui soutiennent Machado, Ledezma et le MID à l’échelle internationale. De l’extrême droite uribiste colombienne aux partis qui ont soutenu le fasciste Pinochet au Chili, en passant par le PP espagnol et les autres partis de droite de l’Union européenne (UE), c’est-à-dire : ceux-là mêmes qui s’attaquent sauvagement aux droits de nos frères travailleurs dans leurs pays, en fermant et en privatisant des entreprises, en expulsant des dizaines de milliers de citoyens de leur logement parce qu’ils ne peuvent pas payer leurs hypothèques aux banques, en privatisant et en refusant l’accès des travailleurs à l’éducation et à la santé publiques. Ce sont aussi les mêmes qui répriment les luttes ouvrières et qui, dans de nombreux pays, organisent l’assassinat ou l’emprisonnement de dirigeants syndicaux. Ce sont là les mêmes politiques que Machado, Ledezma ou Leopoldo López appliqueraient au Venezuela s’ils le pouvaient.

La participation de Marcela Máspero et d’autres personnes qui, à un moment donné, se sont prononcées en faveur du processus révolutionnaire aux côtés de ces fascistes et contre-révolutionnaires, parlant de réconciliation, de dialogue et de démocratie, arrange bien Machado, Ledezma et les autres contre-révolutionnaires pour tenter de dissimuler leurs objectifs anti-ouvriers et antipopulaires sous une rhétorique conciliante. Une fois de plus, les loups tentent de se déguiser en agneaux, comme ils l’ont fait à maintes reprises tout au long de ce processus révolutionnaire. Lors du coup d’État de 2002 ou de la grève patronale, ils ont utilisé Bandera Roja, la CTV, Froilán Barrios, etc. Aujourd’hui, ces pions étant totalement discrédités, ils cherchent à utiliser Orlando Chirino ou Marcela Máspero.

Depuis l’UNETE d’Anzoátegui, nous pensons que le devoir de tout dirigeant syndical est de rejeter cette instrumentalisation par la bourgeoisie et nous appelons tous les militants de base de l’UNETE à se prononcer contre celle-ci. Nous, dirigeants syndicaux, nous devons notre loyauté à la classe ouvrière. Depuis l’UNETE d’Anzoátegui, nous restons attachés à la ligne révolutionnaire que nous avons toujours défendue : la lutte pour les droits et les revendications des travailleurs, la défense de la révolution et l’héritage de notre commandant Hugo Chávez.

Aujourd’hui plus que jamais, la tâche du mouvement ouvrier vénézuélien consiste à rassembler l’ensemble des bases révolutionnaires afin de vaincre tant l’offensive économique et politique de l’impérialisme et de la bourgeoisie que la cinquième colonne qui, par la corruption et le bureaucratisme, sabote de l’intérieur et sape le moral et le soutien des masses à la révolution. Pour atteindre leurs objectifs contre-révolutionnaires et vaincre la classe ouvrière, les capitalistes n’hésitent pas à recourir à toutes les tactiques possibles : le sabotage économique (pénurie et spéculation, licenciements, etc.), les assassinats commandités, le recours aux bandes fascistes (guarimba), mais aussi le recours au dialogue avec le gouvernement et à toute conciliation ou concession de sa part pour présenter des propositions contraires aux intérêts de la classe ouvrière et continuer à saboter et à éroder le soutien à la révolution parmi certains secteurs du peuple.

Le lancement du MID et la convocation du Congrès citoyen, ainsi que la tentative d’utiliser des personnes liées par le passé à la révolution et aux sigles d’une centrale syndicale révolutionnaire comme l’UNETE, font partie de cette même stratégie contre-révolutionnaire. C’est pourquoi nous rejetons l’attitude de Marcela Máspero, qui a été élue coordinatrice de l’UNETE alors qu’elle soutenait une politique socialiste et révolutionnaire et qui utilise aujourd’hui cette position pour redorer le blason de contre-révolutionnaires et de fascistes tels qu’Antonio Ledesma, María Corina Machado ou Leopoldo López. Et elle le fait sans se soumettre à aucun contrôle ni à aucune discussion au sein de la base.

