Venezuela – Syndicats

 

Source :
https://bibliofep.fundacionempresaspolar.org/dhv/entradas/s/sindicatos/

 

Même si la mort du général Juan Vicente Gómez (17 décembre 1935) a été l’événement qui a permis la création officielle des organisations syndicales, il est important de préciser que l’existence de groupes de travailleurs primaires remonte à bien plus loin. Les investissements étrangers réalisés sous le mandat d’Antonio Guzmán Blanco (1870-1888) ont permis le développement de certaines activités : extraction d’asphalte du lac de Guanoco, de soufre à El Pilar, de charbon à Naricual, d’or à El Callao ; navigation lacustre, fluviale et côtière ; chemins de fer ; industries naissantes ; travaux publics ; maisons de commerce, etc. ; où, sans équivoque, se sont développées des relations de travail typiquement capitalistes et où l’on a pu observer les prémices d’organisations de travailleurs, ainsi que les débuts de la lutte pour l’amélioration des conditions de travail. À cette fin, un Congrès des travailleurs s’est réuni à Caracas, le 28 octobre 1896, sous la présidence d’Alberto González Briceño, avec Leopoldo Torres Abandero comme secrétaire. Le Congrès des travailleurs de 1896 a vu la participation de différents corps de métier à caractère plutôt artisanal que prolétarien : tailleurs, menuisiers et ébénistes, typographes et fabricants de cigares. Son programme abordait divers points tels que «… déterminer la manière concrète de diffuser l’instruction populaire… », ou étudier «… la nécessité de créer des sociétés coopératives… » au Venezuela, tout en encourageant l’élaboration d’un « …règlement pour l’union des sociétés de bienfaisance de cette ville [Caracas] afin de promouvoir l’économie parmi les classes ouvrières… ». Outre ce programme à caractère syndicaliste, le Congrès ouvrier de 1896 soulignait la nécessité de fonder un parti ouvrier, en tant qu’expression politique des revendications proposées. Cependant, les aléas de la vie politique nationale n’ont pas permis à cette initiative de perdurer. C’est sous la forme de sociétés de bienfaisance ou d’associations d’entraide que les ouvriers vénézuéliens se sont regroupés au cours des premières décennies du XXe siècle, notamment avec le développement de l’industrie pétrolière naissante. Ces considérations conduisent à affirmer que, pendant la période mentionnée de gestation du mouvement ouvrier, on ne peut pas parler de syndicats au sens strict, ni de syndicalisme proprement dit.

