Interview d’un jeune étudiant d’Albi

La cellule d’Albi fait un travail important auprès des jeunes travailleurs et des étudiants. Elle est aussi présente au sein du Syndicat des Etudiants d’Albi – Etudiants en lutte qui « s’engage à contribuer à la lutte d’ensemble des travailleurs/ses pour la suppression de l’exploitation capitaliste. »

Voici l’interview d’une jeune étudiant syndiqué qui montre toute la nécessité de mener la lutte sur le terrain des facultés, contre la sélection sociale, pour un enseignement gratuit et populaire. L’aboutissement de ces revendications populaires et légitimes ne peut être que dans la rupture avec la société capitaliste. D’où la nécessité de lier la lutte des étudiants à la perspective anticapitalisme du socialisme.

 

Bonjour, peux-tu te présenter rapidement ? Age ? Quel cursus suis-tu ?

Je m’appelle Julien, j’ai 18 ans. Je suis en première année de licence d’histoire.

Comment fais-tu pour payer tes études ?

J’ai la chance de pouvoir vivre chez mes parents ça m’évite de devoir payer des frais supplémentaires.

Tu as peut être entendu parler des réformes de l’enseignement supérieur qu’en penses-tu ?

Elles ne me semblent pas du tout appropriées. La réforme d’APB (ndlr Admission Post Bac) va dans le sens d’un développement de l’élitisme. La fac n’est plus accessible à tous parce qu’ils veulent développer la sélection en université pour certaines catégories de personnes.

Peux-tu préciser ?

J’ai un Bac Pro, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas plus capable de mener des études d’histoire. J’ai autant de capacités qu’un bac général. C’est stupide de vouloir les favoriser, ce n’est pas parce qu’on ne réussit pas en lycée qu’on n’a pas le droit de faire les études de notre choix plus tard. On voit en plus que c’est l’université qui va décider de si ils nous acceptent ou pas. Franchement cette histoire c’est un peu de la sélection de classe.

La réforme des mutuelles étudiantes et le budget de l’enseignement supérieur ?

Je suis partagé, mais ça montre un désintérêt pour le statut étudiant dans les deux cas. Les fonds investis sont insuffisants.

Que penses-tu du syndicalisme étudiant ?

Je le vois comme une voie pour faire pression, un levier pour obtenir un pouvoir sur nos vies. On peut faire entendre notre voix et influer sur nos quotidiens réellement. C’est un bon moyen de s’investir dans la vie étudiante tout en défendant des idées et des valeurs. Cela permet de se responsabiliser, d’être en contact avec les autres. Après il n’y a pas forcément une bonne réception du syndicalisme en fac je pense mais ça tient plus au fait que beaucoup de monde essaie d’éviter le débat politique. Puis ils ont peur d’un « contrôle politique ». C’est aussi pour ça que le syndicat doit pouvoir développer des activités culturelles et sportives qui permet de montrer un autre visage.

De quel type d’Université rêves-tu ?

Si l’on veut que plus de monde soit bien formé, possède des qualifications ça demande d’ouvrir plus largement la faculté. Je suis pour lutter contre la reproduction sociale. Il faut plus de libertés, de force et de voix aux étudiants. C’est pour ça que je soutien la création de structure qui le permettent comme le syndicat. Pour l’instant, la fac ressemble à un océan où l’on jetterait les étudiants sans distinctions et livrés à eux-mêmes, normal que plein se noient. Il faut vraiment s’investir dans les facs, parce que les jobs étudiants c’est vraiment de l’esclavage.

 

Correspondance, cellule d’Albi

 

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES DE MACRON

Annoncées durant sa campagne, le président des monopoles capitalistes Macron mettra en œuvre une réforme du code du travail, en utilisant les ordonnances durant l’été. Il a d’ores et déjà reçu le soutien du MEDEF afin de mener ses contre-réformes : « C’est maintenant qu’il faut engager les réformes qui permettront de relancer la dynamique de création d’emplois. N’ayons pas peur d’agir vite et fort pour montrer aux Français, aux forces vives et à nos partenaires du monde entier qu’une nouvelle page s’ouvre pour la France »[1].

 

UNE OFFENSIVE GENERALE CONTRE LES TRAVAILLEURS !

