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Venezuela – Syndicats |
Source :
https://bibliofep.fundacionempresaspolar.org/dhv/entradas/s/sindicatos/
Même si la mort du général Juan Vicente Gómez (17 décembre 1935) a été l’événement qui a permis la création officielle des organisations syndicales, il est important de préciser que l’existence de groupes de travailleurs primaires remonte à bien plus loin. Les investissements étrangers réalisés sous le mandat d’Antonio Guzmán Blanco (1870-1888) ont permis le développement de certaines activités : extraction d’asphalte du lac de Guanoco, de soufre à El Pilar, de charbon à Naricual, d’or à El Callao ; navigation lacustre, fluviale et côtière ; chemins de fer ; industries naissantes ; travaux publics ; maisons de commerce, etc. ; où, sans équivoque, se sont développées des relations de travail typiquement capitalistes et où l’on a pu observer les prémices d’organisations de travailleurs, ainsi que les débuts de la lutte pour l’amélioration des conditions de travail. À cette fin, un Congrès des travailleurs s’est réuni à Caracas, le 28 octobre 1896, sous la présidence d’Alberto González Briceño, avec Leopoldo Torres Abandero comme secrétaire. Le Congrès des travailleurs de 1896 a vu la participation de différents corps de métier à caractère plutôt artisanal que prolétarien : tailleurs, menuisiers et ébénistes, typographes et fabricants de cigares. Son programme abordait divers points tels que «… déterminer la manière concrète de diffuser l’instruction populaire… », ou étudier «… la nécessité de créer des sociétés coopératives… » au Venezuela, tout en encourageant l’élaboration d’un « …règlement pour l’union des sociétés de bienfaisance de cette ville [Caracas] afin de promouvoir l’économie parmi les classes ouvrières… ». Outre ce programme à caractère syndicaliste, le Congrès ouvrier de 1896 soulignait la nécessité de fonder un parti ouvrier, en tant qu’expression politique des revendications proposées. Cependant, les aléas de la vie politique nationale n’ont pas permis à cette initiative de perdurer. C’est sous la forme de sociétés de bienfaisance ou d’associations d’entraide que les ouvriers vénézuéliens se sont regroupés au cours des premières décennies du XXe siècle, notamment avec le développement de l’industrie pétrolière naissante. Ces considérations conduisent à affirmer que, pendant la période mentionnée de gestation du mouvement ouvrier, on ne peut pas parler de syndicats au sens strict, ni de syndicalisme proprement dit.
Naissance du mouvement syndical
À partir de 1936, sous le gouvernement d’Eleazar López Contreras, une campagne fut lancée par les organisations politiques et par le président de la République lui-même, visant à obtenir la syndicalisation massive des travailleurs. L’idée fut rapidement adoptée et dépassa même largement les attentes de ceux qui l’avaient soutenue et diffusée. L’importance de s’unir au sein de syndicats a pris de l’ampleur parmi les ouvriers, ce qui a abouti à la création d’une fédération ouvrière du Venezuela, dont l’objectif était d’étendre son action à l’ensemble du pays. L’organisation du Ier Congrès des travailleurs du Venezuela a débuté au milieu de l’année 1936. Ses principaux promoteurs étaient la Confédération syndicale ouvrière du Venezuela et l’Association nationale des employés (ANDE), qui ont invité tous les syndicats du pays à former des fédérations régionales et à élire leurs délégués pour cet événement national. Son inauguration eut lieu le 6 décembre 1936 au théâtre Bolívar de Caracas. 219 délégués représentant 94 syndicats, qui regroupaient 50 652 travailleurs, y assistèrent. La direction du congrès était composée de Jesús Mata Guerra, Efraín Rovira, Jesús Gómez Barbieri et Alejandro Oropeza Castillo. Son ordre du jour comprenait la discussion sur la grève pétrolière alors sur le point d’éclater, la loi sur le travail, les statuts des ligues paysannes et la création d’une centrale syndicale. Le 31 décembre, la création de la Confédération vénézuélienne du travail (CTV) a été approuvée ; celle-ci était présidée par Alejandro Oropeza Castillo et comptait un comité national composé de Jesús Gómez Barbieri, Augusto Malavé Villalba, Luis Hernández Solís et Luis Ruiz. En février 1937, le gouvernement du président López Contreras a dissous les partis politiques de gauche et expulsé du pays 47 citoyens, parmi lesquels figurait la majorité des dirigeants de la CVT nouvellement créée. Le 1er mai 1938, une Conférence syndicale nationale s’est tenue à Caracas, à laquelle ont assisté 99 délégués, représentant 49 000 travailleurs. Sa portée fut très limitée en raison du harcèlement policier et des restrictions imposées par le gouvernement. En 1941, un groupe de syndicats pétroliers s’est réuni et a créé l’Union syndicale pétrolière du Venezuela sous la présidence de Jesús Farías. Cette organisation a été revitalisée en 1943 avec l’organisation du Ier Congrès des travailleurs pétroliers, et Jesús Farías, Luis Tovar, Vicente Gamboa, Manuel Taborda et Luis Beltrán Hernández ont été confirmés à sa direction. En 1944, l’Union syndicale pétrolière du Venezuela, l’Union des travailleurs de Zulia et la Fédération syndicale du District fédéral ont convoqué une Convention syndicale nationale qui s’est tenue au Nuevo Circo de Caracas le 22 mars de cette année-là. Le congrès a réuni 370 délégués représentant 150 syndicats, dont 41 étaient dirigés par Acción Democrática (AD) et les autres par le Parti communiste du Venezuela (PCV). L’ordre du jour de la convention était le suivant : situation économique des travailleurs et la guerre, le prolétariat vénézuélien et les problèmes de l’après-guerre, la législation vénézuélienne ainsi que l’organisation et l’unité des travailleurs. Un incident entre Acción Democrática et le Parti communiste a permis à Ramón Quijada de qualifier l’événement de « communiste » et, profitant de cette situation, le 24 mars, le Journal officiel publia une résolution exécutive dissolvant la Confédération vénézuélienne des travailleurs et déclarant illégaux 91 syndicats et fédérations de travailleurs représentant environ 10 192 travailleurs sur les 23 346 affiliés aux syndicats existants dans tout le pays. Avant la dissolution de la convention, l’affiliation de la CVT à la Confédération des travailleurs d’Amérique latine (CTAL) et à la Fédération syndicale mondiale avait été décidée. En décembre 1944, des délégations des deux partis ont assisté en Colombie au IIe Congrès de la CTAL et sont parvenues à un accord sur l’unification du mouvement syndical vénézuélien, créant en 1945 la Fédération des travailleurs du Venezuela qui, bien qu’intégrant en son sein toutes les tendances politiques, n’a jamais vraiment connu une existence réelle.
Confederación de Trabajadores de Venezuela (CTV)
Au moment du coup d’État civilo-militaire d’octobre 1945, Acción Democrática était déjà parvenue à s’imposer comme une force rivalisant avec les communistes pour la suprématie dans le milieu syndical, une situation facilitée par les divisions au sein même du PCV. C’est Acción Democrática qui est à l’origine de la convocation du IIe Congrès syndical national, qui s’est tenu le 14 novembre 1947 au Théâtre national de Caracas ; 15 fédérations régionales et 7 fédérations professionnelles y étaient représentées. Le congrès décide de reconstituer la CTV, sous le nouveau nom de Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), dont le comité exécutif est entièrement composé de militants d’Acción Democrática : Bernando Pérez Salinas, Augusto Malavé Villalba, Juan Herrera, Francisco Olivo, Luis Hurtado Higueras et Ramón Quijada. Le gouvernement militaire qui avait renversé le président Rómulo Gallegos interdit en 1948 les assemblées syndicales. En réponse, le mouvement syndical convoqua en février 1949 une grève générale à durée indéterminée. La junte militaire a alors dissous la CTV, ainsi que 24 fédérations régionales, conformément au décret n° 56 du 25 février 1949. Le dernier grand affrontement entre les organisations syndicales et le gouvernement militaire fut la grève des pétroliers de 1950, qui fut durement réprimée par le gouvernement ; un décret du Conseil des ministres daté du 8 mai déclara dissous 35 syndicats, 9 unions, une association et la centrale syndicale. Le mouvement syndical se reconstitue au Venezuela à partir du 23 janvier 1958. Le IIIe Congrès de la CTV s’est ouvert le 13 novembre 1959 et s’est tenu à Los Caracas, en présence de 900 délégués représentant 59 761 travailleurs cotisants selon les chiffres officiels, organisés en 9 fédérations nationales et 22 fédérations régionales, qui regroupaient 685 syndicats urbains et 1 250 organisations paysannes. Le rapport de forces au sein du congrès penchait nettement en faveur d’Acción Democrática avec 470 délégués (52,2 %), contre 210 (23,3 %) pour le PCV, 130 (14,5 %) pour le Parti social-chrétien COPEI et 90 (10 %) pour l’Union républicaine démocratique (URD). Le congrès a décidé de réorganiser la CTV et a approuvé une longue déclaration de principes qui a servi de base politique à son action future. Les contradictions entre le PCV et le Mouvement de gauche révolutionnaire (MIR), d’une part, et les partis Acción Democrática et COPEI, d’autre part, s’étaient intensifiées en raison de la ligne de lutte armée adoptée par les premiers, de sorte que les membres social-chrétiens et adecos du Comité exécutif décidèrent, le 18 décembre 1960, de traduire en tribunal disciplinaire tous les dirigeants de gauche et de convoquer pour janvier 1961 un congrès extraordinaire de la CTV. L’événement a réuni 195 délégués d’Acción Democrática et 85 délégués du COPEI, et il a été convenu d’une double affiliation internationale, d’une part au Bureau régional interaméricain du travail (ORIT) de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et à la Confédération latino-américaine des syndicats libres (CLASL) de la CISL d’autre part, bien qu’en réalité, seule l’affiliation à la première de ces organisations régionales ait été effective, en plus de l’affiliation à la CISL. Les discussions ont porté sur le renforcement de la démocratie au Venezuela et sur la stratégie à adopter face à la gauche. Le Comité exécutif désigné lors de ce congrès était composé exclusivement de membres des partis AD et COPEI, ce qui a de nouveau consacré la division du mouvement syndical vénézuélien. La création de la Banque des travailleurs (BTV) en 1968 a marqué un tournant dans l’évolution de la CTV et a consacré le contrôle hégémonique exercé par Acción Democrática au sein de cette centrale syndicale. Lors du VIIIe Congrès des travailleurs (1980), la plus grande centrale syndicale du pays, rompant avec ses positions traditionnelles, s’est prononcée en faveur d’un nouveau modèle économique pour le pays et, dans l’autre document central, celui sur la cogestion, a présenté cette thèse comme son objectif à court terme. À la suite du scandale provoqué par la mise sous tutelle de la Banque des travailleurs (1982) et dans le cadre des déclarations du président par intérim de la CTV et de son Comité exécutif, dans lesquelles, pour la première fois, la centrale syndicale exprime publiquement ses critiques et ses divergences avec le gouvernement présidé à nouveau depuis 1984 par Acción Democrática, se tient à Caracas, le 20 mai 1985, le IXe Congrès de la CTV. Y ont assisté 1 549 délégués, dont 920 (60 %) étaient issus d’AD, 315 du COPEI, 148 du Mouvement électoral du peuple (MEP), 60 de l’Union républicaine démocratique (URD), 16 du Mouvement vers le socialisme (MAS), 8 du MIR, 7 du PCV et 35 indépendants et d’autres petites organisations, représentant 23 fédérations régionales et 27 fédérations nationales. Comme lors du congrès précédent, le thème de la cogestion a dominé le débat sur la réorganisation de l’économie, où les analyses et les mesures concernant l’emploi et les salaires des travailleurs ont joué un rôle fondamental. Sur le plan de l’organisation interne, la politique de syndicats nationaux par branche et par industrie n’a pas réussi à obtenir le consensus nécessaire. La CTV reste aujourd’hui, et de loin, la centrale hégémonique du mouvement syndical vénézuélien.
Confederación de Sindicatos Autónomos de Venezuela (CODESA)
Dès 1941, au sein de petits groupes liés à l’Église catholique, et en particulier à la Compagnie de Jésus, ainsi qu’au COPEI, on discutait de la nécessité de mettre en place un syndicalisme inspiré de la doctrine sociale de l’Église catholique. Le prêtre jésuite Manuel Aguirre Elorriaga devint le promoteur de cette idée et organisa un programme de stages de formation sociale qui s’adressaient initialement aux ouvriers, puis s’ouvrirent aux professionnels, aux étudiants, aux politiciens et aux industriels. Cette activité s’accompagnait de retraites spirituelles à l’église San José del Ávila, ce qui conféra une orientation nettement religieuse à l’ensemble du processus. Cette phase initiale s’achève par la fondation, lors d’une assemblée tenue le 5 juillet 1945, du Cercle ouvrier de Caracas, dont le comité directeur était composé de Juan B. Silva, Lilia Bello, Simón Barres, Enriqueta Fuenmayor, Miguel Silvera, Víctor Hernández, Modesto Simancas, avec le conseil ecclésiastique de Manuel Aguirre. Le cercle a poursuivi son travail de formation et deux organisations catholiques ont été créées, qui allaient participer, de diverses manières, à l’émergence ultérieure de la CODESA ; il s’agit de l’Union fraternelle des dirigeants de l’Action catholique (FUNDASC) et de la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Sous le gouvernement de Marcos Pérez Jiménez, certains jeunes, influencés par la JOC, rejoignent l’Union vénézuélienne des employés et des ouvriers (UVEO) ; ce syndicat, aux côtés du Círculo, sera à l’origine de la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA). L’existence au sein du COPEI d’un organisme fonctionnel dédié au domaine syndical, le Front des travailleurs chrétiens (FTC), ainsi que cette nouvelle organisation sociale de travailleurs, ont rendu nécessaire la mise en place d’un mécanisme de coordination. C’est ainsi qu’a été créé en 1959 le Comité unitaire des syndicalistes chrétiens (CUSIC). Les 20 et 21 août 1964 se tient le Ier Congrès national de la CODESA. Le bureau était présidé par William Franco et cinq fédérations, regroupant 60 syndicats et 80 ligues paysannes, y étaient représentées. Le discours d’ouverture portait sur la réforme agraire comme moyen de promouvoir le développement autonome du pays. Entre 1964 et 1981, la CODESA a tenu cinq congrès. À l’occasion du VIe Congrès (1985), une division entre les membres de la Confédération a conduit à l’élection de deux comités exécutifs qui se disputent leur légitimité.
Confederación General de Trabajadores (CGT)
La présence au sein de la CODESA de militants du parti social-chrétien COPEI, qui jouaient un rôle décisif dans les instances dirigeantes, a suscité des débats et des affrontements avec les secteurs partisans de l’autonomie syndicale face à une structure à caractère partisan. En 1971, un groupe important de dirigeants et de militants de la CODESA, après avoir critiqué l’ingérence excessive du COPEI au sein de la Centrale, à laquelle s’ajoutaient des conflits de leadership, décida de créer une autre organisation syndicale. À cette fin, le 24 avril 1971, le Ier Congrès national de la CTG s’est tenu au Palais des sports de Caracas, présidé par Reinaldo Milano Hernández, avec la participation de 5 fédérations régionales regroupant 30 syndicats et 15 000 affiliés. L’affiliation de cette nouvelle centrale syndicale à la Confédération mondiale du travail (CMT) et à la Centrale latino-américaine des travailleurs (GLAT) a été ratifiée. Depuis cette date et jusqu’en 1995, la CGT a tenu cinq congrès.
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Confederación de Trabajadores de Venezuela |
Source :
https://latinoamericana.wiki.br/es/entradas/c/ctv
Parmi les différentes centrales syndicales présentes dans le pays, la plus importante est la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), créée sous l’influence de l’Action démocratique (AD), un parti qui, à ses débuts, s’identifiait à la social-démocratie européenne mais qui, aujourd’hui, est le principal porte-parole de l’impérialisme américain dans le pays et l’un des principaux opposants à Hugo Chávez.
Après un coup d’État perpétré par l’AD, le parti a organisé, en 1947, un congrès des travailleurs qui a décidé de fonder la CTV. Tous les postes de direction étaient contrôlés par ce parti. Cette action visait à empêcher l’influence du Parti communiste vénézuélien (PCV) et de différents groupes révolutionnaires au sein du mouvement syndical. Depuis lors, la CTV, branche syndicale de l’AD, se caractérise par un syndicalisme corporatiste et bureaucratisé.
De plus, l’histoire de la CTV est marquée par des accusations constantes de corruption, un lien ancien et solide avec l’AFL-CIO (American Federation of Labor and Congress of Industrial Organization) des États-Unis et le soutien à la réforme néolibérale du travail du gouvernement de Rafael Caldera (la loi organique du travail de 1997), qui a entraîné la perte des droits du travail et contribué à ce que le secteur formel de l’économie n’accueille que 12 % de la classe ouvrière.
La CTV a joué un rôle décisif dans toutes les actions putschistes qui ont eu lieu dans le pays, en particulier la grève du 9 avril 2002, qui a précédé le coup d’État du 11, vaincu quelques jours plus tard.
La CTV a également participé à un lock-out lancé le 12 décembre de la même année. Ce blocage, auquel ont adhéré divers entrepreneurs de l’industrie, des établissements d’enseignement privé, des médias, du commerce et des dirigeants de la société Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), avait pour objectif principal d’empêcher la production et le raffinage du pétrole, ce qui compromettrait l’économie vénézuélienne. On en est même arrivé à recourir à des actes de sabotage, avec la destruction de machines et d’installations.
Les patrons et la CTV se sont heurtés à une forte résistance de la part des travailleurs les mieux organisés et de la population qui, petit à petit, ont réussi à reprendre le contrôle de la production, en occupant directement les usines ou en exigeant leur réouverture. C’est ainsi qu’en février 2003, le lock-out a été vaincu. Environ 5 000 employés de la société PDVSA ont été licenciés, y compris des cadres et des directeurs, et les présidents de la Fedecámaras et de la CTV ont été arrêtés.
Actuellement, l’action de la CTV fait l’objet d’une forte remise en question au sein du milieu syndical, comme en témoignent principalement la perte de syndicats importants et la création et la croissance d’une nouvelle centrale, l’Union nationale des travailleurs (UNT).