C’est pourquoi nous exigeons une fois de plus la tenue d’un congrès démocratique de l’Union nationale des travailleurs du Venezuela, où sera définie la ligne politique de notre centrale. Depuis l’UNETE Anzoátegui, nous nous battrons pour que soit maintenue la ligne socialiste, chaviste et révolutionnaire qui a donné naissance à la centrale, après que nous avons vaincu la grève patronale organisée par la CTV.

La seule façon de défendre de manière cohérente les intérêts des travailleurs est de rejeter tout pacte ou alliance avec la bourgeoisie et la droite, et de lutter pour en finir avec le capitalisme et pour que tout le pouvoir soit réellement entre les mains des travailleurs. Pour cela, il faut en finir une fois pour toutes avec le pouvoir des capitalistes et des bureaucrates.

Il faut nationaliser dès maintenant les banques, la terre et les principales entreprises sous la gestion directe des travailleurs. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de planifier démocratiquement l’économie et de résoudre tous les problèmes sociaux dont nous souffrons : inflation, pénurie, insécurité, sous-traitance, corruption, bureaucratisme, etc.

Pas d’accord avec la bourgeoisie, la droite ou leurs représentants politiques !

Non à l’utilisation du sigle de l’UNETE pour cautionner ou dissimuler des plans contre-révolutionnaires !

Tout le pouvoir aux travailleurs!

Unité d’action de l’UNETE, de la CBST et de tous les syndicats et collectifs révolutionnaires pour concrétiser l’héritage de Chávez et répondre aux revendications de la classe ouvrière !

 

 

Comptes-rendus de média

Journal El Diario, 13 mars 2025

 

Source :

https://eldiario.com/2025/03/13/trabajadores-publicos-venezuela-convocaron-manifestacion-nacional/

 

Le Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL) a annoncé que le mercredi 19 mars, les syndicats de travailleurs actifs, retraités et pensionnés du Venezuela défileront pour exiger un salaire décent et le respect de leurs droits contractuels.

Le CNC‑TL a indiqué qu’il annoncerait les détails de l’appel dans les prochains jours et a demandé aux syndicats régionaux de travailleurs d’être attentifs à cet appel.

"Nous appelons les travailleurs à se mobiliser lors d’assemblées pour débattre de leurs problèmes et organiser des initiatives unitaires afin d’exiger le rétablissement des salaires et autres avantages sociaux", peut-on lire dans un communiqué diffusé par le collectif sur le réseau social X.

L’organisation a indiqué que les manifestations ont eu lieu dans le district capital, à Lara, Sucre, Miranda, Bolívar, Aragua et Zulia.

Page Internet Efecto Cocuyo, 28 avril 2025

 

Source :

https://efectococuyo.com/la-humanidad/gremios-anuncian-marcha-el-1-de-mayo-desde-plaza-venezuela-hasta-la-fiscalia/

 

Les représentants syndicaux de différents corps professionnels du pays, ainsi que les retraités et les organisations qui composent le Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL), ont appelé lundi à une grande journée nationale de protestation, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai prochain.

Depuis le siège de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), à Caracas, les dirigeants syndicaux ont annoncé que la capitale vénézuélienne commencerait par un rassemblement autour de la Plaza Venezuela, d’où ils ont l’intention de marcher vers le parc Carabobo, en face du siège du ministère public.

Selon Luis Manuel Zabala, premier vice-président de la Centrale des travailleurs et travailleuses du Venezuela, l’objectif est "d’arrêter le processus de destruction des salaires et des droits du travail", impulsé par ce qu’ils qualifient de "politique néolibérale" du gouvernement de Nicolás Maduro, qui, affirment-ils, condamne les travailleurs à "la faim et à la misère".

Cette action vise à unir les travailleurs actifs, les retraités et les pensionnés des secteurs public et privé dans une revendication ferme pour une augmentation générale des salaires et des pensions, ainsi que le respect de l’article 91 de la Constitution.