Naissance du mouvement syndical

À partir de 1936, sous le gouvernement d’Eleazar López Contreras, une campagne fut lancée par les organisations politiques et par le président de la République lui-même, visant à obtenir la syndicalisation massive des travailleurs. L’idée fut rapidement adoptée et dépassa même largement les attentes de ceux qui l’avaient soutenue et diffusée. L’importance de s’unir au sein de syndicats a pris de l’ampleur parmi les ouvriers, ce qui a abouti à la création d’une fédération ouvrière du Venezuela, dont l’objectif était d’étendre son action à l’ensemble du pays. L’organisation du Ier Congrès des travailleurs du Venezuela a débuté au milieu de l’année 1936. Ses principaux promoteurs étaient la Confédération syndicale ouvrière du Venezuela et l’Association nationale des employés (ANDE), qui ont invité tous les syndicats du pays à former des fédérations régionales et à élire leurs délégués pour cet événement national. Son inauguration eut lieu le 6 décembre 1936 au théâtre Bolívar de Caracas. 219 délégués représentant 94 syndicats, qui regroupaient 50 652 travailleurs, y assistèrent. La direction du congrès était composée de Jesús Mata Guerra, Efraín Rovira, Jesús Gómez Barbieri et Alejandro Oropeza Castillo. Son ordre du jour comprenait la discussion sur la grève pétrolière alors sur le point d’éclater, la loi sur le travail, les statuts des ligues paysannes et la création d’une centrale syndicale. Le 31 décembre, la création de la Confédération vénézuélienne du travail (CTV) a été approuvée ; celle-ci était présidée par Alejandro Oropeza Castillo et comptait un comité national composé de Jesús Gómez Barbieri, Augusto Malavé Villalba, Luis Hernández Solís et Luis Ruiz. En février 1937, le gouvernement du président López Contreras a dissous les partis politiques de gauche et expulsé du pays 47 citoyens, parmi lesquels figurait la majorité des dirigeants de la CVT nouvellement créée. Le 1er mai 1938, une Conférence syndicale nationale s’est tenue à Caracas, à laquelle ont assisté 99 délégués, représentant 49 000 travailleurs. Sa portée fut très limitée en raison du harcèlement policier et des restrictions imposées par le gouvernement. En 1941, un groupe de syndicats pétroliers s’est réuni et a créé l’Union syndicale pétrolière du Venezuela sous la présidence de Jesús Farías. Cette organisation a été revitalisée en 1943 avec l’organisation du Ier Congrès des travailleurs pétroliers, et Jesús Farías, Luis Tovar, Vicente Gamboa, Manuel Taborda et Luis Beltrán Hernández ont été confirmés à sa direction. En 1944, l’Union syndicale pétrolière du Venezuela, l’Union des travailleurs de Zulia et la Fédération syndicale du District fédéral ont convoqué une Convention syndicale nationale qui s’est tenue au Nuevo Circo de Caracas le 22 mars de cette année-là. Le congrès a réuni 370 délégués représentant 150 syndicats, dont 41 étaient dirigés par Acción Democrática (AD) et les autres par le Parti communiste du Venezuela (PCV). L’ordre du jour de la convention était le suivant : situation économique des travailleurs et la guerre, le prolétariat vénézuélien et les problèmes de l’après-guerre, la législation vénézuélienne ainsi que l’organisation et l’unité des travailleurs. Un incident entre Acción Democrática et le Parti communiste a permis à Ramón Quijada de qualifier l’événement de « communiste » et, profitant de cette situation, le 24 mars, le Journal officiel publia une résolution exécutive dissolvant la Confédération vénézuélienne des travailleurs et déclarant illégaux 91 syndicats et fédérations de travailleurs représentant environ 10 192 travailleurs sur les 23 346 affiliés aux syndicats existants dans tout le pays. Avant la dissolution de la convention, l’affiliation de la CVT à la Confédération des travailleurs d’Amérique latine (CTAL) et à la Fédération syndicale mondiale avait été décidée. En décembre 1944, des délégations des deux partis ont assisté en Colombie au IIe Congrès de la CTAL et sont parvenues à un accord sur l’unification du mouvement syndical vénézuélien, créant en 1945 la Fédération des travailleurs du Venezuela qui, bien qu’intégrant en son sein toutes les tendances politiques, n’a jamais vraiment connu une existence réelle.

Confederación de Trabajadores de Venezuela (CTV)