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Central Bolivariana Socialista |
Source :
https://cbolivariana.org.ve/wp-content/uploads/2024/10/PERFIL-POLITICO-SOCIAL.pdf
CBST – Profil politico-syndical
La Centrale bolivarienne socialiste des travailleurs et travailleuses de la ville, de la campagne et de la pêche (CBST-CCP) est une organisation syndicale vénézuélienne, créée le 10 novembre 2011 par le commandant Hugo Chávez, dans le but de représenter et de défendre les droits des travailleurs dans divers secteurs, de promouvoir le socialisme et de lutter contre l’impérialisme.
Mission
Consolider une société socialiste, juste et égalitaire, à partir d’un nouveau modèle de syndicalisme qui favorise l’unité des travailleurs de la ville, de la campagne et de la pêche du pays, l’amélioration de leur qualité de vie et le développement endogène de l’État, ainsi que son indépendance économique, technique et scientifique. Honnêteté Solidarité Humanisme
Vision
* Être une organisation syndicale révolutionnaire qui transforme la culture et la pratique syndicales en les liant étroitement à la lutte politique, avec une large dimension humaine et de justice, qui défend les droits des travailleurs et promeut leur développement intégral.
Objectifs
* Améliorer les conditions de travail : Veiller à ce que tous les travailleurs aient accès à des conditions de travail sûres, équitables et dignes, notamment à des salaires adéquats et à des prestations sociales.
* Promouvoir l’unité syndicale : Encourager l’unité et la solidarité entre les différents syndicats et fédérations afin de renforcer le mouvement syndical au Venezuela.
* Défendre la souveraineté nationale : S’opposer aux interventions étrangères et aux politiques impérialistes susceptibles de porter atteinte à la souveraineté et à l’indépendance du Venezuela.
* Encourager la participation des travailleurs : Promouvoir la participation active des travailleurs à la prise de décision et à la gestion des entreprises et des organisations où ils travaillent.
* Développer des programmes de formation : mettre en place des programmes de formation initiale et continue afin d’améliorer les aptitudes et les compétences des travailleurs, en les adaptant aux besoins du marché du travail.
* Renforcer les Conseils productifs des travailleurs (CPT) : Soutenir et renforcer les CPT afin qu’ils jouent un rôle plus actif dans la gestion et le contrôle de la production au sein des entreprises.
* Promouvoir le socialisme : Œuvrer à la construction d’une société socialiste qui donne la priorité au bien-être de la classe ouvrière et à la justice sociale.
La CBST-CCP regroupe 17 Fédérations sectorielles nationales, parmi lesquelles :
* FUTPV: Federación Unitaria de Trabajadores y Trabajadoras del Petroleo del Gas, sus Similares y Derivados de Venezuela
* FENTRASEP: Federación Nacional de Trabajadores del Sector Público
* FENASIRTRASALUD: Federación Nacional de Sindicatos Revolucionarios de Trabajadores de la Salud
La CBST-CCP est membre de la Fédération syndicale mondiale (FSM).
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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Un accord syndical historique place la défense des salaires au coeur de la lutte des travailleurs 17 décembre 2025 |
Source :
https://laboursolidarity.org/n/3709/historico-acuerdo-unitario-sindical-coloca-el-rescate-del-salario-en-el-centro-de-la-lucha-de-los-trabajadores
Dans un geste d’une profonde portée politique, sociale et professionnelle, plus d’une cinquantaine d’organisations syndicales, professionnelles et sociales du Venezuela, diverses sur le plan idéologique et politique, ont signé un accord national unitaire qui marque un tournant historique en mettant fin à la fragmentation imposée au mouvement des travailleurs et en plaçant l’unité de classe au-dessus des différences, en réponse collective à l’appauvrissement généralisé, la répression et la criminalisation de la contestation, et comme expression ferme de la lutte pour le rétablissement des salaires, des retraites, de la liberté syndicale et des droits du travail systématiquement bafoués par l’État vénézuélien.
Salaires et retraites réduits à la misère
L’axe central de l’accord unitaire est la lutte pour le rétablissement des salaires et des retraites, dévastés par des politiques anti-travailleurs qui ont détruit les revenus des travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, en remplaçant le salaire constitutionnel par des primes discrétionnaires sans incidence sur les droits du travail ni la sécurité sociale, en violation flagrante de l’article 91 de la Constitution et de la loi organique sur le travail, condamnant des millions de familles à la précarité tandis que le discours officiel occulte cette réalité avec des discours sur la croissance économique qui ne profite pas aux travailleurs.
Lois anti-travailleurs et destruction des acquis historiques
L’accord désigne comme directement responsables de cette situation des instruments tels que la loi anti-blocus, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les instructions de l’ONAPRE, qui ont permis le contournement des droits, l’externalisation et la suspension des conventions collectives, favorisant ainsi les intérêts patronaux tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
Ces mesures ont pulvérisé la négociation collective et laissé les travailleurs sans protection juridique effective face aux abus de l’État-employeur.
Répression, criminalisation et atteinte à la liberté syndicale
Un autre aspect de l’accord est la défense sans restriction de la liberté syndicale, considérée comme un droit humain fondamental. Les organisations dénoncent une politique systématique de persécution policière et judiciaire, d’intervention dans les syndicats, d’emprisonnement des dirigeants syndicaux, de déni du droit de grève et de criminalisation des manifestations syndicales, en violation des conventions 87 et 98 de l’OIT.
Dans ce contexte, l’accord exige la libération totale de tous les syndicalistes emprisonnés, poursuivis en justice ou disparus, réaffirmant que la lutte syndicale n’est pas un délit et que sans liberté syndicale, il ne peut y avoir de véritable démocratie.
Une unité plurielle pour reconstruire la valeur du travail
L’accord pose comme principe l’unité dans la diversité, dans le respect de l’autonomie, de la pluralité idéologique et de l’indépendance de chaque organisation. Loin d’imposer des structures, les centrales et les syndicats signataires s’engagent à maintenir une instance unitaire, plurielle et représentative, destinée à coordonner des actions communes et à assurer un suivi efficace des engagements pris.
Ils soulignent que cette unité n’est pas conjoncturelle, mais qu’il s’agit d’une réponse éthique face à la faim, aux inégalités et au déni des droits qui frappent la classe ouvrière.
Des engagements concrets envers les travailleurs
Parmi les engagements pris, il convient de souligner la lutte pour un salaire et une pension qui couvrent les besoins vitaux, la restitution de la valeur réelle des prestations sociales, le paiement de la dette historique accumulée, la réactivation complète des conventions collectives, l’abrogation des lois anti-travailleurs et la garantie de conditions de travail dignes pour tous les secteurs, y compris les travailleurs informels, qui constituent aujourd’hui la majorité dans le pays.
De même, les organisations s’engagent à dénoncer ces violations devant les instances internationales et à mener une vaste campagne nationale d’organisation, de communication et de mobilisation syndicale.
Annonce d’une grande mobilisation nationale le 15 janvier 2026
Pour concrétiser ce nouveau moment d’unité, l’accord annonce une grande journée nationale de mobilisation le 15 janvier 2026, dans le cadre de la Journée des enseignants, appelant tous les travailleurs actifs, retraités et pensionnés, du secteur public et privé, à lutter pour le rétablissement des salaires, des pensions et des revendications sociales.
Unité pour récupérer ce qui a été pris
Cet accord se termine par une définition claire du moment historique : ce qui a été pris à la classe ouvrière ne sera pas récupéré par le silence ou la résignation, mais par l’unité, l’organisation et la lutte. En affirmant que le salaire n’est pas un chiffre mais une question de vie, de dignité et de justice sociale, les organisations signataires transforment cet engagement en une feuille de route pour la reconquête des droits du travail, précisant clairement qu’il ne s’agit pas d’une déclaration rhétorique, mais d’un accord de combat, de défense de la vie et d’unité historique, par lequel le mouvement syndical vénézuélien annonce qu’il est prêt à affronter la misère et la répression pour récupérer ce qui appartient légitimement à ceux qui soutiennent le pays par leur travail.
Soutien pluriel
L’Accord national unitaire bénéficie du soutien des principales organisations syndicales, professionnelles et sociales du pays, parmi lesquelles les centrales historiques suivantes : Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV), Union nationale des travailleurs (UNETE), la Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA), la Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI) et la Confédération générale des travailleurs (CGT), ainsi que des organisations emblématiques du secteur universitaire, éducatif et de la santé telles que l’APUCV, le SINATRAUCV, FETRASUV, l’Ordre des infirmiers du district capital, APROUPEL-Maracay, SINDITEBA-FENATEV Barinas, la Coalition des enseignants de l’État de Sucre, le Mouvement des éducateurs Simón Rodríguez, REDEDUCADORES et le Mouvement des éducateurs unis pour le Venezuela ; ainsi que des expressions de lutte régionale telles que l’Union nationale d’action sociale, syndicale et professionnelle de Zulia (UNASSG), l’Alliance sociale des travailleurs d’Aragua (ASTA), le Syndicat bolivarien des employés de la mairie de la municipalité de Páez de l’État de Portuguesa, le Mouvement 23 BAUXILU, la Fédération unitaire des syndicats bolivariens de l’État de Carabobo (FUSBEC) et des espaces syndicaux unitaires tels que le Comité national de conflit des travailleurs en lutte ((CNCTL), entre autres, dont la convergence plurielle confirme que cet accord n’est ni partiel ni sectoriel, mais constitue une référence nationale d’unité et d’engagement de la classe ouvrière vénézuélienne pour la défense des salaires, des retraites, de la liberté syndicale et des droits du travail.
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Accord unitaire des travailleurs |
ACCORD UNITAIRE DES TRAVAILLEURS
Pour la sauvegarde des salaires, des retraites et de la liberté syndicale!
Caracas, 12 décembre 2025
Nous, représentants des centrales syndicales, des fédérations, des organisations non confédérées, des syndicats de base, des associations professionnelles, des associations de travailleurs, des organisations de retraités et de pensionnés, des centres de formation ouvrière, des travailleurs informels et des organisations sociales;
CONSIDÉRANT :
• Que les politiques économiques mises en œuvre par l’État ont détruit les revenus des travailleurs actifs, des retraités et des pensionnés, réduisant les salaires et les pensions à des niveaux de misère et affectant la santé, l’alimentation, la sécurité et la dignité de millions de familles.
• Que le salaire minimum légal a été remplacé par des primes arbitraires n’ayant aucune incidence sur les prestations, les pensions, la sécurité sociale ni les calculs salariaux, en violation de l’article 91 de la Constitution et des principes salariaux de la LOTTT.
• Que des instruments et des lois à caractère anti-travail restent en vigueur — notamment la loi anti-blocage, les zones économiques spéciales, le mémorandum 2792 et les directives associées à l’instruction de l’ONAPRE — qui permettent la désalarisation, l’externalisation, le non-respect des droits et la précarisation extrême du travail, favorisant exclusivement les intérêts patronaux des secteurs public et privé.
• Que plus de 60 % de la main-d’œuvre est informelle et ne bénéficie ni de revenus décents ni de protection sociale, alors que seulement 38 % soutient l’activité économique nationale, situation aggravée par la migration forcée et la destruction de l’appareil productif.
• Que le discours officiel sur la « croissance économique » contraste avec le refus systématique d’augmenter les salaires, de rétablir les droits ou de garantir des conditions de travail dignes.
• Qu’il existe une répression systématique de l’État contre le mouvement syndical et, de manière générale, contre les travailleurs qui luttent, par le biais de pratiques de persécution policière et judiciaire, de criminalisation de la protestation et de déni du droit de grève, en violation des conventions n° 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiées par la République.
• Que le mouvement syndical a été attaqué, fragmenté et affaibli, dépouillé du droit à la négociation collective, laissant les travailleurs sans défense juridique effective face aux agressions constantes du patronat tant public que privé.
• Que la liberté syndicale est un droit humain fondamental, conquis par la lutte historique du mouvement ouvrier, consacré par l’article 95 de la Constitution et ratifié par la Convention n° 87 de l’OIT.
• Que les organisations syndicales sont des entités autonomes et indépendantes, des outils essentiels pour la défense exclusive des intérêts, des droits et des acquis de la classe ouvrière, sans ingérence extérieure.
• Que, face aux tentatives de subordination institutionnelle par le biais de mécanismes irréguliers tels que la soi-disant « assemblée constituante syndicale » et l’absence de protection juridique effective, il est indispensable de défendre cette autonomie afin de préserver les libertés fondamentales des travailleurs.
NOUS CONVENONS
De lutter ensemble pour rétablir la valeur du travail au Venezuela, par le biais d’une véritable revalorisation des salaires et des retraites, du rétablissement intégral des droits du travail et des droits contractuels, de la défense des libertés publiques, de l’autonomie syndicale, et en exigeant la libération totale de tous les prisonniers et personnes poursuivies en justice issus du mouvement syndical.
PRINCIPES DE L’ACCORD
1. Unité dans la diversité. ‑ Respect total de l’autonomie de chaque organisation, ainsi que de la pluralité de ses idées et de ses approches. Des actions communes sont mises en place sans imposer de structures ni supplanter les identités.
2. Engagement collectif et éthique. ‑ Cet accord exprime un engagement envers la classe ouvrière. Les décisions seront prises à l’issue d’un débat transparent, démocratique et visant à obtenir le plus large consensus possible.
3. Coordination et cohérence. ‑ Les organisations travailleront de manière coordonnée pour promouvoir des objectifs communs, en garantissant une participation équitable et un suivi efficace des accords.
4. Transparence et inclusion. ‑ Toutes les actions se dérouleront de manière ouverte, en encourageant la participation de tous les travailleurs sans distinction de secteur, de région, de genre, d’idéologie, d’affiliation politique, de croyance religieuse ou de statut professionnel.
5. Solidarité et soutien mutuel. ‑ Un soutien est assuré aux travailleurs et aux organisations confrontés à des persécutions, à des violations de leurs droits ou à des difficultés en raison de leur participation à la défense des intérêts du travail.
ENGAGEMENTS UNITAIRES ENVERS LE PEUPLE TRAVAILLEUR
Les organisations signataires mèneront une lutte commune afin de :
• Obtenir un salaire et une pension minimale qui répondent aux besoins vitaux des travailleurs actifs et retraités ainsi que de leurs familles, conformément à l’article 91 de la Constitution et à l’article 104 de la LOTTT.
• Exiger la reconnaissance de toutes les primes comme faisant partie du salaire réel, avec incidence sur les prestations, l’ancienneté, les congés et les bénéfices, en garantissant que le salaire serve de base pour les cotisations, les retraites et la sécurité sociale.
• Rétablir le paiement rétroactif des retraites aux retraités à l’étranger et garantir les droits des personnes âgées tels qu’établis aux articles 80 et 86 de la Constitution nationale.
• Rétablir la valeur réelle des prestations sociales, des congés, des participations aux bénéfices et de l’ancienneté, et payer la dette historique accumulée par l’État.
• Rétablir pleinement les conventions collectives, en garantissant des clauses de protection salariale.
• Rétablir le droit de grève, en supprimant toute interdiction ou limitation arbitraire.
• Abroger toutes les mesures et lois anti-travailleurs qui détruisent les droits et facilitent l’externalisation.
• Garantir des conditions de travail dignes et l’application effective de la loi organique sur la prévention, les conditions et l’environnement de travail (LOPCYMAT).
• Exiger la cessation immédiate de l’ingérence de l’État-employeur dans les syndicats, y compris les tentatives visant à remplacer ou à ignorer les directions légitimes.
• Rejeter la soi-disant "assemblée constituante syndicale" ou "assemblée constituante ouvrière", instrument destiné à corporatiser et à subordonner le mouvement syndical.
• Exiger la fin de la criminalisation de l’activité syndicale et de la lutte pour les libertés publiques.
• Exiger la libération immédiate de tous les dirigeants syndicaux détenus ou poursuivis en justice.
DANS L’IMMÉDIAT, NOUS AVONS L’INTENTION DE
• Mettre en place une coordination nationale représentative des différents secteurs et organisations du mouvement syndical vénézuélien, chargée de coordonner et d’assurer le suivi du présent accord.
• Convoquer des assemblées de travailleurs dans tout le pays afin d’organiser la défense juridique et constitutionnelle des droits du travail.
• Lancer une campagne nationale de diffusion de l’accord par le biais de mécanismes de communication, d’organisation et de mobilisation syndicale.
• Dénoncer auprès des organismes internationaux la violation des droits du travail au Venezuela.
CONSIDÉRATION GÉNÉRALE
Nous reconnaissons qu’aucune divergence ne l’emporte sur l’urgence de la faim, la destruction des revenus et la négation de nos droits. Notre unité n’est pas conjoncturelle, c’est un engagement éthique envers ceux qui font vivre le pays.
Nous considérons le salaire, les prestations sociales et les conventions collectives comme des droits inaliénables et une cause centrale face aux inégalités. Nous revendiquons pleinement l’esprit de l’article 91 de la Constitution : le salaire n’est pas un simple chiffre, c’est un outil indispensable à la vie, à la justice et à l’ascension sociale.
APPEL IMPÉRIEUX À L’UNITÉ
Nous lançons un appel à l’ensemble du pays et invitons tous les secteurs du monde du travail — actifs, retraités, bénéficiaires de pensions ; employés du secteur formel et informel ; du secteur public et privé — à se joindre à ce grand accord national.
Ce n’est que la première étape d’une lutte historique qui ne tolère plus ni silence ni humiliation : le travail doit retrouver sa valeur, le salaire doit être digne et l’avenir doit appartenir à ceux qui le construisent par leurs efforts.
La défense du salaire et des droits du travail n’est pas seulement une cause syndicale, mais une cause morale, démocratique et sociale : sans salaire, il n’y a pas de vie ; sans droits, il n’y a pas d’avenir ; sans unité, il n’y a pas de victoire.
Aujourd’hui, le Venezuela doit le savoir : NOUS SOMMES UNIS.
Diverses organisations et centrales syndicales, aux visions et parcours différents, signons cet engagement parce que la dignité du travail transcende toutes les frontières ; parce que les travailleurs méritent de vivre, et non de survivre ; et parce que sans justice sociale, il n’y aura ni stabilité, ni développement, ni véritable démocratie.
C’est un accord de lutte.
C’est un accord pour la vie.
C’est un accord d’unité historique.
Unis, nous, les travailleurs, vaincrons!