Pedro Arturo Moreno, secrétaire exécutif de la CTV, a souligné l’unité des centrales syndicales CTV, CUTV [associée au PCV], ASI, CODESA et CGT, qui luttent pour un syndicalisme autonome et classiste. Moreno a dénoncé la criminalisation de l’action syndicale, avec des cas de travailleurs emprisonnés pour avoir revendiqué leurs droits, et a appelé en particulier les jeunes à ne pas accepter des salaires précaires et à défendre les acquis historiques en matière de travail, tels que les prestations sociales, les bénéfices et les conventions collectives.

Journal El National, 7 aout 2025
(extraits : )

 

Source :

https://www.elnacional.com/2025/08/organizaciones-sindicales-convocan-a-una-protesta-contra-la-represion-cuando-sera/

 

Des représentants du Syndicat national des travailleurs de l’Université centrale du Venezuela (UCV) et du Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL) ont appelé jeudi à une manifestation à Caracas le 14 aout contre la "répression" qui, selon eux, "fait rage" dans le pays.

"Le jeudi 14, dans exactement une semaine, nous appelons à une mobilisation des travailleurs, des femmes au foyer, des organisations sociales, des artistes populaires, de tous les secteurs", a déclaré Eduardo Sánchez, président du syndicat des travailleurs de l’Université centrale du Venezuela (UCV), lors d’une conférence de presse rapportée par l’agence Efe.

L’objectif, a-t-il ajouté, est de remettre un document au Défenseur du peuple et au ministère public (MP, parquet), car, selon lui, "la répression fait rage".

[…]

Cette manifestation fait suite à la dénonciation d’une agression dont aurait été victime un groupe de proches de prisonniers politiques alors qu’ils organisaient une veillée devant le Tribunal suprême de justice (TSJ) à Caracas, où ils demandaient que les affaires judiciaires de leurs proches soient examinées.

Sánchez a exprimé sa solidarité avec les proches des prisonniers politiques et a affirmé que ces actions visaient à "terroriser la population".

De même, Dick Guanique, membre du CNC‑TL, a ajouté que la manifestation visait à exiger le respect de la Constitution, ainsi qu’à dénoncer les bas salaires des travailleurs vénézuéliens.

"Aujourd’hui, la réponse apportée par le gouvernement national est la répression, la détention, la terreur", a-t-il déclaré.

Mercredi, l’ONG vénézuélienne Surgentes a dénoncé les difficultés rencontrées, selon elle, par les proches des prisonniers politiques pour porter plainte officiellement contre ces agressions.

Devant le siège du parquet, Martha Grajales, militante de l’ONG, a rapporté que vers 22 heures, heure locale (2 heures GMT), mardi, un groupe de personnes, "certaines d’entre elles cagoulées" et armées de "pistolets", sont arrivées sur "plus de 50 motos" et ont volé les effets personnels, tels que les téléphones et les pièces d’identité, des manifestants, en majorité des femmes.

Grajales a également indiqué que mercredi, un groupe de proches s’était rendu au Corps des enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (Cicpc), mais "on leur a répondu qu’ils n’étaient pas compétents pour recevoir ce type de plainte".

De plus, elle a raconté qu’elle-même avait été reçue dans un bureau d’aide aux victimes, où on lui avait répondu que "cette plainte ne pouvait pas être déposée là".

La veillée avait pour objectif d’exiger une réunion avec la présidente de la Cour suprême, Caryslia Rodríguez, afin de demander la révision des dossiers judiciaires de leurs proches, ainsi que de dénoncer "l’absence de réponse des autorités" à leurs demandes.

L’ONG Provea, qui a condamné "l’agression contre plus de 50 mères et militantes", a déclaré dans X que "l’absence de protection de la manifestation par les forces de sécurité pourrait avoir favorisé cette nouvelle attaque contre la protestation sociale".

Site Internet TalCual, Site Internet Efecto Cocuyo, 12 décembre 2025

 

Source :

https://talcualdigital.com/sindicatos-firman-gran-acuerdo-nacional-para-impulsar-lucha-por-salarios/

https://efectococuyo.com/la-humanidad/sindicatos-venezolanos-sellan-gran-acuerdo-nacional-por-salarios-dignos-y-libertad-sindical/

 

Divers syndicats, fédérations et associations de retraités et de pensionnés du Venezuela ont signé jeudi un "grand accord national" visant à promouvoir un programme commun de lutte contre la profonde crise sociale et de l’emploi que traverse le pays.