Au moment du coup d’État civilo-militaire d’octobre 1945, Acción Democrática était déjà parvenue à s’imposer comme une force rivalisant avec les communistes pour la suprématie dans le milieu syndical, une situation facilitée par les divisions au sein même du PCV. C’est Acción Democrática qui est à l’origine de la convocation du IIe Congrès syndical national, qui s’est tenu le 14 novembre 1947 au Théâtre national de Caracas ; 15 fédérations régionales et 7 fédérations professionnelles y étaient représentées. Le congrès décide de reconstituer la CTV, sous le nouveau nom de Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), dont le comité exécutif est entièrement composé de militants d’Acción Democrática : Bernando Pérez Salinas, Augusto Malavé Villalba, Juan Herrera, Francisco Olivo, Luis Hurtado Higueras et Ramón Quijada. Le gouvernement militaire qui avait renversé le président Rómulo Gallegos interdit en 1948 les assemblées syndicales. En réponse, le mouvement syndical convoqua en février 1949 une grève générale à durée indéterminée. La junte militaire a alors dissous la CTV, ainsi que 24 fédérations régionales, conformément au décret n° 56 du 25 février 1949. Le dernier grand affrontement entre les organisations syndicales et le gouvernement militaire fut la grève des pétroliers de 1950, qui fut durement réprimée par le gouvernement ; un décret du Conseil des ministres daté du 8 mai déclara dissous 35 syndicats, 9 unions, une association et la centrale syndicale. Le mouvement syndical se reconstitue au Venezuela à partir du 23 janvier 1958. Le IIIe Congrès de la CTV s’est ouvert le 13 novembre 1959 et s’est tenu à Los Caracas, en présence de 900 délégués représentant 59 761 travailleurs cotisants selon les chiffres officiels, organisés en 9 fédérations nationales et 22 fédérations régionales, qui regroupaient 685 syndicats urbains et 1 250 organisations paysannes. Le rapport de forces au sein du congrès penchait nettement en faveur d’Acción Democrática avec 470 délégués (52,2 %), contre 210 (23,3 %) pour le PCV, 130 (14,5 %) pour le Parti social-chrétien COPEI et 90 (10 %) pour l’Union républicaine démocratique (URD). Le congrès a décidé de réorganiser la CTV et a approuvé une longue déclaration de principes qui a servi de base politique à son action future. Les contradictions entre le PCV et le Mouvement de gauche révolutionnaire (MIR), d’une part, et les partis Acción Democrática et COPEI, d’autre part, s’étaient intensifiées en raison de la ligne de lutte armée adoptée par les premiers, de sorte que les membres social-chrétiens et adecos du Comité exécutif décidèrent, le 18 décembre 1960, de traduire en tribunal disciplinaire tous les dirigeants de gauche et de convoquer pour janvier 1961 un congrès extraordinaire de la CTV. L’événement a réuni 195 délégués d’Acción Democrática et 85 délégués du COPEI, et il a été convenu d’une double affiliation internationale, d’une part au Bureau régional interaméricain du travail (ORIT) de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et à la Confédération latino-américaine des syndicats libres (CLASL) de la CISL d’autre part, bien qu’en réalité, seule l’affiliation à la première de ces organisations régionales ait été effective, en plus de l’affiliation à la CISL. Les discussions ont porté sur le renforcement de la démocratie au Venezuela et sur la stratégie à adopter face à la gauche. Le Comité exécutif désigné lors de ce congrès était composé exclusivement de membres des partis AD et COPEI, ce qui a de nouveau consacré la division du mouvement syndical vénézuélien. La création de la Banque des travailleurs (BTV) en 1968 a marqué un tournant dans l’évolution de la CTV et a consacré le contrôle hégémonique exercé par Acción Democrática au sein de cette centrale syndicale. Lors du VIIIe Congrès des travailleurs (1980), la plus grande centrale syndicale du pays, rompant avec ses positions traditionnelles, s’est prononcée en faveur d’un nouveau modèle économique pour le pays et, dans l’autre document central, celui sur la cogestion, a présenté cette thèse comme son objectif à court terme.  À la suite du scandale provoqué par la mise sous tutelle de la Banque des travailleurs (1982) et dans le cadre des déclarations du président par intérim de la CTV et de son Comité exécutif, dans lesquelles, pour la première fois, la centrale syndicale exprime publiquement ses critiques et ses divergences avec le gouvernement présidé à nouveau depuis 1984 par Acción Democrática, se tient à Caracas, le 20 mai 1985, le IXe Congrès de la CTV. Y ont assisté 1 549 délégués, dont 920 (60 %) étaient issus d’AD, 315 du COPEI, 148 du Mouvement électoral du peuple (MEP), 60 de l’Union républicaine démocratique  (URD), 16 du Mouvement vers le socialisme (MAS), 8 du MIR, 7 du PCV et 35 indépendants et d’autres petites organisations, représentant 23 fédérations régionales et 27 fédérations nationales. Comme lors du congrès précédent, le thème de la cogestion a dominé le débat sur la réorganisation de l’économie, où les analyses et les mesures concernant l’emploi et les salaires des travailleurs ont joué un rôle fondamental. Sur le plan de l’organisation interne, la politique de syndicats nationaux par branche et par industrie n’a pas réussi à obtenir le consensus nécessaire. La CTV reste aujourd’hui, et de loin, la centrale hégémonique du mouvement syndical vénézuélien.

Confederación de Sindicatos Autónomos de Venezuela (CODESA)