Caracas, le 12 décembre 2025
ORGANISATIONS SIGNATAIRES AU 12/12/2025 :
1. Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV)
2. Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV)
3. Centrale syndicale nationale des travailleurs (UNETE)
4. Confédération des syndicats autonomes du Venezuela (CODESA)
5. Centrale des travailleurs Alliance syndicale indépendante (ASI)
6. Confédération générale des travailleurs (CGT)
7. FETRA-Carabobo
8. Association des professeurs de l’Université centrale du Venezuela (APUCV)
9. Ordre des infirmiers du District fédéral
10. Fédération des travailleurs syndiqués de l’éducation (FETRASINED)
11. Sindicato Nacional de Trabajadores de la UCV (SINATRAUCV)
12. Federación de Trabajadores Universitarios (FETRASUV)
13. Unión Nacional Acción Social, Sindical y Gremial del Zulia (UNASSG)
14. Alianza Social de Trabajadores de Aragua (ASTA)
15. Sindicato Único de Trabajadores de la Educación Pública, Privada y Similares del Estado Apure (SUTEPPS)
16. Asociación de Profesionales Universitarios en Funciones Administrativas y Técnicas de la UCV (APUFAT)
17. Colegio de Bioanalistas del Estado Sucre
18. Sindicato Único de Empleados y Obreros Electricistas y Conexos del Estado Cojedes (SUDEOECEC)
19. Sindicato de Trabajadores de la Educación del Estado Portuguesa (SITE-filial FETRASINED)
20. Asociación de Profesores de la UPEL Maracay (APROUPEL-Maracay)
21. Sindicato de Profesionales de la Docencia – Colegio de Profesores de Yaracuy (SINPRODO-CPV)
22. Sindicato Bolivariano de Empleados de la Municipalidad de Boconó (SIBOEMBO)
23. Sindicato de Trabajadores y Trabajadoras “Eusebio Baptista” de la Alcaldía de Boconó (SITTEBAMB)
24. Sindicato de Obreros Alcaldía de Caracas (SUOMGIA DCML)
25. Coordinadora de Pensionados y Jubilados de Venezuela (COPENJUVE)
26. Asociación de Educadores Jubilados y Pensionados Unidos de la Región Capital (ASOCEJUPRC)
27. Coalición Magisterial del Estado Sucre (Sinvema, Sinproted, Suma, Fenatev)
28. Asociación de Profesores de la Universidad Simón Bolívar del Litoral (APUSB)
29. Sindicato de Trabajadores de la Educación de Barinas (SINDITEBA-FENATEV)
30. Sindicato de Empleados de la Fundación Instituto de Ingeniería (SEFII)
31. Sindicato de Trabajadores de la Salud del Distrito Capital (SIRTRA-SALUD DC)
32. Movimiento de Educadores Simón Rodríguez (MESR)
33. Comité de Derechos Humanos para la Defensa de los Pensionados, Jubilados, Personas Adultas y Personas con Discapacidad (El COMITÉ)
34. Asociación de Educadores Jubilados y Pensionados Unidos del Estado Aragua
35. Movimiento Pedagógico REDEDUCADORES
36. Frente Nacional de Lucha de la Clase Trabajadora (FNLCT)
37. Movimiento de Educadores Unidos por Venezuela (MEUPV)
38. Plataforma Ciudadana por la Defensa de la Constitución
39. Sindicato Único de Empleados de los Poderes Públicos del Ejecutivo del Estado Sucre (SUEPPLES)
40. Colegio de Economistas del Estado Sucre
41. Comité de Conflicto de la Universidad de Oriente
42. Organización de Hombres por la Equidad y la Igualdad
43. Secretaría de Organización de la Asociación de Trabajadores de la Universidad Nacional Experimental de Guayana
44. Sindicato Único de Trabajadores de las Municipalidades del Estado Portuguesa (SUTMEP)
45. Sindicato Bolivariano de Empleados de la Alcaldía del Municipio Páez del Estado Portuguesa (SIBEPAEZ)
46. Movimiento 23 BAUXILUM
47. Comité Nacional de Conflicto de Trabajadores en Lucha (CNCTL)
48. Coordinadora de Trabajadores en Lucha de los Altos Mirandinos (CTLAM)
49. Coordinadora Metropolitana de Trabajadores en Lucha (CMTL)
50. Vanguardia Laboral (VL)
51. Corriente Sindical Palabra Obrera
52. Unión de Trabajadores Revolucionarios (UTR)
53. Sindicato de Trabajadores de la Educación del Estado Portuguesa
54. Frente Autónomo Sector Eléctrico (FASE)
55. Federación Unitaria de Sindicatos Bolivarianos del Estado Carabobo (FUSBEC)
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Note du Comité national de conflit des travailleurs en lutte Les travailleurs du Venezuela s’organisent et luttent contre la politique néolibérale de Nicolas Maduro Juin 2023 |
Source :
https://laboursolidarity.org/n/2711/nota-del-comite-nacional-de-conflicto-de-los-trabajadores-en-lucha
Le 18 mars 2023, 170 délégués et représentants de syndicats, de fédérations et de mouvements de travailleurs, provenant de 17 États du Venezuela, se sont réunis à Caracas et ont constitué le COMITÉ NATIONAL DE CONFLIT DES TRAVAILLEURS EN LUTTE (CNC-TL), dans le but de rassembler toutes les mobilisations et tous les conflits des régions en une seule lutte, afin de récupérer tous les droits du travail, sociaux, économiques et civils bafoués par le gouvernement néolibéral de Nicolás Maduro.
Le CNC-TL incarne un effort d’organisation nationale qui vise à unifier les manifestations massives auxquelles les travailleurs vénézuéliens ont pris part au cours de l’année dernière, exigeant principalement un salaire décent, conformément à l’article 91 de la Constitution, car le salaire minimum en vigueur aujourd’hui est inférieur à cinq (5) dollars par mois, ce qui représente le salaire le plus bas d’Amérique latine et l’un des plus bas au monde.
Le programme néolibéral mis en œuvre par Nicolás Maduro comprend le développement de zones économiques spéciales (anciennement connues en Amérique latine sous le nom de territoires de maquila), telles que l’Arco Minero del Orinoco ; la privatisation d’entreprises publiques qui avaient été expropriées sous le précédent gouvernement d’Hugo Chávez ; la libéralisation des prix de tous les produits de première nécessité ; l’exonération des droits de douane pour l’importation de produits fabriqués au Venezuela ; la dévaluation constante de la monnaie dans un contexte d’hyperinflation ; la dollarisation du marché intérieur, en fixant le prix du carburant en dollars ; il a également mis en œuvre une flexibilisation totale des relations de travail, droits précédemment consacrés tant dans la Constitution de 1999 (CRBV) que dans la loi sur le travail de 2012 (LOTTT).
Le programme néolibéral mis en œuvre par Nicolás Maduro comprend le développement de zones économiques spéciales (anciennement connues en Amérique latine sous le nom de territoires de maquila), telles que l’Arco Minero del Orinoco ; la privatisation d’entreprises publiques qui avaient été expropriées sous le précédent gouvernement d’Hugo Chávez ; la libéralisation des prix de tous les produits de première nécessité ; l’exonération des droits de douane pour l’importation de produits fabriqués au Venezuela ; la dévaluation constante de la monnaie dans un contexte d’hyperinflation ; la dollarisation du marché intérieur, en fixant le prix du carburant en dollars ; il a également mis en œuvre une flexibilisation totale des relations de travail, droits précédemment consacrés tant dans la Constitution de 1999 (CRBV) que dans la loi sur le travail de 2012 (LOTTT).
En promulguant le mémorandum 2792 du ministère du Travail (2018) et les instructions de l’Onapre (2022), le gouvernement Maduro a ignoré toutes les conventions collectives en vigueur dans le pays et a imposé des barèmes salariaux uniformisés, mettant fin aux échelles salariales basées sur les mérites professionnels et réduisant les salaires jusqu’à 99 % par rapport à la première décennie de ce siècle. Dans la pratique, les primes d’ancienneté (prestations sociales) ont été supprimées et les primes de vacances, de bénéfices et de fin d’année ont été réduites à des niveaux insignifiants. Cela a entraîné une détérioration brutale des conditions de travail et de vie des travailleurs et de leurs familles, tant dans la fonction publique que dans les entreprises privées.
Dans un contexte de corruption profonde aux plus hauts niveaux de l’administration publique, reconnue par le gouvernement lui-même au vu des arrestations judiciaires constantes de ministres, de présidents d’entreprises publiques, de députés et d’officiers militaires, Nicolás Maduro s’est retranché derrière les sanctions économiques imposées au Venezuela par le gouvernement des États-Unis et l’Union européenne pour justifier son programme néolibéral et, plus précisément, sa politique de destruction des salaires.
Tout en reconnaissant que ces sanctions constituent une ingérence inacceptable des puissances étrangères dans les affaires intérieures du Venezuela, nous affirmons également qu’elles n’ont aucun impact sur l’élite au pouvoir, mais qu’elles affectent directement le peuple vénézuélien. Nous considérons que ces sanctions ne sont pas la cause principale de l’« assouplissement » des relations de travail appliqué par le gouvernement Maduro. La crise dans notre industrie pétrolière est principalement due à la corruption généralisée qui règne au sein du gouvernement, comme le démontrent les poursuites judiciaires engagées contre presque tous les dirigeants de PDVSA ces dernières années.
Le travail salarié au Venezuela se situe aujourd’hui à des niveaux proches de l’esclavage, car les travailleurs ne perçoivent pas pour leur travail une rémunération qui leur permette de couvrir les frais minimaux de subsistance pour eux-mêmes et leurs familles.
La politique du travail de Maduro, qui consiste en un esclavage salarié, a entraîné une migration massive de jeunes et de travailleurs qualifiés qui, avec leurs familles, fuient le pays à la recherche de meilleures conditions de travail. Plus de sept (7) millions de Vénézuéliens ont émigré, car ils estiment qu’ils ne peuvent pas survivre avec les salaires et les conditions de travail actuels au Venezuela.
Face à cette réalité grave et brutale, la création du CNC-TL constitue un pas en avant dans le renforcement des luttes syndicales qui, depuis 2022, se multiplient dans tous les coins du pays. Dans l’immédiat, le CNC-TL s’est proposé de convoquer un Congrès national des travailleurs afin d’approfondir l’organisation et le débat au sein du mouvement ouvrier vénézuélien, en avançant vers la définition d’un programme de luttes qui contribue à faire face à un gouvernement totalement intransigeant qui, malgré d’importantes recettes en devises provenant de l’exploitation du pétrole, de l’or, du coltan, bauxite, du charbon, du lithium et des diamants (revenus qui ne sont pas rendus publics, protégés par des lois anticonstitutionnelles telles que la « loi anti-blocus », qui, dans la pratique, suspend la validité de la CRBV et confère des pouvoirs extraconstitutionnels à l’exécutif pour diriger l’économie du pays), refuse de reconnaître la nécessité d’un salaire décent et de conditions de travail adéquates pour le peuple vénézuélien, et répond par la répression aux nombreuses mobilisations syndicales dans tout le pays et aux manifestations en général (de nombreux dirigeants syndicaux ont été arrêtés et jugés pour leur activité à la tête de ces manifestations).
La création de la Commission de soutien international rattachée au Comité national de conflit – Travailleurs en lutte vise à faire connaître cette grave réalité vénézuélienne aux mouvements de travailleurs, aux organisations de défense des droits humains, aux médias indépendants, aux organisations sociales et culturelles et à d’autres expressions sociales d’Amérique latine et du monde entier, en encourageant la plus grande solidarité possible, qui peut s’exprimer par la création de comités de solidarité dans chaque pays, car notre lutte en tant que travailleurs est aussi celle de tous les travailleurs du monde contre l’exacerbation de l’exploitation capitaliste imposée par le néolibéralisme, même si celui-ci se dissimule sous le masque de « gouvernements ouvriers ou socialistes ».
Le Comité national de conflit est composé de :
Raquel Figueroa (CNProfesores), Gregorio Alfonso (APUCV), Pedro Eusse (CUTV), Eduardo Sánchez SINATRA/UCV), José Bodas (FUTPV), José Basanta (SITRALUMINA Bolívar), Ana Rosario Contreras (Col. Enfermería DC), Carmen Teresa Márquez (FVM), Servando Carbone (UNETE), Dick Guanique (FADESS), Pedro García (ASOCEJUPRC), José Teixeira (FENATEV), Gricelda Sánchez (FORDISI), Ana Yánez (UNETE), Edgar Silva (Comité Pensionados del IVSS), Ketha Stephany (FAPUV), Yanny González (Col. Enfermería Barinas), José Jiménez (AEUC Carabobo), Oswaldo Méndez (Corpoelec Lara), Nelson Álvarez (APUNELLARG Guárico), Alí Gavidia (Sindicato CANTV Mérida), Luisa Rada (SITRAENSEÑANZA DC Caracas), Argelia Castillo (Centrale ASI), Ofelia Rivera (UDSE Caracas), Juan Carlos Calderón (USB La Guaira), Ronald Rodríguez (SITRAIUTSucre), Pedro Moreno (DDHH CTV), Orlando Chirinos (CCURA), Jorge Tovar (FETRASINED Monagas), Carlos Timaure (CTL Miranda), Nairobi Ávila (Coalition Magisterio Yaracuy), Jesús León (SOLUZ Zulia), Ángel Castillo (Collectif 2 juin Caracas), Freddy Lucena (CTL Aragua), Manuel Vásquez (CTL Aragua), Arturo Gómez (Trab. del Campo Guárico), Golfang Acosta (SUNEP Amazonas), Thony Navas (Sirtrasalud Caracas), Jhonny Magdaleno (Fetracarabobo), Islenis Pulido (FETRASINED), Raul Ordóñez (Fédération hydrologique, Zulia), Juan Contreras (Syndicat minier), José María Bastidas (Comité de conflit des parents et représentants Trujillo), José Luis Sánchez (UDO Sucre), Alex Sánchez (SUTICEZ Zulia), Juan Gutiérrez (Palabra Obrera), Albert Villarroel (ATAUNEG Guárico), Edgar Pérez (CAIT), Luis Bastardo (UPTOS Sucre), Emilio Losada (FENAJUPV), Jenny Silva (Syndicat des travailleurs de la mairie de Caracas).
Commission de soutien international du CNC‑TL
Thony Navas
Leonardo Arantes
Juan García
Samuel Bravo
Ana Sofía Viloria
Mara Gabriela García
Roberto López Sánchez
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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Maduro intensifie sa politique de destruction des salaires 7 mai 2023 |
Source :
https://provea.org/actualidad/comite-nacional-de-conflicto-de-los-trabajadores-maduro-profundiza-su-politica-de-destruccion-del-salario/
L’annonce faite par Nicolás Maduro le 1er mai confirme une politique salariale qui vise à réduire le coût de la main-d’œuvre afin de maximiser les profits et de réduire les dépenses publiques.
Le gouvernement consolide sa politique de prime sur le revenu des travailleurs et renforce sa politique de destruction des salaires et, par conséquent, des prestations sociales, violant ainsi les articles 91 (salaires), 92 (prestations sociales) et 89 (intangibilité et progressivité des droits) de la Constitution.
Il gèle le salaire minimum pendant plus d’un an dans un contexte de forte inflation et de non-application systématique et de détérioration des conventions collectives, ce qui accroît la précarité des conditions de vie matérielles de la classe ouvrière.
Cette politique (qui s’est intensifiée depuis 2018 avec le mémorandum 2792, puis en 2022 avec la directive ONAPRE) a représenté le plus grand recul pour la classe ouvrière depuis 1997, lorsque la rétroactivité des prestations sociales a été supprimée.
Maduro s’est moqué des travailleurs vénézuéliens en n’augmentant pas le salaire minimum. Celui-ci reste fixé à 130 Bs par mois, soit l’équivalent de 5 dollars, bien en dessous du minimum fixé par les organismes internationaux, qui estiment le salaire minimum pour sortir de l’extrême pauvreté à 57 dollars. Les plus touchés sont les 5 millions de retraités, qui ne perçoivent pas la prime alimentaire et sont soumis à l’extermination, un crime contre l’humanité.
Les primes qui ont augmenté, et la prime de guerre qui a été réduite, n’ont aucune incidence sur le salaire.
Cela signifie qu’elles ne sont pas prises en compte dans le calcul des primes de fin d’année, des congés payés et des prestations sociales, acquis historiques de la classe ouvrière vénézuélienne qui tendent à disparaître en raison de la politique de destruction de l’économie menée par le pouvoir exécutif national.
Avec cette politique, le gouvernement fait peser tout le poids de la crise sur les travailleurs et profite aux capitalistes du secteur commercial importateur et du secteur financier spéculatif.
Le revenu minimum légal (qui n’est pas le salaire minimum, fixé à 130 Bs) s’élève à 70 dollars, soit 1 750 bolivars par mois selon le taux fixé par la BCV au moment de la rédaction de cette déclaration.
Sur ce montant, seuls 7,42 % correspondent au salaire. Et la tendance est à la baisse jusqu’à sa disparition.
Les employeurs privés se réjouissent de cette politique du pouvoir exécutif national, car elle est conçue pour faire disparaître les prestations sociales et les engagements sociaux. L’avenir des travailleurs est en danger.
Avec ces 70 dollars, il est impossible de subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes si celle-ci ne dispose que d’un seul revenu.
Cela signifie que pour survivre, le travailleur doit chercher d’autres emplois, travaillant souvent plus de 12 heures par jour, ce qui accroît l’exploitation de la classe ouvrière.
Il s’agit là d’un recul sans précédent, car la journée de travail de huit heures maximum est une conquête de la classe ouvrière mondiale.
Maduro mène une politique salariale esclavagiste.
Face à cette situation, le Comité national de conflit des travailleurs en lutte confirme que nous intensifierons les actions de protestation pour exiger le respect de l’article 91 de la Constitution.
Mais nous continuerons également à lutter pour le respect des conventions collectives, la sécurité sociale et la liberté syndicale. De même, nous continuerons à exiger la libération de tous les travailleurs et militants sociaux poursuivis en justice pour le simple fait d’avoir défendu leurs droits et leurs acquis sociaux.
Nous invitons tous les syndicats, fédérations et centrales syndicales à organiser des assemblées de travailleurs dans chaque lieu de travail, afin de décider des actions à mener face à cette parodie inhumaine et néolibérale de Nicolás Maduro.