 

A peine élu, Macron veut attaquer les travailleurs. Bien entendu, il mène son attaque par le louvoiement en faisant croire qu’il consulte les syndicats. Il cherche surtout par les rencontres qu’il mène à semer le trouble chez les travailleurs, à faire croire qu’il prend l’avis des syndicats, que ceux-ci pourraient « négocier » avec lui. C’est à cela que servent les « rencontres avec les partenaires sociaux », à masquer la nature réelle de son pouvoir, au service exclusif des grandes entreprises capitalistes.

            Que prépare Macron ? Comme ses prédécesseurs du PS, Macron a dans ses tiroirs des mesures de cadeaux fiscaux pour le patronat. En effet, il prévoit des baisses d’impôts et de cotisations sociales d’entreprises. Ces nouveaux cadeaux arrivent alors que les travailleurs subissent les effets de la loi travail de l’ANI. Prétendant rétablir l’emploi, ces cadeaux servent surtout à rétablir la compétitivité et le profit du capital. Le chômage lui augmente toujours ainsi que la misère sociale !

            Dans ces ordonnances, Macron prévoit de mettre en place la primauté des accords d’entreprises dans tous les domaines. En gros il s’agit d’étendre la loi El Khomri aux salaires, aux conditions de travail. C’est à coup sûr un renforcement de l’exploitation capitaliste et une pression supplémentaire des patrons et des cadres sur les travailleurs et les syndicats de lutte. Il a aussi pour objectif de plafonner les indemnités prudhommales sur les licenciements sans cause réelle. Le MEDEF se réjouit d’avance de cette mesure qui permettrait de jeter à la rue n’importe quel travailleur sans avoir à rendre de compte, même devant la justice bourgeoise. Il souhaite aussi poursuivre les attaques antisyndicales qu’avait apportées la loi Rebsamen en fusionnant les représentations du personnel en une instance unique. Ainsi, moins de représentants du personnel, c’est moins de moyens pour défendre les salariés, et surtout c’est plus de moyens pour que le capital mène ces attaques.

            A l’avenir, Macron prévoit aussi de réformer les retraites en tirant toujours plus vers le bas les pensions de retraites, en faisant travailler toujours plus les salariés. La sécurité sociale est aussi visée par Macron. Ainsi, c’est tous les acquis issus des luttes depuis 1936-1945 qui sont dans le collimateur du tout nouveau président. Macron, tout comme l’ex président Hollande va appliquer la politique du capital qui consiste comme le disait un représentant du MEDEF à « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

 

PREPARER LA MOBILISATION
LA RIPOSTE DE CLASSE

 

Le capital veut faire supporter les conséquences de sa crise aux travailleurs, Les politiques mises en place depuis la crise de surproduction de 2008 n’ont pas d’autre but. C’est lui qui est responsable des milliers de licenciements, de la baisse des salaires… Le personnel politique bourgeois actuel comme par le passé est au service du capital. Il n’y a donc rien à attendre de ce gouvernement !

Mais il est des semeurs d’illusions du PCF ou de la France Insoumise qui font croire qu’il est possible de « construire une majorité de gauche de transformation » ou qu’« avec une majorité de transformation sociale, l’espoir renaitra » (L’Humanité, 24/05/17). Seule l’organisation de luttes extra-parlementaires pourra stopper le rouleau compresseur capitaliste. L’expérience gouvernementale et majoritaire de Syriza en Grèce le montre bien. Une majorité sociale-démocrate se pliera aux exigences du capital.

 

Seul le développement des luttes contre les projets anti ouvriers et antipopulaires peut parvenir à faire céder Macron. On l’a bien vu, même si la lutte du printemps n’a pas atteint son but, elle a précipité la faillite du Parti socialiste et obligé le capital à se recomposer autour de Macon. Dès maintenant préparons la riposter, organisons les solidarités autour des luttes qui existent, dans toutes les entreprises pour nous donner au combat contre les ordonnances Macron toutes les changes d’être victorieux. C’est seulement avec cet esprit combattif, en tirant le bilan des luttes nationales précédentes que le mouvement ouvrier sera capable d’imposer ses vues et ses revendications.

 

 

A BAS LE GOUVERNEMENT AU SERVICE DES MONOPOLES CAPITALISTES !

 

COMBATTONS LES ORDONNANCES MACRON !

 

RETRAIT DES LOIS ANTI-OUVRIERES :

ANI, LOI MACRON- RABSAMEN, LOI TRAVAIL !

