Défendez Afrin ! Défendez la révolution de Rojava! [Communiqué d’organisations Marxistes-Léninistes]

Le 20 janvier 2018 a commencé l’attaque de la part de la dictature fasciste en Turquie, contre la région d’Afrin en Syrie du Nord/Rojava. Depuis, cette partie de la révolution de Rojava se trouve sous les tirs d’artillerie, d’avions de combat, de douzaines de chars, de milliers de soldats turcs et de mercenaires islamistes.

Cette agression est basée sur des ententes entre la Turquie, la Russie et le régime syrien. Leur objectif commun est de noyer dans le sang l’administration autonome et les acquis de la révolution de Rojava.

Depuis le début il était clair que la révolution de Rojava constitue un fait inacceptable pour les impérialistes. Leurs différends ne changent en rien notre solidarité résolue à l’égard du mouvement de libération kurde. L’attaque contre Afrin prouve une fois de plus, que le mouvement kurde n’a pas d’alliés de confiance à l’exception des révolutionnaires et des peuples opprimés dans la région et dans le monde entier.

De même qu’il y a trois ans durant la résistance de Kobané, il s’agit aujourd’hui aussi de ne pas laisser seul Afrin. Nous devons nous tenir coudes à coudes avec les peuples combattant pour leur liberté à Rojava et ne pas laisser sans réponse cette agression et les massacres de la population kurde.

Vive l’internationalisme prolétarien!

Biji Berxwedana Rojava!

 

Communist Construction

Marxist-Leninist Communist Party – Turkey/Kurdistan

Partido Marxista Leninista (Reconstrucción Comunista)

Patriotic Democratic Socialist Party Tunisia

Partija Rada – Serbia

Rassemblement organisé des Communistes marxistes-léninistes – ROCML, France

 

affiche rojava

 

 

LE PEUPLE KURDE ET LES PEUPLES OPPRIMES DU MOYEN ORIENT À LA CONQUÊTE DE LEURS DROITS NATIONAUX ET DÉMOCRATIQUES PAR LEURS PROPRES FORCES !

epa04586503 Members of the Syrian Kurdish People's Defence Units (YPG) celebrate their victory in Kobane, Syria, 26 January 2015. According to reports Kurdish fighters claim to have pushed militants from the group calling themselves Islamic State (IS) out of the whole of Kobane following four months of fighting, supported by airstrikes carried out by an international anti-IS coalition, though a number of the town's surrounding villages, close to the Syrian-Turkish border, remain in the hands of IS.  EPA/STR

Au Moyen-Orient deux évènements importants se sont produits récemment qui touchent le peuple Kurde : La libération de Raqqa, ainsi que la proclamation de l’indépendance du Kurdistan Sud après un référendum.

Raqua a été libéré par les Forces Démocratiques Syriennes dont les YPG (c’est-à-dire les Kurdes et Rojava) font partie.

 

LA FORCE DEMOCRATIQUE

ET SOUVERAINE DE ROJAVA

LIBERE RAQQA

 

La libération de Raqqa est une victoire pour tous les peuples de Syrie, car le front constitué par les Forces démocratiques Syriennes est porteur d’un projet de démocratie sociale et politique pour toute la Syrie. Nous la saluons comme une victoire pour la démocratie et la souveraineté des peuples de la région. Mais elle n’a pas été accueillie partout avec enthousiasme. Depuis le début du conflit en Syrie les États-Unis réclament le départ d’Assad et sur la question kurde ils ont une position ambigüe. Ils considèrent le PKK comme une organisation terroriste mais ils ont conclu une alliance militaire avec les YPG qui ont la même ligne politique que le PKK. Pour le dirigeant des YPG Salih Muslim, la relation des YPG « avec les États-Unis est simplement une alliance contre la terreur de l’EI. C’est le peuple de Raqqa qui décide sous quelle forme et comment gouverner la ville. […] on a des relations diplomatiques dans le cadre des négociations de Genève… Je n’en connais pas tous les détails mais je sais que les États-Unis ont des projets qu’ils ne dévoilent pas » – propos rapportés par l’agence de presse turque ETNA (24 octobre 2017).