De même, nous appelons à renforcer l’unité démontrée dans tout le pays le 1er mai, lorsque la force de la classe ouvrière à se mobiliser contre la politique de famine de Maduro a été mise en évidence.
Avec ces 70 dollars, il est impossible de subvenir aux besoins d’une famille de quatre personnes si celle-ci ne dispose que d’un seul revenu.
Cela signifie que pour survivre, le travailleur doit chercher d’autres emplois, travaillant souvent plus de 12 heures par jour, ce qui accroît l’exploitation de la classe ouvrière.
Il s’agit là d’un recul sans précédent, car la journée de travail de huit heures maximum est une conquête de la classe ouvrière mondiale.
Maduro a une politique salariale esclavagiste.
Nous évaluerons de manière responsable la mise en œuvre des dispositions de la Constitution relatives au droit de grève. Nous continuerons à organiser et à promouvoir des mobilisations dans tout le pays pour défendre nos acquis et mettre fin à cette politique économique néolibérale qui ne profite qu’à une minorité corrompue, exploiteuse et pillarde, au détriment de la majorité, en particulier des travailleurs vénézuéliens.
Enfin, nous appelons tous les travailleurs actifs, retraités et pensionnés à descendre dans la rue le 29 mai prochain, à l’occasion de la Journée des personnes âgées. Organisons dès maintenant la mobilisation dans tout le pays pour exiger des pensions à vie, conformément à l’article 91 de la Constitution nationale.
Donnons une première réponse forte contre la politique salariale et la politique de famine menées par le gouvernement.
Comité national des conflits des travailleurs en lutte
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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Le Comité national de conflit des travailleurs lutte contre la répression au Venezuela 24 juillet 2025 |
Source :
https://www.costadelsolfm.org/2025/07/24/el-comite-nacional-de-conflicto-de-los-trabajadores-esta-en-lucha-contra-la-represion-en-venezuela/
Le Comité national de conflit exprime son rejet face à la recrudescence de la répression contre le peuple vénézuélien. Au cours des dernières semaines, des travailleurs, des défenseurs des droits humains, des leaders étudiants et syndicaux ont été arbitrairement arrêtés. Le 22 juillet dernier, deux leaders syndicaux reconnus ont été arrêtés : Yanny González, présidente de l’Ordre des infirmières de Barinas, et Fidel Brito, président de Fetrabolívar. Tous deux se consacrent à la défense des droits de leurs membres et des travailleurs en général, face à la politique gouvernementale d’élimination des salaires.
Cette vague de répression s’inscrit dans le contexte des négociations entre le gouvernement américain et Maduro, qui ont abouti à la libération d’environ 60 prisonniers politiques, alors qu’il en reste encore une vingtaine, comme cela avait été annoncé. De même, ces arrestations arbitraires interviennent à quelques jours d’élections municipales très contestées par la population vénézuélienne en raison des irrégularités commises à plusieurs reprises par le CNE et qui se sont multipliées depuis le 28 juillet 2024.
Dans ce contexte, il semble contradictoire que le gouvernement parle de démocratie et d’élections et arrête sans aucune justification des dirigeants sociaux et syndicaux reconnus qui exercent leurs activités dans le cadre des lois et de la Constitution. Cela démontre la fausseté du discours du gouvernement sur une prétendue démocratie au Venezuela.
Ces arrestations suivent les mêmes schémas de violation des droits humains que depuis 2013 : disparitions forcées, perquisitions sans mandat, menaces, arrestations de proches de dirigeants syndicaux, comme dans le cas de notre camarade Maritza Moreno, présidente de l’Ordre des infirmières de l’État de Bolívar, qui est poursuivie par les forces répressives de l’État. Ils ont perquisitionné son domicile et, ne l’ayant pas trouvée, ont emmené son mari, Ángel Rivas, en prison, ce qui nous rappelle les pratiques des nazis en Allemagne. De même, il y a deux semaines, une centaine de travailleurs pétroliers ont été arrêtés, sans que l’on sache où ils se trouvent ni les raisons de leur détention. Le jeune étudiant Simón Bolívar Obregón, représentant des étudiants au Conseil universitaire de l’UCV, a également été arrêté. Comme dans la plupart des cas, on ne sait pas où il se trouve ni pourquoi il a été arrêté.
Une vague de répression effrénée s’est abattue sur les enseignants, avec le licenciement et l’exclusion illégale de la masse salariale de plus de 50 000 d’entre eux dans tout le pays, laissant des centaines de milliers d’élèves sans professeurs, sans se soucier du déficit gigantesque qui existe pour ces professionnels. De la même manière, des médecins, des journalistes, des avocats, des infirmières, des enseignants, des personnes âgées et des défenseurs des droits de l’homme sont persécutés, disparaissent et sont emprisonnés.
Cette pratique répressive vise à semer la peur parmi la population afin de faire taire les revendications légitimes face au coût élevé de la vie, aux salaires insuffisants, aux coupures d’électricité, à la pénurie d’eau, d’essence et de gaz, ainsi qu’à freiner l’exercice légitime des droits constitutionnels, y compris l’organisation et la participation populaire.
À cet égard, le Comité national de conflit des travailleurs en lutte exige la fin de la répression et que le Défenseur du peuple se range pour une fois en 25 ans du côté des victimes, c’est-à-dire la majorité de la population. Nous exigeons qu’il se prononce sur ce comportement répressif de l’exécutif national et qu’il prenne les mesures nécessaires pour garantir le respect des procédures légales et des droits humains des détenus, qui doivent être libérés immédiatement, car ils n’ont commis aucun crime.
De même, nous appelons toutes les organisations sociales, professionnelles, étudiantes, paysannes, communautaires et syndicales à unir leurs efforts pour défendre les droits humains de tous les Vénézuéliens et à se mobiliser dans le cadre de la Constitution, afin de mettre fin à la répression et de faire respecter tous nos droits sociaux, économiques et politiques.
Comité national de conflit des travailleurs en lutte
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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Un accord syndical historique place la défense des salaires au cœur de la lutte des travailleurs. 17 décembre 2025 Accord unitaire des travailleurs Pour la sauvegarde des salaires, des retraites et de la liberté syndicale! 12 décembre 2025 Documents ► |
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Comité national de conflit des travailleurs en lutte Communiqué 18 janvier 2026 |
Source :
https://laboursolidarity.org/n/3744/sindicalistas-venezolanos-nos-hablan
En premier lieu, pour que les choses soient dites clairement, même si ce point est évident pour vous et pour nous : nous condamnons totalement l’intervention militaire étatsunienne.
Avant le 3 janvier, il y avait déjà eu 22 interventions armées des Etats-Unis envers le Venezuela. Le 3 janvier, aucune des trois forces militaires de l’Etat vénézuélien (aérienne, terrestre, maritime) n’a réagi. 150 avions US ont survolé la capitale, 15 hélicoptères US s’y sont posés, sans riposte. Cela laisse place à des interrogations… Depuis des années, le gouvernement nous racontait que la Russie nous protègerait en cas d’attaque impérialiste US !
Le constat est que le régime est toujours en place, la répression et les restrictions aux libertés aussi ; cela s’est même renforcé depuis le 3 janvier. Un nouveau décret a été publié, motivé par l’état d’urgence.
Le président des Etats-Unis se positionne en gendarme du monde. On sait bien que ce qui l’intéresse au Venezuela, ce n’est pas la démocratie, mais le pétrole ! Il faut comprendre une chose essentielle : même sous Chavez, et bien sûr aussi après Chavez, l’impérialisme US n’a jamais disparu de notre pays, les multinationales ont toujours été présentes au Venezuela. Chevron en est la figure de proue. Lorsque les syndicalistes du secteur pétrolier dénonçaient les cadeaux pétroliers faits à Cuba, à l’Iran, à la Russie ou à la Chine, ils/elles étaient taxés de suppôts de l’impérialisme ! Pour être en règle avec la Constitution, dans chaque contrat pétrolier il y a une entreprise vénézuélienne, mais toujours minoritaire, sous la coupe d’une multinationale. Les Etats russes et chinois ont beaucoup investi au Venezuela. Nous sommes aujourd’hui au milieu de la lutte et des accords entre les impérialistes étatsunien, russe et chinois !
Sous couvert d’anti-impérialisme, le groupe dirigeant qui était au gouvernement, et qui l’est toujours, est devenu pro-impérialiste. L’absence de riposte à l’intervention militaire du 3 janvier, la poursuite du gouvernement via celle qui était vice-présidente, montrent l’accord tacite avec les Etats-Unis.
C’est sûr que certaines personnes dans le pays espéraient une intervention extérieure de ce type pour que soient rétablies les libertés. Ce n’est pas notre position, ce n’est pas l’intérêt de la classe ouvrière. Comme dit précédemment, ce n’est pas du tout l’objectif de l’intervention US, et ce n’est pas, non plus, ce que veut faire le gouvernement validé par les Etats-Unis. Par ailleurs, on ne peut pas accepter le principe même d’une intervention militaire impérialiste.
En tant que travailleurs, travailleuses, syndicalistes, quelles sont nos priorités ? On doit continuer la lutte pour la démocratie, pour la libération de toustes les prisonnier‧es politiques, pour les droits des travailleurs et travailleuses, et pour le respect du droit à l’autodétermination des peuples, dont le nôtre.
Il faut donner quelques éléments concrets aux camarades d’autres pays pour qu’ils et elles comprennent bien notre situation, la situation de la classe ouvrière vénézuélienne, dans la suite de ce que nous avons pu déjà exprimer lors de la rencontre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, en novembre 2025 :
● En 2018, il y a eu des mesures austéritaires très fortes, sous le nom de « programme de récupération, croissance et prospérité économique ». Cela s’est traduit par une interdiction des augmentations de salaire, alors que les prix ont été libérés.
● Le salaire officiel est de moins d’un dollar par mois ! C’est le cout de deux litres d’essence. Il y a des primes, en général comprises entre 120 et 150 dollars. Il n’y a pas d’augmentation de salaire depuis des années.
● Dans le secteur pétrolier, depuis 4 ans la convention collective n’a pas été revue ; c’est une des exigences des multinationales qui est ainsi satisfaite.
● On a gagné beaucoup de dossiers juridiques : pour le paiement de salaires non payés, à la suite de licenciements injustifiés, pour exiger des réintégrations, etc. Mais les entreprises publiques ne respectent pas ces décisions et le gouvernement a laissé faire. Depuis le 3 janvier, on a l’impression que des consignes ont été données pour que les décisions mêmes soient contraires aux demandes légitimes des travailleurs et travailleuses.
● Rien que dans le secteur du pétrole, il y a 120 travailleurs en prison, sans même aucun acte d’accusation ; la répression antisyndicale, anti-ouvrière est très forte : le décret de situation d’urgence légalise les arrestations extra-judiciaires. Les contrôles, par exemple, sur le contenu des téléphones personnels, se multiplient. L’armée accentue la pression dans les entreprises.
Plus que jamais, notre tâche est d’unifier la classe ouvrière, sur la base de ses revendications et de l’exigence de ses droits. Si la « grande mobilisation nationale du 15 janvier » est pour le moment suspendu, il y aura toutefois des actions dans les prochains jours, les prochaines semaines. Le soutien du syndicalisme international sera important pour nous.
L’internationalisme est aussi important vis-à-vis des millions de vénézuéliens et vénézuéliennes en exil. Les illusions sur l’intervention étatsunienne, « l’aide » des multinationales, doivent être combattues.
La loi prévoit un contrôle ouvrier dans les entreprises, un contrôle populaire des comptes publiques. Mais cela n’existe pas. C’est aussi sur ce genre de choses que nous devons mettre l’accent, pour montrer que l’issue à la pauvreté, à la répression, etc., que nous vivons depuis des années, n’est pas dans le capitalisme des multinationales ou les interventions impérialistes.
On doit continuer les discussions avec nos collègues, nos voisins et voisines, faire en sorte que le plus grand nombre partage nos positions : défense des revendications ouvrières, libération des prisonniers er prisonnières politiques, respect des libertés, dénonciation des impérialismes !
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Section d’Anzoátegui de l’Union nationale des travailleurs (UNETE) La section d’Anzoátegui de UNETE 15 septembre 2014 |
https://prensapcv.wordpress.com/2014/09/15/unete-anzoategui-rechaza-participacion-de-marcela-maspero-en-evento-de-la-extrema-derecha/
Barcelone, le 15 février 2014, Tribuna Popular TP / Par : Service de presse UNETE-Anzoátegui .- Dans un communiqué diffusé à l’échelle nationale, la section d’Anzoátegui de l’Union nationale des travailleurs (UNETE) a publiquement exprimé son rejet de la participation de la dirigeante syndicale Marcela Maspero à ce qu’elle appelle le « Congrès citoyen ».
La section UNETE Anzoátegui exprime son refus de voir Maspero s’attribuer le rôle de porte-parole de cette centrale syndicale dans des espaces dirigés par des personnalités telles qu’Antonio Ledezma et María Corina Machado.
Voici le communiqué dans son intégralité.
L’UNETE d’Anzoátegui rejette la participation de Marcela Máspero au « Congrès citoyen » aux côtés d’Antonio Ledezma et de María Corina Machado
Non à l’utilisation du sigle de l’UNETE pour redorer le blason des contre-révolutionnaires !
Aucun accord ni aucune alliance avec aucun secteur de la bourgeoisie !
Tout le pouvoir politique et économique aux travailleurs pour concrétiser l’héritage de Chávez!
Depuis l’Union nationale des travailleurs (UNETE) de l’État d’Anzoátegui, nous tenons à exprimer notre rejet total de la participation de Marcela Máspero (qui continue de se présenter publiquement comme dirigeante nationale de la centrale syndicale révolutionnaire et socialiste UNETE) à la cérémonie de lancement du nouveau front contre-révolutionnaire (MID) créé par des secteurs de la droite et de l’extrême droite vénézuéliennes mardi dernier, le 19 août.
Cet événement, organisé sous le nom de « Congrès citoyen » pour tenter de dissimuler sa véritable nature contre-révolutionnaire, était dirigé par des contre-révolutionnaires notoires tels qu’Antonio Ledezma, le parti Vanguardia Popular du fasciste Leopoldo López ou la députée d’extrême droite bien connue María Corina Machado (étroitement liée également aux bandes fascistes qui ont attaqué ces derniers mois des étudiants et des travailleurs révolutionnaires dans différentes villes et sur différents lieux de travail)
Machado, Ledezma et les autres organisateurs de la manifestation qui s’est tenue mardi dernier, le 19, sont des politiciens bourgeois ouvertement contre-révolutionnaires et néolibéraux. Leur objectif n’est autre que de mettre fin à la révolution au Venezuela et de revenir au pouvoir pour faire ce qu’ils ont fait pendant des décennies : gouverner dans leur seul intérêt et dans celui de tous ceux qui les financent : les impérialistes et la bourgeoisie vénézuélienne.
Si quelqu’un a encore des doutes, il suffit de voir quels sont les gouvernements et les partis qui soutiennent Machado, Ledezma et le MID à l’échelle internationale. De l’extrême droite uribiste colombienne aux partis qui ont soutenu le fasciste Pinochet au Chili, en passant par le PP espagnol et les autres partis de droite de l’Union européenne (UE), c’est-à-dire : ceux-là mêmes qui s’attaquent sauvagement aux droits de nos frères travailleurs dans leurs pays, en fermant et en privatisant des entreprises, en expulsant des dizaines de milliers de citoyens de leur logement parce qu’ils ne peuvent pas payer leurs hypothèques aux banques, en privatisant et en refusant l’accès des travailleurs à l’éducation et à la santé publiques. Ce sont aussi les mêmes qui répriment les luttes ouvrières et qui, dans de nombreux pays, organisent l’assassinat ou l’emprisonnement de dirigeants syndicaux. Ce sont là les mêmes politiques que Machado, Ledezma ou Leopoldo López appliqueraient au Venezuela s’ils le pouvaient.
La participation de Marcela Máspero et d’autres personnes qui, à un moment donné, se sont prononcées en faveur du processus révolutionnaire aux côtés de ces fascistes et contre-révolutionnaires, parlant de réconciliation, de dialogue et de démocratie, arrange bien Machado, Ledezma et les autres contre-révolutionnaires pour tenter de dissimuler leurs objectifs anti-ouvriers et antipopulaires sous une rhétorique conciliante. Une fois de plus, les loups tentent de se déguiser en agneaux, comme ils l’ont fait à maintes reprises tout au long de ce processus révolutionnaire. Lors du coup d’État de 2002 ou de la grève patronale, ils ont utilisé Bandera Roja, la CTV, Froilán Barrios, etc. Aujourd’hui, ces pions étant totalement discrédités, ils cherchent à utiliser Orlando Chirino ou Marcela Máspero.
Depuis l’UNETE d’Anzoátegui, nous pensons que le devoir de tout dirigeant syndical est de rejeter cette instrumentalisation par la bourgeoisie et nous appelons tous les militants de base de l’UNETE à se prononcer contre celle-ci. Nous, dirigeants syndicaux, nous devons notre loyauté à la classe ouvrière. Depuis l’UNETE d’Anzoátegui, nous restons attachés à la ligne révolutionnaire que nous avons toujours défendue : la lutte pour les droits et les revendications des travailleurs, la défense de la révolution et l’héritage de notre commandant Hugo Chávez.
Aujourd’hui plus que jamais, la tâche du mouvement ouvrier vénézuélien consiste à rassembler l’ensemble des bases révolutionnaires afin de vaincre tant l’offensive économique et politique de l’impérialisme et de la bourgeoisie que la cinquième colonne qui, par la corruption et le bureaucratisme, sabote de l’intérieur et sape le moral et le soutien des masses à la révolution. Pour atteindre leurs objectifs contre-révolutionnaires et vaincre la classe ouvrière, les capitalistes n’hésitent pas à recourir à toutes les tactiques possibles : le sabotage économique (pénurie et spéculation, licenciements, etc.), les assassinats commandités, le recours aux bandes fascistes (guarimba), mais aussi le recours au dialogue avec le gouvernement et à toute conciliation ou concession de sa part pour présenter des propositions contraires aux intérêts de la classe ouvrière et continuer à saboter et à éroder le soutien à la révolution parmi certains secteurs du peuple.