 

UNE MOBILISATION ÉNORME ! UN GOUVERNEMENT AUX ABOIS !

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80 000 manifestants officiellement recensés à Paris ! Le gouvernement doit vraiment être aux abois face à la force de la mobilisation pour inventer de tels mensonges. La mobilisation était massive à Paris avec un million de personnes et 1,3 million de personnes dans tout le pays. Cette nouvelle journée a montré à nouveau la détermination des travailleurs. Les travailleurs se sont unis dans les cortèges dans une atmosphère de lutte et de solidarité de classe.

Cette journée a montré au gouvernement la puissance du mouvement contre la loi travail et le soutien massif et populaire à ce mouvement. C’est pour ces raisons que la bourgeoisie a utilisé toute sa force pour attaquer et tenter de décrédibiliser le mouvement.

Premièrement, en utilisant la casse organisée par les mouvements autonomes ou les provocateurs en civils à la solde du pouvoir socialiste.

Deuxièmement, en mobilisant tout son appareil idéologique, les grands médias et en organisant un tapage systématique contre la CGT pour l’assimiler aux « autonomes casseurs » et pour dissimuler l’ampleur de la mobilisation.

Troisièmement, en utilisant la répression et en empêchant le cortège de terminer la manifestation sur la pelouse des Invalides. Les CRS ont attaqué les cortèges de travailleurs. Les dockers de la CGT ont d’ailleurs riposté. Ils ont eu raison. Face à cette provocation, leur violence avait un caractère de classe, ouvrier, elle était juste. Le service d’ordre de la CGT, accusé dans les médias, a subi la répression policière de plein fouet car il protège les manifestants. L’attaque des cortèges est systématique. Ce n’est pas là une « bavure » mais bien une stratégie organisée par le gouvernement pour casser les manifestations et empêcher un mouvement encore plus massif. Le gouvernement a un intérêt à affaiblir le mouvement, il a un intérêt à la répression policière ! Quels autres moyens a-t-il en réserve pour faire passer sa loi ? II ne convainc plus personne des « bienfaits » de cette loi.

Quatrièmement, en créant une « union nationale » des partis au service du capital contre les travailleurs : PS, LR, FN. Tous y vont de leurs discours pour réclamer l’interdiction des manifestations. Ils ne reculent devant rien pour essayer, en vain, de discréditer le mouvement. Les propos sont abjects. Cazeneuve utilise des victimes d’attentats terroristes, Hollande l’euro de football et la sécurité face au terrorisme. Marisol Touraine s’indigne des vitres brisées sur l’hôpital Necker mais organise la casse des hôpitaux et de la santé : 22 000 postes seront supprimés d’ici 2017 dans les hôpitaux. Hollande et Valls menacent d’interdire les manifestations et font pression sur la CGT.

Encore une fois, ce gouvernement montre son véritable visage. Il est l’ennemi des travailleurs, au service des grands monopoles français qui ont un intérêt à voir la loi El Khomri passer pour faire face à la concurrence internationale, et maintenir leur taux de profit.

De notre côté, nous ne devons pas céder, la mobilisation doit se poursuivre les 23 et 28 juin. Amplifions la solidarité, les grèves, le blocage économique, les manifestations, toutes les formes d’actions qui permettent de maintenir et d’augmenter le rapport de force.

 

 

CE GOUVERNEMENT EST AUX ABOIS, TRAVAILLONS A LE FAIRE PLIER

 

RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI

 

INDEMNISATION PAR L’ÉTAT DES MANIFESTANTS BLESSES !

 

HORS DU POUVOIR LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS ! 

TOUS DANS LA RUE LE 14 JUIN BLOQUONS LE PAYS POUR LE RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL

Depuis 3 mois, les travailleurs se mobilisent et ont mené l’action contre la loi El Khomri. Les travailleurs ont montré leur force en contrôlant leur outil de travail et développant des actions collectives, de classe : manifestations, grèves et blocages. En face d’eux, le gouvernement, les partis politiques bourgeois et réactionnaires (LR, PS, FN…), les grands médias, ont combattu le mouvement par tous les moyens. La police et la gendarmerie ont été utilisées à de nombreuses reprises pour gazer, interrompre, encercler les manifestations. Aujourd’hui encore, un journaliste se trouve dans le coma, 11 collégiens ont été gazés devant leur collège, des syndicalistes sont traqués comme de vulgaires terroristes.