Aujourd’hui, Rojava est le fer de lance d’une force démocratique qui permet à toutes les ethnies et minorités nationales et leurs forces politiques de s’organiser et de s’exprimer démocratiquement. La victoire de Raqqa est une épine dans le pied des forces réactionnaires qui se sont mises à unifier leurs efforts pour lutter contre le peuple kurde. La Syrie, l’Iran, l’Irak et la Turquie ont infléchi leurs tactiques et même leurs objectifs stratégiques. On a vu se multiplier les rencontres entre les présidents turc et iranien (et les états-majors respectifs), la visite du président iraquien en Turquie. Quant aux liens entre l’Irak et l’Iran, ils ne sont un secret pour personne. On le voit, la question kurde est un enjeu majeur dans cette partie du Moyen-Orient.

Cela montre que la situation des forces démocratiques et kurdes n’est pas sans danger et demain elles peuvent trouver face à elles toutes les forces réactionnaires et impérialistes coalisées. Ce danger se manifeste déjà au Kurdistan Nord (Nord de la Syrie). Les bonnes relations de Barzani (président du gouvernement Kurdistan Sud) avec les pays impérialistes et les forces réactionnaires (notamment la Turquie et L’Iran) n’a pas empêché la reprise de Kirkouk par les forces irakiennes, la défaite des forces peshmerga qui dépendent du Parti Démocratique du Kurdistan (KPD) et de l’Union Patriotique du Kurdistan (YNK). Les États-Unis ne se sont pas sentis concernés et ont laissé faire leur vassal irakien. La Russie dit « comprendre les Kurdes, mais que la solution doit être trouvée avec le gouvernement central en Irak. » Dans le même temps le ministre des affaires étrangères des États-Unis a entrepris une tournée jusqu’au centre de l’Asie pour rétablir ou consolider son influence. Il ne faut pas oublier que la guerre actuelle est le résultat des conflits impérialistes au Moyen-Orient.

Le peuple Kurde est réparti dans quatre pays différents, et représenté politiquement ou militairement par des organisations divisées entre les PYG (Syrie-Rojaïa) qui sont sur la même ligne politique que le PKK en Turquie, le KPD (de Barzani) et le YNK (de Talabani) au Kurdistan Sud iraquien. Malgré tout, la demande des Kurdes pour la liberté et pour leurs droits nationaux est très grande. Mais après le référendum au Kurdistan Sud, les évènements qui ont suivi démontrent que le peuple kurde ne peut conquérir ses droits nationaux en s’appuyant sur des forces réactionnaires et oppressives. Sur la base des relations économiques avec la Turquie et l’Iran s’est constituée une nouvelle couche bourgeoise totalement dépendante de ce commerce. C’est elle qui domine le gouvernement régional du Kurdistan Sud, et est représentée par deux partis, le KPD et le YNK, lesquels sous le prétexte de manque de moyens, après une négociation humiliante pour le peuple kurde, ont abandonné la ville de Kirkouk. Et sous la pression du peuple kurde Barzani a été contraint de démissionner.

 

 

SOUTENIR LES FORCES DEMOCRATIQUES

QUI LUTTENT DANS LA REGION

 

À l’époque de la domination impérialiste, aucune lutte nationale ne peut atteindre ses objectifs en s’appuyant sur l’impérialisme. Dans cette situation, l’indépendance politique, soit n’existe pas, soit est dérisoire et dépendante des enjeux politiques de l’impérialisme. Mais cette réalité ne doit pas être un prétexte pour s’opposer à l’autodétermination des nations et des peuples opprimés.