Le lancement du MID et la convocation du Congrès citoyen, ainsi que la tentative d’utiliser des personnes liées par le passé à la révolution et aux sigles d’une centrale syndicale révolutionnaire comme l’UNETE, font partie de cette même stratégie contre-révolutionnaire. C’est pourquoi nous rejetons l’attitude de Marcela Máspero, qui a été élue coordinatrice de l’UNETE alors qu’elle soutenait une politique socialiste et révolutionnaire et qui utilise aujourd’hui cette position pour redorer le blason de contre-révolutionnaires et de fascistes tels qu’Antonio Ledesma, María Corina Machado ou Leopoldo López. Et elle le fait sans se soumettre à aucun contrôle ni à aucune discussion au sein de la base.
C’est pourquoi nous exigeons une fois de plus la tenue d’un congrès démocratique de l’Union nationale des travailleurs du Venezuela, où sera définie la ligne politique de notre centrale. Depuis l’UNETE Anzoátegui, nous nous battrons pour que soit maintenue la ligne socialiste, chaviste et révolutionnaire qui a donné naissance à la centrale, après que nous avons vaincu la grève patronale organisée par la CTV.
La seule façon de défendre de manière cohérente les intérêts des travailleurs est de rejeter tout pacte ou alliance avec la bourgeoisie et la droite, et de lutter pour en finir avec le capitalisme et pour que tout le pouvoir soit réellement entre les mains des travailleurs. Pour cela, il faut en finir une fois pour toutes avec le pouvoir des capitalistes et des bureaucrates.
Il faut nationaliser dès maintenant les banques, la terre et les principales entreprises sous la gestion directe des travailleurs. Ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de planifier démocratiquement l’économie et de résoudre tous les problèmes sociaux dont nous souffrons : inflation, pénurie, insécurité, sous-traitance, corruption, bureaucratisme, etc.
Pas d’accord avec la bourgeoisie, la droite ou leurs représentants politiques !
Non à l’utilisation du sigle de l’UNETE pour cautionner ou dissimuler des plans contre-révolutionnaires !
Tout le pouvoir aux travailleurs!
Unité d’action de l’UNETE, de la CBST et de tous les syndicats et collectifs révolutionnaires pour concrétiser l’héritage de Chávez et répondre aux revendications de la classe ouvrière !
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Comptes-rendus de média |
Journal El Diario, 13 mars 2025
Source :
https://eldiario.com/2025/03/13/trabajadores-publicos-venezuela-convocaron-manifestacion-nacional/
Le Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL) a annoncé que le mercredi 19 mars, les syndicats de travailleurs actifs, retraités et pensionnés du Venezuela défileront pour exiger un salaire décent et le respect de leurs droits contractuels.
Le CNC‑TL a indiqué qu’il annoncerait les détails de l’appel dans les prochains jours et a demandé aux syndicats régionaux de travailleurs d’être attentifs à cet appel.
"Nous appelons les travailleurs à se mobiliser lors d’assemblées pour débattre de leurs problèmes et organiser des initiatives unitaires afin d’exiger le rétablissement des salaires et autres avantages sociaux", peut-on lire dans un communiqué diffusé par le collectif sur le réseau social X.
L’organisation a indiqué que les manifestations ont eu lieu dans le district capital, à Lara, Sucre, Miranda, Bolívar, Aragua et Zulia.
Page Internet Efecto Cocuyo, 28 avril 2025
Source :
https://efectococuyo.com/la-humanidad/gremios-anuncian-marcha-el-1-de-mayo-desde-plaza-venezuela-hasta-la-fiscalia/
Les représentants syndicaux de différents corps professionnels du pays, ainsi que les retraités et les organisations qui composent le Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL), ont appelé lundi à une grande journée nationale de protestation, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, le 1er mai prochain.
Depuis le siège de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), à Caracas, les dirigeants syndicaux ont annoncé que la capitale vénézuélienne commencerait par un rassemblement autour de la Plaza Venezuela, d’où ils ont l’intention de marcher vers le parc Carabobo, en face du siège du ministère public.
Selon Luis Manuel Zabala, premier vice-président de la Centrale des travailleurs et travailleuses du Venezuela, l’objectif est "d’arrêter le processus de destruction des salaires et des droits du travail", impulsé par ce qu’ils qualifient de "politique néolibérale" du gouvernement de Nicolás Maduro, qui, affirment-ils, condamne les travailleurs à "la faim et à la misère".
Cette action vise à unir les travailleurs actifs, les retraités et les pensionnés des secteurs public et privé dans une revendication ferme pour une augmentation générale des salaires et des pensions, ainsi que le respect de l’article 91 de la Constitution.
Pedro Arturo Moreno, secrétaire exécutif de la CTV, a souligné l’unité des centrales syndicales CTV, CUTV [associée au PCV], ASI, CODESA et CGT, qui luttent pour un syndicalisme autonome et classiste. Moreno a dénoncé la criminalisation de l’action syndicale, avec des cas de travailleurs emprisonnés pour avoir revendiqué leurs droits, et a appelé en particulier les jeunes à ne pas accepter des salaires précaires et à défendre les acquis historiques en matière de travail, tels que les prestations sociales, les bénéfices et les conventions collectives.
Journal El National, 7 aout 2025
(extraits : )
Source :
https://www.elnacional.com/2025/08/organizaciones-sindicales-convocan-a-una-protesta-contra-la-represion-cuando-sera/
Des représentants du Syndicat national des travailleurs de l’Université centrale du Venezuela (UCV) et du Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL) ont appelé jeudi à une manifestation à Caracas le 14 aout contre la "répression" qui, selon eux, "fait rage" dans le pays.
"Le jeudi 14, dans exactement une semaine, nous appelons à une mobilisation des travailleurs, des femmes au foyer, des organisations sociales, des artistes populaires, de tous les secteurs", a déclaré Eduardo Sánchez, président du syndicat des travailleurs de l’Université centrale du Venezuela (UCV), lors d’une conférence de presse rapportée par l’agence Efe.
L’objectif, a-t-il ajouté, est de remettre un document au Défenseur du peuple et au ministère public (MP, parquet), car, selon lui, "la répression fait rage".
[…]
Cette manifestation fait suite à la dénonciation d’une agression dont aurait été victime un groupe de proches de prisonniers politiques alors qu’ils organisaient une veillée devant le Tribunal suprême de justice (TSJ) à Caracas, où ils demandaient que les affaires judiciaires de leurs proches soient examinées.
Sánchez a exprimé sa solidarité avec les proches des prisonniers politiques et a affirmé que ces actions visaient à "terroriser la population".
De même, Dick Guanique, membre du CNC‑TL, a ajouté que la manifestation visait à exiger le respect de la Constitution, ainsi qu’à dénoncer les bas salaires des travailleurs vénézuéliens.
"Aujourd’hui, la réponse apportée par le gouvernement national est la répression, la détention, la terreur", a-t-il déclaré.
Mercredi, l’ONG vénézuélienne Surgentes a dénoncé les difficultés rencontrées, selon elle, par les proches des prisonniers politiques pour porter plainte officiellement contre ces agressions.
Devant le siège du parquet, Martha Grajales, militante de l’ONG, a rapporté que vers 22 heures, heure locale (2 heures GMT), mardi, un groupe de personnes, "certaines d’entre elles cagoulées" et armées de "pistolets", sont arrivées sur "plus de 50 motos" et ont volé les effets personnels, tels que les téléphones et les pièces d’identité, des manifestants, en majorité des femmes.
Grajales a également indiqué que mercredi, un groupe de proches s’était rendu au Corps des enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (Cicpc), mais "on leur a répondu qu’ils n’étaient pas compétents pour recevoir ce type de plainte".
De plus, elle a raconté qu’elle-même avait été reçue dans un bureau d’aide aux victimes, où on lui avait répondu que "cette plainte ne pouvait pas être déposée là".
La veillée avait pour objectif d’exiger une réunion avec la présidente de la Cour suprême, Caryslia Rodríguez, afin de demander la révision des dossiers judiciaires de leurs proches, ainsi que de dénoncer "l’absence de réponse des autorités" à leurs demandes.
L’ONG Provea, qui a condamné "l’agression contre plus de 50 mères et militantes", a déclaré dans X que "l’absence de protection de la manifestation par les forces de sécurité pourrait avoir favorisé cette nouvelle attaque contre la protestation sociale".
Site Internet TalCual, Site Internet Efecto Cocuyo, 12 décembre 2025
Source :
https://talcualdigital.com/sindicatos-firman-gran-acuerdo-nacional-para-impulsar-lucha-por-salarios/
https://efectococuyo.com/la-humanidad/sindicatos-venezolanos-sellan-gran-acuerdo-nacional-por-salarios-dignos-y-libertad-sindical/
Divers syndicats, fédérations et associations de retraités et de pensionnés du Venezuela ont signé jeudi un "grand accord national" visant à promouvoir un programme commun de lutte contre la profonde crise sociale et de l’emploi que traverse le pays.
Plus de 50 représentants syndicaux, issus de différents courants idéologiques, se sont réunis pour surmonter leurs différences et unir leurs forces contre ce qu’ils appellent les "salaires de misère", le refus du gouvernement de discuter des conventions collectives, la violation systématique de la liberté syndicale et les tentatives de démantèlement des organisations syndicales par le biais de mécanismes tels qu’une prétendue "constituante syndicale".
L’accord vise à reconstruire la valeur du travail à travers trois axes principaux :
– Récupération réelle des salaires et des pensions.
– Rétablissement complet des droits du travail et des droits contractuels.
– Défense des libertés publiques et de l’autonomie syndicale.
Dick Guanique, porte-parole du Comité national de conflit des travailleurs en lutte, a souligné l’importance de l’accord : "Assez des salaires de misère, assez de ne pas discuter des conventions collectives, assez de violer la liberté syndicale et de tenter de détruire les syndicats avec une constituante syndicale. Les travailleurs paient toujours le prix des crises et nous sommes prêts à descendre dans la rue".
Pedro Arturo Moreno, représentant de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV), l’a soutenu.
*
Pedro Eusse, secrétaire général de la Centrale unitaire des travailleurs du Venezuela (CUTV), a souligné l’importance de l’unité d’action : "Nous lançons une campagne nationale pour diffuser cette proposition, susciter le débat sur les lieux de travail et rétablir les droits bafoués de manière autoritaire".
Parmi les actions concrètes, les organisations élaboreront un cahier national de revendications adressé à l’État, qui inclura le rétablissement du salaire comme base pour les prestations sociales, les congés et les bénéfices.
Emisora Costa del Sol 93.1 FM, Les retraités et les pensionnés remettront une liste de revendications professionnelles le jeudi 26 février 2026
24/02/2026
Source :
https://www.costadelsolfm.org/2026/02/24/los-pensionados-y-jubilados-entregaran-un-pliego-de-exigencias-laborales-el-jueves-26-de-febrero-de-2026-a-las-900-am/
Le Comité des droits de l’homme pour la défense des retraités, des pensionnés et des personnes âgées, en collaboration avec le Comité national de conflit des travailleurs en lutte (CNC‑TL), alerte le pays et la communauté internationale sur l’aggravation d’une politique anti-travailleurs qui a entrainé la destruction systématique de la sécurité sociale intégrale, des retraites, des salaires, des prestations sociales et des avantages contractuels au Venezuela.
Les organisations dénoncent le fait que plus de 5 millions de personnes âgées survivent avec des pensions gelées et insuffisantes, une situation qui constitue un "extermination silencieuse et progressive", marquée par la faim, le manque de médicaments et des décès évitables.
De même, elles rejettent les mesures administratives telles que la circulaire 2792 et les instructions de l’ONAPRE, qui sont accusées de démanteler les droits du travail acquis. Elles avertissent que des initiatives récentes, telles qu’une enquête officielle sur les aspirations professionnelles ‑ historiquement connues et revendiquées depuis 26 ans de protestations publiques ‑, visent à simuler un dialogue sans résoudre l’urgence sociale des travailleurs.
De même, nous exprimons notre inquiétude face aux propositions d’une soi-disant "constituante ouvrière", qui met en péril l’existence des syndicats autonomes et indépendants, piliers fondamentaux de la liberté syndicale et de la démocratie.
Dans ce contexte, les retraités, les pensionnés et les travailleurs actifs appellent tous les retraités, les pensionnés, les actifs et la société civile solidaire à se mobiliser dans le cadre de cette mobilisation nationale :
À Barquisimeto : Inspection du travail Carrera 21 / Calle 23
À Caracas : Ministère du travail, Plaza Caracas.
Revendications principales :
Une sécurité sociale intégrale dès maintenant !
Augmentation immédiate des pensions et des salaires !
Respect des droits du travail et des droits contractuels !
Sauvetage du fonds de pension !
Défendre ses droits n’est pas un crime !
Vivre dans la dignité est un droit humain !
Non à l’extermination silencieuse !
Pour le Comité et le CNC‑TL
Edgar Silva. 0426-5579667.WSP
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Persécution envers les syndicalistes hostiles au régime |
Remarque préalable :
Concernant les diverses "Organisations non gouvernementales" qui observent la situation au Venezuela, il est légitime de ne pas prendre comme argent comptant les informations et appréciations qu’elles formulent. Quoi qu’il en soit, les articles 44 et 45 de la Constitution vénézuélienne en vigueur sont une référence utile pour porter un jugement sur les pratiques de la justice vénézuélienne.
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Article 44 La liberté individuelle est inviolable ; par conséquent : 1. Nul ne peut être arrêté ou détenu sans mandat judiciaire, sauf s’il est surpris en flagrant délit. Dans ce cas, elle sera déférée devant une autorité judiciaire dans un délai ne dépassant pas quarante-huit heures à compter du moment de l’arrestation. Elle sera jugée en liberté, sauf pour les raisons déterminées par la loi et appréciées par le juge dans chaque cas. La constitution d’une caution exigée par la loi pour accorder la liberté à la personne détenue n’entraînera aucune taxe. 2. Toute personne détenue a le droit de communiquer immédiatement avec sa famille, son avocat ou une personne de confiance ; et ceux-ci ont, à leur tour, le droit d’être informés du lieu où se trouve la personne détenue, d’être immédiatement informés des motifs de la détention et de faire consigner par écrit dans le dossier l’état physique et psychique de la personne détenue, soit par eux-mêmes, soit avec l’aide de spécialistes. L’autorité compétente tiendra un registre public de toutes les détentions effectuées, comprenant l’identité de la personne détenue, le lieu, l’heure, les conditions et les fonctionnaires qui ont procédé à la détention. En ce qui concerne la détention d’étrangers, la notification consulaire prévue par les traités internationaux en la matière sera également respectée. 3. la peine ne peut pas transcender la personne condamnée. Il n’y aura pas de condamnations à perpétuité ou à des peines infamantes. les peines privatives de liberté ne dépasseront pas trente ans. 4. Toute autorité qui exécute des mesures privatives de liberté est tenue de s’identifier. 5. Nul ne peut rester en détention après qu’un ordre de mise en liberté a été rendu par l’autorité compétente ou une fois la peine infligée purgée. Article 45 Il est interdit aux autorités publiques, civiles ou militaires, même en état d’urgence, d’exception ou de restriction des garanties, de pratiquer, de permettre ou de tolérer la disparition forcée de personnes. Tout fonctionnaire recevant l’ordre ou l’instruction de pratiquer une telle disparition a l’obligation de désobéir et de la dénoncer aux autorités compétentes. Les auteurs intellectuels et matériels, les complices et les receleurs du crime de disparition forcée de personnes, ainsi que ceux qui tentent de le commettre, seront punis conformément à la loi. |
* Omar Escalante[1]
Il a été président de la Fédération des travailleurs de l’État de Carabobo (Fetracarabobo), faisant partie de la CTV.
Escalante a été arrêté alors qu’il s’est présenté le 19 décembre 2025 devant les tribunaux de Caracas pour se conformer à une mesure conservatoire de présentation périodique, imposée depuis 2017.
En aout 2017 un groupe d’hommes en uniforme avait attaque l’installation militaire de la 41e brigade blindée. Deux jours après l’évènement, des agents de la Brigade antiterroriste du Service bolivarien de renseignement national (Sebin) se sont rendus au domicile d’Escalante et l’ont arrêté. Il s’agissait d’une procédure illégale, menée sans mandat judiciaire, et l’arrestation s’est faite sans justification. Prétendument il aurait été impliqué dans l’attaque (il a pour ami le général de brigade à la retraite et ancien commandant de la 41e brigade blindée, Guillermo Rangel). Mais son fils affirme qu’il n’était pas sorti de chez lui le jour de l’attaque. Il a d’abord été accusé de rébellion militaire et d’attaque contre un sentinelle, mais le juge a prononcé un non-lieu. Il a ensuite été inculpé pour trahison, incitation à la rébellion et soustraction d’effets appartenant aux forces armées. En décembre 2017 a été libéré sous le coup d’une mesure conservatoire – il devait se présenter tous les huit jours devant un tribunal de contrôle à Caracas. Il a strictement respecté ses obligations procédurales pendant des années, sans aucun manquement enregistré.
Or, lorsqu’il qu’il s’est présenté à ce tribunal le 19 décembre 2025, l’autorité judiciaire a révoqué de manière inattendue cette mesure et ordonné son incarcération immédiate, sans que l’on connaisse les raisons objectives justifiant ce changement. Le jour d’après, il a été condamné à 30 ans de prison. À la date du 21 janvier 2026 il est toujours emprisonné.
* William Lizardo[2]
Président de la Fédération des travailleurs de la construction (FetraConstrucción), faisant partie de la CTV.
Lizardo a été arrêté de manière arbitraire le 29 novembre 2025. "Les autorités nient même qu’il soit détenu, mais des témoins oculaires confirment son arrestation", a déclaré un porte-parole du parti Primero Justicia (PJ). Il a finalement été libéré le 15 février 2026.
* Roberto Campero[3]
Président de Sitraenseñanza à Aragua, dirigeant du syndicat des travailleurs de l’enseignement dans sa filiale de Fetramagisterio Aragua et membre actif du Comando Intergremial Aragua.
Le 14 aout 2025, la maison de Roberto Campero a été perquisitionnée par une force de police inconnue. Ils ont enfoncé la porte, sont entrés sans mandat, l’ont emmené en confisquant des effets personnels, dont les téléphones portables et les ordinateurs portables de ses proches. Il a été libéré le 9 février 2026.
* Victor Venegas[4]
Président de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (Fenatev) dans l’État de Barinas.