Dès 1941, au sein de petits groupes liés à l’Église catholique, et en particulier à la Compagnie de Jésus, ainsi qu’au COPEI, on discutait de la nécessité de mettre en place un syndicalisme inspiré de la doctrine sociale de l’Église catholique. Le prêtre jésuite Manuel Aguirre Elorriaga devint le promoteur de cette idée et organisa un programme de stages de formation sociale qui s’adressaient initialement aux ouvriers, puis s’ouvrirent aux professionnels, aux étudiants, aux politiciens et aux industriels. Cette activité s’accompagnait de retraites spirituelles à l’église San José del Ávila, ce qui conféra une orientation nettement religieuse à l’ensemble du processus. Cette phase initiale s’achève par la fondation, lors d’une assemblée tenue le 5 juillet 1945, du Cercle ouvrier de Caracas, dont le comité directeur était composé de Juan B. Silva, Lilia Bello, Simón Barres, Enriqueta Fuenmayor, Miguel Silvera, Víctor Hernández, Modesto Simancas, avec le conseil ecclésiastique de Manuel Aguirre. Le cercle a poursuivi son travail de formation et deux organisations catholiques ont été créées, qui allaient participer, de diverses manières, à l’émergence ultérieure de la CODESA ; il s’agit de l’Union fraternelle des dirigeants de l’Action catholique (FUNDASC) et de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Sous le gouvernement de Marcos Pérez Jiménez, certains jeunes, influencés par la JOC, rejoignent l’Union vénézuélienne des employés et des ouvriers (UVEO) ; ce syndicat, aux côtés du Círculo, sera à l’origine de la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA). L’existence au sein du COPEI d’un organisme fonctionnel dédié au domaine syndical, le Front des travailleurs chrétiens (FTC), ainsi que cette nouvelle organisation sociale de travailleurs, ont rendu nécessaire la mise en place d’un mécanisme de coordination. C’est ainsi qu’a été créé en 1959 le Comité unitaire des syndicalistes chrétiens (CUSIC). Les 20 et 21 août 1964 se tient le Ier Congrès national de la CODESA. Le bureau était présidé par William Franco et cinq fédérations, regroupant 60 syndicats et 80 ligues paysannes, y étaient représentées. Le discours d’ouverture portait sur la réforme agraire comme moyen de promouvoir le développement autonome du pays. Entre 1964 et 1981, la CODESA a tenu cinq congrès. À l’occasion du VIe Congrès (1985), une division entre les membres de la Confédération a conduit à l’élection de deux comités exécutifs qui se disputent leur légitimité.

Confederación General de Trabajadores (CGT)

La présence au sein de la CODESA de militants du parti social-chrétien COPEI, qui jouaient un rôle décisif dans les instances dirigeantes, a suscité des débats et des affrontements avec les secteurs partisans de l’autonomie syndicale face à une structure à caractère partisan. En 1971, un groupe important de dirigeants et de militants de la CODESA, après avoir critiqué l’ingérence excessive du COPEI au sein de la Centrale, à laquelle s’ajoutaient des conflits de leadership, décida de créer une autre organisation syndicale. À cette fin, le 24 avril 1971, le Ier Congrès national de la CTG s’est tenu au Palais des sports de Caracas, présidé par Reinaldo Milano Hernández, avec la participation de 5 fédérations régionales regroupant 30 syndicats et 15 000 affiliés. L’affiliation de cette nouvelle centrale syndicale à la Confédération mondiale du travail (CMT) et à la Centrale latino-américaine des travailleurs (GLAT) a été ratifiée. Depuis cette date et jusqu’en 1995, la CGT a tenu cinq congrès.

 

Confederación de Trabajadores de Venezuela
(CTV)

 

Source :
https://latinoamericana.wiki.br/es/entradas/c/ctv

 

Parmi les différentes centrales syndicales présentes dans le pays, la plus importante est la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), créée sous l’influence de l’Action démocratique (AD), un parti qui, à ses débuts, s’identifiait à la social-démocratie européenne mais qui, aujourd’hui, est le principal porte-parole de l’impérialisme américain dans le pays et l’un des principaux opposants à Hugo Chávez.

Après un coup d’État perpétré par l’AD, le parti a organisé, en 1947, un congrès des travailleurs qui a décidé de fonder la CTV. Tous les postes de direction étaient contrôlés par ce parti. Cette action visait à empêcher l’influence du Parti communiste vénézuélien (PCV) et de différents groupes révolutionnaires au sein du mouvement syndical. Depuis lors, la CTV, branche syndicale de l’AD, se caractérise par un syndicalisme corporatiste et bureaucratisé.

De plus, l’histoire de la CTV est marquée par des accusations constantes de corruption, un lien ancien et solide avec l’AFL-CIO (American Federation of Labor and Congress of Industrial Organization) des États-Unis et le soutien à la réforme néolibérale du travail du gouvernement de Rafael Caldera (la loi organique du travail de 1997), qui a entraîné la perte des droits du travail et contribué à ce que le secteur formel de l’économie n’accueille que 12 % de la classe ouvrière.

La CTV a joué un rôle décisif dans toutes les actions putschistes qui ont eu lieu dans le pays, en particulier la grève du 9 avril 2002, qui a précédé le coup d’État du 11, vaincu quelques jours plus tard.