 

En France, certains groupes et organisations par « anti-impérialisme » dirigé contre les États-Unis prennent parti pour les autres forces réactionnaires d’Iran et de la Syrie soutenues par la Russie impérialiste. Ils ne comprennent pas que le conflit entre les pays impérialistes laisse un espace de lutte pour les forces démocratiques en Syrie. Mais cette guerre n’est pas terminée. Une fois le danger de l’EI écarté, le conflit peut prendre un autre tournant. L’alliance entre la Turquie, l’Iran et la Syrie dirigée contre les Kurdes, la « prudence » des pays impérialistes vis-à-vis de la situation au Kurdistan Sud après le référendum, laisse présager un tel tournant. Si demain des pays impérialistes reconnaissent l’existence du Kurdistan en tant que pays, ils ne le feront que contraints et forcés par une lutte continue du peuple kurde de plus d’un siècle, et poussés par les contradictions inter-impérialistes à adapter leur tactique à une nouvelle situation. Les pays impérialistes, malgré leur puissance, ne peuvent tout maitriser. Quand les pays impérialistes ont abandonné le colonialisme pour passer au néo-colonialisme, on ne pouvait pas pour autant conclure que la lutte contre le colonialisme avait été inutile simplement parce qu’elle a conduit les forces réactionnaires mondiales à s’adapter à la nouvelle situation créée par la lutte des peuples opprimés.

 

Aujourd’hui, que proposent toutes ces forces « anti-impérialistes » qui doutent de la justesse de la lutte du peuple kurde ? Qu’il arrête de lutter pour ses droits nationaux et démocratiques ?

Notre position est fondamentalement identique que ce soit pour la Palestine, la Catalogne ou pour les Kurdes. La situation est certes différente, mais les communistes ne conditionnent pas leur soutien à un peuple opprimé à la façon dont il doit mener sa lutte pour ses droits nationaux et démocratiques. Cependant « le droit d’autodétermination est une des revendications de la démocratie, qui doit naturellement être subordonnée aux intérêts généraux de la démocratie. » (Lénine – Les questions nationales et coloniales, Éditions de Pékin, p. 11), et Lénine de préciser qu’en 1848 ces intérêts consistaient au premier chef à combattre le tsarisme, aujourd’hui c’est la lutte contre les forces réactionnaires et impérialistes au Moyen-Orient. C’est pour cette raison que l’on ne peut soutenir des marionnettes de l’impérialisme comme Barzani et Cie au Kurdistan Sud.

 

Dans toute situation le rôle fondamental des communistes est d’organiser le prolétariat, là où il existe, sur ses objectifs propres qui ne sont pas ceux de la bourgeoisie, petite ou grande, et ce même pendant la lutte de libération nationale. Seule l’indépendance politique et l’autonomie organisationnelle du prolétariat, là où il existe, peut l’amener à peser sur le mouvement dans le sens de ses objectifs immédiats et stratégiques. La lutte des peuples opprimés devient alors une composante de la révolution prolétarienne. Les communistes marxistes-léninistes, en participant activement à la lutte des peuples opprimés, savent par expérience que pour se débarrasser de l’oppression du capitalisme-impérialisme, une révolution prolétarienne est nécessaire comme nous l’a montré la révolution d’Octobre.

 

Pour conclure, nous réaffirmons avec force notre solidarité avec le peuple kurde. Le peuple kurde au Moyen-Orient est porteur de dynamismes progressistes et démocratiques, et notamment les Kurdes de Rojava et du Kurdistan Nord (Nord de la Syrie.

Nous sommes convaincus que le peuple kurde, avec le soutien international des forces révolutionnaires et communistes, peut par ses propres forces faire triompher le modèle démocratique révolutionnaire dont il est porteur dans la région (pour la Syrie : une fédération syrienne de républiques nationales démocratiques).

 

Vive la lutte du peuple kurde  sur la voie de sa liberté !

Vive la lutte pour la démocratie sociale et politique des peuples de Syrie !

Vive les forces YPG-YPJ à la tête de la lutte pour la démocratie et les droits nationaux !