Venegas a été arrêté le 17 janvier 2024, après que des agents du Sebin et de la police de Barinas aient fait irruption dans une assemblée d’enseignants. Dans un premier temps, aucune information officielle n’a été communiquée à son sujet : on ignorait s’il a été présenté devant les tribunaux pénaux du pays. Une heure après l’annonce publique de l’arrestation, le ministère public a indiqué que la détention était due à une "conspiration"; le procureur général du régime, Tarek William Saab, l’a accusé d’être "impliqué dans des activités contre la paix de la République" et de faire partie "d’un groupe qui cherchait à faire de l’État de Barinas l’épicentre d’actions violente". Le 11 mars 2024 il a été "libéré sous caution".
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, avant son arrestation, Venegas dénonçait que le siège du syndicat où il se trouvait avait été pris d’assaut par les forces de sécurité. "Nous subissons une attaque des forces de police, elles font irruption dans les locaux de Fenatev, elles enfoncent la porte", disait-il dans la vidéo tandis que ses collègues tentaient de bloquer le passage des agents. "Nous n’avons absolument rien fait de mal, nous avons simplement défendu les travailleurs. Je ne vais pas me cacher !", a-t-il alors déclaré. "Ils vont nous kidnapper, alors je demande à l’opinion publique de faire preuve de solidarité et de respect, et je demande aux enseignants de descendre dans la rue pour manifester."
* Jean Mendoza[5]
Secrétaire général du syndicat qui regroupe les travailleurs de l’entreprise forestière chilienne Masisa.
Le 15 janvier 2022, des agents du Corps des enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (CICPC) ont arrêté Mendoza. L’arrestation a eu lieu à un centre commercial, alors qu’il tenait une réunion avec des travailleurs. Après 48 heures de détention au siège du Corps des enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (Cicpc) il a été présenté le 17 janvier 2022 devant le tribunal. C’est la direction de Masisa qui l’a accusé d’"incitation à la haine" et d’"association de malfaiteurs". Depuis que le parquet a ouvert l’enquête, la défense de Jean Mendoza n’a pas eu accès au dossier. Une mesure de substitution à la liberté sous régime de présentation tous les 30 jours a été prononcée. De plus, il ne peut pas faire de déclaration sur le sujet et il lui est interdit de quitter le pays.
Mendoza avait commencé à dénoncer l’entreprise en 2018 pour non-respect des avantages contractuels signés cette année-là. En mars 2021, il avait a déposé une plainte auprès du parquet supérieur contre les dirigeants de l’entreprise, accusés de harceler et de contraindre les travailleurs de Masisa à démissionner sans le paiement de leurs indemnités. Cependant, s’agissant d’une affaire du travail, le parquet a rejeté la demande. En septembre 2021, les démarches ont été effectuées directement auprès du ministère du Travail, organisme qui a ordonné la réintégration des travailleurs. Cependant, comme l’explique la défense de Mendoza, l’entreprise n’en a pas tenu compte. Au moment de l’arrestation, une procédure judiciaire était en cours devant les tribunaux. Une audience de conciliation visant à parvenir à un accord avec l’entreprise était prévue. En septembre également, les avocats de Masisa ont déposé une autre plainte, alléguant une incitation à la haine.
* Robert Franco [6]
Secrétaire général du syndicat des enseignants professionnels de Carúpano.
Le 26 décembre 2020, une commission des Forces d’actions spéciales de la Police nationale bolivarienne (Faes) a frappé, menotté et arrêté Robert Franco dans un parc public où il se trouvait en famille. Franco a été condamné à 30 ans de prison, accusé sans preuve d’un quelconque délit, terrorisme ou autre. Il a été finalement libéré le 8 février 2026.
* Elio Palacios, militant du PCV [7]
Elio Palacios, employé et secrétaire général du syndicat unique des travailleurs de la Corporación Eléctrica Nacional (Corpoelec).
Palacios a été arrêté le 14 février 2018 pour avoir dénoncé que le système électrique vénézuélien allait subir une panne dans les jours à venir, ce qui a été considéré par le Service bolivarien de renseignement national (Sebin) comme "la diffusion de fausses informations visant à semer la panique et l’inquiétude". L’arrestation a eu lieu après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un enregistrement audio dans lequel Palacios affirmait qu’une panne d’électricité allait se produire dans les prochains jours en raison de l’instabilité et de la négligence dans plusieurs sous-stations, dénonçant en particulier l’état de la sous-station La Arenosa. Il a averti dans son enregistrement audio que les pannes électriques sont de plus en plus fréquentes et que certains processus devraient être corrigés. Il a également précisé que les équipements électroniques de cette station ne font l’objet d’aucune maintenance préventive depuis près de huit mois. Il a écarté l’hypothèse selon laquelle les pannes seraient dues à un "sabotage", comme l’a affirmé le général Luis Motta Domínguez, tout en accusant celui-ci d’être le principal responsable de la crise qui touche l’ensemble du réseau électrique national, et en le qualifiant de "néo-analphabète" en matière d’électricité. Il a également souligné que si les mesures correctives nécessaires n’étaient pas prises, cela pourrait entrainer une panne d’électricité qui affecterait les services publics et les hôpitaux.
Après avoir pris connaissance du cas d’Elio Palacios, les travailleurs de Corpoelec ont dénoncé sur les réseaux sociaux la persécution dont sont victimes les dirigeants syndicaux qui critiquent la gestion de l’entreprise[8].
Palacios a été libéré après plus d’un mois de prison.
* SIDOR (Siderúrgica del Orinoco "Alfredo Maneiro", propriété de l’État)[9]
Le 20 juin 2022, le non-respect des salaires entraine une nouvelle grève à l’aciérie de Palanquillas de Sidor. Les travailleurs de l’aciérie de Palanquillas de Sidor ont protesté en organisant une grève avec arrêt de travail et ont dénoncé le fait que la direction les avait menacés de licenciement pour avoir entamé une grève afin de dénoncer le non-respect des engagements de l’entreprise. Parmi leurs revendications figurent la révision et l’application des salaires, le retour aux calculs des congés, les prestations sociales calculées selon le taux de la Banque centrale du Venezuela et, pour les jours supplémentaires, la mise en place d’une nouvelle table salariale dont les membres seraient choisis par les travailleurs. Au cours de la manifestation, ils ont dénoncé les intimidations de la direction du travail, qui leur a demandé de fournir des noms en vue de procéder à des licenciements présumés. Les travailleurs de Sidor réitèrent leurs revendications et rejettent le mauvais calcul de leurs salaires. Depuis 2018, ils ne reçoivent plus de fiche de paie et ne connaissent donc pas les éléments pris en compte dans le calcul de leur salaire ni la formule utilisée pour le calculer. "L’entreprise n’a pas voulu donner d’informations sur la manière dont le calcul est effectué, car selon elle, elle n’est pas autorisée à fournir ces informations qui sont essentielles pour que le travailleur puisse faire ses calculs et savoir ce qu’il est payé", ont-ils dénoncé. Les travailleurs ignorent le salaire de base, le facteur de calcul pour les huit heures de travail, le pourcentage de calcul pour les concepts salariaux liés aux repas, au temps de trajet, à la prime pour le travail le dimanche, à la prime pour les jours fériés travaillés, au travail le dimanche et les jours fériés, au calcul du salaire normal pour le paiement des congés, au calcul du salaire intégral pour le paiement des bénéfices et au calcul du salaire intégral pour les prestations. "Le paiement de la quinzaine dernière a été discrètement réduit, tout comme le paiement des congés. Nous voulons savoir combien de jours sont payés pour les congés et combien de jours de prime de vacances, ainsi que le calcul du salaire normal et le facteur de calcul, afin de savoir combien nous allons toucher pour les congés. Sinon, ils nous paient ce qu’ils veulent, comme cela s’est produit la quinzaine dernière", ont-ils réitéré.
[1]._https://efectococuyo.com/la-humanidad/detienen-a-sindicalista-omar-escalante-tras-presentarse-voluntariamente-en-tribunales/
https://www.el-carabobeno.com/sebin-detuvo-presidente-fetracarabobo-allanamiento-la-isabelica/
https://www.el-carabobeno.com/juez-militar-privo-libertad-envio-ramo-verde-omar-escalante/
https://www.el-carabobeno.com/liberado-omar-escalante-medida-cautelar/
[2]._https://efectococuyo.com/la-humanidad/observatorio-de-libertad-sindical-denuncia-detencion-de-dirigente-william-lizardo/
https://efectococuyo.com/politica/excarcelados-17-presos-poltiicos-en-zona-7-durante-madrugada-de-este-sabado/
[3]._https://efectococuyo.com/la-humanidad/denuncian-detencion-de-docente-y-didirgente-sindical-en-aragua/
https://x.com/_TribunaPopular/status/2020707786834014393
[4]._https://efectococuyo.com/la-humanidad/que-ha-pasado-luego-de-la-detencion-del-profesor-y-sindicalista-victor-venegas/
https://www.infobae.com/venezuela/2024/03/11/la-dictadura-chavista-excarcelo-a-un-sindicalista-del-sector-educativo-acusado-de-conspiracion-en-venezuela/
[5]._https://mareasocialista.org/2022/03/01/entrevista-a-jean-mendoza-trabajador-de-guayana-criminalizado-por-la-transnacional-masisa-y-el-sistema-judicial/
https://espaciopublico.ong/detienen-a-dirigente-sindical-por-defender-derechos-laborales/
https://correodelcaroni.com/laboral-economia/suspenden-juicio-de-trabajador-de-masisa-acusado-de-instigacion-al-odio/
[6]._https://efectococuyo.com/politica/denuncian-desaparicion-forzada-de-profesor-y-sindicalista-robert-franco/
https://albertonews.com/nacionales/excarcelado-el-profesor-y-sindicalista-robert-franco-tras-sufrir-cinco-anos-de-prision/
[7]._https://espaciopublico.ong/detienen-sindicalista-corpoelec-denunciar-colapso-electrico/
[8]._https://www.ilo.org/sites/default/files/wcmsp5/groups/public/@ed_norm/@relconf/documents/publication/wcms_724396.pdf
p. 120
[9]._https://correodelcaroni.com/laboral-economia/incumplimientos-salariales-llevan-a-un-nuevo-paro-en-la-aceria-de-palanquillas-de-sidor/
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Loi d’amnistie |
L’attaque US contre le Venezuela et les négociations consécutives ont établi dans le pays un contexte politique foncièrement modifié. Parmi les mesures prises par le gouvernement vénézuélien de Delcy Rodríguez figure l’adoption d’une loi d’amnistie à l’égard de personnes ayant été condamnées pour avoir exprimé en paroles ou en actes leur hostilité au pouvoir en place.
Ces condamnations étaient basées essentiellement sur deux lois :
‑ la "Loi constitutionnelle contre la haine, pour la coexistence pacifique et la tolérance" adoptée en novembre 2017 ►
‑ la "Loi organique Simón Bolívar contre le blocus impérialiste et pour la défense de la République bolivarienne du Venezuela", adoptée en décembre 2024 ►
La "Loi d’amnistie pour la coexistence démocratique" [1]
En février 2026 a été adoptée la "Loi d’amnistie pour la coexistence démocratique" : ►
Le 23 janvier 2026 la présidente par intérim, Delcy Rodríguez a instauré la "Commission pour la Paix et la Démocratie" (coordonné par le ministre de la Culture, Ernesto Villegas) d’élaborer un "Programme pour la paix et la coexistence démocratique"[2], en association avec la "Commission spéciale pour la réforme judiciaire" (instaurée en juin 2021 et présidée par le vice-président sectoriel chargé de la politique, de la sécurité, de la citoyenneté et de la paix, Diosdado Cabello).
Le 30 janvier 2026, Delcy Rodríguez, a annoncé depuis le siège de la Cour suprême de justice (TSJ) la décision de promouvoir une loi d’amnistie générale couvrant toute la période politique et les violences politiques de 1999 à aujourd’hui. Elle a déclaré que cette loi doit viser "à réparer les blessures laissées par les affrontements politiques, la violence et l’extrémisme. Elle doit servir à remettre la justice sur les rails dans notre pays et à rétablir la coexistence entre les Vénézuéliens et les Vénézuéliennes". Elle a précisé que la décision relative à la loi d’amnistie avait été discutée au sein du Haut Commandement politique de la Révolution et qu’elle est partagée avec le président Nicolás Maduro, en lien avec des lignes directrices qu’il avait fourni au cas où une situation calamiteuse surviendrait dans notre pays, comme cela s’est effectivement produit le 3 janvier. Elle a également dit à ceux qui ont déjà bénéficié de la libération prononcée par le gouvernement national que "la vengeance, la revanche ou la haine ne devraient pas s’imposer. Nous vous donnons une chance de vivre en paix et en tranquillité au Venezuela. Avec des différences, bien sûr, car il y en a." Elle a exhorté à ce que, sur la base de la diversité et de la pluralité existantes, il faut "coexister dans le respect et, par-dessus tout, dans le respect de la loi et de la justice au Venezuela".
Le 5 février 2026 l’Assemblée nationale (AN) a approuvé à l’unanimité, en première lecture, le projet de loi d’amnistie pour la coexistence démocratique dans la République bolivarienne du Venezuela. "Au nom de Dieu, approuvé à l’unanimité", a déclaré le président du pouvoir législatif, Jorge Rodríguez, qui a précisé que la norme doit désormais faire l’objet d’une consultation publique. Il a demandé que le débat ait lieu avec tous les secteurs de la société et a donc demandé aux députés et députées de s’entretenir non seulement avec les personnes privées de liberté, mais aussi avec les victimes de la violence politique promue ces 27 dernières années par les secteurs de droite.
Durant le débat le député du "bloque de la patria" et président de la "Commission permanente des familles, de la liberté de religion et de culte", Jorge Arreaza, a souligné que la reconnaissance des parties est fondamentale : "Ne pas nous connaitre nous a conduits à la diabolisation, à l’invisibilisation, au mépris, à ne pas nous parler, à ne pas nous rencontrer, à ne pas jeter de ponts. Nous devons, comme ils l’ont fait dans ces traités, humaniser et créer une coexistence véritable et sincère avec les différences que nous avons, toujours pour travailler et les définir et continuer à travailler." "Nous sommes arrivés au 3 janvier (…) Les circonstances nous y obligent dans le meilleur sens du terme, la patrie nous oblige à être responsables, à panser les blessures, à nous reconnaitre, à nous comprendre et à construire ensemble les étapes, les chemins." "Ce projet de loi contribue à l’ensemble du processus de dialogue politique (…) Il vise à parvenir à des accords et à des voies communes avec tous les secteurs politiques du pays. Cette loi facilite ces processus qui visent à nous apporter la paix et la prospérité (…) personne ne devrait l’utiliser [cette loi] pour nourrir des agendas cachés, des mesquineries, des calculs politiques partiaux, ni au sein du chavisme ni dans l’opposition. Nous devons faire preuve de la sagesse et de la conscience politique que le peuple exige de nous en ce moment."
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Pedro Infante, a souligné que plus de 95 % des Vénézuéliens souhaitent un pays où règnent la paix et la coexistence. Il a déclaré que ceux qui en bénéficient doivent prendre des engagements clairs. "Qu’ils ne demandent plus jamais de bombardements contre le Venezuela, qu’ils ne demandent plus jamais d’invasions, de blocus économiques ou de mesures coercitives unilatérales. Qu’ils n’incitent plus jamais à la haine et ne encouragent plus jamais la violence".
Le 19 février 2026, la loi d’amnistie pour la coexistence démocratique a été adoptée. La loi a été approuvée à l’unanimité par l’Assemblée nationale (AN). À l’issue du débat, une commission spéciale chargée du suivi de la loi d’amnistie pour la coexistence démocratique a été créée. Elle sera chargée de veiller au respect et à l’application du nouveau cadre juridique. La commission sera présidée par le député Jorge Arreaza, tandis que la vice-présidence a été confiée à la députée Nora Bracho. Au total, l’instance est composée de 23 parlementaires de différents courants politiques,. Au cours de la séance, le président du Parlement, Jorge Rodríguez, a indiqué que le "programme pour la cohabitation et la paix" évaluait la portée de la loi contre la haine et a laissé entendre qu’il était "très probable" que cette loi fasse l’objet d’une réforme. "Il y a eu des cas d’utilisation abusive de la loi contre la haine. C’est un fait et cela doit être corrigé", a‑t‑il déclaré.
[1]. https://diariovea.com.ve/amnistia-general-en-venezuela/
https://diariovea.com.ve/por-la-paz-del-pais-aprobado-de-manera-unanime-proyecto-de-ley-de-amnistia-comision-especial/
https://diariovea.com.ve/por-unanimidad-sancionada-ley-de-amnistia/
https://talcualdigital.com/an-sanciona-ley-de-amnistia-y-evalua-reforma-a-ley-del-odio-por-mal-uso/
[2]. "Programme de coexistence démocratique pour la paix" (Programa para la Convivencia y la Paz) :
Programme dont la présidente (par intérim) de la République bolivarienne du Venezuela, Delcy Rodríguez, a annoncé le 23 janvier 2026 la mise en place, une initiative conçue dans "un esprit patriotique et anticolonialiste", visant à renforcer "la stabilité, l’harmonie sociale et le dialogue politique national".
Source :
Gaceta Oficial de la República Bolivariana de Venezuela
Nº 41.276 de fecha 10 de noviembre de 2017
https://www.ghm.com.ve/wp-content/uploads/2017/11/41276.pdf
http://www.psuv.org.ve/wp-content/uploads/2017/11/Ley-Constitucional-contra-el-Odio-por-la-Convivencia-Pacífica-y-la-Tolerancia.pdf
RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA
ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE
L’Assemblée nationale constituante, dans l’exercice des pouvoirs prévus aux articles 347, 348 et 349 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, conformément au mandat qui lui a été confié le 30 juillet 2017 lors d’élections démocratiques, libres, universelles, directes et secrètes par le peuple vénézuélien, en tant que dépositaire du pouvoir originel.
DÉCRÈTE
LOI CONSTITUTIONNELLE CONTRE LA HAINE,
POUR LA COHABITATION PACIFIQUE ET LA TOLÉRANCE
Chapitre I
Dispositions générales
Objet
Article 1. La présente loi constitutionnelle a pour objet de contribuer à créer les conditions nécessaires pour promouvoir et garantir la reconnaissance de la diversité, de la tolérance et du respect mutuel, ainsi que pour prévenir et éradiquer toute forme de haine, de mépris, de harcèlement, de discrimination et de violence, afin d’assurer le respect effectif des droits de l’homme, de favoriser le développement individuel et collectif de la personne, de préserver la paix et la tranquillité publique et de protéger la Nation.
