LE ROCML A LA CONFERENCE DE L’ICOR

Le ROCML était présent le 11 décembre à la conférence de l’ICOR (Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires) qui regroupe notamment le MLKP (Turquie-Kurdistan Nord) et le MLPD (Allemagne). Le ROCML y a réaffirmé la nécessité d’une organisation communiste. Dans le même temps, le ROCML a exprimé sa solidarité avec le peuple kurde.

Le débat a porté sur l’écologie. Le MLPD a affirmé la nécessite de créer un syndicat écologique, tâche avec laquelle le ROCML n’est pas en accord. Pour le ROCML, c’est dans le syndicat, en tant qu’organisation de masse et de classe qu’il faut porter toutes les questions politiques importantes. L’expérience de lutte politique dans les syndicats, dans l’anti-impérialisme et la solidarité kurde montre que c’est dans ce cadre que les communistes peuvent mobiliser la classe ouvrière, élever la conscience politique des travailleurs.

Le ROCML a rappelé que notre but est la révolution socialiste, notre tâche, se relier à la classe ouvrière car c’est la seule classe révolutionnaire sous le capitalisme. Les communistes sont contre l’exploitation capitaliste. Sans tomber dans l’ouvriérisme, il faut rappeler que sans construire un noyau prolétarien, les communistes n’auront jamais d’influence dans la société.

Sauver l’Humanité est essentiel si on veut construire le socialisme a dit un participant. Cependant, il faut aussi reconnaitre que c’est seulement la révolution socialiste qui va sauver l’Humanité de la barbarie et de sa destruction. Quelle est notre force principale pour cela ? La classe ouvrière. Les écologistes ne sont pas la force motrice, principale de la révolution. Bien sûr, nous pourrons y envoyer des détachements, y trouver des forces secondaires ; mais actuellement, le mouvement écologiste est sous l’influence de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie, et le mouvement politique de la classe ouvrière est inexistant.

            Le ROCML a apporté sa pierre au débat et espère que sa contribution a suscité des interrogations chez les jeunes militants, et au sein de toutes les délégations. Ces échanges constructifs doivent se poursuivre afin de semer le terrain à la pousse d’un Parti communiste en France.

Issu de la VDC de décembre ICI

BILAN DE LA COP21 : UN ACCORD POUR DUPER LES PEUPLES

Accord-Paris

Article issu de la VDC de décembre:  ICI

« En comparaison de que cela aurait pu être, cet accord est un miracle. En comparaison de ce qu’il aurait dû être, c’est un désastre » écrit le Guardian. Voilà un raccourci saisissant des tenants et aboutissants de cette conférence. Les précédentes conférences furent des échecs qu’il ne fallait à tout prix pas renouveler pour augmenter le discrédit des responsables politiques auprès des populations et ajouter des raisons de s’attaquer au  système capitaliste. Donc après une véritable mise en scène et dramatisation médiatique, un accord a été trouvé, Le metteur en scène, Laurent Fabius en a eu les larmes aux yeux. Les divers commentateurs tant soit peu objectifs font remarquer qu’il en reste à un constat et des déclarations de bonne intention. Il reste muet sur les objectifs et moyens à mettre en œuvre d’une manière contraignante pour les pays et surtout les multinationales principales pollueuses de la planète(1). Mieux il est conforme à ce que les multinationales de l’énergie extractive et autres attendaient :

Un accord basé sur les plans nationaux  (ce sont les peuples qui doivent payer), incluant tous les pays (au moins tous les grands émetteurs) ; un accord à long terme, sans engagements chiffrés de réduction des émissions à court et moyen terme, mais avec révision périodique.

La COP21 a signifié un soutien aux marchés internationaux du carbone (un secteur juteux pour faire des profits « écologiques » sans aucune contrainte pesant sur les transports maritimes et aériens). Et cerise sur le gâteau il détourne l’attention de leur responsabilité.

Bref rien de bon pour les  travailleurs du monde entier. L’analyse que nous faisions avant la COP21 reste d’actualité.

Notes

1 Voici les principaux reproches au texte : aucune échéance pour le pic des émissions, aucune échéance précise pour l’équilibre émissions/absorptions (« dans la seconde moitié du siècle ») aucun objectif non plus en matière de taux annuel de réduction des émissions, muet sur la sortie des combustibles fossiles, pas un mot de la nécessité d’un système énergétique basé sur les renouvelables, le concept de décarbonisation est absent de l’accord.