LA HAINE DE CLASSE DOIT NOUS INCITER A DEVELOPPER NOS ACTIONS

 

Le mouvement a pris de l’ampleur en atteignant les secteurs vitaux : les raffineries, les transports, la SNCF, les centrales nucléaires (EDF), Air France… Il ne s’agit pas là de casseurs pourtant le gouvernement continu à envoyer ses chiens de garde.

La force de l’organisation CGT (mais ce n’est pas la seule) est un atout de taille dans le mouvement. C’est elle qui organise de la manière la plus déterminée la lutte. C’est pour cette raison que toutes les forces réactionnaires s’emploient à isoler la CGT, par une campagne abjecte de haine de classe. Hollande estime que la CGT « prend le pays en otage », Le Foll, porte-parole du gouvernement accuse la CGT d’être responsable de l’augmentation du chômage, Gattaz du MEDEF, estime que la CGT se comporte « comme des voyous, comme des terroristes », Collard du FN, la CGT a un « comportement absolument antidémocratique »… etc.

 

CES PARTIS DEFENDENT LES INTERETS DU CAPITAL

CE SONT LES ENNEMIS DES TRAVAILLEURS

 

         Toute la « bonne société » capitaliste est unanime pour condamner ce mouvement. Ils n’ont pour objectif que de garantir les profits des grands groupes transnationaux. Cette loi et celles qui ont été adoptées avant (Macron, Rebsamen…) ont pour objectif de répondre aux besoins du capital dans le cadre de la concurrence internationale. Tous les grands groupes français qui sont parmi les 500 premiers au niveau mondial, défendent cette loi. Pour les travailleurs et le peuple laborieux, cette loi n’entrainera que misère, misère et misère !

 

IL FAUT SE MOBILISER, S’ORGANISER DANS LES SYNDICATS

FAIRE NAITRE LA NECESSITE DU PARTI COMMUNISTE

 

  • Nous devons poursuivre notre mobilisation, multiplier les actions dans les entreprises, mobiliser largement pour le 14 juin
  • Nous devons défendre les organisations de la classe ouvrière et notamment la CGT qui est attaquée par Gattaz, le gouvernement et les partis réactionnaires. La réponse des travailleurs doit être d’adhérer en masse à la CGT et d’y défendre une stratégie classe contre classe.
  • Tous ceux qui sont conscients que le système capitaliste ne peut plus amener le progrès, qu’il est justement la cause des reculs sociaux doivent s’organiser politiquement pour renverser ce système et instaurer une société socialiste.

CE GOUVERNEMENT A PERDU SA LEGITIMITE : IL DOIT DEMISSIONNER !

 

ARRET DES POURSUITES CONTRE TOUS LES SYNDICALISTES ET MILITANTS !

LES BLESSES DOIVENT ETRE INDEMNISES PAR L’ETAT

 

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Loi travail: l’imposture du FN

Les médias se font l’écho de la soi-disant opposition du parti frontiste à la loi El-Khomri (Florian Philippot, vice-président du parti, a parlé d’un « choc de précarisation »), faisant croire que le FN était sur la même ligne que la CGT !

 

Pourtant à y regarder de plus près la réalité est bien différente, en témoigne ce passage d’un de leur communiqué (19 février 2016) : « Le projet de loi El Khomri sur le droit du travail ne réglera en rien les difficultés économiques des TPE et des PME, une nouvelle fois grandes oubliées de cette réforme ». Le masque tombe. Ce qui intéresse le FN, ce ne sont pas les ouvriers et les travailleurs, mais les petits entrepreneurs, artisans et commerçants qui constituent la base sociale de ses militants et de ses plus fervents soutiens. Dans leur logique, seules les grandes entreprises pourront appliquer la dérégulation du code de travail et obtenir un avantage concurrentiel énorme sur les petites et moyennes entreprises. Ce n’est donc pas la casse sociale que dénonce le front national, mais seulement que toutes les entreprises n’aient pas les mêmes facilités à détricoter le droit du travail !

 

On pourrait rétorquer que cette argumentation ne tient pas une seule minute face à l’examen de la réalité sociale. C’est au contraire dans les grandes entreprises, là où subsistent des bastions syndicaux (même gangrénés par le réformisme), que les salariés peuvent encore conserver certains de leurs acquis sociaux. A l’inverse c’est dans les TPE et PME, là où la représentation syndicale est quasi nulle ou étouffée, que les salariés subiront les diktats de leurs employeurs.