Valeurs et principes
Article 2. L’action de l’État et de la société visant à promouvoir et à garantir la coexistence pacifique sera guidée par les valeurs et principes suivants :
1. Primauté des droits de l’homme.
2. La vie.
3. La paix.
4. L’amour.
5. La démocratie.
6. La cohabitation.
7. La liberté.
8. L’égalité et la non-discrimination.
9. La fraternité.
10. La justice.
11. L’égalité et l’équité entre les sexes.
12. La fraternité.
13. La diversité.
14. Reconnaissance.
19. Respect.
16. Tolérance.
17. Solidarité.
18. Pluralité.
19. Responsabilité partagée.
Droit à la Paix
Article 3. Le peuple vénézuélien a le droit inaliénable à la paix, à la coexistence pacifique et à la tranquillité publique. La République bolivarienne du Venezuela est déclarée territoire de paix, opposé à la guerre et à la violence sous toutes ses formes, expressions et manifestations.
Toute forme de violence politique, de haine, de discrimination et d’intolérance est considérée comme contraire au droit humain à la paix.
Responsabilité partagée dans la promotion et la défense de la paix
Article 4. L’État, les familles et la société ont le devoir et le droit de promouvoir une culture et des valeurs de paix, de diversité, de tolérance, d’égalité, de respect mutuel et de coexistence solidaire afin de prévenir et d’éradiquer toute forme de violence politique, de haine, de discrimination et d’intolérance, dans le but de garantir le respect effectif des droits de l’homme.
Les organes et entités du pouvoir public, les missions, les conseils communaux, les communes, les organisations politiques, culturelles, sportives, religieuses, celles défendant les droits liés au genre, à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre, à l’expression de genre, ainsi que celles représentant les personnes d’ascendance africaine, les autochtones, les personnes en situation de handicap, les adultes et les personnes âgées, les jeunes et la société en général, doivent mener des actions éducatives, culturelles, sociales, sportives, artistiques, récréatives et de communication visant à promouvoir une culture de paix, de tolérance, de respect, de pluralisme et de diversité. Les obligations prévues dans le présent article s’appliquent aux entreprises publiques et privées, ainsi qu’aux unités socio-productives communales.
Dans le cadre de leur responsabilité éducative, les mères, les pères, les tuteurs et les personnes en charge doivent offrir aux enfants et aux adolescents une éducation visant à promouvoir une culture de paix, le respect de la diversité et le respect des droits de l’homme.
Un rôle de premier plan en faveur de la paix
Article 5. Tout un chacun a le droit et le devoir de participer de manière directe et active à la construction de la paix et à la coexistence solidaire, notamment à l’élaboration, à la mise en œuvre et au contrôle des politiques publiques dans ce domaine.
Les organisations et mouvements sociaux, en particulier ceux du Pouvoir populaire, ont la responsabilité de promouvoir au sein de leurs communautés et sur leurs territoires une culture et des valeurs de paix, de diversité, de tolérance, d’égalité, de respect mutuel et de coexistence solidaire. De même, ils doivent contribuer à prévenir et à éradiquer toute forme de violence politique, de haine, de discrimination et d’intolérance.
Principes d’interprétation
Article 6. En cas de doute quant à l’interprétation ou à l’application de la présente loi constitutionnelle, il convient d’opter pour la solution qui offre la meilleure protection des droits de l’homme, de la paix et de la coexistence pacifique.
Chapitre II
Promotion et éducation en faveur d’une culture
et de valeurs de paix et de tolérance
Politique publique en faveur d’une coexistence pacifique
Article 7. L’État a l’obligation inaliénable d’élaborer des politiques publiques visant à promouvoir et à garantir la coexistence pacifique, lesquelles s’appuieront sur les valeurs et les principes énoncés dans la présente loi constitutionnelle et sur les axes interdépendants suivants :
1. Les processus familiaux, éducatifs, culturels, récréatifs, sportifs, communautaires, communicationnels, institutionnels, professionnels et sociaux, en mettant l’accent sur les enfants, les adolescents et les jeunes.
2. Les processus de prévention et de lutte contre les formes de violence, de haine, d’intolérance et autres comportements connexes.
Ces politiques publiques doivent être élaborées et mises en œuvre en s’appuyant sur la coresponsabilité et la participation active du peuple à la promotion et à la défense de la paix, en particulier dans les localités et les communes.
Mesures spécifiques de prévention
Article 8. Les mesures spécifiques de prévention contre la haine, le mépris, le harcèlement, la discrimination, la xénophobie et la violence morale ou physique entre les personnes sont les suivantes :
1. La formation et l’éducation.
2. La diffusion de valeurs et de messages de sensibilisation par le biais des médias.
3. La mise en place d’actions et de programmes d’aide juridique et sociale.
4. La prise en charge psychothérapeutique et d’autres soins de santé.
5. Toute autre mesure déterminée par la Commission pour la promotion et la garantie de la coexistence pacifique.
Éducation à la paix et à la coexistence pacifique
dans le système éducatif
Article 9. Le système éducatif doit garantir que les établissements et institutions scolaires soient des espaces dédiés à la paix, à la diversité, à la tolérance, à l’égalité, au respect mutuel et à la cohabitation solidaire. À cette fin, les ministères du Pouvoir populaire compétents en matière d’enseignement fondamental et d’enseignement supérieur doivent adopter toutes les mesures nécessaires et appropriées pour :
1. Intégrer dans les programmes éducatifs un axe transversal de formation visant à construire une culture de paix et de respect des droits humains.
2. Orienter les règles de cohabitation et de discipline de manière à promouvoir et garantir la reconnaissance de la paix, de la diversité, de la tolérance, de l’égalité et du respect mutuel, ainsi qu’à prévenir et éradiquer toute forme de violence politique, de haine et d’intolérance.
3. Développer des moyens alternatifs de résolution des conflits dans tous les établissements et institutions éducatifs afin de prévenir et de résoudre les différends entre les membres des communautés éducatives.
4. Créer et accompagner des Brigades étudiantes pour la paix et la cohabitation, dans le but de contribuer à la mise en œuvre des actions prévues dans le présent article, avec la participation active des enseignants.
Évènements historiques
Article 10. Le 21 septembre de chaque année est déclaré Journée nationale de la paix. De même, le mois de mai de chaque année est déclaré Mois national pour la promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la lutte contre l’intolérance.
Au cours de ces périodes, les organes et entités des pouvoirs publics doivent mener des actions éducatives, culturelles, sociales, sportives, artistiques, récréatives et de communication visant à promouvoir la culture de la paix, la tolérance, l’égalité, le respect et la diversité.
Interdiction des partis politiques, des organisations et des mouvements sociaux
qui incitent à la haine, à l’intolérance et à la guerre
Article 11. Les partis politiques et les organisations politiques dont les déclarations de principes, les actes constitutifs, les programmes d’action politique, les statuts ou les activités cautionnent ou encouragent le fascisme, l’intolérance ou la haine nationale, raciale, ethnique, religieuse, politique, sociale, idéologique, fondée sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre ou de toute autre nature constituant une incitation à la discrimination et à la violence ne pourront être enregistrés ou constitués auprès du Conseil national électoral. De même, l’enregistrement des partis politiques et des organisations politiques qui ne respectent pas les dispositions de la présente loi sera révoqué.
Les partis politiques et les organisations politiques doivent prévoir, dans leurs règles disciplinaires, la mesure préventive de suspension et la sanction d’expulsion des personnes qui enfreignent la présente loi constitutionnelle. S’ils s’abstiennent d’inclure ces règles ou de lancer, mener et statuer en temps opportun sur les procédures disciplinaires pour ces motifs, le Conseil national électoral révoquera leur inscription.
Il est interdit de faciliter ou de permettre la constitution ou le fonctionnement de personnes morales de droit privé, ainsi que de mouvements et d’organisations sociales qui ne respectent pas les dispositions du présent article.
Chapitre III
La responsabilité des médias
en faveur de la coexistence pacifique et de la tolérance
Promotion de messages en faveur de la paix et du vivre-ensemble
Article 12. Les prestataires de services de radio, de télévision, de télévision par abonnement et de presse écrite, qu’ils soient publics, privés ou communautaires, sont tenus de diffuser des messages visant à promouvoir la paix, la tolérance, l’égalité, le respect et la diversité.
À cette fin, l’État peut ordonner aux prestataires de ces services de diffuser ces messages pendant trente minutes par semaine. Lors de la diffusion de ces messages, la priorité sera accordée à ceux produits par des producteurs nationaux indépendants et par les organisations et mouvements sociaux du Pouvoir populaire.
Le Fonds de responsabilité sociale et le Fonds de promotion et de financement du cinéma doivent accorder la priorité au financement de la production de contenus visant à promouvoir la paix, la tolérance, l’égalité, le respect et la diversité.
Interdiction de la propagande de guerre
et des messages d’intolérance et de haine
Article 13. Toute propagande et tout message en faveur de la guerre, ainsi que toute apologie de la haine nationale, raciale, ethnique, religieuse, politique, sociale, idéologique, fondée sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre ou de toute autre nature constituant une incitation à la discrimination, à l’intolérance ou à la violence, sont interdits.
L’État veillera en priorité au respect de cette disposition par les prestataires de services de radio, de télévision, de télévision par abonnement et de presse écrite, qu’ils soient publics, privés ou communautaires, ainsi que par les médias électroniques.
Responsabilité sur les réseaux sociaux
Article 14. La diffusion, par le biais des réseaux sociaux et des médias électroniques, de messages faisant l’apologie de la guerre ou incitant à la haine nationale, raciale, ethnique, religieuse, politique, sociale, idéologique, fondée sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre ou de toute autre nature constituant une incitation à la discrimination, à l’intolérance ou à la violence, est interdite.
Les personnes morales qui gèrent les réseaux sociaux et les médias électroniques sont tenues de se conformer strictement aux dispositions de la présente disposition et prendront les mesures appropriées pour empêcher la diffusion de ces messages. À cette fin, elles devront retirer immédiatement de la diffusion toute propagande ou tout message qui y contrevient.
Chapitre IV
Commission pour la coexistence pacifique
Commission pour la coexistence pacifique
Article 15. La Commission pour la promotion et la garantie de la coexistence pacifique est créée en tant qu’instance interinstitutionnelle chargée d’analyser, d’organiser et de définir les orientations de la politique publique visant à promouvoir et à garantir la dignité humaine, la reconnaissance de la diversité, la tolérance et le respect mutuel, ainsi qu’à prévenir et à éradiquer toute forme de violence, de haine et d’intolérance politique, sociale ou de toute autre nature.
Mandat
Article 16. La Commission pour la promotion et la garantie de la coexistence pacifique limitera son champ d’action à la politique interinstitutionnelle et aux lignes directrices en matière de gestion sociale visant à renforcer et à garantir efficacement le respect, la tolérance, la diversité, la paix et la tranquillité publique, ainsi qu’à éradiquer toute forme de violence, de haine et d’intolérance, ainsi que les comportements qui y sont directement ou indirectement associés.
Attributions
Article 17. La Commission pour la promotion et la garantie de la coexistence pacifique est investie des attributions suivantes :
1. Élaborer la politique publique visant à renforcer et à garantir le respect, la tolérance, la diversité, la paix et la tranquillité publique, ainsi qu’à éradiquer toute forme de violence, de haine et d’intolérance, ainsi que tout autre comportement y étant directement ou indirectement associé.
2. Convoquer et coordonner les différents organes et entités des pouvoirs publics pour la formulation, la mise en œuvre et le contrôle de la politique publique visant à promouvoir et à garantir la coexistence pacifique.
3. Formuler des propositions de normes, de mesures, de lignes directrices et de recommandations à soumettre aux autorités publiques pour examen.
4. Adopter des mesures d’application immédiate par tous les organes et entités des pouvoirs publics.
5. Réaliser les études, diagnostics et évaluations nécessaires à la formulation, à la mise en œuvre et au contrôle de la politique publique visant à promouvoir et à garantir la coexistence pacifique.
6. Organiser des consultations publiques sur les questions relevant de la compétence de la Commission.
7. Concevoir, organiser et gérer la participation de tous les secteurs sociaux à la réalisation de ses objectifs.
8. Organiser des événements, des séminaires, des forums et des rencontres, tant au niveau national qu’international, visant à faire connaître, diffuser et renforcer la compréhension et l’engagement en faveur du développement des politiques publiques destinées à promouvoir et à garantir la coexistence pacifique.
9. Promouvoir des mesures, des actions et des politiques visant à diffuser la culture de la paix, de la tolérance, du respect et de la diversité dans les processus éducatifs, culturels, sociaux, sportifs, artistiques, communautaires, récréatifs et de communication.
10. Élaborer les mesures, les politiques et les normes qui orientent les politiques de prévention et de contrôle visant notamment à réduire et à éradiquer la violence, l’intolérance et d’autres formes de haine, y compris la présentation à l’Assemblée nationale constituante des propositions de modification des réglementations, politiques et mesures devant être adoptées ou mises en œuvre.
11. Présenter des rapports périodiques à l’Assemblée nationale constituante sur l’exécution de son mandat, dans le respect des principes d’efficacité, de transparence et de responsabilité.
12. Adopter son règlement intérieur.
13. Exercer toutes les autres fonctions qui lui sont conférées par l’Assemblée nationale constituante, la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela et les lois.
Membres
Article 18. La Commission pour la promotion et la garantie de la coexistence pacifique sera composée de quinze (15) membres désignés par l’Assemblée nationale constituante, conformément aux critères suivants :
1. Trois membres de l’Assemblée nationale constituante.
2. Le ministre du Pouvoir populaire chargé de l’Éducation.
3. La ministre ou le ministre du Pouvoir populaire chargé de l’enseignement supérieur.
4. La ministre ou le ministre du Pouvoir populaire chargé des relations intérieures, de la justice et de la paix.
5. La ministre ou le ministre du Pouvoir populaire chargé de la communication et de l’information.
6. La présidente ou le président de la Cour suprême de justice.
7. Le procureur général de la République.
8. La médiatrice ou le médiateur du peuple.
9. La défenseure publique ou le défenseur public général.
10. Une rectrice ou un recteur du Conseil national électoral.
11. Trois porte-parole d’organisations sociales ayant pour objectif la promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la tolérance.
Obligation de coopération et d’application
Article 19. Tous les organes et entités des pouvoirs publics, les personnes morales de droit privé et la société ont le devoir, la responsabilité et l’engagement de collaborer activement et de contribuer à garantir la reconnaissance de la diversité, la tolérance et le respect mutuel, ainsi que de prévenir et de veiller à l’éradication de toute forme de violence politique, de la haine et de l’intolérance, afin de garantir l’application effective des droits de l’homme, d’éviter l’impunité, de favoriser le développement social, de préserver la paix et la tranquillité publique et de protéger la Nation.
Chapitre V
Des responsabilités, des infractions et des sanctions
Délit de promotion ou d’incitation à la haine
Article 20. Quiconque, publiquement ou par tout moyen susceptible d’assurer une diffusion publique, encourage, promeut ou incite à la haine, à la discrimination ou à la violence à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes, en raison de son appartenance réelle ou présumée à un groupe social, ethnique, religieux, politique, d’orientation sexuelle, d’identité de genre, d’expression de genre ou pour tout autre motif discriminatoire, sera puni d’une peine d’emprisonnement de dix à vingt ans, sans préjudice de la responsabilité civile et disciplinaire pour les dommages causés.
Circonstance aggravante pour motifs de haine et d’intolérance
Article 21. Constitue une circonstance aggravante de tout fait punissable le fait que celui-ci soit commis ou aggravé en raison de l’appartenance, réelle ou présumée, de la victime à un groupe racial, ethnique, religieux ou politique déterminé, ainsi qu’en raison du genre, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre, de l’expression de genre ou de tout autre motif discriminatoire. Dans ces cas, la sanction applicable correspondra à la peine maximale prévue pour le fait punissable en question.
Sanction pour la diffusion de messages incitant à la haine et à la guerre
Article 22. Tout prestataire de services de radio ou de télévision qui diffuse des messages constituant de la propagande en faveur de la guerre ou une apologie de la haine nationale, raciale, religieuse, politique ou de toute autre nature sera sanctionné par le retrait de sa concession, conformément à la procédure prévue par la loi sur la responsabilité sociale à la radio, à la télévision et dans les médias électroniques.
Dans le cas des réseaux sociaux et des médias électroniques, si la diffusion des messages visés par le présent article n’est pas retirée dans les six heures suivant leur publication, la personne morale qui en est responsable sera sanctionnée d’une amende comprise entre cinquante mille et cent mille unités fiscales. De même, cela donnera lieu au blocage des portails, sans préjudice de la responsabilité pénale et civile qui pourrait en découler.
Le prestataire de services de radio ou de télévision, lors de la diffusion de messages en direct, ne sera responsable des infractions prévues par la présente loi ou de leur poursuite que si l’administration démontre, au cours de la procédure, qu’il n’a pas agi avec diligence.
Refus de mettre à disposition des locaux pour la promotion de la paix
Article 23. Tout prestataire de services de radio ou de télévision qui ne respecte pas l’obligation de céder des espaces gratuits destinés à la diffusion de messages promouvant la diversité, la tolérance et le respect mutuel, ainsi qu’à la prévention et à l’éradication de toute forme de violence politique, la haine et l’intolérance, sera sanctionné d’une amende comprise entre trois pour cent (3 %) et quatre pour cent (4 %) du chiffre d’affaires brut réalisé au cours de l’exercice fiscal précédant immédiatement celui au cours duquel l’infraction a été commise, conformément à la procédure établie par la loi sur la responsabilité sociale à la radio, à la télévision et dans les médias électroniques. Cette amende sera versée au Fonds de responsabilité sociale de la radio et de la télévision.
Sanctions en cas d’abstention, de manquement ou d’entrave
Article 24. Est passible d’une peine d’emprisonnement de huit à dix ans :
1. Tout fonctionnaire de police ou militaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, s’abstient volontairement, omet ou retarde d’intervenir pour empêcher la commission de l’un des faits punissables prévus par la présente loi ou pour arrêter la personne qui en est respectivement responsable ; sauf en cas de force majeure ou de fait ou de force insurmontable mettant en danger son intégrité physique.
