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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Un accord syndical historique place la défense des salaires au coeur de la lutte des travailleurs 17 décembre 2025 |
Source :
https://laboursolidarity.org/n/3709/historico-acuerdo-unitario-sindical-coloca-el-rescate-del-salario-en-el-centro-de-la-lucha-de-los-trabajadores
Dans un geste d’une profonde portée politique, sociale et professionnelle, plus d’une cinquantaine d’organisations syndicales, professionnelles et sociales du Venezuela, diverses sur le plan idéologique et politique, ont signé un accord national unitaire qui marque un tournant historique en mettant fin à la fragmentation imposée au mouvement des travailleurs et en plaçant l’unité de classe au-dessus des différences, en réponse collective à l’appauvrissement généralisé, la répression et la criminalisation de la contestation, et comme expression ferme de la lutte pour le rétablissement des salaires, des retraites, de la liberté syndicale et des droits du travail systématiquement bafoués par l’État vénézuélien.
Salaires et retraites réduits à la misère
L’axe central de l’accord unitaire est la lutte pour le rétablissement des salaires et des retraites, dévastés par des politiques anti-travailleurs qui ont détruit les revenus des travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, en remplaçant le salaire constitutionnel par des primes discrétionnaires sans incidence sur les droits du travail ni la sécurité sociale, en violation flagrante de l’article 91 de la Constitution et de la loi organique sur le travail, condamnant des millions de familles à la précarité tandis que le discours officiel occulte cette réalité avec des discours sur la croissance économique qui ne profite pas aux travailleurs.
Lois anti-travailleurs et destruction des acquis historiques
L’accord désigne comme directement responsables de cette situation des instruments tels que la loi anti-blocus, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les instructions de l’ONAPRE, qui ont permis le contournement des droits, l’externalisation et la suspension des conventions collectives, favorisant ainsi les intérêts patronaux tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
Ces mesures ont pulvérisé la négociation collective et laissé les travailleurs sans protection juridique effective face aux abus de l’État-employeur.
Répression, criminalisation et atteinte à la liberté syndicale
Un autre aspect de l’accord est la défense sans restriction de la liberté syndicale, considérée comme un droit humain fondamental. Les organisations dénoncent une politique systématique de persécution policière et judiciaire, d’intervention dans les syndicats, d’emprisonnement des dirigeants syndicaux, de déni du droit de grève et de criminalisation des manifestations syndicales, en violation des conventions 87 et 98 de l’OIT.
Dans ce contexte, l’accord exige la libération totale de tous les syndicalistes emprisonnés, poursuivis en justice ou disparus, réaffirmant que la lutte syndicale n’est pas un délit et que sans liberté syndicale, il ne peut y avoir de véritable démocratie.
Une unité plurielle pour reconstruire la valeur du travail
L’accord pose comme principe l’unité dans la diversité, dans le respect de l’autonomie, de la pluralité idéologique et de l’indépendance de chaque organisation. Loin d’imposer des structures, les centrales et les syndicats signataires s’engagent à maintenir une instance unitaire, plurielle et représentative, destinée à coordonner des actions communes et à assurer un suivi efficace des engagements pris.
Ils soulignent que cette unité n’est pas conjoncturelle, mais qu’il s’agit d’une réponse éthique face à la faim, aux inégalités et au déni des droits qui frappent la classe ouvrière.
Des engagements concrets envers les travailleurs
Parmi les engagements pris, il convient de souligner la lutte pour un salaire et une pension qui couvrent les besoins vitaux, la restitution de la valeur réelle des prestations sociales, le paiement de la dette historique accumulée, la réactivation complète des conventions collectives, l’abrogation des lois anti-travailleurs et la garantie de conditions de travail dignes pour tous les secteurs, y compris les travailleurs informels, qui constituent aujourd’hui la majorité dans le pays.
De même, les organisations s’engagent à dénoncer ces violations devant les instances internationales et à mener une vaste campagne nationale d’organisation, de communication et de mobilisation syndicale.
