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Le bulletin du Parti communiste du Venezuela |
Source :
https ://prensapcv.wordpress.com/2024/03/22/la-legitima-militancia-comunista-no-apoya-la-candidatura-presidencial-de-nicolas-maduro/
Communiqué. ‑ Le mercredi 20 mars, le pays a assisté à une nouvelle mascarade : Nicolás Maduro Moros s’est proclamé candidat du Parti communiste vénézuélien (PCV) aux élections présidentielles prévues le 28 juillet prochain. Pour ce faire, il a fait appel à ses manoeuvriers politiques qui, en utilisant les symboles du Coq rouge, ont tenté de conférer une apparence de légitimité à un acte médiocre de servilité politique.
Le pays doit se rappeler qu’en aout 2023, le bulletin électoral du PCV a été saisie sur ordre du président Nicolás Maduro Moros lui-même et remise à ce groupe de mercenaires par le biais d’un jugement judiciaire nul et non avenu rendu par la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême de justice (TSJ).
Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que les communistes ne peuvent se présenter aux élections avec leur propre carte. Tout comme les dictateurs et les faux démocrates du passé ont illégalisé le PCV, aujourd’hui notre personnalité juridique est entre les mains de ces opportunistes et corrompus qui n’ont rien à voir avec la digne militance communiste.
Les raisons de cette offensive judiciaire sont également de notoriété publique : le 16e Congrès national du PCV, instance dirigeante suprême de la militance communiste vénézuélienne, réuni en novembre 2022, a ratifié la décision de rompre avec la politique antiouvrière, antipopulaire et antinationale du gouvernement de Nicolás Maduro Moros, qui a fait payer au peuple vénézuélien les conséquences de la crise capitaliste ainsi que les mesures coercitives de l’impérialisme, tout en protégeant les intérêts du capital national et transnational.
Fidèles à notre ligne historique de défense des droits du peuple travailleur des villes et des campagnes, nous, communistes vénézuéliens, avons fermement continué à accompagner les luttes légitimes de la classe ouvrière et des secteurs populaires qui réclament la restitution des droits bafoués.
La réponse de la direction au pouvoir aux revendications de la classe ouvrière a été le harcèlement, la criminalisation, la poursuite judiciaire et la violation de ses droits politiques, en l’empêchant de disposer d’une option électorale autonome et indépendante des deux pôles hégémoniques (la direction néolibérale du gouvernement-PSUV et la direction de la droite d’opposition) qui sont coresponsables de la catastrophe nationale et qui se disputent aujourd’hui le pouvoir politique dans un cadre électoral contrôlé.
Le véritable militantisme communiste, celui qui préserve la dignité du Parti de Gustavo Machado, Olga Luzardo, Jesús Faría, Alberto Lovera, Argimiro Gabaldón, Livia Gouverneur, Cruz Villegas, Pedro Ortega Díaz, Alonso Ojeda Olaechea, Trino Meleán, Eduardo Gallegos Mancera, Jerónimo Carrera et de centaines de héros et héroïnes du peuple vénézuélien, ne peut ni accompagner ni soutenir la dérive antidémocratique et réactionnaire de la direction du gouvernement-PSUV.
Dimanche dernier, le 17 mars, la 16e Conférence nationale du PCV, seule instance statutaire habilitée à choisir le candidat ou la candidate à la présidence de la République, a décidé de soutenir la candidature du journaliste et militant syndical Manuel Isidro Molina.
Nous, communistes vénézuéliens, nous nous sommes également engagés à oeuvrer pour le regroupement des forces authentiquement démocratiques, patriotiques, antiimpérialistes et révolutionnaires afin de faire face aux obstacles que l’élite au pouvoir a dressés pour s’accrocher au pouvoir.
Que le peuple vénézuélien sache que les militants authentiques du PCV ne reculeront pas face à cette escalade anticommuniste; nous resterons engagés dans les luttes de classe actuelles et futures.
Nous sommes toujours debout : nous unissons nos forces et organisons nos luttes.
Bureau politique du Comité central
du Parti communiste du Venezuela (16e Congrès national).