2. Tout membre du personnel de santé qui, dans l’exercice de ses fonctions, que ce soit dans des établissements publics ou privés, s’abstient volontairement, omet ou retarde de soigner une personne pour des motifs de haine, de discrimination, de mépris ou d’intolérance, sauf en cas de force majeure ou de fait ou de force insurmontable mettant en danger son intégrité physique.
Imprescriptibilité
Article 25. Les faits visés par la présente loi sont imprescriptibles, car il s’agit de violations graves des droits de l’homme.
Dispositions transitoires
PREMIÈRE. Toute disposition contraire aux dispositions de la présente loi constitutionnelle est abrogée.
SECONDE. Tous les médias doivent diffuser l’intégralité de cette loi constitutionnelle. De même, tous les médias écrits doivent publier l’intégralité de cette loi constitutionnelle.
Disposition finale
UNIQUE. La présente loi constitutionnelle entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel de la République bolivarienne du Venezuela.
Promulguée et signée dans la salle protocolaire du Palais fédéral législatif, siège de l’Assemblée nationale constituante, à Caracas, le huit novembre deux mille dix-sept. 207e année de l’indépendance, 158e année de la Fédération et 18e année de la Révolution bolivarienne.
Source :
Gaceta Oficial de la República Bolivariana de Venezuela
Nº 6.859 Extraordinario de fecha 29 de noviembre de 2024
https://tugacetaoficial.com/leyes/ley-organica-simon-bolivar-contra-el-bloqueo-imperialista-y-defensa-de-la-republica-2024/
ASSEMBLÉE NATIONALE
L’ASSEMBLÉE NATIONALE
DE LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA
Décrete
la suivante
LOI ORGANIQUE "LIBERTADOR SIMÓN BOLÍVAR"
CONTRE LE BLOCUS IMPÉRIALISTE ET POUR LA DÉFENSE
DE LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA
Chapitre I
Dispositions générales
Objet
Article 1. La présente loi a pour objet de protéger le peuple vénézuélien contre les agissements de personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, qui encouragent, invoquent, soutiennent ou participent à l’imposition de mesures coercitives unilatérales et d’autres mesures restrictives ou punitives, ainsi que d’actions contre la sécurité de la Nation, qui portent atteinte à la souveraineté, à la nationalité, à l’ l’indépendance, l’autodétermination, l’intégrité territoriale, les valeurs culturelles, les symboles patriotiques, les intérêts de la République bolivarienne du Venezuela et les droits humains de la population, y compris son droit à la paix et à un développement économique indépendant et durable.
Finalité
Article 2. La présente loi a pour objet :
1. D’établir des mécanismes supplémentaires visant à préserver et à protéger la souveraineté, la nationalité, l’indépendance, l’autodétermination, l’intégrité territoriale, les valeurs culturelles et les symboles patriotiques, en tant que droits inaliénables de la Nation, sur la base de la doctrine indépendantiste et anti-impérialiste du Libérateur Simón Bolívar.
2. Garantir la pleine jouissance des droits humains du peuple vénézuélien et de tous les droits, y compris le droit à la paix, conformément à la Constitution et aux traités internationaux ratifiés par la République bolivarienne du Venezuela.
3. Protéger l’économie nationale contre les actions qui nuisent à son développement harmonieux, érodent le niveau de vie de la population ou empêchent la libre administration ou disposition du patrimoine de la République ou de ses entités, à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national.
4. Doter les pouvoirs publics de moyens juridiques rapides et efficaces pour établir les responsabilités pénales et civiles des actions qui portent atteinte aux droits inaliénables de la nation et aux droits humains du peuple vénézuélien.
5. Protéger les droits des victimes de mesures coercitives unilatérales et d’autres mesures restrictives ou punitives.
Principes et Valeurs
Article 3. La présente loi est régie par les principes et les valeurs de prééminence des droits de l’homme, de justice, de paix, d’indépendance, de liberté, de légalité, de proportionnalité, d’intégrité territoriale, de souveraineté, d’autodétermination et de coresponsabilité.
Ordre publique et interpretacion
Article 4. Les dispositions de la présente loi sont d’ordre public. En cas de doute quant à leur interprétation, celle qui favorise le plus la protection des droits humains du peuple vénézuélien, y compris le droit à la paix, ainsi que les attributs de souveraineté, d’intégrité et d’indépendance de la Nation, conformément à l’Article 130 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, sera adoptée.
Devoir de protéger la patrie
Article 5. Est déclaré contraire au devoir de sauvegarder et de protéger l’indépendance, la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’autodétermination et les intérêts de la Nation, consacré à l’Article 130 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela ; tout comportement ou toute action qui exécute, promeut, invoque, favorise, facilite ou soutient des actions contre la sécurité de la Nation et du peuple vénézuélien ou l’imposition de mesures coercitives unilatérales et d’autres mesures restrictives ou punitives contre la population.
Crime contre l’humanité
Article 6. Les mesures coercitives unilatérales et autres mesures restrictives ou punitives adoptées à l’encontre de la République bolivarienne du Venezuela constituent un crime contre l’humanité, dans le cadre d’une attaque systématique et généralisée contre la population civile. Les organes et entités du système judiciaire ont le devoir de prendre toutes les mesures à leur disposition pour enquêter, juger et sanctionner les auteurs et les participants soumis à la juridiction de la République bolivarienne du Venezuela pour avoir commis ces crimes.
Actions contraires aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État
Article 7. Aux fins de l’interprétation et de l’application de la présente loi, sont considérées comme des actes et des actions qui mettent en péril la souveraineté, l’indépendance, l’autodétermination et l’intégrité territoriale de la République bolivarienne du Venezuela et qui portent atteinte aux valeurs et aux droits inaliénables de la nation, entre autres, les suivantes :
1. La promotion, la demande ou le soutien de l’imposition de mesures coercitives unilatérales et d’autres mesures restrictives ou punitives par des États, des pouvoirs ou des sociétés étrangers.
2. La non-reconnaissance des pouvoirs publics légitimement établis dans la République bolivarienne du Venezuela, de leurs actes ou de leurs autorités, ainsi que la reconnaissance de personnes, de groupes ou d’organisations illégitimes qui agissent en simulant l’exercice des compétences des pouvoirs publics vénézuéliens, de leurs autorités ou de leurs entités décentralisées, sur le plan territorial ou fonctionnel.
3. La collaboration avec des organismes, des fonctionnaires ou des agents étrangers visant à imposer ou à aggraver des mesures coercitives unilatérales ou d’autres mesures restrictives ou punitives, ainsi que la non-reconnaissance des pouvoirs publics ou de leurs autorités.
4. La participation directe ou indirecte à l’exécution de mesures coercitives unilatérales ou d’autres mesures restrictives ou punitives, y compris le recours à des actions d’extorsion contre des entreprises ou des entrepreneurs nationaux ou étrangers, afin d’empêcher les investissements libres dans la République ou de créer des obstacles à la réception d’investissements, à la liberté économique et au libre-échange international avec la République bolivarienne du Venezuela.
5. La participation, le profit ou l’avantage, direct ou indirect, à la mise en œuvre de mesures administratives ou judiciaires, dans des juridictions étrangères, visant à la saisie préventive, au gel, à la mise sous séquestre, à la vente aux enchères ou à la confiscation d’actifs de la République ou de ses entités décentralisées sur le plan territorial ou fonctionnel ; lorsque ces mesures sont la conséquence de l’un des comportements prévus dans le présent Article et ne sont pas autorisées ou approuvées par les autorités légitimement instituées dans la République bolivarienne du Venezuela.
6. La promotion, la demande ou le soutien d’actions armées ou de force contre le peuple vénézuélien qui affectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République bolivarienne du Venezuela, ses institutions ou ses autorités, ainsi que les cyberattaques par des États, des pouvoirs, des sociétés ou des personnes étrangers.
Chapitre II
Mesures de protection Obligation générale de protection
Obligation générale de protection
Article 8. Les organes et entités du pouvoir public, dans le cadre de leurs compétences respectives, ont le devoir d’adopter les mesures légales, adéquates, nécessaires et proportionnées pour protéger la souveraineté, la nationalité, l’indépendance, l’autodétermination, l’intégrité territoriale, les valeurs culturelles, les symboles patriotiques et les intérêts de la République bolivarienne du Venezuela, ainsi que les droits humains de la population, face aux personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, qui commettent des actes contraires aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État, prévus par la présente loi.
Inéligibilité
Article 9. Ne peuvent se porter candidats à des fonctions électives les personnes qui, à tout moment avant l’élection :
1. Ont encouragé, incité, sollicité, invoqué, favorisé, soutenu ou participé à l’adoption ou à l’exécution de mesures coercitives unilatérales ou d’autres mesures restrictives ou punitives à l’encontre de la population vénézuélienne, des pouvoirs publics ou de leurs autorités par un État, un groupe d’États ou des sociétés étrangères.
2. Ont participé ou tiré un profit ou un avantage, direct ou indirect, de l’exécution de mesures administratives ou judiciaires, dans des juridictions étrangères, visant à la saisie préventive, au gel, à la mise sous séquestre, à la vente aux enchères ou à la confiscation d’actifs de la République ou de ses entités décentralisées sur le plan territorial ou fonctionnel, lorsque ces mesures résultent d’actions contraires aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État prévus par la présente loi et ne sont pas autorisées ou approuvées par les autorités légitimement constituées de la République bolivarienne du Venezuela.
3. Ont encouragé, incité, sollicité, invoqué, favorisé, soutenu ou participé à des actions armées ou à des actes de force contre le peuple vénézuélien qui affectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République bolivarienne du Venezuela, ses institutions ou ses autorités, ainsi qu’à des cyberattaques, de la part d’États, de pouvoirs, de sociétés ou de personnes étrangers.
Contestation des candidatures
Article 10. La contestation de la candidature d’un candidat ou d’une candidate pour cause d’inéligibilité sur la base des dispositions prévues par la présente loi sera directement portée devant la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême de justice, qui statuera en garantissant pleinement le droit à un procès équitable et le droit à la défense du candidat ou de la candidate contesté(e).
Participation à des mesures coercitives unilatérales
Artículo 11. Toda persona que promueva, instigue, solicite, invoque, favorezca, facilite, respalde o participe en la adopción o ejecución de medidas coercitivas unilaterales u otras medidas restrictivas o punitivas contra la población venezolana, los Poderes Públicos o sus autoridades por parte de un Estado, grupo de Estados o corporaciones extranjeras, será sancionada con prisión de veinticinco (25) a treinta (30) años y multa por la cantidad en bolívares equivalentes a entre cien mil (100.000) y un millón (1.000.000) de veces el tipo de cambio de la moneda de mayor valor publicado por el Banco Central de Venezuela.
Actes contre la souveraineté et l’intégrité territoriale
Article 12. Toute personne qui encourage, incite, sollicite, invoque, favorise, facilite, soutient, finance ou participe à des actions armées ou à des actes de violence, ainsi qu’à des cyberattaques, qui portent atteinte au peuple vénézuélien, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la République bolivarienne du Venezuela ou à ses institutions, de la part d’États, pouvoirs, sociétés ou personnes étrangères, sera punie d’une peine d’emprisonnement de vingt-cinq (25) à trente (30) ans et d’une amende d’un montant en bolivars équivalent à cent mille (100 000) à un million (1 000 000) de fois le taux de change de la monnaie la plus forte publié par la Banque centrale du Venezuela.
Inéligibilité politique
Article 13. Le juge imposera, dans le jugement condamnant pour les délits prévus par la présente loi, la peine accessoire d’inéligibilité politique pouvant aller jusqu’à soixante (60) ans.
Expulsion d’étrangers
Article 14. Toute personne physique de nationalité étrangère qui commet un acte contraire aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État prévus par la présente loi peut faire l’objet d’une mesure d’expulsion prévue par les lois sur l’immigration, ainsi que d’une interdiction d’entrée sur le territoire national.
Inéligibilité à l’exercice de fonctions publiques
Article 15. Conformément aux dispositions de la loi sur la Cour des comptes et le système national de contrôle fiscal, il appartient à la Cour des comptes de la République, d’office ou à la demande d’une partie, l’inéligibilité pendant une période pouvant aller jusqu’à soixante (60) ans à l’exercice de fonctions publiques des personnes physiques qui ont commis des actes contraires aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État prévus par la présente loi, qui ont causé un préjudice au patrimoine de la République, en fonction de la gravité des dommages causés. La disqualification sera notifiée par tout moyen disponible à cet effet. Contre la mesure décidée, un recours en révision peut être formé devant l’autorité qui a rendu la décision, dans les quinze (15) jours ouvrables suivant la notification, ou un recours en annulation devant la chambre administrative du Tribunal suprême de justice, dans les cent quatre-vingts (180) jours suivant la notification.
Imprescriptibilité
Article 16. Les actions visant à enquêter et à sanctionner les infractions prévues par la présente loi sont imprescriptibles, conformément aux dispositions de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela.
Inapplicabilité des formules alternatives
Article 17. Dans les procédures pénales engagées pour enquêter et sanctionner les infractions prévues par la présente loi, les formules alternatives d’exécution de la peine ne sont pas applicables.
Processus applicable
Article 18. La procédure d’enquête et de sanction des infractions prévues par la présente loi se déroulera conformément aux dispositions du Code de procédure pénale. Si le prévenu ou la prévenue, accusé ou accusée en état de contumace, refuse d’assister à l’audience préliminaire ou aux audiences du procès oral et que cela est consigné dans le dossier, il sera considéré qu’il ou elle ne souhaite pas faire usage de son droit d’être entendu dans le cadre de la procédure. L’audience se déroulera alors en présence de son défenseur ou de sa défenseuse, s’il ou elle est présent(e), ou, à défaut, avec un défenseur public qui sera désigné à cet effet.
Extinction de propriété
Article 19. Les comportements prévus et sanctionnés par la présente loi sont considérés comme des activités illicites relevant de la criminalité organisée et sont soumis à la procédure d’extinction de propriété, conformément à la loi qui régit cette matière.
Responsabilité civile
Article 20. Sans préjudice et indépendamment de la responsabilité pénale applicable, toute personne qui commet l’un des actes contraires aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État prévus par la présente loi est civilement responsable des dommages causés.
Diffusion de messages
Article 21. Les prestataires de services de radio et de télévision qui diffusent des publicités, des propagandes ou des messages encourageant l’imposition de mesures coercitives unilatérales ou d’autres mesures restrictives ou punitives affectant la République bolivarienne du Venezuela seront sanctionnés par la révocation de leur concession et une amende d’un montant en bolivars équivalent à entre cent mille (100 000) et un million (1 000 000) fois le taux de change de la devise la plus forte publié par la Banque centrale du Venezuela, conformément aux dispositions de la loi spéciale qui régit cette matière.
Dans le cas des médias audiovisuels, des médias électroniques, des réseaux sociaux et de la presse écrite, une amende d’un montant en bolivars équivalent à cent mille (100.000) à un million (1.000.000) de fois le taux de change de la devise la plus forte publié par la Banque centrale du Venezuela sera infligée. Dans le cas des plateformes numériques, l’autorisation d’opérer dans le pays pourra également être révoquée ou refusée.
La procédure d’imposition de l’amende aux fournisseurs de médias électroniques sera menée par la Commission nationale des télécommunications, conformément aux dispositions de la loi spéciale qui régit cette matière.
Dans le cas des médias imprimés, la procédure sera menée par le ministère du Pouvoir populaire compétent en matière de justice, conformément à la procédure sommaire établie dans la loi organique sur les procédures administratives.
Les sanctions prévues dans cet Article seront imposées sans préjudice des sanctions pénales applicables.
Mesures préventives
Article 22. Lors de l’ouverture de la procédure administrative visant à imposer les sanctions administratives prévues par la présente loi ou au cours de celle-ci, l’administration peut prendre les mesures préventives nécessaires pour protéger les intérêts protégés.
Registre national
Article 23. Il est créé un registre national dans lequel seront inscrites les personnes physiques et morales, nationales ou étrangères, pour lesquelles il existe un motif fondé de considérer qu’elles se livrent à des actions contraires aux valeurs et aux droits inaliénables de l’État, prévues dans la présente loi, 2 afin d’imposer des mesures économiques restrictives, temporaires et administratives, visant à atténuer le préjudice que leurs actions causent à la République bolivarienne du Venezuela et à sa population.
Les mesures à imposer peuvent être les suivantes :
1. Gel préventif des avoirs.
2. Interdiction de passer des contrats avec la République ou ses entités décentralisées sur le plan territorial ou fonctionnel.
3. Suspension du registre national des entrepreneurs.
4. Interdiction d’exporter ou d’importer des marchandises.
5. Interdiction d’effectuer des opérations d’achat ou de vente de biens mobiliers et immobiliers, de véhicules, de navires ou d’aéronefs.
6. Interdiction de constituer des sociétés commerciales, civiles ou de participer à des entités patrimoniales.
7. Suspension de la participation aux organes collégiaux du gouvernement ou de l’administration des sociétés commerciales, civiles ou des entités patrimoniales.
En outre, si la personne physique ou morale inscrite au Registre national est de nationalité étrangère, son entrée dans le pays pourra lui être interdite, les visas qui lui ont été accordés pourront être suspendus ou ceux qu’elle demandera pourront lui être refusés, et elle sera soumise à la procédure de déchéance de propriété, conformément à la loi qui régit cette matière. Si elle se trouve déjà dans le pays, elle sera soumise à la mesure d’expulsion prévue par les lois sur l’immigration.
L’organisation et le fonctionnement du Registre national seront régis par le règlement d’application de la présente loi.
DISPOSITION ABROGATOIRE UNIQUE.
Toutes les dispositions légales ou réglementaires contraires à la présente loi sont abrogées.
DISPOSITION FINALE UNIQUE.
La présente loi entrera en vigueur à compter de la date de sa publication au Journal officiel de la République bolivarienne du Venezuela. Fait, signé et scellé au Palais fédéral législatif, siège de l’Assemblée nationale, à Caracas, le vingt-huit novembre deux mille vingt-quatre. 214e année de l’indépendance, 165e année de la fédération et 25e année de la révolution bolivarienne. Promulgation de la loi organique Simón Bolívar contre le blocus impérialiste et pour la défense de la République bolivarienne du Venezuela, conformément aux dispositions de l’Article 213 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela. Fait à Caracas, le vingt-neuf novembre deux mille vingt-quatre. 214e année de l’indépendance, 165e année de la fédération et 25e année de la révolution bolivarienne.