Annonce d’une grande mobilisation nationale le 15 janvier 2026
Pour concrétiser ce nouveau moment d’unité, l’accord annonce une grande journée nationale de mobilisation le 15 janvier 2026, dans le cadre de la Journée des enseignants, appelant tous les travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, à lutter pour le rétablissement des salaires, des pensions et des revendications sociales.
Unité pour récupérer ce qui a été pris
Cet accord se termine par une définition claire du moment historique : ce qui a été pris à la classe ouvrière ne sera pas récupéré par le silence ou la résignation, mais par l’unité, l’organisation et la lutte. En affirmant que le salaire n’est pas un chiffre mais une question de vie, de dignité et de justice sociale, les organisations signataires transforment cet engagement en une feuille de route pour la reconquête des droits du travail, précisant clairement qu’il ne s’agit pas d’une déclaration rhétorique, mais d’un accord de combat, de défense de la vie et d’unité historique, par lequel le mouvement syndical vénézuélien annonce qu’il est prêt à affronter la misère et la répression pour récupérer ce qui appartient légitimement à ceux qui soutiennent le pays par leur travail.
Soutien pluriel
L’Accord national unitaire bénéficie du soutien des principales organisations syndicales, professionnelles et sociales du pays, parmi lesquelles les centrales historiques suivantes : Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV), Union nationale des travailleurs (UNETE), la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA), la Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI) et la Confédération générale des travailleurs (CGT), ainsi que des organisations emblématiques du secteur universitaire, éducatif et de la santé telles que l’APUCV, le SINATRAUCV, FETRASUV, l’Ordre des infirmiers du district capital, APROUPEL-Maracay, SINDITEBA-FENATEV Barinas, la Coalition des enseignants de l’État de Sucre, le Mouvement des éducateurs Simón Rodríguez, REDEDUCADORES et le Mouvement des éducateurs unis pour le Venezuela ; ainsi que des expressions de lutte régionale telles que l’Union nationale d’action sociale, syndicale et professionnelle de Zulia (UNASSG), l’Alliance sociale des travailleurs d’Aragua (ASTA), le Syndicat bolivarien des employés de la mairie de la municipalité de Páez de l’État de Portuguesa, le Mouvement 23 BAUXILU, la Fédération unitaire des syndicats bolivariens de l’État de Carabobo (FUSBEC) et des espaces syndicaux unitaires tels que le Comité national de conflit des travailleurs en lutte ((CNCTL), entre autres, dont la convergence plurielle confirme que cet accord n’est ni partiel ni sectoriel, mais constitue une référence nationale d’unité et d’engagement de la classe ouvrière vénézuélienne pour la défense des salaires, des retraites, de la liberté syndicale et des droits du travail.
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Accord unitaire des travailleurs |
ACCORD UNITAIRE DES TRAVAILLEURS
Pour la sauvegarde des salaires, des retraites et de la liberté syndicale!
Caracas, 12 décembre 2025
Nous, représentants des centrales syndicales, des fédérations, des organisations non confédérées, des syndicats de base, des associations professionnelles, des associations de travailleurs, des organisations de retraités et de pensionnés, des centres de formation ouvrière, des travailleurs informels et des organisations sociales;
CONSIDÉRANT :
• Que les politiques économiques mises en œuvre par l’État ont détruit les revenus des travailleurs actifs, des retraités et des pensionnés, réduisant les salaires et les pensions à des niveaux de misère et affectant la santé, l’alimentation, la sécurité et la dignité de millions de familles.
• Que le salaire minimum légal a été remplacé par des primes arbitraires n’ayant aucune incidence sur les prestations, les pensions, la sécurité sociale ni les calculs salariaux, en violation de l’article 91 de la Constitution et des principes salariaux de la LOTTT.
• Que des instruments et des lois à caractère anti-travail restent en vigueur — notamment la loi anti-blocage, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les directives associées à l’instruction de l’ONAPRE — qui permettent la désalarisation, l’externalisation, le non-respect des droits et la précarisation extrême du travail, favorisant exclusivement les intérêts patronaux des secteurs public et privé.