 

De plus le FN profite de cette loi pour une fois encore marteler son discours nauséabond et délétère sur l’Islam. Il s’indigne de « l’incroyable blanc-seing que donne le projet de loi aux revendications religieuses et communautaristes ». Encore du venin distillé chez les travailleurs pour les diviser et bien sûr stigmatiser ceux issus de l’immigration et de confession musulmane alors que pour lutter contre la loi Khomri, les travailleurs ont besoin de l’unité la plus large. Dans la réalité la loi travail ne change absolument rien dans ce domaine et un débat sur la « laïcité en péril » est caduque et hors sujet puisque le principe de laïcité ne s’applique pas aux entreprises privées.

 

Le Front national confirme donc qu’il est un parti nuisible à la classe ouvrière (de plus où sont passés ces opposants ? Le FN était-il en tête de cortège lors des manifestations ?), réactionnaire et xénophobe, représentant des intérêts de la bourgeoisie française et du capital.

 

Communiqué JCML: SOUTIEN AUX CAMARADES REPRIMES

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Alors que la lutte contre la loi dite « travail » bat son plein et que la jeunesse s’engage pleinement dans l’offensive, la police du capital s’engage, elle, dans la voie de la répression et du matraquage.

La répression la plus médiatisée, et surement la plus violente, est celle de ce jeune de quinze ans du lycée Henri Bergson de Paris frappé en plein visage par des policiers alors qu’il n’avait aucun moyen de se défendre. Mais il y a aussi les arrestations de nombreux syndicalistes étudiants de Solidaires (Pau, Besançon, etc.) ainsi que de militants de la Cgt. Nombreuses sont aussi les interventions policières dans les assemblées générales des étudiants ou des travailleurs (La Poste, Université Tolbiac, etc.).

Ces événements ne sont pas anodins et loin d’être des coups du hasard. La répression s’organise au niveau de l’Etat et localement au niveau des préfectures. Le voile est levé sur l’objectif véritable d’une mise en place durable de l’Etat d’Urgence, il y a pour le capital urgence de maintenir leur ordre tout en dégradant nos conditions de vies et de travail. La motivation du Capital et du gouvernement est sans borne pour vaincre la résistance du peuple et de la jeunesse populaire.

Notre lutte montre combien le mécontentement général est fort et dépasse largement la contestation contre la loi dite « travail », il faut amener de plus en plus ce combat sur le terrain de l’anticapitalisme ! Il faut créer l’unité à la base, et organiser la solidarité contre les répressions et envers les réprimés ! Mais aussi chasser du pouvoir les ennemis du peuple.

Organisons le combat ! Organisons nous ! Contre la répression et les mauvais coups ! Il faut créer l’unité à la base pour avancer vers la victoire malgré les obstacles. Il faut continuer la lutte. L’amplifier et la consolider en vue de la victoire, car c’est notre seule issue possible afin de garder notre dignité et des perspectives de vies hors de leurs profits ou de quelconques rentabilités !

Nous apportons notre entière solidarité à tous les camarades frappés, mis en garde à vue, qui ont reçu des peines pour leur engagement dans la lutte actuelle !

LA LUTTE NE DOIT PAS S’AFFAIBLIR MAIS S’AMPLIFIER ET  LE COTE DUQUEL SE TROUVENT LES FORCES DE L’ORDRE EST CLAIR, CELUI DE L’ORDRE DU CAPITALISME !

Contact : jcml.nationale@yahoo.fr

Site : http://rocml.org/jcml-acceuil/

ON LUTTERA JUSQU’AU BOUT

Tract ROCML pour le 31 mars: Version PDF ICI

 

Depuis le 9 mars et malgré les tentatives du gouvernement pour freiner la mobilisation, les travailleuses et les travailleurs, les jeunes, poursuivent leur lutte pour le retrait de la loi El Khomri. Cette loi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase du mécontentement des travailleurs. Alors que les lois Macron et Rebsamen ont eu pour but de casser l’organisation de classe des travailleurs en s’attaquant aux droits syndicaux (diminution des heures de délégation et formations syndicales), la loi El Khomri est la tentative de briser l’unité d’action des travailleurs en transformant le code du travail unique, national en un code propre à chaque branche ou entreprise. Si cette dernière était adoptée, il serait très difficile ensuite de résister aux autres offensives du capital. Il est donc nécessaire de mettre toutes nos forces et notre détermination dans cette bataille pour que ce projet néfaste échoue.