La libération de Raqqa est une victoire pour la démocratie en Syrie.

LEXIQUE DES ORGANISATIONS

 

Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance militaire formée de forces armées kurdes, à savoir les YPG et les PYJ (la branche féminine des YPG), et d’autres forces armées. 40% des FDS sont des forces armées arabes.

Le TEVDEM est l’alliance politique qui administre les régions du Nord, libérées de l’EI. Elle est formée principalement du parti kurde PYD (Parti de l’Union Démocratique), du Parti de Gauche de Rojava, du Baris (parti de la Paix) et d’une fraction du KPD (Parti démocratique du Kurdistan qui s’est scindé en deux et dont une partie a la même position que le KPD de Barzani en Irak) et d’autres forces politiques  plus petites.

 

 

 

Extraits «  La Chartre de Rojava »

 

Consultable en intégralité

http://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2015/10/charte-tev-dem.pdf

 

(..)  la résistance des YPG/YPJ (Unités de défense du peuple et des femmes) à Kobané est la résultante d’une histoire de trente ans de résistance du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan qui a beaucoup inspiré le mouvement kurde en Syrie. Depuis 1984, le PKK mène une lutte armée contre l’État turc. En parallèle de cette résistance, le PKK a défini un programme politique innovant sous l’impulsion de son leader Abdullah Öcalan, qui depuis son emprisonnement en 1999 travaille à repenser une théorie politique innovante, où il rejette le concept d’État-nation au profit d’une organisation de la société basée sur l’autonomie et la démocratie à toutes ses échelles.

 

La charte du Rojava est très claire en matière d’égalité homme/femme, et la libération des femmes constitue un des axes majeurs du programme social du Rojava. Celle-ci reconnaît les inégalités de genre inhérentes à la société patriarcale existant jusque-là et ayant une influence sur la société. Toutes les institutions adoptent ainsi un système de coprésidence : un homme et une femme. Loin de se limiter à un combat militaire, la lutte des femmes passe aussi par une forte implication dans l’organisation et la vie politique du Rojava. L’Académie des femmes leur permet de recevoir une formation politique et militaire leur donnant les outils qui leur permettent de prendre leur place dans la résistance du Rojava. Ces formations sont dispensées aux femmes de tous âges, dans le but de casser la segmentation de la société en classes d’âge.

 

L’avenir politique du Rojava est incertain. La révolution en cours au Rojava n’en est qu’à ses débuts, et rencontre maintes difficultés. Après avoir commencé à appliquer son programme politique, le Rojava a créé une entité politique plus large, les Forces démocratiques syriennes, afin d’inclure de façon plus large les autres communautés du Nord de la Syrie, et recevoir de l’aide militaire étrangère.

 

Le 17 mars 2016, le conseil constitutif du Rojava a publié une déclaration de fédéralisme, engendrant aussitôt de multiples attaques, dont un nouvel embargo de la part du KRG (Gouvernement régional du Kurdistan d’Irak), empêchant la circulation des personnes et de l’aide humanitaire à destination du Rojava. Les attaques constantes des jihadistes de Daesh, l’embargo imposé par la Turquie qui ne supporte pas l’idée d’un contrôle territorial kurde à ses frontières, mais aussi par ses pions locaux, notamment le Kurdistan irakien dirigé par Barzani, sont autant d’obstacles rencontrés par les administrations locales. Difficile aussi de prévoir la posture que les alliés de circonstance, États-Unis et Russie, adopteront face à la volonté d’autodétermination du peuple du Rojava. Pour l’instant, pour ne pas froisser la Turquie, les États-Unis ont rejeté en bloc les demandes politiques de l’administration du Rojava, tout en continuant leur aide militaire. Enfin le régime syrien, qui jusque-là adoptait un silence pragmatique pour éviter d’ouvrir un conflit supplémentaire avec les Kurdes, a fait savoir qu’il n’accepterait pas d’autonomie du Rojava au sein de la Syrie. Au sein de la communauté kurde elle-même, il existe toujours des tensions entre une volonté de création d’un État-nation kurde (ce que ne soutient pas l’administration locale), et un fonctionnement fédéral sur un mode libéral (qui n’est pas non plus le programme de la charte du Rojava). Entre les deux, le processus d’autonomie démocratique tente de percer son chemin. Une chose est sûre, ce processus de démocratisation en cours au Rojava est une initiative nouvelle, appelée à s’insérer dans un processus de paix plus global au Moyen-Orient et peut être à lui servir d’inspiration.