• Que plus de 60 % de la main-d’œuvre est informelle et ne bénéficie ni de revenus décents ni de protection sociale, alors que seulement 38 % soutient l’activité économique nationale, situation aggravée par la migration forcée et la destruction de l’appareil productif.
• Que le discours officiel sur la « croissance économique » contraste avec le refus systématique d’augmenter les salaires, de rétablir les droits ou de garantir des conditions de travail dignes.
• Qu’il existe une répression systématique de l’État contre le mouvement syndical et, de manière générale, contre les travailleurs qui luttent, par le biais de pratiques de persécution policière et judiciaire, de criminalisation de la protestation et de déni du droit de grève, en violation des conventions n° 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiées par la République.
• Que le mouvement syndical a été attaqué, fragmenté et affaibli, dépouillé du droit à la négociation collective, laissant les travailleurs sans défense juridique effective face aux agressions constantes du patronat tant public que privé.
• Que la liberté syndicale est un droit humain fondamental, conquis par la lutte historique du mouvement ouvrier, consacré par l’article 95 de la Constitution et ratifié par la Convention n° 87 de l’OIT.
• Que les organisations syndicales sont des entités autonomes et indépendantes, des outils essentiels pour la défense exclusive des intérêts, des droits et des acquis de la classe ouvrière, sans ingérence extérieure.
• Que, face aux tentatives de subordination institutionnelle par le biais de mécanismes irréguliers tels que la soi-disant « assemblée constituante syndicale » et l’absence de protection juridique effective, il est indispensable de défendre cette autonomie afin de préserver les libertés fondamentales des travailleurs.
NOUS CONVENONS
De lutter ensemble pour rétablir la valeur du travail au Venezuela, par le biais d’une véritable revalorisation des salaires et des retraites, du rétablissement intégral des droits du travail et des droits contractuels, de la défense des libertés publiques, de l’autonomie syndicale, et en exigeant la libération totale de tous les prisonniers et personnes poursuivies en justice issus du mouvement syndical.
PRINCIPES DE L’ACCORD
1. Unité dans la diversité. ‑ Respect total de l’autonomie de chaque organisation, ainsi que de la pluralité de ses idées et de ses approches. Des actions communes sont mises en place sans imposer de structures ni supplanter les identités.
2. Engagement collectif et éthique. ‑ Cet accord exprime un engagement envers la classe ouvrière. Les décisions seront prises à l’issue d’un débat transparent, démocratique et visant à obtenir le plus large consensus possible.
3. Coordination et cohérence. ‑ Les organisations travailleront de manière coordonnée pour promouvoir des objectifs communs, en garantissant une participation équitable et un suivi efficace des accords.
4. Transparence et inclusion. ‑ Toutes les actions se dérouleront de manière ouverte, en encourageant la participation de tous les travailleurs sans distinction de secteur, de région, de genre, d’idéologie, d’affiliation politique, de croyance religieuse ou de statut professionnel.
5. Solidarité et soutien mutuel. ‑ Un soutien est assuré aux travailleurs et aux organisations confrontés à des persécutions, à des violations de leurs droits ou à des difficultés en raison de leur participation à la défense des intérêts du travail.
ENGAGEMENTS UNITAIRES ENVERS LE PEUPLE TRAVAILLEUR
Les organisations signataires mèneront une lutte commune afin de :
• Obtenir un salaire et une pension minimale qui répondent aux besoins vitaux des travailleurs actifs et retraités ainsi que de leurs familles, conformément à l’article 91 de la Constitution et à l’article 104 de la LOTTT.
• Exiger la reconnaissance de toutes les primes comme faisant partie du salaire réel, avec incidence sur les prestations, l’ancienneté, les congés et les bénéfices, en garantissant que le salaire serve de base pour les cotisations, les retraites et la sécurité sociale.
• Rétablir le paiement rétroactif des retraites aux retraités à l’étranger et garantir les droits des personnes âgées tels qu’établis aux articles 80 et 86 de la Constitution nationale.
• Rétablir la valeur réelle des prestations sociales, des congés, des participations aux bénéfices et de l’ancienneté, et payer la dette historique accumulée par l’État.