Il ne s’agit pas de négocier le poids de nos chaines ou encore de demander au gouvernement un autre projet. Non ! 4 années de gouvernement PS ont démontré que rien de positif ne pouvait venir pour les travailleurs. Hollande, Valls, El Khomri sont les porte-paroles, les représentants politiques du capital, du MEDEF ! Cette loi n’est pas un accident. Elle est la continuité logique de tout ce qui a été mis en place avant : cadeaux fiscaux au patronat (CICE, pacte de responsabilité…) et attaques contre la condition des travailleurs (réforme retraite, loi Macron, ANI…).

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leurs organisations de classe. Ce ne sont pas les gouvernements, de droite ou de gauche, acquis au MEDEF qui vont défendre leurs intérêts. Il n’y a plus rien à attendre d’eux, de leurs partis et des organisations qui leur sont liées. Posons-nous la question : depuis 1981, qu’est-ce que la classe ouvrière a gagné ou perdu grâce aux différents partis bourgeois (droite, PS, « gauche plurielle ») ? Ce que hier des gouvernements avaient accordé, ils le reprennent aujourd’hui. Sous le capitalisme, rien n’est jamais acquis pour les travailleurs, qu’importe que l’on soit au XIXème ou au XXIème siècle. Seul le profit compte pour la bourgeoisie.

La classe ouvrière lutte de manière continue contre les attaques du patronat. Mais, a-t-elle obtenu des succès dans ses luttes ? Est-ce utile de lutter contre le gouvernement ? Oui c’est nécessaire car tous les acquis que nous connaissons dans la société capitaliste ne sont pas tombés du ciel. Ils ont été gagnés dans des luttes (1936-45-68). Récemment, la lutte a prouvé qu’il était possible de vaincre, ou de stopper les offensives du patronat. En 1995, le mouvement de grève a fait échec au Plan Juppé, en 2006, les travailleurs et les jeunes ont permis le retrait du CPE. Partout, des luttes sont gagnées localement, des syndicats résistent dans la durée. Seule la lutte paie et peut permettre le retrait du projet de loi Travail.

        La détermination pour lutter dans la durée, l’organisation de la lutte à la base dans des comités locaux (dans l’entreprise ou dans les comités Goodyear) mais aussi nationalement avec comme mot d’ordre commun le retrait de la « loi Konerie », l’utilisation de formes de luttes nouvelles, plus combattives (jonction étudiants/travailleur, la grève reconductible, blocages économique et d’autres à créer) peuvent pousser le gouvernement à céder sur son projet. La jonction entre les travailleurs/travailleuses et les jeunes était aussi une étape nécessaire et incontournable.

        La mobilisation du 31 mars doit être un succès. Ce n’est qu’un début dans cette vaste mobilisation qui doit réclamer le retrait de toutes les lois anti-ouvrières prises depuis des années contre les travailleurs. Cette perspective anticapitaliste est la seule valable pour contrer l’offensive du capital, porter les intérêts des travailleurs. La lutte politique ne doit pas être laissée aux partis bourgeois et aux réformistes-traîtres. Les travailleurs doivent construire leur propre politique, indépendante, de classe. C’est pour cela que le débat et la lutte qui traversent le mouvement doit être élargit à l’ensemble des problèmes de la société.

        La lutte contre la loi travail fait peur au pouvoir bourgeois. Lorsque la bête est blessée, elle devient violente ! C’est pour cette raison qu’elle s’en prend aux jeunes. Rien ne doit nous faire céder. Les forces pour vaincre existent dans notre camp.

  • LUTTONS JUSQU’AU RETRAIT DE LA REFORME EL KHMORI !
    •  
  • RETRAIT DE TOUTES LES LOIS ANTI-OUVRIERES : MACRON, RABSAMEN, ANI, RETRAITES…
    •  
  • EXPRIMONS NOTRE SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS REPRIMES PAR L’ETAT, LES AIR FRANCE, LES GOODYEAR…
    •  
  • SOLIDARITE AVEC LES ETUDIANTS ET LYCEENS VICTIMES DE LA REPRESSION.  

 

    •  
  • STOP A L’ETAT D’URGENCE UTILISE POUR MATER LA MOBILISATION !