 

A propos de la destruction d’un chasseur-bombardier russe par la Turquie

 

A propos de la destruction d’un chasseur-bombardier russe par la Turquie

Mardi 24 Novembre L’armée de l’air turque a abattu un chasseur-bombardier russe Soukhoï SU-24 tuant l’un de ses deux pilotes. L’intervention militaire héliportée de l’armée russe pour tenter d’extraire le second a occasionné la mort d’un second soldat russe.

Nous attirons  l’attention  des travailleurs sur le risque d’une accélération de ce genre de provocations, qui peuvent in fine, aboutir à des conflits inter-impérialistes de grande envergure. De longue date le mouvement communiste international a combattu pour la paix entre les peuples. Les prolétaires qu’ils soient français, russes ou turcs n’ont rien à gagner d’un conflit militaire entre leurs Etats, ni aucun autre prolétaire dans le Monde.

C’est sur ces bases que le ROC-ML condamne cet acte de guerre de la Turquie, marionnette de l’OTAN au Proche-Orient. Il est d’ailleurs probable que cette action ait reçu le feu vert de cette organisation belliciste, bras armé des impérialistes occidentaux. En effet nous savons tous  que la Russie, l’Iran et  la Syrie sont alliés et s’opposent au  bloc occidental. L’intervention militaire de l’impérialisme Russe au Moyen-Orient est  un révélateur de l’échec  de la politique menée jusqu’à présent par les pays impérialistes occidentaux  en  Syrie.

La  violation de l’espace aérien de la Turquie est un prétexte. L’aviation russe intervient dans une zone de la Syrie occupée par Al Nosra (branche d’Al Qaïda) et d’autres groupes soutenus par la Turquie. Le but de Poutine est d’y rétablir l’autorité de Damas  et ainsi de pérenniser la présence des bases navales russes  sur les côtes syriennes de la Méditerranée. La Turquie et l’OTAN veulent au contraire faire de cette zone une zone « tampon » pour déstabiliser ensuite toute la façade méditerranéenne de la Syrie qui est un bastion de Bachar El Assad.L’autre objectif  est antikurde : Il s’agit de maintenir la coupure en deux du kurdistan.

La France prend part aussi à cet affrontement pour ses propres intérêts géopolitiques. Elle n’hésite pas  à financer et à armer des groupes terroristes islamistes en Syrie sous prétexte qu’ils combattent DAESH. Elle soutient  la Turquie qui   bombarde, emprisonner et torture les progressistes kurdes qui sont  les seuls à mener sur le terrain une guerre juste contre les terroristes de DAESH !

Dans les conditions actuelles si demain Daech est vaincu, la Russie verra son influence croître au Moyen-Orient au détriment des puissances occidentales.

Mais nous ne devons pas entretenir de quelconques illusions  sur la Russie, nous assistons là à un affrontement entre pays impérialistes pour le repartage du monde avec le risque d’entraîner le monde dans une nouvelle guerre mondiale.

C’est le système capitaliste-impérialiste qui plonge le monde dans la guerre, la terreur, les déplacements de population.

Les peuples doivent prendre leur destin en main pour abattre ce système  inhumain. Le prolétariat a un rôle important à jouer dans cette lutte en en prenant la direction. Aucune autre force ne peut le faire à sa place.