• Rétablir pleinement les conventions collectives, en garantissant des clauses de protection salariale.
• Rétablir le droit de grève, en supprimant toute interdiction ou limitation arbitraire.
• Abroger toutes les mesures et lois anti-travailleurs qui détruisent les droits et facilitent l’externalisation.
• Garantir des conditions de travail dignes et l’application effective de la loi organique sur la prévention, les conditions et l’environnement de travail (LOPCYMAT).
• Exiger la cessation immédiate de l’ingérence de l’État-employeur dans les syndicats, y compris les tentatives visant à remplacer ou à ignorer les directions légitimes.
• Rejeter la soi-disant "assemblée constituante syndicale" ou "assemblée constituante ouvrière", instrument destiné à corporatiser et à subordonner le mouvement syndical.
• Exiger la fin de la criminalisation de l’activité syndicale et de la lutte pour les libertés publiques.
• Exiger la libération immédiate de tous les dirigeants syndicaux détenus ou poursuivis en justice.
DANS L’IMMÉDIAT, NOUS AVONS L’INTENTION DE
• Mettre en place une coordination nationale représentative des différents secteurs et organisations du mouvement syndical vénézuélien, chargée de coordonner et d’assurer le suivi du présent accord.
• Convoquer des assemblées de travailleurs dans tout le pays afin d’organiser la défense juridique et constitutionnelle des droits du travail.
• Lancer une campagne nationale de diffusion de l’accord par le biais de mécanismes de communication, d’organisation et de mobilisation syndicale.
• Dénoncer auprès des organismes internationaux la violation des droits du travail au Venezuela.
CONSIDÉRATION GÉNÉRALE
Nous reconnaissons qu’aucune divergence ne l’emporte sur l’urgence de la faim, la destruction des revenus et la négation de nos droits. Notre unité n’est pas conjoncturelle, c’est un engagement éthique envers ceux qui font vivre le pays.
Nous considérons le salaire, les prestations sociales et les conventions collectives comme des droits inaliénables et une cause centrale face aux inégalités. Nous revendiquons pleinement l’esprit de l’article 91 de la Constitution : le salaire n’est pas un simple chiffre, c’est un outil indispensable à la vie, à la justice et à l’ascension sociale.
APPEL IMPÉRIEUX À L’UNITÉ
Nous lançons un appel à l’ensemble du pays et invitons tous les secteurs du monde du travail — actifs, retraités, bénéficiaires de pensions ; employés du secteur formel et informel ; du secteur public et privé — à se joindre à ce grand accord national.
Ce n’est que la première étape d’une lutte historique qui ne tolère plus ni silence ni humiliation : le travail doit retrouver sa valeur, le salaire doit être digne et l’avenir doit appartenir à ceux qui le construisent par leurs efforts.
La défense du salaire et des droits du travail n’est pas seulement une cause syndicale, mais une cause morale, démocratique et sociale : sans salaire, il n’y a pas de vie ; sans droits, il n’y a pas d’avenir ; sans unité, il n’y a pas de victoire.
Aujourd’hui, le Venezuela doit le savoir : NOUS SOMMES UNIS.
Diverses organisations et centrales syndicales, aux visions et parcours différents, signons cet engagement parce que la dignité du travail transcende toutes les frontières ; parce que les travailleurs méritent de vivre, et non de survivre ; et parce que sans justice sociale, il n’y aura ni stabilité, ni développement, ni véritable démocratie.
C’est un accord de lutte.
C’est un accord pour la vie.
C’est un accord d’unité historique.
Unis, nous, les travailleurs, vaincrons!