Plus de 50 représentants syndicaux, issus de différents courants idéologiques, se sont réunis pour surmonter leurs différences et unir leurs forces contre ce qu’ils appellent les "salaires de misère", le refus du gouvernement de discuter des conventions collectives, la violation systématique de la liberté syndicale et les tentatives de démantèlement des organisations syndicales par le biais de mécanismes tels qu’une prétendue "constituante syndicale".

L’accord vise à reconstruire la valeur du travail à travers trois axes principaux :

– Récupération réelle des salaires et des pensions.

– Rétablissement complet des droits du travail et des droits contractuels.

– Défense des libertés publiques et de l’autonomie syndicale.

Dick Guanique, porte-parole du Comité national de conflit des travailleurs en lutte, a souligné l’importance de l’accord : "Assez des salaires de misère, assez de ne pas discuter des conventions collectives, assez de violer la liberté syndicale et de tenter de détruire les syndicats avec une constituante syndicale. Les travailleurs paient toujours le prix des crises et nous sommes prêts à descendre dans la rue".

Pedro Arturo Moreno, représentant de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), l’a soutenu.

*

Pedro Eusse, secrétaire général de la Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV), a souligné l’importance de l’unité d’action : "Nous lançons une campagne nationale pour diffuser cette proposition, susciter le débat sur les lieux de travail et rétablir les droits bafoués de manière autoritaire".

Parmi les actions concrètes, les organisations élaboreront un cahier national de revendications adressé à l’État, qui inclura le rétablissement du salaire comme base pour les prestations sociales, les congés et les bénéfices.

Emisora Costa del Sol 93.1 FM, Les retraités et les pensionnés remettront une liste de revendications professionnelles le jeudi 26 février 2026
24/02/2026

 

Source :

https://www.costadelsolfm.org/2026/02/24/los-pensionados-y-jubilados-entregaran-un-pliego-de-exigencias-laborales-el-jueves-26-de-febrero-de-2026-a-las-900-am/

 

Le Comité des droits de l’homme pour la défense des retraités, des pensionnés et des personnes âgées, en collaboration avec le Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL), alerte le pays et la communauté internationale sur l’aggravation d’une politique anti-travailleurs qui a entrainé la destruction systématique de la sécurité sociale intégrale, des retraites, des salaires, des prestations sociales et des avantages contractuels au Venezuela.

Les organisations dénoncent le fait que plus de 5 millions de personnes âgées survivent avec des pensions gelées et insuffisantes, une situation qui constitue un "extermination silencieuse et progressive", marquée par la faim, le manque de médicaments et des décès évitables.

De même, elles rejettent les mesures administratives telles que la circulaire 2792 et les instructions de l’ONAPRE, qui sont accusées de démanteler les droits du travail acquis. Elles avertissent que des initiatives récentes, telles qu’une enquête officielle sur les aspirations professionnelles ‑ historiquement connues et revendiquées depuis 26 ans de protestations publiques ‑, visent à simuler un dialogue sans résoudre l’urgence sociale des travailleurs.

De même, nous exprimons notre inquiétude face aux propositions d’une soi-disant "constituante ouvrière", qui met en péril l’existence des syndicats autonomes et indépendants, piliers fondamentaux de la liberté syndicale et de la démocratie.

Dans ce contexte, les retraités, les pensionnés et les travailleurs actifs appellent tous les retraités, les pensionnés, les actifs et la société civile solidaire à se mobiliser dans le cadre de cette mobilisation nationale :

À Barquisimeto : Inspection du travail Carrera 21 / Calle 23

À Caracas : Ministère du travail, Plaza Caracas.

Revendications principales :

Une sécurité sociale intégrale dès maintenant !

Augmentation immédiate des pensions et des salaires !

Respect des droits du travail et des droits contractuels !

Sauvetage du fonds de pension !

Défendre ses droits n’est pas un crime !

Vivre dans la dignité est un droit humain !

Non à l’extermination silencieuse !

Pour le Comité et le CNC‑TL

Edgar Silva. 0426-5579667.WSP