A BAS L’IMPERIALISME SOURCE DES PILLAGES ET DES GUERRES IMPERIALISTES

SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES EN LUTTE POUR LE PROGRES DE L’HUMANITE

VIVE LA LUTTE POPULAIRE DES KURDES CONTRE DAESH ET L’IMPERIALISME

ROCML

25 Novembre 2015

Communiqué du ROCML sur les attentats meurtriers en Turquie

Communiqué du ROCML sur les attentats meurtriers en Turquie

En Turquie, le 10 octobre 2015 un carnage a été perpétré contre un rassemblement pour  la paix.

Déjà selon l’information fournie par  HDP (Parti Démocratique des peuples),  on dénombre 128 morts,  des centaines de blessés et des  dizaines de blessés graves.

Nous  présentons notre solidarité et nous partageons la douleur des familles et des peuples de Turquie.

Ce double attentat à la bombe qui a couté plus de cent vies, n’est pas le premier :

Rappelons  la tragédie de Suruç (en face de Kobané)  qui a fait 33 morts, le double attentat à la bombe à Diyarbakir (capitale du Kurdistan coté Turquie), encore une fois dans un meeting de HDP, sans oublier les attaques policières permanentes contre les manifestants d’Istanbul et Hakkâri (à l’extrémité du  Kurdistan).

Depuis le 7 juin 2015, AKP a perdu la majorité absolue au parlement, le pouvoir a accentué la pression contre les mouvements progressistes, communistes et Kurdes. Depuis des mois que le peuple kurde réclame l’autogestion de son territoire, des centaines d’arrestations ont eu lieu, y compris parmi les élus comme les maires ou conseillers municipaux du Kurdistan.

Aussi la condamnation des actes « terroristes » par les medias occidentaux, des hommes politiques occidentaux ne saurait occulter  les actes terroristes du pouvoir. L’identité véritable des responsables de cet attentat est secondaire face à la responsabilité flagrante des forces dirigeantes réactionnaires au pouvoir en Turquie :

-La bourgeoisie turque, n’a pas digéré la victoire de HDP le  7 juin (81 députés au parlement), une première  dans l’histoire de la Turquie pour les représentants d’une large alliance des peuples Turc et Kurde. Cela est passé sous silence en occident.

La bourgeoisie turque qui n’a pas été capable de consolider un gouvernement à son service, utilise la terreur pour faire reculer le mouvement populaire qui s’est amplifié  depuis les événements de Gezi (Taksim) à Istanbul. Ce n’est pas nouveau dans l’histoire de la Turquie : le massacre du 1 mai 1977(32 morts), de Maras (des centaines de morts), de  Sivas (37 intellectuels, acteurs et actrices brûlés vif en témoignent …..et la liste est longue.

Ne tenant pas compte du cessez le feu décidé par le PKK, l’Etat Turc a mis la fin à la période de négociations et repris la lutte armée contre le peuple Kurde sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Combien d’activistes de l’EI la Turquie a-t-elle mis hors d’état de nuire ou arrêté 0000000,00 et  encore 0!

Combien de militants progressistes, communiste et Kurdes l’Etat Turc a-t-il emprisonné et tués: Plusieurs centaines, y compris des victimes de Suruç et même des députés communistes Turcs.

Les choses sont claires! Les actes terroristes sont du côté du pouvoir réactionnaire turc et les attentats terroristes sont des actes qui renforcent sa politique de répression contre les peuples de Turquie.

L’Etat Turc est seul responsable de ce massacre! Quels qu’en soient ses sous-traitants comme l’EI ou ses agents à l’intérieur du pays.

Ce n’est pas à l’Etat Turc qu’il faut  envoyer les  condoléances, mais aux peuples de Turquie et en particulier  au HDP.

Vive le la lutte des peuples en Turquie !

Vive la lutte pour la démocratie et le socialisme en Turquie !

Vive la lutte de peuple Kurde et son choix!

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes (France)

Le 11 Octobre 2015