Caracas, le 12 décembre 2025
ORGANISATIONS SIGNATAIRES AU 12/12/2025 :
1. Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV)
2. Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV)
3. Centrale syndicale nationale des travailleurs (UNETE)
4. Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA)
5. Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI)
6. Confédération générale des travailleurs (CGT)
7. FETRA-Carabobo
8. Association des professeurs de l’Université centrale du Venezuela (APUCV)
9. Ordre des infirmiers du District fédéral
10. Fédération des travailleurs syndiqués de l’éducation (FETRASINED)
11. Sindicato Nacional de Trabajadores de la UCV (SINATRAUCV)
12. Federación de Trabajadores Universitarios (FETRASUV)
13. Unión Nacional Acción Social, Sindical y Gremial del Zulia (UNASSG)
14. Alianza Social de Trabajadores de Aragua (ASTA)
15. Sindicato Único de Trabajadores de la Educación Pública, Privada y Similares del Estado Apure (SUTEPPS)
16. Asociación de Profesionales Universitarios en Funciones Administrativas y Técnicas de la UCV (APUFAT)
17. Colegio de Bioanalistas del Estado Sucre
18. Sindicato Único de Empleados y Obreros Electricistas y Conexos del Estado Cojedes (SUDEOECEC)
19. Sindicato de Trabajadores de la Educación del Estado Portuguesa (SITE-filial FETRASINED)
20. Asociación de Profesores de la UPEL Maracay (APROUPEL-Maracay)
21. Sindicato de Profesionales de la Docencia – Colegio de Profesores de Yaracuy (SINPRODO-CPV)
22. Sindicato Bolivariano de Empleados de la Municipalidad de Boconó (SIBOEMBO)
23. Sindicato de Trabajadores y Trabajadoras “Eusebio Baptista” de la Alcaldía de Boconó (SITTEBAMB)
24. Sindicato de Obreros Alcaldía de Caracas (SUOMGIA DCML)
25. Coordinadora de Pensionados y Jubilados de Venezuela (COPENJUVE)
26. Asociación de Educadores Jubilados y Pensionados Unidos de la Región Capital (ASOCEJUPRC)
27. Coalición Magisterial del Estado Sucre (Sinvema, Sinproted, Suma, Fenatev)
28. Asociación de Profesores de la Universidad Simón Bolívar del Litoral (APUSB)
29. Sindicato de Trabajadores de la Educación de Barinas (SINDITEBA-FENATEV)
30. Sindicato de Empleados de la Fundación Instituto de Ingeniería (SEFII)
31. Sindicato de Trabajadores de la Salud del Distrito Capital (SIRTRA-SALUD DC)
32. Movimiento de Educadores Simón Rodríguez (MESR)
33. Comité de Derechos Humanos para la Defensa de los Pensionados, Jubilados, Personas Adultas y Personas con Discapacidad (El COMITÉ)
34. Asociación de Educadores Jubilados y Pensionados Unidos del Estado Aragua
35. Movimiento Pedagógico REDEDUCADORES
36. Frente Nacional de Lucha de la Clase Trabajadora (FNLCT)
37. Movimiento de Educadores Unidos por Venezuela (MEUPV)
38. Plataforma Ciudadana por la Defensa de la Constitución
39. Sindicato Único de Empleados de los Poderes Públicos del Ejecutivo del Estado Sucre (SUEPPLES)
40. Colegio de Economistas del Estado Sucre
41. Comité de Conflicto de la Universidad de Oriente
42. Organización de Hombres por la Equidad y la Igualdad
43. Secretaría de Organización de la Asociación de Trabajadores de la Universidad Nacional Experimental de Guayana
44. Sindicato Único de Trabajadores de las Municipalidades del Estado Portuguesa (SUTMEP)
45. Sindicato Bolivariano de Empleados de la Alcaldía del Municipio Páez del Estado Portuguesa (SIBEPAEZ)
46. Movimiento 23 BAUXILUM
47. Comité Nacional de Conflicto de Trabajadores en Lucha (CNCTL)
48. Coordinadora de Trabajadores en Lucha de los Altos Mirandinos (CTLAM)
49. Coordinadora Metropolitana de Trabajadores en Lucha (CMTL)
50. Vanguardia Laboral (VL)
51. Corriente Sindical Palabra Obrera
52. Unión de Trabajadores Revolucionarios (UTR)
53. Sindicato de Trabajadores de la Educación del Estado Portuguesa
54. Frente Autónomo Sector Eléctrico (FASE)
55. Federación Unitaria de Sindicatos Bolivarianos del Estado Carabobo (FUSBEC)