La CTV a également participé à un lock-out lancé le 12 décembre de la même année. Ce blocage, auquel ont adhéré divers entrepreneurs de l’industrie, des établissements d’enseignement privé, des médias, du commerce et des dirigeants de la société Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), avait pour objectif principal d’empêcher la production et le raffinage du pétrole, ce qui compromettrait l’économie vénézuélienne. On en est même arrivé à recourir à des actes de sabotage, avec la destruction de machines et d’installations.

Les patrons et la CTV se sont heurtés à une forte résistance de la part des travailleurs les mieux organisés et de la population qui, petit à petit, ont réussi à reprendre le contrôle de la production, en occupant directement les usines ou en exigeant leur réouverture. C’est ainsi qu’en février 2003, le lock-out a été vaincu. Environ 5 000 employés de la société PDVSA ont été licenciés, y compris des cadres et des directeurs, et les présidents de la Fedecámaras et de la CTV ont été arrêtés.

Actuellement, l’action de la CTV fait l’objet d’une forte remise en question au sein du milieu syndical, comme en témoignent principalement la perte de syndicats importants et la création et la croissance d’une nouvelle centrale, l’Union nationale des travailleurs (UNT).

 

Central Bolivariana Socialista
de Trabajadores y Trabajadoras
de la Ciudad, el Campo y la Pesca
(CBST-CCP)

 

Source :
https://cbolivariana.org.ve/wp-content/uploads/2024/10/PERFIL-POLITICO-SOCIAL.pdf

 

CBST – Profil politico-syndical

La Centrale bolivarienne socialiste des travailleurs et travailleuses de la ville, de la campagne et de la pêche (CBST-CCP) est une organisation syndicale vénézuélienne, créée le 10 novembre 2011 par le commandant Hugo Chávez, dans le but de représenter et de défendre les droits des travailleurs dans divers secteurs, de promouvoir le socialisme et de lutter contre l’impérialisme.

Mission

Consolider une société socialiste, juste et égalitaire, à partir d’un nouveau modèle de syndicalisme qui favorise l’unité des travailleurs de la ville, de la campagne et de la pêche du pays, l’amélioration de leur qualité de vie et le développement endogène de l’État, ainsi que son indépendance économique, technique et scientifique. Honnêteté Solidarité Humanisme

Vision

*   Être une organisation syndicale révolutionnaire qui transforme la culture et la pratique syndicales en les liant étroitement à la lutte politique, avec une large dimension humaine et de justice, qui défend les droits des travailleurs et promeut leur développement intégral.

Objectifs

*   Améliorer les conditions de travail : Veiller à ce que tous les travailleurs aient accès à des conditions de travail sûres, équitables et dignes, notamment à des salaires adéquats et à des prestations sociales.

*   Promouvoir l’unité syndicale : Encourager l’unité et la solidarité entre les différents syndicats et fédérations afin de renforcer le mouvement syndical au Venezuela.

*   Défendre la souveraineté nationale : S’opposer aux interventions étrangères et aux politiques impérialistes susceptibles de porter atteinte à la souveraineté et à l’indépendance du Venezuela.

*   Encourager la participation des travailleurs : Promouvoir la participation active des travailleurs à la prise de décision et à la gestion des entreprises et des organisations où ils travaillent.

*   Développer des programmes de formation : mettre en place des programmes de formation initiale et continue afin d’améliorer les aptitudes et les compétences des travailleurs, en les adaptant aux besoins du marché du travail.

*   Renforcer les Conseils productifs des travailleurs (CPT) : Soutenir et renforcer les CPT afin qu’ils jouent un rôle plus actif dans la gestion et le contrôle de la production au sein des entreprises.

*   Promouvoir le socialisme : Œuvrer à la construction d’une société socialiste qui donne la priorité au bien-être de la classe ouvrière et à la justice sociale.

La CBST-CCP regroupe 17 Fédérations sectorielles nationales, parmi lesquelles :

*   FUTPV: Federación Unitaria de Trabajadores y Trabajadoras del Petroleo del Gas, sus Similares y Derivados de Venezuela

*   FENTRASEP: Federación Nacional de Trabajadores del Sector Público

*   FENASIRTRASALUD: Federación Nacional de Sindicatos Revolucionarios de Trabajadores de la Salud

La CBST-CCP est membre de la Fédération syndicale mondiale (FSM).